Yooosh ! Comment ça va, les gens ? C'était bien, la fin du monde ? /PAF/
En ce 21 Décembre 2012, le second chapitre de Tantei Fantôme est enfin disponible sur vos écrans !
Merci à ShainandChu pour la review =D
J'espère que ce chapitre vous plaira ! Il est quand même plus long que le précédent, il me semble ~
Je n'ai pas grand chose à dire cette fois, il me semble.. Et surtout, je suis un peu fatiguée, il est quand même 23h xD
Alors, bonne lectuuuure ! Et aussi, BONNES VACANNNNNNNNNCES ! {Et puis, Joyeux Nowel, et Bonne année, tant qu'on y est xD}
Pour ce chapitre : 6600 mots !
Note : Baka signifie Idiot, en Japonais. Très utilisé dans les mangas et les fictions, il me semble u.u
Note(2) : Vous ne rêvez pas jeunes gens. Je suis à fond sur les "Il me semble" xD
Disclaimer : Les deux MK (Magic Kaitô et Meitantei Konan) appartiennent à Gosho Aoyama-sensei ! Et puis, bientôt j'épouserai Shinichi, mais ça, vous le savez déjà 8D
Chapitre 2 : Un Squatteur pas si encombrant.
Depuis un bon moment déjà, Aoko était dans sa salle de bain, face à son miroir. Elle se regardait d'un air sévère, et avait les mains posées sur ses hanches. Elle semblait vraiment énervée.
- Bon, explique-moi maintenant. Qu'est-ce que tu fiches dans mon corps ?!
« Mais je n'en sais rien, moi ! Shinichi était consterné. Ça fait.. Commença-t-il, en comptant sur ses doigts, 27 fois que je te le dis !
- Pourquoi tu es dans mon corps ?! Réponds !
« 28.. Soupira-t-il. Quelle tête de mule, cette fille..
- J'ai déjà du mal à te supporter !
« 'Faudra bien, pourtant.
- Et pourquoi tu es dans mon corps, déjà ?
« 29.. Le jeune homme était affligé. Je ne sais pas, je te dis ! Tu n'aurais pas quelque chose à faire pour t'occuper ? Apprendre tes cours, aller faire les courses, rendre visite à tes potes ?
Aoko s'auto-fusilla du regard à travers le miroir.
- Pour le moment, mon problème le plus important n'est autre que toi.
« Pourquoi ? Soupira-t-il à nouveau. Je ne méritais pas ça.. Il se mis à marmonner quelques injures, en haussant le ton de plus en plus. Conxard ! Tout ça c'est de ta faute !
- Hein ? Tu parles à qui ? S'étonna Aoko. Je suis une fille ! Et.. D'où tu m'insultes ?!
« J'insulte l'enflure qui m'a supprimé ! Corrigea Shinichi, avant de passer ses doigts sous son menton. Remarque, je ne suis pas vraiment supprimé.. Je suis toujours sur Terre après tout.
- Quoi ? De quoi tu parles ? Quelle enflure ?
« Ben, la pourriture qui m'a tué. Qui d'autre ?
- Tu.. Tué ?! La fille de l'inspecteur écarquilla les yeux. Tu veux dire que tu as été assassiné ?
« Euh.. Ahah, non mais, c'est pas-
*Ding Dong*
- Hé ?
« Oooh chouette ! Vive les sonnettes ! Un grand sourire se dessina sur le visage de Shinichi, tandis qu'il sautillait dans tous les sens dans la tête d'Aoko. On va ouvrir ?
- Rah, toi, tu te tais !
« Olala, t'es pas cool.. Souffla-t-il en détournant le regard, l'air boudeur.
- Affligeant.. Soupira Aoko en sortant de la salle de bain.
« Pfeuh, parle pour toi.
- Quoi ?!
*Ding Dong*
- Oui, oui, j'arrive ! La Nakamori s'empressa d'aller ouvrir la porte. Quelle ne fut sa surprise lorsqu'elle découvrit son "invité".
- Bonsoir, Aoko-kun !
- Hakuba-kun ? Je peux faire quelque chose pour toi ? Sourit-elle. Sourire que Hakuba Saguru lui rendit.
- Merci bien, mais je venais juste voir si tu allais mieux.
- Oh.. Oui, ne t'en fais, je vais très bien !
- Araide-sensei m'a dit que tu agissais bizarrement, donc je m'inquiétais.
« Ahah, tu m'étonnes ! Elle parlait un peu toute seule en même temps.
Aoko ignora les paroles du Détective Fantôme, et rougit légèrement, avant de répondre à son interlocuteur -en chaire et en os, lui-.
- Non, tout va pour le mieux, merci de te préoccuper de moi.
« ... Franchement, vous allez rester ici encore longtemps ?
- Toi.. Marmonna la jeune fille. D'accord, elle voulait bien tenter de l'ignorer, mais quand même, faudra qu'elle y arrive aussi ! Et c'est vraiment très dur d'ignorer un fantôme insolent qui ne peut s'empêcher de faire des remarques à tout bout de champ.
« Invite-le au moins à rentrer manger un truc ! Il vient prendre de tes nouvelles, et toi tu le laisses à la porte. C'est honteux !
- Et si.., commença Saguru, avant d'être poliment interrompu par sa camarade de classe.
- Mais tu vas te taire ?! S'énerva Aoko.
Le détective métisse écarquilla les yeux, et parut quelques peu gêné.. Réaction tout à fait normale, penserez-vous. Shinichi, lui, mit sa main devant sa bouche, pour se retenir de rire. La situation était quand même comique.. Il ne se rendait pas compte que même s'il rigolait, peu de monde serait capable de l'entendre.
Aoko comprit finalement de ce qu'elle venait de faire, et de ce que cela impliquait. Elle se dépêcha donc de corriger sa bêtise :
- Je suis désolée Hakuba-kun ! Ce n'est pas à toi que je parlais !
« Physiquement, il n'y a que vous deux, là.
La jeune fille serra le poing. Elle fulminait littéralement. Si ce détective n'était pas déjà mort, elle se serait elle-même chargée de son meurtre !
- Pas à moi ? Saguru arqua un sourcil. C'est-à-dire ?
- C'est un espèce de moustique qui me casse les oreilles depuis tout à l'heure, sourit-elle innocemment. Il n'arrête pas de faire de petits bruits agaçants autour de mon oreille, donc je finis par perdre patience, voilà tout.
« Bien trouvé... Hé, attends, c'est moi le moustique ?!
- Ah, sourit Saguru, je vois.
« Comment ça il voit ?! Non mais, je ne suis pas un moustique !
- Et sinon, tu.. Tu veux entrer boire un truc ?
- Avec joie, merci. Et sur ce, l'un des plus importants ennemis de Kaitô Kid pénétra la demeure Nakamori, en se dirigeant vers le salon.
« Ah ben, finalement, tu suis mes conseils ! Se moqua Shinichi.
Aoko tenta d'esquiver la pique du "squatteur" et se concentra d'avantage sur son autre "invité".
- Attends moi ici, je vais chercher de quoi manger, annonça Aoko avant de se diriger la cuisine.
- D'accord, répondit simplement Saguru, en inspectant les lieux.
Pendant qu'Aoko sortait un plateau afin d'accueillir son ami comme il se doit, Shinichi "l'observa" un moment, puis il se décida à reprendre la parole :
« Alors, c'est lui ton petit ami ?
- H-Hein ? Comment ça ?
« Ben, ce type là, Hakuba, le détective, c'est ton petit ami ?
- Mais non, pas du tout, ce n'est pas mon-.. La jeune fille s'interrompit, l'air surpris. Comment tu sais qu'il est détective ?
« Oh, ça.. Il avait un badge accroché à sa chemise, où on voit la casquette de Sherlock Holmes. Je suppose que c'est un fan d'Arthur Conan Doyle, et des enquêtes, pas vrai ?
- Euh, oui, c'est vrai.. Mais si ça se trouve, c'est juste un cadeau qu'il aime bien, ou quelque chose du genre, non ? Enfin, je ne vois pas vraiment le rapport avec le fait qu'il soit détective !
« Ben, il a beaucoup de tics de détective.. Je peux te dire qu'il est très observateur, et qu'il analyse énormément les endroits où il va.. Et les gens avec qui il est. Rien que tout à l'heure, il "t'analysait", toi, mais aussi, j'étais avec toi au lycée pendant tout l'après-midi, et j'avais déjà remarqué ses.. Habitudes.
La Nakamori était époustouflée. Ce fantôme-là, il parle, il parle, mais il analyse beaucoup les gens lui aussi, non ?
« Et puis, il est à cheval sur l'heure ! Il a un truc à faire ? Depuis qu'il a sonné à ta porte, il a du regarder sa montre au moins 5 fois !
- Ah, ça, il veut toujours être précis quand il s'agit du temps.. Mais, si il analyse aussi bien les gens, comme tu dis, évite de m'énerver quand il est là, et il va finir par remarquer que quelque chose cloche ! En fait, ne me parle pas du tout, surtout quand je ne suis pas seule !
« Mais tu n'es jamais seule Aoko-chan.
- Oui je sais, tu es là toi, Monsieur le Squatteur, mais tu ne comptes pas.. Et depuis quand tu m'appelles par mon prénom ?!
« Oh, c'est vexant ça ! Et puis, ne fais pas de chichi, je suis mort de toutes façons, personne ne sait comment je t'appelle. Puis Aoko, c'est plus court, et plus mignon, alors pas la peine d'en faire tout un plat.
La jeune fille rougit légèrement à l'entente du mot "mignon", mais se reprit bien vite.
- Ça m'est égal !
« Mouais.. Et ce n'est pas de moi dont je parlais, quand je disais que tu n'étais jamais seule.
- Quoi ? S'étonna la lycéenne. De qui tu parles, alors ?
Le détective-fantôme sourit mystérieusement.. Il ne semblait pas décidé à répondre.
- Héé ! Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Explique-toi ! Demanda-t-elle en regardant autour d'elle. Qui est toujours là ?
« Je t'expliquerai ça quand ton petit ami sera parti.
- Mais ce n'est pas mon petit ami !
« Vraiment ?
- Parfaitement ! Et après ça se dit détective !
« Ben, vu comment il te regardait..
- Hein ? La jeune fille rougit violemment. Comment ça ?
« Si ce n'est pas ton petit ami, de qui s'agit-il, alors ?
- Un camarade de classe ! C'est un camarade de classe, rien d'autre ! Comme tu l'as si brillamment déduit tout à l'heure, il est détective. Avant, il habitait à Londres, il est métisse, d'ailleurs. Il est venu au Japon pour des vacances, et comme ça lui a plu, il est resté. Mais, je pense que c'était surtout pour Kaitô KID, le "voleur fantôme".
« Kaitô KID ? Shinichi tiqua à l'entente de ce nom, avant de passer sa main sous son menton. Ça me dit quelque chose.. Ce n'est pas lui dont parlait ton père tout à l'heure ?
- Si, reprit-elle en hochant la tête. Mon père, c'est-à-dire l'inspecteur Nakamori, est chargé de l'attraper depuis plusieurs années déjà, mais il échoue toujours.. Aoko serra les poings. Ce voleur à la noix !
« Le voleur-fantôme, tu dis ?
- Oui. Voleur-fantôme. Tout comme toi, Monsieur le Détective-Fantôme ! En plus, vous êtes aussi insolents l'un que l'autre.. Vous ne seriez pas des frères cachés par hasard ?
« Ahah.. Le jeune homme laissa s'échapper un rire jaune. Je ne pense pas, non. Mais, j'aimerais bien le rencontrer ! On pourrait aller le voir demain, vu qu'il revient, non ?
- Ben.. Si tu veux, oui. Pourquoi pas ? La lycéenne sembla réfléchir quelques instants à cette proposition, avant d'écarquiller légèrement les yeux. Non, attends, pourquoi je te parle gentiment ?!
« Parce que t'appelles ça "gentiment", toi ?
- Toi ! Aoko saisit une fourchette avant de se piquer la main avec. Tais-toi !
« AARRGH ! Shinichi grimaça de douleur. Non mais t'es folle ?! Je le savais ! T'es masochiste !
La jeune fille fixa sa main pendant que son "colocataire" se plaignait. Nooon, il est sérieux ? Elle s'est à peine piquer la main avec les dents de la fourchette. Elle ne l'a pas fait fort, non plus. Qu'est-ce que c'était que cette chochotte ? Comment est-ce qu'il pouvait avoir aussi mal pour.. Ça ? A moins que la douleur ne soit amplifiée dans son cas ? Ce serait un problème, s'il à chaque fois qu'elle se blessait, il le ressentait plus vivement. Elle voulait bien le faire souffrir un peu quand il l'énervait mais, quand même, pas à ce point-là.. Sans oublier qu'elle était naturellement très maladroite. Il allait falloir qu'elle fasse plus attention !
Plongée dans ses réflexions, elle ne vit pas Saguru pénétrer dans la cuisine et s'approcher d'elle.
- Heu.. Aoko-kun ?
- Ah ? Aoko se retourna vers son interlocuteur. Qu'y a-t-il, Hakuba-kun ?
- Eh bien, je trouvais que tu tardais et.. J'ai cru t'entendre parler ?
- Ah bon ? Ah, Ahah, c'est à cause de ce fichu moustique ! Sourit-elle, l'air innocent.
« Non mais, je ne suis pas un moustique.. Bouda le détective.
- Oh.. Et, tu veux que je t'aide à déplacer les plats ?
« Quels plats ? Y'a juste une assiette et deux canettes.
- M-Merci, s'efforça de sourire Aoko, bien qu'elle bouillonnait intérieurement. Il ne pouvait pas se taire, ce squatteur ?!
Le détective métissé sourit à la jeune fille, avant de changer radicalement de sujet.
- A propos, tu savais que Kaitô KID revenait demain ?
- Euh, oui mais.. Comment tu peux être au courant ?
- J'ai reçu une carte venant de lui, en rentrant chez moi. Il me prévenait et me donner un code à déchiffrer. Il veut sans doute que je me rende sur les lieux du crime parce que c'est plus "intéressant" quand je suis là ? Je l'ai entendu dire un jour que "ça rendait ses vols plus excitants".
« Ho.. Un voleur qui aime le danger et l'adrénaline..
- Il court à sa perte en me mettant au courant !
« Ho-Ho.. Quel frimeur..
Aoko esquissa un petit sourire devant le dialogue invisible des deux détectives.
- Donc, tu y vas, demain ?
- Non, malheureusement, je ne pourrais pas.
- Hein ? La jeune fille écarquilla les yeux. Hakuba-kun ? Rater un vol du KID ?! Elle lui saisit la joue et se mit à tirer de toutes ses forces. C'est toi, sale voleur ? Tu te fais passer pour lui ?!
- Aie aie aie ! Non, pas du tout ! Le lycéen aux cheveux clairs se dégagea avant de se frotter la joue. Bien que l'inspecteur Nakamori lui fasse toujours le coup, il ne pouvait décidément pas s'y habituer !
- Oh.. Désolée alors.
« C'était quoi cette réaction ? Quand je te traite de sado-maso, c'est vraiment pas des paroles en l'air hein !
La fille de l'inspecteur tiqua du sourcil, signe qu'elle se retenait pour ne pas s'énerver.
« Une minute.. Ton voleur est doué pour se déguiser ?
Elle hocha de la tête discrètement, quelques peu étonnée. C'était si évident ? Comment est-ce qu'il a pu comprendre ça ? Si ça avait été elle, l'idée qu'une personne puisse se faire passer pour une autre en ayant un déguisement aussi réussi ne lui serait jamais venu à l'esprit. Surtout que Shinichi ne connaissait pas Kaitô Kid avant aujourd'hui.
« Voilà qui était intéressant..
Le "colocataire" sourit malicieusement, tandis que les questions continuaient de fuser dans l'esprit d'Aoko. Ne serait-il pas un trop confiant ? Ce garçon.. Il n'était décidément pas ordinaire. Et là, elle ne parlait même pas du fait que ce soit un fantôme qui partageait son corps.
- Je suppose que ton père s'est déjà rendu sur les lieux du vol ? Reprit Saguru.
« Tu supposes bien.
- Tu supposes bien, répéta la Nakamori.
- Et tu vas y aller ?
« Et comment ! Et je l'attraperai, moi !
- Et comment ! Et je l'attraperai, moi !
- Vraiment ? Tu penses en être capable ? Demanda l'Hakuba en haussant un sourcil.
« Bien sûr, je ne suis pas un incompétent, moi !
- Bien sûr, je ne suis pas.. Mais qu'est-ce que je raconte, moi ?
« Hé ! Le jeune fantôme n'était pas d'accord avec la phrase prononcée par "sa colocataire". Pourquoi est-ce qu'elle ne le rabaissait pas un peu, ce petit prétentieux ? Tu dois continuer à répéter ce que je dis !
Aoko sourit, l'air innocent, tandis que Shinichi soupirait en croisant les bras et en gonflant une joue, signe qu'il boudait.
« T'es pas marrante.. Marmonna-t-il.
- Bon.. Commença Saguru, je.. Je crois que je vais y aller..
- Oh ? Maintenant ?
« Mais il n'a rien mangé ce bougre !
- Oui, tu as l'air d'avoir besoin de repos. Tu agis de manière.. Étrange.
- O-Oh ?
« Bah ! C'est pas nouveau, ça.
- Mouais.. Hé !
- Euh.. Oui ? Demanda le jeune détective en haussant un sourcil.
- Ah.. Non. C'est.. Ce n'est pas à toi que je parlais.
- Au moustique ?
- Yup.
« Quoi ? Mais ! Je ne suis pas un moustique ! S'indigna Shinichi.
- Bon, eh bien, au revoir, Aoko-kun. Repose-toi bien.
Shinichi pouffa de rire, attendant que Saguru s'en aille. Lorsque ce dernier fut hors de la maison, il se laissa éclater de rire. Il essayait tant bien que mal de parler, il arrivait à peine à aligner deux mots avec de repartir dans son fou-rire. Apparemment, il ne se rendait toujours pas compte que même s'il riait en présence de l'Hakuba, celui-ci ne l'entendrait pas.
- Ben.. Qu'est-ce que t'as ?
« C'était quoi cette façon détournée de te dire "Va te faire soigner ?" , demanda faussement Shinichi après s'être calmé.
- Mais.. Mais si ça se trouve, il a raison ! J'ai besoin de me faire soigner ! J'entends toujours ce sale moustique me parler ! Ce-ça se trouve.. Je suis vraiment folle ?
« Bon, tu arrêtes de me traiter de moustique ?!
- Non, tu es censé en être un.
« Je suppose que devant tes amis, tu me traiteras à chaque fois de moustique ? Shinichi affichait un air blasé. Comment diable cette fille osait-elle le comparer à un moustique ?
- Tu supposes bien ! Sourit-elle.
« Hé ! C'est ma réplique, ça !
Aoko arborait un grand sourire fier sur son visage, tout en se dirigeant vers la cuisine.
- Mais ne boude paas ! Tu veux manger quelque chose en particulier ?
Bien que Shinichi était étonné de ce soudain changement d'attitude envers lui, et ce changement total de sujet, il ne s'en plaignit pas, et se mit à réfléchir quelques instants.
« Hum.. Des crêpes ! S'écria-t-il, des étoiles plein les yeux. Avec tout plein de Nutella !
- D'accord, ça marche !
« Oh, attends ! Si tu manges trop de chocolat, tu deviendras énorme ! Aussi grosse qu'une baleine !
- Quoi ?! Une veine était apparente sur la temple d'Aoko, signe qu'elle s'énervait à nouveau, et elle se mordit le poignet.
« Oï oï ! Arrête ça ! Ça fait super mal ! Je dis ça pour toi je te signale !
Et c'est ainsi qu'Aoko alla préparer des crêpes, ajoutant au Squatteur que ce serait leur dîner du soir, puisque de toutes manières, personne à part elle ne serait à la maison.. Comme d'habitude, en fait. Il faut bien l'avouer, même si devoir "partager" son "corps" avec un "garçon" ne l'enchantait pas, à ce moment là, elle était tout de bonne humeur. Pour une fois qu'elle était seule à la maison, elle ne se sentait pas seule. Et ça la rendait heureuse.
D'ailleurs, en parlant de ça..
- Au fait, le fantôme !
« J'ai un nom je te rappelle..
- Oui, bon, ce n'est pas le plus important.
« Bien sûr que si ! Je m'appelle Kudô Shinichi ! Compris ? Alors cesse de m'appeler Fantôme, Squatteur, Moustique, ou je ne sais quoi d'autre ! Capiche ?
Aoko roula des yeux. Ça va, il n'allait pas en faire un drame quand même !
« En plus, je ne suis pas un fantôme, mais un ange.
- Mais oui, c'est ça..
« Ben, ferme les yeux, et regarde-moi bien.
- Hum ? La jeune fille s'exécuta, et elle vit de nouveau la silhouette du jeune homme apparaitre. Oh ! Tu as une auréole sur la tête ?
« Hé oui, sourit-il fièrement.
- Mais, il y a erreur ! S'exclama-t-elle en ouvrant les yeux, choquée. Elles sont passées où, tes cornes de diable ?
« Aoko-chan.. Le détective détourna le regard, blasé. C'est méchant !
- Mais non, mais non. Enfin, bref ! Tout à l'heure, tu m'as dit que je n'étais jamais seule. Pourrais-tu développer ta pensée, à présent ?
« Ah, ça, se souvint Shinichi en passant sa main derrière sa nuque. Il ne savait pas trop comment aborder le sujet. Eh bien, en fait.. C'est ta mère.
A cette entente, la Nakamori se raidit. Quoi ?
« Ta mère. Tu sais, elle est toujours avec toi. En ce moment même, elle est aussi parmi nous.
- Mais, s'énerva la jeune fille, avant de reprendre d'une voix tremblante, qu'est-ce que tu racontes ?! Ma mère est.. Elle est.. Elle finit par baisser la tête. Elle est..
« Oui, je sais. Elle est décédée depuis trois ans, dans un accident de voiture.. Mais depuis ce jour, elle t'a toujours accompagnée où que tu ailles, et t'a toujours soutenue, quoi que tu fasses.
- Qu'est-ce que t'en sais ? Demanda-t-elle en relevant légèrement la tête, les larmes aux yeux.
« C'est elle qui me l'a dit. Tout comme toi, tu as gardé contact avec les vivants, moi je peux voir ceux qui sont.. Devenus des anges, sourit-il.
- C-Comment ça ? Elle sécha les quelques gouttes d'eau salée qui embrumait sa vue.
« Ta mère aussi a une auréole, tu sais ! Expliqua Shinichi, très enthousiaste. En plus, elle est plus grande que la mienne ! J'avoue en être un peu jaloux..
Aoko esquissa un petit sourire.
« D'ailleurs, depuis que je suis là, je la vois te regarder d'un sourire attendri. Et quand tu t'emportais en disant des bêtises et en m'engueulant, elle riait en disant que tu étais bien sa fille.
- Je vois. La lycéenne affichait à présent un sourire franc, en fixant un point un invisible devant elle.
« C'est.. Troublant, hein ?
- Non, pas vraiment.. J'ai eu tout le temps d'être "troublée" par l'arrivée d'un Squatteur "chez" moi, alors..
« Oh ça va ! Ce n'est pas ma faute, non plus !
- Et ma mère, elle.. Elle est vraiment là ?
« Oui.
- Mais, "là".. C'est à dire ? Elle est bloquée dans mon corps aussi ? Ou..
« Non, sourit Shinichi. C'est, disons, "une âme libre". En ce moment, elle est devant toi.
Aoko contempla l'espace face à elle, avant de sourire franchement.
- Maman.. Merci.
« Hé, Aoko-chan ! Ferme les yeux !
- Hein ? Quoi ?
« Ne pense à rien. Ferme les yeux, et laisse-moi te guider !
- D'accord, marmonna-t-elle, perplexe.
La jeune fille obéit au détective fantôme, et ferma les yeux tout en faisant le vide en elle. Sans s'en rendre compte, son corps se mit à se déplacer. Elle sentit alors ses bras entourer un objet invisible, avant de ressentir une profonde chaleur l'envelopper. Elle la voyait. Elle percevait sa silhouette. Son odeur l'entourait. C'était vraiment elle. Cette lumière chaude qu'elle tenait dans ses bras, c'était vraiment.. Elle. Elle arrivait même à imaginer un grand sourire doux ornant son visage. La jeune fille se sentait bien, rassurée.. Cette chaleur et cette douceur maternelle.. Ce que ça lui avait manquée ! Un grand sourire enfantin se dessina sur le visage d'Aoko. Elle tenait vraiment sa maman dans ses bras..
Cependant, cette présence commença à s'estomper peu à peu, avant que tout ne redevienne finalement "normal".
« Désolé, dit Shinichi, ramenant sa "colocataire" à elle, mais il faut croire que vous ne pouvez pas avoir de vrai contact pendant bien longtemps..
- Non. Je ressens toujours sa présence auprès de moi, l'informa Aoko en souriant.
Shinichi resta silencieux un petit moment, avant de passer sa main sur son visage.
« Tu m'énerves, j'ai envie de pleurer maintenant..
- Quoi ? Mais.. Pourquoi ?
« J'en sais rien, moi ! Mais je deviens aussi sensible qu'une fille ! Pleurnicha-t-il.
- Oh.. Alors.. On va les faire, ces crêpes ?
Shinichi haussa les sourcils, étonné par ce brusque changement de sujet. Finalement, il sourit.
« Ouais ! Reprit-il, enjoué. Les crêpes !
Cette fille avait le don de changer de sujet comme si de rien n'était. Mais ça faisait plaisir au jeune homme. Elle avait beau crier sans cesse, s'énerver, et jouer la sado-maso.. Quand elle souriait et agissait si innocemment, ce qu'elle était attachante !
- J'en fais à la confiture et au miel.
« Heiiiin ?! Mais.. Mais.. Et le chocolat ?!
- Je ne veux pas ressembler à une grosse baleine, moi !
« Qu.. Son visage se décomposa. NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !
Sur ce, "les deux jeunes gens" s'en allèrent pour la salle à cuisiner. Aoko s'amusait à taquiner le détective, et à goûter toutes sortes de crêpes, sur les conseils de Shinichi (bien qu'il la suppliait de manger des crêpes au Nutella). C'était pas des blagues, quand il lui disait que tout ce qu'elle ressentait, il en allait de même pour lui.. Même au niveau du goût ! Cependant, n'étant allergique à aucun aliment, elle ne voyait pas trop de problème à ça. Ainsi, Aoko mangeait, et Shinichi se régalait !
Sans l'en informer, elle essayait de trouver un goût que Shinichi n'aimait pas. Elle en a essayé plusieurs, mais le fantôme semblait tout supporter ! C'était dommage, elle l'aurait volontiers embêté.. En revanche, son plat favori, elle l'avait trouvé. Le CHOCOLAT. C'était incroyable, ce type est drogué au chocolat, ce n'était définitivement pas humain !
- A propos, on va toujours assister au vol du Kid demain ?
« Assister ? Tu rigoles ? On va l'attraper, oui !
- Tu penses vraiment y arriver ? Demanda la jeune fille, un sourire amusé aux lèvres.
Après avoir passé la soirée à discuter, à manger et à rigoler, Aoko décida qu'il était temps d'aller dormir. Même si la journée avait mal commencé, elle s'était bien amusée avec ce détective ! Le fait qu'il doive jouer au Squatteur ne serait peut-être pas si embêtant que ça après tout.. Non ?
La jeune fille prit finalement son pyjama, et se dirigea vers la salle de bain. Elle s'apprêtait à se déshabiller, lorsqu'elle fut brusquement interrompue.
« Oï oï ! Attends !
- Quoi ?
« Tu ne peux pas te changer comme ça ! Je vois tout je te signale !
- Hein ? Mais.. Tu ne pourrais pas fermer les yeux le temps que je me change ? Demanda-t-elle, l'air désemparé.
« Ça ne servirait à rien. Toute image qui se forme dans tes yeux apparaît automatiquement dans mon esprit, que mes yeux soient ouverts ou fermés.
- Mais, on fait comment alors ?!
Bon, en fait, le Squatteur risquait tout de même d'être un peu embêtant..
Aoko entreprit de se changer les yeux fermés. Elle se déshabilla sans trop de mal, mais quand elle dut mettre son pyjama.. Il y eut d'abord une petite partie de cache-cache, puis elle devait deviner si l'objet qu'elle tenait était le bas ou le haut.. C'était la chemise de son uniforme scolaire ou bien son pyjama, déjà ?
Le jeu dura un bon moment, et tandis que la jeune fille enfilait son pantalon, elle vérifia qu'elle ne se trompait pas.
« Aaaaaaaaah !
- Quoi ?! Qu'est-ce que tu as à crier comme-, commença Aoko avant de s'interrompre, et de crier à son tour. Kyaaaaaaaaah ! Espèce de pervers ! Je t'interdis de regarder !
« Mais c'est pas ma faute ! Je t'ai dit de fermer les yeux ! Pourquoi tu les as rouverts ?!
- Je te verrais bien te changer les yeux fermés ou dans le noir ! Tu crois que c'est aussi simple ? C'est un réflexe humain, BAKA !
« Ça, ça m'est complètement égal ! Et puis tu n'es pas obligée de m'engueuler ! Je ne suis pas un pervers !
- Bien sûr que si ! J'aurais honte si j'étais toi !
Une dispute d'une demi-heure s'en suivit. Les deux adolescents décidèrent qu'Aoko porterait un ruban sur les yeux, au cas où le réflexe de s'habiller les yeux ouverts la reprendrait.. Ça risquait d'être dur mais ils n'avaient pas d'autre idée pour le moment.
En fait, la fille de l'inspecteur s'était bien trompée. Les 100 jours risquaient d'être longs. Trèèès longs !
8h30 ~ Lycée Edoka, salle de classe.
« Vous avez quoi comme cours, maintenant ?
- Tiens, ça t'intéresse ? chuchota la jeune fille afin que personne ne puisse l'entendre "parler seule".
« Ben, si je dois y assister..
- Jeunes gens, prenez place ! Nous commençons ! S'exclama le professeur en tapant des mains.
- Bon, reprit Aoko d'une petite voix, ne me parles pas, il faut que je me concentre.
« A vos ordres, chef ! Répliqua Shinichi en haussant les épaules, résigné.
Ce matin-là, Aoko avait à peine commencé à immerger de son sommeil qu'elle décida de se recoucher. Son réveil l'avait réveillée -logique-, mais elle l'éteint rapidement. C'était tellement dur pour elle de se lever le matin.. Néanmoins, elle n'eut pas la chance de se rendormir cinq petites minutes de plus. Une voix masculine très enthousiaste la salua et lui somma de se lever, la faisant sursauter. Au début, elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait, puis les évènements de la veille lui revinrent à l'esprit, et elle demanda au détective de se taire un peu. Le jeune homme s'exécuta rapidement, et la lycéenne se dépêcha d'aller se préparer. Lorsque le moment d'enfiler son uniforme fut venu, Shinichi et Aoko étaient quelque peu appréhensifs, mais Aoko se rendit rapidement compte que se changer un bandeau sur les yeux.. N'était pas si gênant que ça. En fait, le matin, elle s'habillait toujours la tête dans les vapes, et agissait sans se rendre compte de ses actes. Finalement, ça servait de ne pas être du matin !
Elle passa la matinée à discuter avec le détective, et à lui expliquer comment se déroulait la journée à l'école. Elle lui rappela plusieurs fois qu'il ne devait pas jouer à l'insolent lorsqu'elle parlait à quelqu'un, histoire qu'elle ne s'énerve pas comme la veille, et il promit de faire attention aux remarques qu'il faisait. -Donc, il en ferait.- Aoko lui parla également du vol de Kaitô Kid, lui expliquant "cette fichue habitude qui ne servait qu'à snober" qu'avait le voleur, c'est-à-dire d'envoyer des notes avant ses vols, la plupart du temps en laissant des énigmes. Elle lui dit également tout ce qu'elle savait de lui, donc qu'il était un professionnel en matière de déguisement, mais aussi en magie, qu'il était toujours vêtu de son costume blanc et qu'il aimait faire des entrées spectaculaires.. Sans oublier son côté gentleman qui faisait fondre tant de filles. Shinichi fit tout de même remarquer à la jeune fille qu'elle avait l'air de bien aimer le voleur, et qu'elle était pleine d'entrain en racontant les exploits du Gentleman Cambrioleur, ce qu'Aoko se dépêcha de désapprouver, en rougissant légèrement.
En fin de compte, les nouveaux "colocataires" ne s'entendaient pas trop mal, on dirait.
Cela faisait déjà un quart d'heure que le premier cours avait commencé, tous les élèves étaient attentifs au cours, -enfin, c'est que qu'on aime faire croire-, et le professeur de littérature étrangère récitait son explication de texte.
- Le caractère de Dom Juan ne s'explique pas par de simples lectures. Il suppose une expérience, une connaissance directe et personnelle. Molière avait connu certains athées, qui ne se cachaient guère. Aubijoux et Fontrailles étaient les amis de son.. [...] (*)
« Au secours.. Pleurait Shinichi. Mon Dieu.. C'est du Chinois..
- Non, c'est du Japonais, le corrigea Aoko en chuchotant, les coudes posés sur la table, la tête entre ses mains.
« Jamais entendu parler d'un Molière Japonais, moi.
- Normal, il est Français.
« Raah.. Le jeune homme soupira, dégouté. Sortez-moi de ce cauchemar, bon Dieu, je vous en supplie..
- Tu es si nul que ça en littérature ? Demanda Aoko, toujours en chuchotant.
« J'ai étudié en Anglais moi, ça fait super longtemps que je n'ai pas parlé Japonais ! Je te verrai bien suivre un cours en Russe, tiens !
- De l'anglais ? Mais tu as la tête d'un Japonais, pourtant.
« Mes parents vivent à Los Angeles.
- Oh.. Donc en fait, tu as grandi à l'étranger ?
« A moitié. J'ai vécu ici pendant 10 ans.
- Vraiment ?
« Ouep ! Au quartier de Beika. J'allais à l'école Teitan !
- Oh, je connais. Ce n'est pas très loin d'ici.
« Ah bon ?!
- Oui. Si tu veux, on pourra y aller un de ces jours.
« Oh ouiiiiii ! Shinichi arborait un grand sourire enjoué. Je suis pour !
- Oui, bon.. Un petit sourire en coin se forma sur son visage, laissant apparaître un air amusé dans ses yeux. Calme toi maintenant, je ne peux pas me concentrer sur le cours avec un débile qui fait tant de remue-ménage dans ma tête.
« Débile ? La mâchoire du détective fantôme se décrocha, tandis qu'il pointait son nez du doigt. M-M-Moi ?! Non mais tu m'as regardé ?
- Ben.. Oui.
« Pfft.. Il détourna le regard en croisant les bras, l'air boudeur. Non mais, c'est qui le débile ? Marmonna-t-il, vexé.
La fille de l'inspecteur de police sourit à nouveau, avant de se re-concentrer sur le cours. Elle ne remarqua pas Saguru qui la regardait, un sourcil légèrement arqué. Il ne rêvait pas.. Il l'avait bien vu parler seule, pas vrai ?
Deux heures plus tard.
- Mon Dieu, sauvez-moi ! Se lamentait à son tour Aoko. Je n'y comprends rien..
« Il y a un problème ?
- Je ne sais pas quoi faire..
« Il faut réaliser l'expérience, non ?
- Je ne sais pas comment, pleurnicha-t-elle.
« Tu prends le liquide bleu, et tu le verses dans l'eau.
- Oh.. Aoko suivit les instructions de son "colocataire", très concentrée. Et.. Après ?
« Tu mélanges.
- Et ensuite ? Demanda-t-elle en mélangeant le contenu.
« C'est tout.
- ... Tu te fiches de moi ? Chuchota la jeune fille. La prof a utilisé plein de mots techniques, tu as du en zapper.
« Non non. C'était bien ça.
Aoko était peu convaincue. Ça ne pouvait pas être aussi simple.. Elle galérait toujours en cours de Chimie. Son professeur passa près d'elle et inspecta son travail, avant de sourire.
- Déjà fini, Nakamori-kun ? Ça change de d'habitude, ajouta-t-elle avant d'aller inspecter ses autres élèves.
- J-J'y crois pas.. J'ai réussi un TP de chimie ? Facilement ?!
« Je suis le meilleur, annonça fièrement Shinichi.
- Oh ça oui ! Pour une fois que tu sers ! S'exclama joyeusement Aoko.
« N'importe quoi ! Je suis un génie, voilà tout ! Et si tu veux, la prochaine fois je te montrerai comment faire évacuer la salle en douce !
- Pour de vrai ? Rit légèrement la jeune fille. Géniaal !
Saguru, un peu plus loin, contemplait sa camarade de classe l'air sceptique.
- Aoko-kun parle toute seule ? .. Encore ce moustique ?
- Quel moustique ? Demanda Momoi Keiko, la meilleure amie d'Aoko. En tous cas, elle agit bizarrement depuis hier..
- En effet, affirma Koizumi Akako, bien qu'elle ne soit pas très bavarde habituellement. Et depuis quand elle s'en sort en chimie ?
Trois heures plus tard.
- Le cours d'anglais est tellement dur, soupira Keiko. Il n'y a que Hakuba-kun qui puisse y comprendre quelque chose.
- Hem.. Il semblerait qu'Aoko-kun aussi, corrigea le détective aux cheveux châtains.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Reprit Keiko, perplexe. Elle est nulle en anglais ! Que ce soit en volley-ball, en anglais, ou en TP de chimie, Aoko-chan est totalement incompétente.
- On dirait qu'aujourd'hui, ce n'est pas le cas, fit remarquer la fille aux cheveux et aux yeux rouges, en fixant Aoko du coin de l'oeil.
A la table d'à côté, la Nakamori était plongée dans son texte à étudier, ne se rendant même pas compte de la conversation qui se déroulait à son sujet. Elle se donnait tellement à la tâche qu'elle ne prit même pas la peine de chuchoter. Plus la journée passait, plus elle parlait ouvertement avec son "colocataire", s'attirant les regards étonnés de ses amis et camarades de classe.
- Mais qui c'est, Paul ?
« Le voisin ! C'est un type très craint dans le quartier, et il cherche des noises à Andy à causes de ses origines étrangères.
- D'où tu sais ça, toi ? C'est ton pote ?
« Ben.. Non. C'est marqué. Il lui dit même "Rentre chez toi", regarde !
- Aah, oui ! Ooh le bougre, ça se fait pas !
- Eh ben.. Lâcha la meilleure amie d'Aoko, la bouche légèrement entre-ouverte. Aoko-chan est vraiment étrange aujourd'hui. A croire qu'elle est possédée !
- Comme si ça pouvait arriver, marmonna Saguru, blasé.
Akako, elle, semblait en intense réflexion. Pourquoi la Nakamori était-elle aussi bizarre, aujourd'hui ? Il y avait quelque chose de louche..
Une heure et demi plus tard.
« Dieu ! Aidez-moi ! Seigneur, sortez-moi d'ici, je vais crever à force !
- Tu es déjà mort je te rappelle, chuchota la fille aux cheveux ébouriffés.
« Oui, bon.. Je veux m'en alleeeeeeeeer !
- Hé ! Ne crie pas comme ça ! s'énerva Aoko, en tentant de ne pas élever la voix. Ce qui est dur lorsqu'un fantôme vous crie dans les tympans. Dans la tête, même.
« Oups, désolé. Mais, des Sciences Économiques ! Franchement ! J'ai toujours eu horreur de ça ! Pourquoi ? Pourquoiiii ? Déjà que quand je comprenais, je dormais, mais là.. Il parle quelle langue, ton prof ?
- Japonais.
« Oui ben on dirait pas !
- C'est juste qu'il fait des jeux de mots pourris.. Et qu'il utilise des termes techniques.
« Purée, de l'SES.. Dire que cette année, je n'étais pas censé en avoir, pleurnicha-t-il.
- Oui, bon, tais-toi maintenant, tu m'empêches d'écouter.
« Pff, c'est nul ! Quand tu te concentres, je finis concentré aussi. Mais je veux paas !
- Shinichi, tais-toi, ordonna-t-elle en arborant un regard mauvais.
« Ah, ahah, désolé, désolé... OH ! STUPEUR ! Tu m'as appelé par mon prénom ?!
- O-Oh, ça va, hein ! Rougit Aoko.
Quelques tables derrière la jeune fille, Keiko, Saguru et Akako avaient tous les trois les coudes posés sur la table, la tête entre les mains, et fixaient la Nakamori, en intense réflexion.
- Huuum..
- C'est un imposteur, annonça Keiko.
- Elle est possédée, corrigea Akako.
- N'importe quoi, elle parle avec son moustique !
- Un.. Moustique ? Perplexe, Keiko tourna son regard vers le détective.
- C'est toi qui dis n'importe quoi, répliqua la fille aux cheveux rouges, blasée.
Une heure plus tard.
- On a finiiii ! Chantonnait Aoko en marchant dans la rue près du lycée.
« De l'SES.. Shinichi était définitivement traumatisé. J'ai suivi un cours d'SES.. Du début à la fin.. J'ai tout écouté..
- Oh, ça va, tu n'en es pas mort. Aoko souriait en v, signe qu'elle était à deux doigts d'éclater de rire.
« Tes jeux de mots sont aussi nuls que ceux de ton prof !
- N'en rajoute pas je te prie.. Et n'oublie pas !
« Quoi ?
- Aujourd'hui.. Des flammes flambèrent dans les yeux de la Nakamori. On va chopper Kaitô Kid !
« Oï, on dirait ton père ! Remarqua Shinichi, les yeux exorbités.
- Let's Goooooo ! S'écria Aoko, une aura démoniaque l'enveloppant.
Quelques gouttes de sueurs perlèrent sur le visage du détective fantôme. La journée avait été longue.. Elle allait l'être encore plus, apparemment.
Voilà voilààà ! Fin du chapitre Two !
Verdict ? 8D J'aime particulièrement la scène à l'école.. Huhuh. J'avoue. C'est grandement du vécu. Sauf que moi, j'ai pas Shinichi pour tout m'expliquer.. O,là,là, le rêve si ça pouvait être vraiii !
(*) La petite note ici, le blabla à propos de Molière et Dom Juan, c'est extrait du livre, dans la préface il me semble. Juste au cas où u.u
Bref, je pense que c'est tout ! J'espère que ça vous a plu !
A l'année prochaiiiine ! /PAF/ *Blague bien connue de nous tous, mais bon, je voulais la refaire xD* IL ME SEMBLE ! /PAF/
