Coucou tout le monde !

Je vous remercis pour toutes vos reviews du premier chapitre, et je vous met enfin le deuxième !

Je suis vraiment désolé si je vous ai fait attendre, mais j'avais vraiment du mal à trouver du temps pour écrire et publier :s !

J'éspère que ce chapite vous plaiera, bonne lecture ! :)


Le soleil se lève lentement sur Poudlard, à l'aube de ce troisième jour. Peut-être le dernier qui sait...

Du haut de la tour d'astronomie, j'observe les alentours. Le parc est vide, calme, sûrement un peu trop même. Le lac est immobile, d'un bleu profond, miroir des heures sombres à venir. A l'orée de la forêt interdite, deux sombrals se tiennent droit et immobiles, comme si eux aussi savaient que quelque chose n'allait pas. J'ai peur d'imaginer à quoi ressemblera tout ça, dans quelque heures. L'herbe verte, taché de corps et de sang, des amis, des camarades, peut-être de la famille. Des visages pâles et sans vie, un peu plus blessant à chaque fois, pour chacun des élèves qui se tiendra sur ce champ de bataille,qui se battra pour défendre sa liberté. Soudain, des pas résonnent, m'arrachant à mes pensées. Je me demande vaguement qui peut venir ici à une heure pareil, alors qu'une guerre se prépare. Je me retourne vivement. C'est elle. Les cheveux en bataille, des cernes sous ses yeux rougis, le visage pâle, elle a l'air fatigué, lasse. Mais je sais, mieux qui quiconque, qu'elle a peur, surtout. Puis nos regards se croisent, et elle esquisse un mouvement de recul. Comme moi, elle a sûrement mes erreurs dans la tête, et une douleur trop grande dans le coeur. Elle fait demi-tour, et pose sa main sur la poignée de la porte.

-Reste.

Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, mais je ne voulais pas qu'elle parte. C'ests tupide, après tout ce que j'ai fait pour l'éloigner de moi, mais maintenant, j'ai besoin d'elle. J'ai l'impression que sinon, tout à l'heure, je ne pourrai jamais avoir le courage de sortir pour me battre, pour survivre. Nos regards se croisent encore une fois lorsqu'elle se retourne, et je sais qu'elle comprend, elle aussi. Tout est là, devant nous, et je pourrais presque voir ma vie défiler. Mais je ne peux pas. Je ne veux pas.

Je ne peux pas l'abandonner, j'ai besoin de lui. Après tout ce qu'il m'a fait. J'ai l'impression d'être complètement dingue. Alors qu'une guerre se prépare autour de moi, que mon meilleur ami risque sa vie à chaque instant, que mes parents sont sans protection, quelque part en Australie, Je n'ai de cesse de penser à lui. Il m'a laissé tomber, après tout. Et moi, je n'ai pas cesser de l'aimer. Je le connais par cœur, il n'a pas pu mentir. C'est encore une excuse stupide, non ? Du genre, « c'est pour ton bien que je te quitte » Je ne sais pas, je n'arrive pas à me convaincre. Il m'a promis tellement de chose, et j'avais promis d'y croire. Il a brisé toutes ces promesses, est ce que je dois briser les miennes ? Avant, il était ce con, arrogant, prétentieux, méchant, vicieux...Il a changé, et je ne peux pas croire que c'était de la comédie. Une vague de colère m'envahis soudain. Pourquoi ? Qui est-il pour prendre des décisions pour moi ? Pourquoi me demandé de rester alors qu'il m'a brisé le cœur. Lorsque je me suis retourné, j'allais répliquer, cassante, voulant lui faire du mal, comme il m'en avait fait.

Et pourtant, lorsque mes yeux ont croisé les siens, j'ai compris. J'ai vu à son regard qu'il n'avait pas choisi, et que de nous deux, il était sûrement celui qui avait le plus souffert. Là, maintenant, sans qu'il m'ait dit quoi que se soit, j'étais prête à lui pardonner. Parce qu'il m'aimait, depuis tout ce temps, et j'étais sûre, en plongeant dans son regard, de ne pas me tromper. Ses yeux ne m'avais jamais trahis, mais ils le trahissaient lui, à chaque fois.

Il faut que je lui dise, maintenant. Non. Plus tard, quand tout sera finis. Et puis, d'un coup, elle me sourit, et à son tour, lentement, elle vient s'accouder à la balustrade.

-Pourquoi ?

Je me tourne vers elle, elle me regarde. Je plante mes yeux dans les siens. Les minutes passent, on ne bouge pas. Puis je soupire, égale à elle même, elle ne lâchera pas. Le silence résonne à nouveau, et je repose mes yeux sur la paysage, que le soleil a teinté d'un orange léger. Elle soupire à son tour. Je ne peux pas répondre.

-Tu sais, je n'y ai jamais cru...

Je réagis au quart de tour, et me tourne à nouveau vers elle, me redressant brusquement, et je ne sais pas si c'est de colère ou de tristesse.

En quoi ? Crachais-je pourtant. En nous ?

Elle sourit. Putain, je déteste quand elle fait ça. Ça me déstabilise, elle se fou de moi, et je ne peux même plus être désagréable. Mais elle m'a eu, elle a toujours été la seule à pouvoir me mettre en colère. Et aujourd'hui, alors que je suis censé la détester, comme avant, comme depuis toujours, je perds encore le contrôle, lui prouvant qu'elle n'était pas rien, et qu'elle ne l'est toujours pas. Alors que mon visage se ferme, profondément vexé, elle reprend d'une voix ou perce la tendresse... et le regret ? Impossible.

Non, justement, en la fin de ce « nous ». Je n'ai jamais cru que tu puisses être un mangemort, non plus. La seule chose à laquelle j'ai cru, c'est toi, et tes promesses aussi. Et, dans ce sens, j'y crois toujours.

Bien si, visiblement, c'est possible. Elle ne m'a pas oublié, et elle ne me déteste pas. A ce moment précis, j'aimerais la prendre dans mes bras, lui demander pardon, l'embrasser, encore et encore, lui dire combien je l'aime. Puis, soudain, brutalement, une pensée me ramène sur terre. Je ne peux pas, j'ai promis, pour la sauver...Putain, merde, quel con ! Il ferme les yeux, essayant tant bien que mal de contrôler sa colère. Il ne doit pas être gentil. Elle ne devrait même plus être là. Se giflant mentalement, il siffle alors, d'une voix qu'il espère méprisante:

T'es vraiment naïve Granger. Tu vois de l'espoir partout, mais tu t'accroches, trop fort, trop vite, et ça ne sert à rien. Nous deux, c'est finis, ça n'a même jamais existé. Ne vas pas chercher de l'espoir là ou il n'y en a plus ! Ça ne te mènera qu'à la douleur, et la douleur te mènera à ta perte.

Je détourne les yeux, m'attardant un instant sur le lac, qui reflète à présent les rayons du soleil levant. Il ne fait plus nuit maintenant, mais pour combien de temps encore ? A cette pensée, je soupire. Je n'ai pas pu m'empêcher de flancher sur les derniers mots, et je sais qu'elle le sait. Je ne suis pas crédible, je ne l'ai jamais été quand il était question de lui mentir. Elle aurait pu en rire si la situation n'avait pas été aussi dramatique.

Cette guerre aura notre peau, de toute façon.

Elle a un sourire triste, et son regard se pose sur le parc aussi, suivant le mien.

Je ne suis pas naïve Drago. J'essaye seulement de trouver la part d'espoir qui se trouve en chacun de nous, et dans n'importe quelle situation. Pour cette guerre, souffle t-elle en désignant le parc d'un coup de tête, je préfère croire jusqu'au bout qu'on survivra, plutôt que de baisser les bras. Car, c'est à partir de là qu'il n'y a plus d'espoir. Regardes, j'ai trouver l'espoir en toi, tu es quelqu'un de bien. Et je ne cesserai jamais d'y croire, comme je croirai toujours en ce « nous ».

J'aurai pu rire de cette situation. Et s'il n'était pas Drago Malfoy, j'aurai même pu le trouver pathétique, à trouver des excuses, toutes moins crédibles les unes que les autres. Mais je comprenais. Je comprenais ses choix, et le combat qui devait se jouer à l'intérieur de lui, en ce moment même. Et je ne lui en tenais pas rigueur. Lui, si. Il continuait de se battre, il luttait pour rester froid. J'aurai pu sourire, crier, pleurer, rire. Je crois que ça n'aurait rien changer. Il savait ce qu'il devait faire, et il ne changerai pas d'avis.

Alors brusquement, je me retourne vers lui.

Promet moi juste une chose, Drago. Promet moi que tu ne feras pas tuer.

Aussi soudainement qu'elle m'a dit ça, je ris. Un rire franc. Et ça fait tellement longtemps que je n'ai pas ris ainsi, je pensais ne plus savoir le faire. Mais au fond, je ne sais pas quoi lui dire. Elle a l'air sérieuse, elle a l'air de ne pas comprendre pourquoi je ris à sa demande. Alors, aussi vite qu'il est arrivé, mon rire s'arrête.

-Granger, je ne peux pas te promettre une chose pareil, soufflais-je en baissant la tête, une main sur les yeux. Il y a certainement un tas de gens qui voudront ma peau aujourd'hui. Alors te promettre de rester en vie, je ne peux pas, ça n'a pas de sens. Se serait un promesse de plus que je ne tiendrai pas.

Un sourire amer s'installer sur mon visage, en même temps que la déception et la peur s'installent sur le sien. Je ne sais plus être méchant, plus avec elle en tout cas. Vouloir lui mentir est la chose la plus stupide que j'ai jamais faite. A l'heure qu'il est, elle a sûrement tout compris, ou presque. Mais je sais qu'elle ne fera rien qui pourrait me mettre en danger, et ça m'énerve. Ce stupide courage de Gryffondor. Elle pourrait se sacrifier pour moi. Et c'est ce qui me fait le plus peur. Bon, honnêtement, je sais que je ferai la même chose pour elle, et ça aussi, ça m'inquiète un peu...beaucoup. Depuis quand j'agis comme les griffons ? Depuis elle, sûrement... Renier l'évidence ne sert à rien, ce n'est plus la peine de lui mentir. A la raigueur, pour sauver les apparences...

Disons que je peux faire attention.

Encore cette fois, son ton n'était pas très chaleureux, en plus, il m'avait appelé Granger, mais d'une certaine façon, il m'avait promis, nous le savions tous les deux. Il aurait pu m'insulter, me dire que ça ne me regardais pas, et qu'il ne faisait pas de promesse à des gens comme moi. Il ne l'avait pas fait. Il était là, et quelque part, je savais maintenant, j'étais certaine que rien n'était perdu.

-Bien. Merci. On se retrouve en bas tout à l'heure.

Je la regarde franchement. Son sourire est sincère cette fois, tendre aussi. Ses yeux ont retrouvé cette étincelle que j'aimais tant. Elle a l'air d'aller mieux, comme si elle avait à nouveau une raison de se battre. Moi ? Stupide. Peut-être. Sûrement. Évidemment. Elle tourne les talons et se dirige vers la porte. Au moment ou elle atteins la poignée, les mots sortent de ma bouche sans que je puisse les retenir.

Hermione...

Je me retourne lentement, et l'observe. Il ne me regarde pas, toujours accoudé à la balustrade, il garde la tête baissée.

Oui ?

Reste en vie.

A son tour, elle rit, et les larmes se mêlent à se son cristallin. Drago relève la tête, et un sourire triste prend place sur son visage. Il pensait ne plus jamais l'entendre rire. Mais apparemment, le grand sourire qu'elle avait depuis la fin de leur conversation ne suffisait plus. Relâcher la pression avant la fin. Peut-être.

Je ne peux pas te promettre une chose pareil Drago, mais disons que je peux faire attention.

A l'entente de ma réplique exacte, mon sourire s'élargit. Un sourire sincère cette fois. Puis, j'aperçois alors les larmes sur ses joues, et sans réfléchir, je fais quelque pas en avant, et écarte légèrement les bras.

Sans réfléchir, je me jette alors dans ses bras, passant mes mains autour de son cou, me serrant le plus possible contre lui. Alors peut-être pour la dernière fois, je sens ses bras entourer ma taille et me rendre mon étreinte, fort, jusqu'à m'étouffer, comme s'il ne voulait pas me perdre.

Et plus tard, lorsque je passa la porte de la salle commune des rouges et or, j'avais retrouvé l'espoir.


Alors ? Vous avez aimé ? Comme pour le premier chapitre, j'aimerai bien avoir votre avis, pour savoir si je mets une suite ou pas. Critique, compliment, tout est bon à prendre, alors le petit bouton en bas est toujours là :)

En tout cas, merci d'avoir lu, et à bientôt !

Lolà ' HP.