Bonsoir tout le monde ! :D
Alors, tout d'abord, je tiens à m'excuser. Déjà envers tout ceux qui ont pris la peine de me laisser une review, en me disant qu'ils aimeraient une suite. J'ai mis énormément de temps avant de publier ce chapitre, et j'en suis désolée, mais avec la fin des cours, les examens, c'était dur. Et honnêtement, je n'arrivais plus à écrire... J'éspère que vous ne m'en voudrez pas trop, et que ce chapitre vous plaiera.
Sur ce, bonne lecture, et merci à ceux qui ont lu les premiers chapitre, et ceux qui ont reviewer. Vos commentaires me font toujours énormément plaisir :)
PS: Comme d'habitude, désoleé pour les fautes, je relis pourtant, mais je suis sûr qu'il en reste ! ^^
Il était presque midi, maintenant, mais le soleil n'était plus. Le ciel était d'un noir profond, alors que les ténèbres s'étendaient sur le parc de Poudlard. Du haut de la tour d'astronomie, un jeune homme observait le carnage qui se déroulait sous ses yeux. Le vent balayait ses chevaux blonds, lui dissimulant à moitié la vue du parc. Il ne les remis pas en place, comme figé par le temps et les actes de son camps. Son ancien camps, sa famille.
Il repensa alors à la conversation qu'il avait eu plus tôt dans la matinée avec Harry Potter, lorsqu'il était descendu dans la Grande Salle, après qu'Hermione l'eu quitté, et de fil en aiguille, se remémora la façon dont lui et le Survivant étaient devenus...amis. De loin qu'il se souvenait, des rencontres qu'il avait faites, Harry était pour Drago un ami, en quelque sorte...ou du moins, ce qui s'en rapprochait le plus.
En effet, lorsqu'il était entré dans l'Ordre, Drago avait su faire ses preuves, et avait vite pu intégrer le cercle très fermé de l'Ordre du Phénix. Le trio n'avait bien évidemment pas apprécier. Ce n'était pas facile pour Drago à gérer, ses missions, sa septième année à Poudlard, l'hostilité des gryffons...Alors, a chaque fois qu'ils retournaient à l'école, après une réunion, ou une mission, Drago rejoignait toujours la salle sur demande, et il réfléchissait, à ce qui se passait, ce qui s'était passé. Ce qui allait se passé. Et toujours, son ventre se nouait. Allait-il sortir vivant de cette guerre ? Et un soir, le Survivant avait fait irruption dans la salle. Il avait des cernes sous les yeux, et soudain, pour la première fois, Drago réalisa à quel point il avait l'air fatigué, las de toute cette histoire, ou il risquait sa vie à chaque instant, alors qu'il n'avait jamais rien demandé. Il avait l'air d'une personne qui ne savait plus pourquoi, et au nom de qui il menait ce combat. Il continuait, parce qu'il savait que c'était son destin, mais il ne savais plus pourquoi. Alors, tout ces à priori étaient tombés. Harry Potter n'était pas ce jeune balafré en quête de gloire, de notoriété. Il était juste comme les autres, et on l'avait choisi pour une tâche qui le dépassait, pour quelque chose sur laquelle il n'avait aucune prise. Ils ne parlaient pas, au début, il se contentaient de fixer les flammes, dans la cheminée, perdus dans leurs pensées trop sombres, peut-être trop violentes pour des garçons de 17 ans. C'est Harry qui avait parlé le premier, un soir, après une mission qui avait envoyé le quatuor dans un quartier moldu dévasté. Il avait dit à Drago, ce que le jeune homme savait déjà, qu'il n'avait jamais voulu ça. Ce destin, cette guerre, risquer des vie, tout le temps. Il ne supportait plus tout ça. Et le serpentard, face au désarroi du Gryffondor, n'avait jamais su quoi répondre. Il aurait été pourtant simple de claquer un simple «j'en ai rien a foutre de tes états d'âme, Potter», ou quelque chose comme ça. Mais non, car Drago ne savait que trop bien ce que le Survivant ressentait. Alors, il avait raconté son enfance au brun. Pourquoi ? Il n'avait jamais su non plus. Mais il l'avait fait. Peut-être pour le rassuré, pour lui faire croire, l'espace d'un instant, que l'horreur était chez les autres. Ça n'arrive qu'aux autres, dit-on. C'est ce qu'arrivait à croire Harry, lorsque Drago lui parlait de sa vie. Mais la vérité revenait toujours. Toujours. Et alors, le silence se réinstallait dans cette salle impersonnelle. Et pour combler ses vides, le Gryffondor parlait du passé, des souvenirs joyeux. Ce qu'il lui restait de ses parents. Son arrivée à Poudlard. Ron, et Hermione. Mais, fatalement, le silence reprenait ses droits. Ce temps là est révolu. Alors ils se quittaient, et regagnaient leurs dortoirs, toujours silencieux. Une sorte de respect s'était alors installé entre eux. Ils avaient appris à découvrir la personne qui se cachait derrière un masque bien trop réel, et les préjugés étaient tombés pour de bons. Ron et Hermione avaient alors accepté, car la guerre avait imposé à Harry une sagesse dont il avait toujours ignoré l'existence. Avant. Mais la guerre change bien des choses, et bien des gens.
Le serpentard sourit faiblement en repensant à cela. Parce que finalement, c'était en partie grâce à Harry s'il avait pu "rencontrer" Hermione, se rapprocher d'elle, pour finalement trouver en elle, la femme qu'il attendait. C'est donc ainsi, qu'à l'aube de cette guerre, c'était maintenant quelque chose de plus fort que du respect qui unissait les deux hommes. Oui, quelque chose qui ressemblait à de l'amitié. Sûrement.
Dans la Grande Salle, ils étaient resté côte à côte, et toujours silencieux, pendant un long moment. Puis, comme pour donner l'illusion que rien n'allait changé, Harry avait pris la parole, et d'une voix calme, il avait expliqué à Drago qu'ils arriveraient bientôt, il lui avait montré les plans, les techniques qu'ils avaient tous élaborés. Pourtant, ils savaient tout les deux que rien ne se passerait comme prévu. Il faudra tuer, car la guerre n'est pas une simple partie d'échec, contrairement à ce que l'on peut penser. Au diable les plans, ce n'est plus un jeu. Il faudra survivre. Et le regard de Drago se voile, car comme Harry, il sait la réalité de tout cela. La mort est omniprésente, et elle n'épargnera personne. D'une certaine façon, tout le monde mourra. D'un sort, de blessures, de chagrins, de manque, d'amour. D'absence. Il avait alors murmuré, d'une voix faible, que peu importe la guerre, et peu importe les camps, les morts auront raisons d'eux. Parce qu'ils devront tuer, faire la guerre. On ne mène pas un telle bataille à 17 ans. Puis, on est jamais prêt à tuer un homme, un camarade, un ami, de la famille. Drago savait cela, mieux que personne. Il avait choisi son camps, et fatalement, les gens qu'il finirait par pleurer ne seront pas à ses côtés. Il y avait Hermione, bien sûr, Harry, et Rémus aussi. Peut-être même Loufoca. Mais, les autres n'étaient rien pour lui. En face par contre, il y avait sa famille, ses parents, ses amis. Ceux avec qui il était arrivé jusque là. C'était grâce à eux qu'il avait choisi d'être ce qu'il était maintenant. D'une façon ou d'une autre, il leur devait tout. Et comment allait-il les remercier ? En les tuant. Dans la Grande Salle, il s'était laissé tomber à terre. La réalité était bien trop douloureuse. N'y penses pas, lui avait dit Harry, avant de le relever. Alors, il avait arrêter de penser, et il était retourné à la tour d'astronomie. Il avait attendu, les yeux dans le vague, l'esprit fermé. Et maintenant, il n'était plus question d'ignorer la réalité. Elle était là, elle s'étendait devant lui. Il devait les protéger. Protéger Hermione. Envers et contre tout.
De là ou j'étais, j'avais vu sur tout le parc. Le carnage s'étendait sous mes pieds, et mes pensées était tournées vers Hermione. Est ce qu'elle allait bien ? Je ne la voyais pas, et la peur me nouait les entrailles? Je repensa alors à la conversation que j'avais eu avec elle ce matin. Ça me semblait tellement loin, presque irréel. Enfin, peu importe, je ne pouvais que lui donné raison après tout. Devant moi, le parc de Poudlard avait à présent perdu toute sa splendeur. Sur l'herbe tachée de sang, trop de corps étaient déjà tombés. Des sorts fusaient dans tout les sens, des verts surtout, et ça me retournait l'estomac. Des cris retentissaient, partout, et j'aurais aimé ne pas les entendre. Rapidement, je me concentrai, et quelques secondes plus tard, sous la forme d'un immense corbeau, je déployais mes ailes et survolais Poudlard. De ce que je pu voir, les élèves n'étaient pas un sous effectif, et les morts et les blessés tombaient au même rythme de chaque côtés. Puis, un combat attira mon attention. Je plongeai alors rapidement, tuant un mangemort et sauvant une Luna Lovegood sonnée, qui se releva rapidement après un sourire dans ma direction. Alors que je reprenais ma « ronde »; un hurlement retentit, surpassant le bruit de la bataille, résonnant douloureusement à mes oreilles. Ce cri, je l'aurai reconnu entre mille, c'était celui d'Hermione. Alors je me transformai et me laissai tomber sur le sol, avant de me mettre à courir, aussi vite que mes jambes me le permettaient. Mais au bout d'une centaine de mètre, je me figeai d'horreur. A terre, se trouvait Hermione, méconnaissable. Le brun chocolat de sa chevelure avait laissé place à la couleur rougeâtre du sang mélangé a la boue. Ses vêtements étaient déchirés par endroit, mangés par la terre et laissant devinés des blessures sanglantes plus ou moins profondes. Cette vision me déchira le cœur et, animé d'une rage folle, je levai ma baguette vers le mangemort responsable de cela. Et pour la deuxième fois, l'horreur me laissa immobile. Face à moi, un sourire froid et cruel sur le visage, se tenait Lucius Malfoy, mon père.
-Drago, siffla t-il d'un ton glacial, tu nous fais l'honneur de ta présence. Quelle chance. Son sourire s'effaça brutalement et sa voix claqua, encore. Tues-la. Les sangs de bourbe n'ont pas leur place chez les sorciers !
La peur s'empara de moi. Je réfléchis, vite, essayant de trouver une solution.
-Avec plaisir, père.
Sans efforts, j'avais réussi à ressortir le masque du bon vieux Malfoy, et maintenant, un rictus mauvais sur les lèvres, je pointai ma baguette vers Hermione. Elle me regardait avec dans les yeux, un mélange de peur, d'amour, et de force. Mon sourire s'accentua. C'était maintenant ou jamais.
-Avada Kedavra !
Ma voix avait claqué froide, puissante, et je tournai rapidement ma baguette vers mon géniteur. Surpris, il ne réagit pas, et le sort le percuta de plein fouet. Il tomba à terre, un rictus étonné à jamais figé sur le visage. Il n'avait jamais su, et c'était tant mieux. C'était fini, enfin.
Me détournant du corps de mon père, je cherchai Hermione du regard. Mais au bout de plusieurs minutes, je dû me rendre à l'évidence, elle était partie. Alors, je me remis en route et me perdis dans la bataille, lançant des sorts ça et là, tuant de plus en plus de mangemorts sur son passage. Et étonnamment, ces derniers me croyaient visiblement encore dans leur camp. Enfin, je n'allais pas m'en plaindre. C'était sûrement dû au chaos de la bataille. Les sorts se perdaient, si bien que l'on finissait par ne plus savoir qui les lançaient. Je continuai à courir, espérant retrouver Hermione, quand brusquement, je m'arrêtai. Là-bas, encerclé par cinq mangemorts se trouvait Celui-Qui-A-Survécu,mais qui n'allait-pas-survivre-encore-longtemps-si-personne -ne-lui-venait-en-aide. En effet, déjà bien affaibli, il peinait à se débarrasser des hommes en noirs. Alors, d'un sort, j'en neutralisa un. Surpris, les autres levèrent la tête. Ce fut là leur dernière erreur. Vif comme l'éclair, Harry Potter lança un Avada à deux d'entre eux, tandis que je m'occupais des deux derniers.
-Merci, souffla Celui-Qui-A-Finalement-Encore-Survécu.
-J'aurai été triste de te voir nous quitter maintenant, Potter, déclarai-je d'un voix ou perçait l'ironie.
Ne tenant pas compte de la dernière remarque, Harry demande rapidement;
-Ou est Hermione ?
-Aucune idée, soupirai-je, un grain d'inquiétude perçant dans ma voix. Elle a disparu alors que je lui sauvais la vie. Mon père est mort.
-Je ne te présente pas mes condoléances...
-Non, non, pas la peine. Tes félicitations si tu veux, pourquoi pas.
Mais il ne riait plus. Dans son regard, on pouvait apercevoir une infime lueur de tristesse. Et pourtant, à son expression, on savait qu'il n'avait aucun remord. Mais ses traits, durcis pas l'horreur d'une enfance trop violente, et d'une guerre à peine débutée, ne trompaient pas le Survivant. Il ne doutait pas de la détermination de son ancien ennemi, non. Ce qu'il savait, c'est qu'il était mort d'inquiétude pour une certaine Gryffondor. Parce qu'il l'aimait, et cela, Harry n'en avait plus aucun doute. Mais, mieux que personne, il savait que parfois, l'amour poussait à des actes stupides. Et ça , ça l'effrayait, parce que Malfoy n'était plus un gamin. Il avait l'habitude de la souffrance, de la mort, il était déterminé, violent parfois. L'amour l'avait sauvé une fois, certes, mais Harry doutait que cela se produirait une deuxième fois. Parce que peut-être, l'amour et la violence ne pouvaient cohabiter en lui. Peut-être qu'il ne pouvait pas laisser ressurgir l'ancien lui, le mangemort cruel et sans pitié, juste pour sauver la seule personne qu'il a jamais aimé. Peut-être que ce n'était pas possible. Peut-être que ça le mènerait à sa perte...
Lorsque l'Élu sorti de ses pensées, Drago avait disparu. Alors, avec un sourire triste, il tourna le dos au cadavre des 5 mangemorts et repris les combats.
Je courais. Je ne savais vraiment plus ou j'allais. L'air me manquait, mais je ne voulait pas m'arrêter. Il m'arrivait de ralentir, pour aider un membre de l'Ordre en difficulté, ou pour tuer quelques mangemorts, mais je ne m'arrêtais pas. Je balayais le parc du regard, essayant en vain d'apercevoir la silhouette de la Gryffondor. Puis soudain, une ombre se dessina devant moi, me forçant à stopper ma course. Entièrement vêtu du noir, elle portait la capuche des mangemorts, qui dissimulait son visage. Et Brusquement, un rire empli le champs de bataille, glaçant au passage mon sang. Je trouvai tout de même la force de lever ma baguette, et la capuche tomba, révélant alors le visage, déformé par la folie, de Bellatrix Lestrange.
-Alors, mon chou, comme ça, on trahit son camp, et sa famille ?
Sa voix est stridente. Je sers les dents. Apparemment, elle, elle a compris.
-Je n'ai pas trahis mon camp, Bella. Mon camp, c'est l'Ordre. Quant à ma famille, elle n'existe plus.
Ma voix s'est faite froide, même glaciale. Mon expression est restée impassible. Mon corps est tendu, tout comme ma baguette. Je n'attendais qu'un mot, qu'un geste. Mais le visage de ma tante perdit ses couleurs face à mon insolence. Pendant un moment même, elle parut presque lucide, comme si elle réalisait, sa folie, la guerre, comme si elle prenait conscience de ses actes, ses choix. Mais à peine quelque secondes plus tard, elle levait sa baguette vers moi, et un éclair vert en jaillit. Je le para sans problème, bien que surpris. Un combat s'engagea alors, et les sort fusèrent, tous plus dangereux les uns que les autres, même s'ils n'atteignaient presque jamais leurs cibles. Elle me toucha au bras, au ventre également, et je sentais le sang couler, je le voyais tâcher mes vêtement, mais je ne faiblissais pas. J'essayais de garder une attitude impassible, aveuglé par la haine, je ne sentais plus la douleur, ni la fatigue, et la peur se muait en une rage sans nom, dirigée contre ma propre famille. Je voyais bien, qu'en face de moi, Bellatrix perdait peu à peu son sourire. Elle, elle faiblissait, et je sais qu'en cet instant, elle maudissait mon père de m'avoir si bien préparé à la guerre. C'est peut-être cette seconde, qu'elle avait passé à haïr quelqu'un une fois de plus, qui lui fut fatale. Pourtant, elle me l'avait répété souvent, « tu es trop lent Drago, tu penses trop, ça finira par te tuer ». J'entends encore sa voix, dans ma tête. J'avais levé ma baguette, encore, et j'avais prononcé le sort de mort, encore. Mais cette fois, elle n'avait pas été assez rapide. Et elle était tombée.
Sans réfléchir, je me remis à courir, croisant parfois des visages connu, ou pas. J'avais vu Londubat terrassé les Carrow, alors que Lovegood avait achevé Avery. J'avais vu Chourave tomber. J'avais continué à courir. Je fonçais, droit devant moi, essayant d'oublier la douleur de mes blessures, quand soudain, je fus violemment projeter à terre. Me relevant rapidement, j'observais la personne en face de moi, et mon cœur se serra.
-Blaise...
-Dray, ça fait un bail.
Un silence s'installa, et tout à coup, la bataille, les cris, les morts, tout cela me parut très loin. Il ricana, puis s'avança vers moi. J'eu un mouvement de recul, qui ne lui échappa pas.
-Alors, on en est là, Dray ? Tu crois sincèrement que je serai capable de te faire un sale coup, à toi ?
-J'suis tellement désolé, Blaise.
Je baisse les yeux, n'osant pas affronter son regard. Blaise. Mon meilleur ami. Mon frère.
-Si tu savais comme je me fou de tes excuse, Drago. Qu'est ce qui s'est passé, hein ?
Je ferme les yeux. Je serre les poings. Lorsqu'on est entré à Poudlard, Blaise et moi, on était inséparable. Il était la seul personne avait qui j'étais moi. Je n'ai jamais douté de lui. Il était ma seul certitude, dans le bordel que devenait ma vie. Je n'ai jamais fait semblant, je n'ai jamais joué un rôle. Il était là, tout le temps,il était discret, mais toujours à mes côtés. Comment j'ai pu te faire ça, hein ? Je lui avais promis, que je ne le laisserai jamais tomber. Mais c'est ce que j'ai fait. Et devant mon silence, comme s'il avait lu dans mes pensées, il reprend.
-Tu n'a pas idée de ce que c'était là-bas, Drago. De tout ce qu'on a dû encaisser avec Pansy et Théo. Tu nous avais promis, que tu serais là, que tu nous lâcherai pas. Et puis, quoi, Drago ! Potter à jouer au sauveur encore ? Il t'a dit qu'il sauverait ton cul, si tu leur servait d'espion ? Et toi, t'as dit oui. T'as grimpé les échelons, t'as joué sur les deux tableaux, sans jamais regarder qui tu laissais derrière toi. Et...
-Ta gueule, Blaise. Tu ne sais rien du tout. Je vous ai laissé, c'est vrai. Mais j'avais mes raisons, figures toi ! Je voulais faire bouger les choses, je voulais nous sortir de là. J'aurai pu vous en parler, c'est vrai. Mais c'était nous exposer, risquer ma couverture, et puis, quoi ? On se serait fait descendre ! La voilà la vérité Zabini ! J'étais prêt à vous laissé tomber, parce que j'avais la conviction qu'on survivrait à ça. Qu'après cette foutu guerre, tu pourrai te marier avec Pansy, Nott,aurait pu intégrer je ne sais quelle université ! Je l'ai fait pour vous, merde ! Tout le temps, même si je n'en parlais pas, il n'a été question que de vous. Et ça, personne ne devait le savoir, ça nous aurait coûté la vie. J'ai risqué ma peau, souvent. Chaque jour. A partir en mission pour l'Ordre. A venir au réunion. Repartir. Laisser filer des informations. J'ai arrêté de compter les doloris au bout du 20eme. Et je ne regardais jamais derrière moi, parce que j'avais peur de ne pas pouvoir continuer. J'étais seul, Blaise. Je l'ai fait pour vous.
-Bordel, Drago. Pansy avait raison. J'suis désolé, vieux. J'pensais même pas te revoir. Mais de toute façon , ça change rien, on finira à Azkaban, tu sais bien. Je sais même pas, je pense que je voulais juste trouver un coupable. Parce que j'aurai pu faire comme toi, et j'en ai pas eu le courage.
-Y'avais rien à faire Blaise, c'était mon rôle, je vous avais promis. J'ai tenu ma promesse comme j'ai pu. Et aussi sûr que je m'appelle Drago Malfoy, toi, Zabini, tu ne verras jamais la couleur des cellules d'Azkaban. Ni Pansy, ni Théo.
-Dray...tu n'auras pas à défendre Théo...
-Quoi ?
-Il est mort Dray. De la main de Tu Sais Qui. Parce qu'il a refusé de se battre contre toi.
Je n'avais rien répondu. Il n'y avait rien à répondre. La perte n'est pas quelque chose que l'on exprime. On la ressent, c'est tout. Blaise n'a rien dit non plus, mais il pleurait. Et je comprenais. Alors je l'avait serré contre moi. Fort. Je lui avait fait promettre de rester en vie. Et à mon tour, je lui ai promis que je serai là, quand tout ça serait fini. Je ne le laisserai plus tomber. Jamais. Il avait tourné les talons, et s'était éloigné, mais déjà, je voyais sa baguette se lever contre les siens. Au fond tout ce qu'il souhaitait, c'était être libre de ses choix. Et moi, j'avais repris ma course, cherchant encore et toujours la même personne. Hermione.
Finalement, je m'arrêtai, devant moi s'étendait le lac de Poudlard, et derrière, à gauche, la forêt interdite. A l'orée, se tenait Voldemort,la baguette encore levé devant lui. Mon regard se porta alors à l'opposé, près du château, et encore une fois, mon regard se posa sur Harry Potter. Mais cette fois, je n'irai pas l'aider, cette fois, c'était lui, ou le Seigneur des Ténèbres. Alors qu'il allait faire demi tour, il aperçut une autre silhouette près d'Harry. Elle était là, face à son destin, aux côtés de son meilleur ami, comme toujours. Je n'ai jamais vraiment compris ce qui unissait ces deux là. Ce n'était pas de l'amour, ça non. C'était quelque chose de bien plus puissant que cela. Je ne m'y étais jamais opposé, parce que je n'avais pas mon mot à dire. C'était quelque chose, de trop pur et de bien trop réel. Elle était prête à mourir pour lui. Ça me révoltait, oui. Bien des fois, elle s'était énervée, car je lui demandais de ne rien faire de stupide. Puis, j'avais lâché l'affaire. J'aurai pu faire n'importe quoi, dire n'importe quoi. Rien ne l'aurait jamais empêcher de donner sa vie pour sauver celle de son meilleur ami. Je savais que, entre lui et moi, il n'y aurait jamais à choisir. Il n'y avait pas à choisir. Ça serait lui. Ça avait toujours été lui. Et, étonnamment, je comprenais. Soudain, un éclair vert traversa le parc, me sortant de mes pensées et se dirigeant droit sur le Survivant. Et tout se passa très vite. Concentré sur le sort, je n'avais rien vu venir. Je tournai la tête, et voulu crier, mais il était trop tard. Surpris, Harry n'avait pas réagi et Hermione s'était jeté devant lui. Le sort la percuta de plein fouet, et elle s'effondra dans les bras de son meilleur ami, après un dernier sourire vers lui.
Elle était là. A quelque mètres de moi, étendu par terre, les yeux clos. J'aurai voulu aller la voir. Mais tout ce que je pouvais faire c'était attendre. Mon coeur s'affola et la panique m'envahit. Elle était morte. Je chassai cette idée en fermant brusquement les yeux. Non, elle ne pouvait pas mourir, pas elle. Elle m'avais promis qu'elle ferait attention. Je plantai alors mes yeux dans ceux du Survivant, qui me regardait depuis un moment déjà. Je savais ce qu'il voyait, ou du moins, ce qu'il ne voyait pas. J'essayai de rester impassible, indifférent face au corps de la femme que j'aimais, étendu sur le sol, près de lui. Mais je savais qu'il savait. Qu'il savait ce qui venait de se briser en moi, et je détournai alors le regard, de peur de craquer, maintenant. Je me dirigeai vers Voldemort, la tête haute, d'une démarche que je voulais assurée. Ce dernier, aveuglé par sa proche victoire n'avait pas remarqué l'échange entre Harry et moi. Il n'avait rien vu. Et pour moi, il n'y avait rien à voir, c'était tout un monde qui s'écroulait, et je ne savais même pas comment je continuais d'avancer. Je ne savais plus pourquoi. Je savais juste que je devais le faire, parce qu'elle l'aurai fait aussi, sûrement. Mais au fond, peu importe pour qui, pour quoi. Elle était parti. Et elle ne reviendrai pas. J'aurai voulu hurler, pleurer, courir vers elle et la prendre dans mes bras. J'aurai voulu lui dire que je l'aimais, qu'elle n'avait pas le droit de m'abandonner. C'était trop tard. Elle était partie, accompagnée d'une illusion. Et maintenant, il voulait juste en finir. Puis comme au ralenti, Nagini surgit aux côtés de Voldemort, traînant derrière lui ce qu'il restait de cette sombre armée. Et derrière Harry, les membres de l'ordre, les élèves et les professeurs se rassemblaient. Je caressai le crochet du basilic au fond de ma poche. Bientôt. Et les choses s'accélérèrent. Harry s'agenouilla près d'Hermione, lui caressa la joue, et embrassa son front. Il lui avait murmuré quelque chose a l'oreille, je crois, mais j'étais trop loin, de l'autre côté. Alors, Voldemort avait levé sa baguette et Nagini s'était redressé, près à attaquer. D'un geste vif, je sorti brusquement le crochet de ma poche et le planta avec force dans la gorge du reptile, qui explosa violemment. Voldemort lâcha sa baguette et chancela, avant de s'effondrer. Les baguettes se levèrent. Mais j'avais déjà transplané. Je réapparu de l'autre côté du champs de bataille, à côté d'Harry, un fin sourire sur le visage. Le survivant sourit aussi, et levant sa baguette, il fit un pas en avant, la tête haute, le regard déterminé. Et plusieurs détails m'interpellèrent. Personne n'avait réagi lorsque j'étais réapparu de l'autre côté. J'avais trahi mon camps, et pourtant, les mangemorts restaient immobiles. Mais je compris soudain, alors que la voix d'Harry résonnait dans le parc de Poudlard.
-Allez, Tom, debout.
Les dés étaient jetés maintenant. J'avais abattu ma dernière carte en les trahissant. Et maintenant, il n'y avait plus rien. Juste Harry Potter et Voldemort. Un autre détail, plus douloureux, me frappa ensuite. Hermione. Elle avait disparu. Son corps avait disparu. Mais Harry avançait toujours, et je fus obligé de me concentrer sur le duel qui allait se dérouler sous mes yeux. Le survivant se retrouva bientôt à quelques mètres seulement du mage noir, qui peinait à se relever.
-Alors, Tom, il est bien pathétique le plus grand sorcier de tout les temps.
Sa voix débordait d'une douce ironie, qui le rendait étrangement dangereux. Mais à ses mots, le Seigneur des Ténèbres se redressa brusquement et leva sa baguette.
-Harry Potter, voilà 17 ans maintenant, que j'attends ce moment. Crois tu sincèrement que tu pourrais me tuer, aujourd'hui ? Te penses tu réellement plus fort que moi ? Siffla Voldemort d'un ton doucereux.
Un sourire apparu alors sur le visage du Survivant.
-S'il n'y avait que toi et moi, Tom, je te répondrai que non.
Sa voix résonna un long moment dans le parc désormais silencieux, mais Harry ne perdit pas son sourire. C'était maintenant. Il devait en finir.
-Mais...
Les murmures qui commençaient à s'élever se turent aussitôt, et le visage du Lord se crispa dans une moue exaspérée, et … inquiète ?
-Mais nous ne sommes pas seuls Jedusor. J'ai des amis derrière moi, des gens qui m'aiment et qui ne m'ont jamais laissé tomber. Tu n'as rien de tout ça. Là, est toute la différence. Tu n'as jamais connu l'amour, parce que tu ne l'as jamais accepté. C'est ce qui vas te perdre.
Alors, Voldemort éclata de rire. Un rire froid, cruel, et sadique. Harry frissonna, il ne souriait plus maintenant. Immobile, il attendait, le corps tendu, près à attaquer.
-Harry,Harry. Qu'est ce que l'amour ? J'ai tué ta sang de bourbe, et cela n'a fait que t'affaiblir. L'amour est un sentiment pour les faibles, Harry Potter, et tu es faible.
Sa voix claqua, glaciale. Harry serra sa baguette entre ses doigts, et les larmes menacèrent de dévaler ses joues. Hermione. Elle était la dernière personne qui lui restait. Il ne pouvait pas. Un éclair rouge traversa alors le champs de bataille, et tout les regards se tournèrent brusquement vers le Survivant, ou plutôt, derrière lui. Là, la baguette tendu devant lui, se trouvait Drago Malfoy. Un sourire cruel sur le visage, Lord Voldemort fit face au traître, alors que le blond affichait un air parfaitement impassible.
-Drago, Je te trouve bien peu discret pour quelqu'un qui vient de trahir son camp. Sais-tu quel est le sort que l'on réserve aux traîtres ?
Mais aucune réponse ne lui parvint.
D'un geste rapide, Voldemort, leva sa baguette, et un éclair vert en surgir, filant à toute allure vers Drago. Mais ce dernier ne chercha pas à l'éviter. Il attendait la mort, la fixait dans les yeux sans ciller, comme pour la narguer. Lorsque l'impact eut lieu, un cri déchira le silence, mais personne n'y prêta attention. Drago Malfoy s'effondra alors, et, de là ou il était, Harry eût tout de même le temps d'apercevoir le sourire narquois encore présent sur le visage du Serpentard. Harry ouvrit alors les hostilités, et les sorts enchainèrent alors, sans jamais atteindre leurs but. Les minutes défilèrent, puis les heures, mais ni l'un ni l'autre ne faiblissaient, même si les blessures commençaient à se multiplier. Puis soudain, alors que Voldemort allait lancé un énième Avada, il s'effondra dans un cri de souffrance. Plus loin, un jeune homme ouvrit les yeux , et se remit prestement sur ses jambes. Il revint se placer près d'Harry, encore.
Voldemort se releva encore une fois, difficilement, et lorsqu'il aperçut le blond, près du Survivant, il murmura,
-C'est impossible...
Un brouhaha intense s'éleva alors, et Drago ricana.
-Potter, je suis sûr que t'es jaloux, tu n'es plus le seul Survivant, maintenant.
Le brun esquissa un sourire, le regard toujours rivé sur Voldemort.
-Comment est-ce possible ?
La voix du Lord était faible, et il tenait à peine debout. La peur se lisait maintenant clairement dans son regard.
-Allons, Tom, personne ne vous a jamais dit qu'il était impossible de tuer un sorcier avec sa propre baguette ?
Drago rigola alors, tandis qu'Harry observait le Lord, un sourire presque sadique sur le visage.
-La baguette de Sureau est à moi ! J'ai tué Rogue !
Les visages des deux jeunes gens se crispèrent.
-Il a tué Dumbledore, c'est vrai, on connaît l'histoire, on était là ! Mais celui qui a désarmé le directeur, c'était pas Rogue, c'était moi. Et ça, vous ne l'avez jamais su, jamais même imaginé.
Malfoy ne riait plus maintenant, une haine immense le brulait de l'intérieur. Cet homme avait foutu sa vie en l'air. Il avait brisé sa famille, tué la femme qu'il aimait. Et si il n'avait été question que de lui, Drago l'aurait fait endurer mille et une souffrances, avant de le tuer. Il cracha au pied du Lord, le regard noir et fit demi-tour. Ce n'était pas son destin. Il avait joué son rôle. C'était fini, maintenant.
Alors, une dernière fois, Voldemort leva sa baguette, et pour la dernière fois, les mots mortels franchirent ses lèvres. Mais rien ne se passa. Un rire nerveux étreignit alors Harry, tandis que le visage du Seigneur des Ténèbres se décomposait.
-Vous n'apprendrez donc jamais de vos erreurs. Adieu, Tom Jedusor.
Puis, le Survivant sourit, et d'une voix faussement enjoué, il déclara :
-Au fait, Rogue, il est vivant. Et bel et bien de notre côté, Tom. Vous avez définitivement perdu. Tout perdu.
Le sort fut à peine murmuré, mais le sortilège percuta le mage noire. C'était fini. Et Harry Potter s'effondra, à quelques mètres à peine de Drago Malfoy, dans le même état. C'était terminé. Voldemort n'était plus.
Voilà, voilà. Alors comme je vous l'ai dit au début, j'ai mis du temps a écrire et à publier ce chapitre. Je ne sais pas trop quoi en penser...j'aimerai avoir votre avis, parce que là...Enfin, vous voyez quoi ^^ Puis, comme je le dis toujours, la review est le secret de la progression ( puis elles font toujours plaisir :D)
Merci d'avoir lu et à bientôt !
Lolà' HP
