Chapitre n°11:
POV Bella
On attendait les garçons dans le salon. Alice avait allumé la chaîne hi-fi pour mettre quelques cd. On s'amusait donc à chanter pour patienter, mais au bout de dix minutes ...
« Bon, j'en ai marre! » M'exclamais-je. « Je vais appeler Jasper, » dis-je en tournant autour de moi-même. « Et merde, j'ai laissé mon portable là-haut! Je vais le chercher. »
«Hey, calme-toi Belly, » tenta Alice. « Je ne te savais pas si presser! »
« Tu sais que les mecs sont et resteront toujours des mecs. On ne pourra rien y changer, » me dit Rosalie.
« Ouais mais quand même quoi! Ils pourraient faire des efforts mais non! Ce mot n'est pas dans leur vocabulaire! » M'énervais-je.
Je me dirigeais donc vers les escaliers, les poings serrés et prêts à frapper le premier individu. On entendait bien mes pieds taper entre chaque marche de l'escalier, ainsi que plusieurs jurons.
« Je vais les zigouiller, en faire de la chair à pâté... » Déblatérais-je.
J'arrivais enfin à destination. J'avais laissé mon portable dans le dressing du lutin, mais où? Sûrement sur le fauteuil que j'occupais tout à l'heure. Oui il ne pouvait être que là. Je filai donc directement sur celui-ci et effectivement il avait glissé presque en dessous du coussin. Heureusement qu'on voyait la tête du téléphone. Je soufflais. J'étais énervée et je ne savais même pas pourquoi. Je me sentais tellement stupide dans ces moments-là. Si on était énervé on devait bien savoir pourquoi, c'était logique. N'est-ce pas que c'est logique?
Et voilà que je re-divaguais! Bon, je devais appeler Jasper. Où es-tu bon sang?
« Allez décroche bordel! J'ai horreur de ce "biiiiiiip" c'est trop stressant. Et puis voilà que je parle à voix haute maintenant. »
« Bonjour... »
« Ah, enfin, mais où es-tu? Ça fait dix minutes qu'on vous attend! Jasper? »
« Vous êtes bien sur le répondeur de Jasper Withlock... »
Je rageais ! « Raaah, du con va! »
« Je ne suis pas là pour le moment, mais laissez un message après le bip sonore merci. »
« JASPER... TA MESSAGERIE EST NULLEUH! »
Juste après ce message très... gamin, je raccrochais mon portable avec hargne. Ce crétin allait m'entendre. Je redescendis tout en faisant bien claquer mes pieds dans les escaliers.
« Et bien, » me dit Rosalie en bas des escaliers. « Heureusement que tu n'es pas enceinte. Je préfère ne même pas m'imaginer ton humeur qui serait dix fois pire que maintenant et qui, je dois dire, est déjà massacrante, » rit-elle.
« Merci Rosalinda. »
Oh le regard qui tue qu'elle me lançait. Ce n'était pas de ma faute si elle s'appelait comme ça. Rosalie n'était que son diminutif, et Rose n'était autre que le diminutif du diminutif. Je sais, très compliqué tout ça mais on s'y faisait à force.
« Je vois que la Swan est toujours d'humeur massacrante, » me lança une voix au ténor parfait mais à la fois agaçante.
« Cullen Cadet! »
POV Edward.
Je verrouillais ma voiture juste après que mon frère et Jasper en soient sortis. Ça allait, je m'entendais plutôt bien avec ce dernier. Il était beaucoup plus agréable que sa sœur. Pas au point de vue physique bien sûr. Mais qu'est-ce que je racontais moi? Je me secouais vivement la tête pour sortir toutes ces idées intruses de mon cerveau. En plus il fallait se dépêcher vu le retard qu'on avait.
A peine avait-on franchi la porte d'entrée qu'Alice nous sauta dessus tout en nous sermonnant.
« Nan mais vous avez vu l'heure? Vous avez une bonne dizaine de minutes de retard. J'espère pour vous que vous avez une bonne excuse, » enchaîna-t-elle à moitié furieuse.
« Désolé cousine, » répondit Emmett en riant, « mais il fallait bien qu'on se fasse tout beau pour les charmantes demoiselles que vous êtes. Quoi que moi personnellement je n'en avais pas besoin. Je suis beau de nature, » dit-il sur le ton de la confidence.
On entendit un rire. On se retourna donc pour voir d'où il provenait et surtout qui pouvait rire à ce genre de blague. C'était absurde! A ce moment-là, je vis une grande blonde qui essayait de cacher son rire derrière sa main. De cette façon on la remarquait encore plus. Si elle voulait être discrète, c'était raté. Par contre il y a un truc de sur: elle faisait bien parti de la famille de Jasper. Ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. On pourrait croire à de véritables jumeaux.
Il y avait du bruit venant du plafond. J'imagine que ça devait être Bella vu qu'elle n'était pas avec nous. En tout cas elle faisait un de ces boucans!
« Qu'est-ce qui... » Demandais-je sans finir ma phrase.
« Oh c'est rien, juste Bella, » répondit la blonde, Rosalie il me semble.
Inconsciemment, enfin je crois, elle venait de lui planter un couteau dans le dos. Bon peut-être pas un couteau, mais au moins une petite pique. Désolé mais vu la façon dont elle a tourné sa phrase je comprenais que Bella c'était rien. Je sais que c'était peut-être un peu pousser mais c'est tout de suite ce que j'avais compris. Ne m'embrouillons pas!
« Pourquoi? Qu'est-ce qu'elle fait pour faire un tel bruit? » Demanda Jasper légèrement inquiet.
« Bah comme vous étiez en retard elle s'est énervée. Donc elle est montée pour prendre son téléphone et t'appeler, mais apparemment quelque chose l'a encore plus énervé on dirait, » répondit Alice.
« A tous les coups elle est tombée sur le répondeur. »
« Rassure-moi, et dis-moi que tu n'as pas une messagerie débile? » Questionna Rosalie soupçonneuse.
« Moi? Jamais. »
« Ne me mens... »
« JASPER... TA MESSAGERIE EST NULLEUH! » Entendit-on gueuler.
« Bon, j'ai ma confirmation. »
« Tiens mon portable vibre... Hum un appel manqué, de Bella. Tiens c'est étrange non? » Ironisa Jasper.
« Pourquoi ai-je un cousin aussi débile? » Se demanda Rosalie à voix haute.
« Ne t'inquiète pas pour ça et bienvenue au club, » répliqua Alice pleine de compassion.
J'allais la tuer. Qu'est-ce que ça voulait dire ça? Que j'étais débile? J'espère qu'elle parlait d'Emmett. Allez calme-toi Ed', calme-toi.
Puis on entendit de gros "boum" nous informant que Bella descendait les escaliers.
« Attention godzilla arrive, » murmurai-je assez bas pour que la concernée ne l'entende pas mais assez fort pour que les autres pouffent de rire ou me lancent des regards noirs.
« Et bien, » dit Rosalie à l'adresse de Bella. « Heureusement que tu n'es pas enceinte. Je préfère ne même pas m'imaginer ton humeur qui serait dix fois pire que maintenant et qui, je dois dire, est déjà massacrante, » dit-elle en partant dans un fou rire.
« Merci Rosalinda, » siffla notre godzilla.
Rosalie se tendit et fixa Bella d'un regard meurtrier. Rosalinda? Ne me dites pas que c'est son nom complet? Oh la pauvre! Je m'empêchais de ricaner avant de me faire tuer à mon tour.
« Je vois que la Swan est toujours d'humeur massacrante, » lançais-je à l'intéressée en essayant de l'apercevoir.
« Cullen Cadet! » Siffla-t-elle en levant les yeux au ciel.
Quand elle descendit la dernière marche et qu'elle nous fit fasse, j'ai bien cru que j'allais m'évanouir. Elle était tout simplement sublime. Cette robe lui allait à ravir. Et ce décolleté... une invitation directe à venir s'y plonger. Quand elle s'avança vers nous, je vis que sa robe était fendue. Oh mon dieu. Allez Cullen réveille-toi, ce n'est que Bella. Tu sais, la Swan qui t'énerves tant.
Comme je devais me trouver con. Je venais seulement de réaliser que je n'avais rien répliqué et que je gardais le silence depuis son apparition. La honte. J'avais beau essayer de rester impassible, je restais un homme avant tout.
« Bon on passe à table? » S'excita toute seule Alice.
« Ok on te suit Lily. »
Elle joua la maîtresse de maison, nous demandant de la suivre et nous montrant la décoration qu'elle avait faite.
« Donc j'ai fait un petit plan de table. Vous n'avez plus qu'à trouver votre place, pendant ce temps-là je vais chercher l'apéritif. »
Allez parmi six places la chasse au prénom doit être facile. Ce n'est pas comme si c'était une fête avec au moins une soixantaine de personnes. Je vois que Rosalie avait déjà trouvé sa place, d'ailleurs Emmett n'arrêtait pas de la reluquer. Je préférai donc lui filer un coup de coude.
« Hey frérot, sois discret s'il te plait et arrête de mater de cette façon. »
« Oh tu peux parler "Cullen cadet". Tu bavais carrément quand tu as vu Bella descendre, ça en devenait presque indécent. Et d'ailleurs comment va popol? » Demanda-t-il avec un coup de menton.
« Très bien merci! » Sifflais-je agacé de ses remarques.
Je fis le tour de table et trouvais enfin mon nom. Je commençai à tirer ma chaise quand je vis que mon voisin de table faisait la même chose. Au moment où je relevais la tête pour voir qui s'était, je ne vis qu'un dos dénudé avec pour seul habit des rubans enlacés.
Je déglutis difficilement. Elle le faisait exprès ou quoi? Je m'assis donc à ses côtés. J'étais tendu comme un arc. Je regardais autour de moi en évitant avec soin ma voisine. Je vis alors Alice revenir avec des sodas et gâteaux apéritif dans les bras. Elle les plaça à table et s'installa en face de moi. J'avais envie de la tuer là, sur place. Mais il y avait trop de témoins et donc cinq crimes à commettre. Elle vit mon visage, mon regard, et me retourna un magnifique sourire. Un sourire tout innocent qui voulait tout dire. Elle l'avait fait exprès!
Je baissai les yeux vers mon assiette pour reprendre ma respiration mais surtout le contrôle de mon corps. Malheureusement ce fût tout le contraire. En baissant les yeux je remarquais que le côté fendu était de mon côté. Vu comment elle était assise, j'avais une belle vue sur sa cuisse. Il y avait une plus grande ouverture, de quoi me faire encore plus souffrir. Mon dieu quel torture!
Mais bordel ce n'était que Bella! Entre-toi ça dans la tête mon vieux! Ce n'était pas comme si elle était sexy dans cette robe ou qu'elle était bien foutue. Hum... Si justement. Elle était tout ça. La tentation incarnée. Une peste dans un corps parfait. Une véritable démone sortie tout droit des enfers d'Hadès.
Bon pour résumer le plan de table sur la rangée d'en face il y avait Alice, Jasper et Rosalie. En face de ces personnes dans le même ordre moi, Bella et Emmett.
On commença à dîner et les conversations débutèrent également. Tout le monde avait l'air de bien s'amuser. Tous sauf moi. Pour sauver les apparences, j'essayais tant bien que mal de faire acte de présence avec des "hum", "sûrement" et des "carrément d'accord avec toi" ainsi que des variantes.
« Au fait Belly, tu t'es renseignée pour tes cours de judo? » Questionna Rosalie.
« Ce n'est pas des cours c'est juste des... aides, et non je n'ai trouvé personne. »
« Bah Jasper pourquoi tu ne l'aides pas? » Demanda ma cousine.
« J'adore le sport et je suis même assez bon sauf dans les sports de combat. Une vrai catastrophe, peut-être pas au même point que Bella, mais presque. »
« Nan mais personne ne peut arriver à son niveau. Il y a une limite quand même, » affirmais-je content de pouvoir détourner mon attention du corps de ma voisine.
« Edward comme c'est si gentil à toi... » Commença Alice.
« De quoi parles-tu encore? »
« De te proposer pour l'aider. Tu la critiques tellement qu'il est légitime que ce soit TOI son professeur particulier, » continua-t-elle.
« Mais attention Ed', ce n'est pas un sport de chambre malgré qu'il fasse aussi partie des sports de combat. Ça reste du judo sur des tatamis. Ne te trompes pas surtout, » lança Emmett accompagné d'un clin d'œil grotesque.
« Hors de question! » Répondis-je.
