Chapitre n°13:
« Bonjour... Avez-vous une carte de fidélité ? Merci. Donc ça vous fera cent douze dollars. Tenez voici vos sacs, bonne journée. »
J'étais complètement cassée. La soirée d'hier m'avait épuisé. Ce dîner avait inspiré mon rêve. Celui-ci devrait être censuré au moins de dix-huit ans d'ailleurs. Et quand je pense que l'acteur principal était Edward. Comment voulez-vous que ce soit différent avec la tenue qu'il portait la veille ? Impossible ! Je n'étais qu'une femme après tout. On dit des hommes mais les femmes aussi ressentent ces... Émotions. Mais quelles émotions ! Je ne savais pas comment il assurait dans la réalité mais dans mon rêve... Quel Dieu ! Et il possédait un de ces doigtés... J'en avais des frissons rien que d'y penser. Ce mec m'avait carrément contaminé.
« Mademoiselle ? » Demanda une voix agacée.
« Oui ? »
« Ça serait pour un échange, je suis venue hier et je me suis trompée dans la taille de bonnet, du B au lieu du C. Quelle tête en l'air, » rigola-t-elle.
« Très bien, avez-vous le ticket de caisse ? » Demandai-je.
« Bien sur le voilà, » répondit la femme en me brandissant ce fameux ticket.
« Très bien vous pouvez faire l'échange. »
Il fallait que je fasse attention. Je travaille à Victoria's Secret quand même. Magasin que vénèrent Rosalie et Alice. Si la boutique devait faire faillite à cause de la poisse qui me colle au cul, elles m'en voudraient à mort. Elles seraient même capables d'émettre des avis de recherche pour me torturer.
Enfin bon, pour l'instant c'était ma première journée et tout se passait bien. Pourvu que ça continue, je croisais les doigts. Je pensais qu'il y aurait plus de monde que ça mais finalement non. Ça me permettait, malheureusement, de divaguer vers l'acteur de mes rêves. Mon Dieu que c'était bon ! Merde Bella ! Fou-toi une bonne gifle pour te remettre les idées en place.
Allez encore deux heures avant la fin de ma première journée. Finalement ce n'était pas si désagréable que ça, bien sûr il y avait toujours des clientes chiantes qui essayaient tout ce qu'elles trouvaient même quand ça ne leur plaisaient pas, quelle idée. J'avais aussi eu un couple qui était venu faire sa crise ici, ils étaient repartis célibataires. Finalement je retire ce que j'avais dit, ce n'était pas si calme.
« Hello hello Belly Bells ! » Chantonna une voix.
« Rose ! » M'exclamais-je. « Comment vas-tu ? Que fais-tu là ? » Demandais-je.
« Pour répondre à ta première question, je vais extrêmement bien, et pour la deuxième, je suis venu faire mes achats. En plus je t'avais prévenu que je passerais te voir dès ta première journée. Il fallait t'y attendre ma vielle ! »
« Très bien, dans ce cas, as-tu trouvé ce qu'il te fallait ? »
« Ne sois pas si sérieuse. »
« Tu as la carte de fidélité ? »
« Bien sûr pour qui me prends-tu ? »
« Ok ok ne te fâche pas ! Bon, ça te feras quatre-vingt-sept dollars. »
« Au fait, Alice voulait passer mais elle n'a pas eu le temps. Elle avait un truc à faire cette après-midi. Ce soir, c'est soirée DVD. Dix-neuf heures chez elle, c'est bon ? »
« Pas de problème. A ce soir alors ! » Lui lançais-je.
« Travail bien ! » Me répondit-elle.
Un coup de fil me suffisait pour faire venir mon chauffeur, qui n'était autre qu'Emmett. Et oui, je l'avais pris au mot, ce qui l'avait bien fait rire !
Je me postais devant l'enseigne de la boutique où je travaillais, mes bras enlacés sous ma poitrine. Je me demande s'il fallait que j'apporte quelque chose pour la soirée DVD chez Alice. Mais elle possédait une vidéothèque assez bien fournie d'après ce que j'avais constaté, je dirais même impressionnante. Donc je ne voyais pas quoi !
En attendant Emmett, j'admirais une nouvelle fois la vitrine de Victoria's Secret. C'était vraiment très joli, mais je ne me voyais pas porter tous ces bouts de tissus, ça ne m'irait pas. Et pour qui je les porterais de toute façon ? Ma vie sentimentale était aussi vide que le néant. Quoique, j'avais bien eu un soit disant petit copain. Il s'appelait Jacob mais on l'appelait toujours Jake, certains de ses amis le surnommaient le clebs et Rose s'amusait à l'appeler de cette façon. J'avais demandé à ses amis pourquoi ce pseudonyme. Apparemment il avait un super odorat et un sixième sens. Quand j'avais posé la question à Jake, il avait rigolé puis avait secoué la tête. D'après lui, ses amis étaient des idiots pour dire de telles sottises. Bref, je disais donc que c'était juste un très bon ami, mais qu'il devenait mon "petit ami" généralement pour me sortir de certain pétrin.
Jacobs était mon voisin, mon meilleur ami, et un peu mon confident aussi. Il était de trois ans mon aîné. Pour ses vingt ans, il avait décidé qu'on irait les fêter en boite. On y était allés avec ses amis de l'université, Rosalie, Jasper, et moi bien sûr. Je n'avais pas l'âge d'entrer, et je ne faisais pas majeure physiquement. Il s'était donc fait passer pour mon petit ami. Tous les autres pouvaient entrer sans problème. Donc les vigils m'avaient laissé entrer. Jake était un vrai gamin, mais il savait être responsable dans certain cas.
J'étais complètement perdue dans mes pensées quand je sentis que mes pieds ne touchaient plus le sol et que j'étais soulevée dans les airs. Panique totale ! Qu'est-ce qui se passait ? Je savais léviter maintenant ? Comme Phoebe dans Charmed ? Je suis devenue une sorcière ? Et comment on fait pour redescendre? Puis je me rendis compte que quelque chose m'entourait la taille. Je baissais mes yeux et vis deux bras puissants. Voilà pourquoi j'étais dans les airs ! Je ne lévitais pas, je n'étais pas devenue une sorcière. Petite déception au passage, je restais banale, qu'une pauvre humaine ! Puis une voix puissante rugit...
« Alors Belly Bells, tu comptes monter ton campement ici ? » S'esclaffa la voix que je reconnue être celle d'Emmett.
« Je sais, ce n'est pas très prudent, il parait que des ours trainent dans les parages! » Lançais-je à mon tour.
« Ah ah, Bells. Elle était bonne celle-là ! Je t'adore tu sais ? » Continua-t-il.
Peut-être que l'expression "mort de rire" allait se matérialiser sous mes yeux si il continuait de s'esclaffer de cette façon.
« Dis Bella, tu pourrais me rendre un service ? » Me demanda Emmett soudain sérieux.
« Et bien ça dépend, si c'est dans mes moyens bien sûr ! » Lui répondis-je.
« Cool ! Mais tout d'abord, est-ce que Rosalie a un mec ? »
Okay ! Ce n'était pas difficile de comprendre la suite : "tu pourrais m'arranger un coup ?". Vu le regarde qu'elle lui lançait, Rosalie avait bien l'air d'être intéressée.
« Elle est célibataire depuis peu. Je lui parlerais se soir. Car j'imagine qu'elle t'intéresse n'est-ce pas ? »
« Euh, ouais... » Soupira-t-il.
« Pas de problème, au fait tu me déposes chez Alice ? Oh et tu sais quoi ? Tu as loupé de peu Rosalie. Elle est venue me voir une heure avant la fin de mon service. »
« Et merde ! » Jura-t-il. « Et pourquoi chez Alice ? »
« Soirée DVD! »
« Ok... Je m'incruste ! » S'exclama-t-il.
« Rêve ! Sinon je ne dis rien à Rose. T'es prévenu. »
« Tu traînes trop avec Alice toi ! Méchante, sadique, anti-entremetteuse, briseuse de couple pas encore formé... » Enchaîna Emmett.
« Maiiiis biiiien suuurrrrrr, » fis-je lentement.
On continuait de parler de Rose, de ses "supers" qualités. Je soufflais d'exaspération. Mais en peu de temps, la conversation divagua sur Edward. Comment et pourquoi on en était arrivés là ? Moi-même je ne le savais pas. Apparemment, j'avais chamboulé le petit Eddy ! Il me donnait des conseils pour les cours de judo. Comment le mettre à terre facilement. Mais bizarrement, je n'étais pas sûre sur le fait que ces prises soient légales d'après les règles du jeu. Ce ne sont pas vraiment des prises. D'ailleurs ce n'était plus du tout le même sport !
Puis on arriva enfin à sa voiture. Il s'était garé à l'autre bout. Déjà que le magasin se trouvait à l'extrémité gauche du centre commercial, il fallait qu'il se gare à droite et le plus loin possible ! Mais quel... Je suis sûr qu'il l'avait fait exprès. Sûrement pour être sûr qu'on aborde le sujet Rosalie. Il y avait pleins de places libres sur le parking.
Oh. Mon. Dieu. Ce n'était pas une voiture ça ! C'était une énorme Jeep, un Monster truck mais surtout pas une simple voiture ! Et je l'entendis pouffer derrière moi, il avait dû voir ma réaction. Mais attendez... J'allais devoir monter dans... ÇA? Pas question !
« Tu... Tu as... » Bégayais-je. « Tu as récupéré ta... Voiture ? » Demandais-je horrifiée à l'idée de monter à bord de cet engin.
« Et oui cette après-midi, ma petite Choupinette m'a manqué ! » Répondit-il presque amoureusement.
Choupinette ? Mais c'était une voiture. Et pas une voiture de petite fille, faut-il déjà que ce soit une voiture. Il devrait plutôt l'appeler, je ne sais pas moi... Rex pourquoi pas. Ou gros nounours tiens ! On dit que les animaux reflétaient l'image de leur maître, et bien pour les voitures c'était pareil. Emmett d'extérieur, faisait assez peur, et sa Choupinette aussi. Mais quand on le connaissait, et quand on entendait le nom de sa voiture, c'était totalement l'inverse. D'ailleurs j'avais une autre idée de nom... Pourquoi pas "Nounours" ?
Avec du mal, c'était quand même haut un engin pareil, j'avais réussi à grimper à l'intérieur de Choupinette. Je ne risquais pas d'oublier son nom. Bref ! J'attachais ma ceinture, regrettant qu'il n'y en ait pas une deuxième. Pourquoi ? Juste pour me rassurer. Je remarquais qu'il ne respectait pas trop les limites. C'était de famille ou quoi ? J'avais vu qu'Alice possédait la même folie de la vitesse. Et Edward je ne m'en rappelais plus, je savais juste que je m'étais endormie.
Emmett était un gentil garçon, il serait parfait pour Rose. Une véritable armoire à glace avec un cœur d'or. Un gamin, un blagueur, un joueur, qui savait effrayer les gens. C'était un point positif, au moins personne n'osait l'emmerder !
Le paysage défilait à une de ces vitesses... J'arrivais rapidement chez Alice. Rose était sortie et m'attendait dehors avec Alice. Cette dernière jeta un coup d'œil vers nous, et lança quelque chose à Rosalie. Je ne savais pas ce qu'elle avait dit, mais Rosalie rougit pratiquement instantanément. Finalement je crois bien savoir ce qu'elle lui avait dit. Alice avait dû remarquer que c'était la jeep d'Emmett et donc lui dire qu'il était là. Oui, ça ne pouvait être que ça !
« Hey! Salut les filles. »
« Coucou Bella, alors ta première journée c'était comment ? » Demanda Alice.
« Sympathique, je peux déjà te dire que je ne suis pas près de m'ennuyer, il y a de ces clients ! »
« Alors comme ça, vous faites une soirée DVD et vous ne m'invitez pas ? Moi le grand et magnifique Emmett ? Quelle honte ! » S'exclama-t-il.
« Emmett... » Menaçais-je.
Bien que je ne le connaisse que depuis peu, j'étais facilement à l'aise avec lui. L'embêter, le menacer, lui sortir de sales répliques... Tout cela ne me gênait pas, au contraire, ça m'amusait. Je le considérerais presque comme un deuxième grand frère. Je me comportais avec lui comme je le faisais avec Jasper. Les filles me regardèrent bizarrement... Bah quoi ?
« Bon bah, finalement je vais y aller... J'ai euh... J'ai mes devoirs à faire... Mes devoirs de ... De Japonais ! » Répondit-il tout en bégayant.
« Mais, il n'y a pas de Japonais au lycée Emmett, » lui fit remarquer le petit lutin diabolique aux allures d'ange.
« Oui, bon à plus ! »
Et sur ce, il rentra dans sa voiture, démarra et repartit aussi vite qu'il était arrivé. Vu comment les filles me regardaient, je leurs devais une explication. Je ne comprenais pas pourquoi. C'était tellement visible, c'était logique, non ?
« Alors ? » Fit Alice.
« Alors quoi ? » Demandais-je innocemment.
« J'ai jamais vu Emmett se conduire de la sorte, qu'est-ce que tu lui as fait ? »
« Moi, rien ! Vraiment ! » Répondis-je amusée par sa tête, elle aurait rencontré un extra-terrestre que ça n'aurait pas été différent.
« Et pis, qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'il change d'avis aussi vite ? » M'interrogea toujours le lutin.
« Ahh, » soupirais-je. « Il veut juste que je lui donne un petit coup de pouce, un service... En fait, il faut que je le mette sur un piédestal pour se faire bien voir par Rose. Bref, il veut que je lui arrange un coup avec toi, » dis-je à Rosalie.
« Quoi ? »
« Ah nan ! Ne me demande pas de répéter. Il t'apprécie énormément et voudrait savoir en gros s'il avait des chances. Il fallait que je te cuisine ce soir, mais j'ai bien vu comment tu le regardais hier soir, et tout à l'heure quand tu as rougis, j'imagine que c'était à propos d'Emmett n'est-ce pas ? »
« Ouais... » Fit-elle timidement.
« Bon alors, ta réponse ? Un dîner, ou un cinéma avec lui, ou autre chose après tout. Peut-être le salon de l'auto ! Bref ! Tu lui donnes sa chance ou pas ? »
« Ouuiii! Bien sûr! Oh c'est supeeeerr! » Fit Rosalie excitée comme une puce.
« Tiens voilà son numéro, tu te débrouilles seule maintenant. »
Je l'entendis s'étrangler et s'étouffer après ma réplique. J'en avais marre de servir d'hibou entremetteuse depuis le début. Elle et Emmett, mais avant c'était Alice et Jasper. Si je n'avais rien fait pour mon demi-frère, il n'en serait pas là avec Alice. Pas qu'ils en étaient loin dans leur relation, mais c'était toujours plus que rien du tout ! Rosalie et Emmett allaient bientôt les rattraper vu leurs caractères.
« Bon, cette soirée DVD, on se la fait ? » Demandais-je après que Rosalie ait repris une respiration normale.
On avait commandé les pizzas, une quatre fromages, une spéciale, et une reine. On avait installé dans le salon une grande nappe de pique-nique à la place de la table, et on avait mis pleins de coussins et une grosse couverture. Heureusement que sa mère était au courant et qu'elle nous avait donné son feu vert. D'ailleurs elle était même venue nous aider. Son père n'était pas là ce soir, il devait photographier un grand évènement à New York.
« Les filles ! Les pizzas sont là ! » Lança Maria en arrivant avec les dites pizzas, elles sentaient trop bon, j'en avais l'eau à la bouche !
« Maman, tu regardes avec nous ? » Demanda Alice à sa mère.
« Ça dépend, quel film ? »
« Entretien avec un vampire. »
« Bon, faites-moi une place, je vais chercher un couteau pour les pizzas ainsi que des serviettes et j'arrive. Tom Cruise, attend moi ! »
« Ta mère est fan de Tom Cruise ? » Demanda Rosalie à une Alice complètement choquée.
« Alice, es-tu encore dans ce corps ? » Demandais-je à mon tour après le silence du lutin qui était habituellement une pile électrique montée sur ressorts.
« Wouahhh Maman! » Fit-elle une fois Maria de retour. « Brad Pitt est beaucoup plus beau ! Franchement je ne te comprends pas ! » Lança-t-elle toujours sous le choc.
Alors c'était ça qui préoccupait notre chère Alice. Je pensais que c'était à cause du comportement de Maria pas ses goûts pour les hommes. Cette famille était complètement disjonctée. Je me demandais comment étaient les parents d'Emmett et d'Edward. Échappaient-ils à la règle ou non ?
Le film pouvait enfin commencer. On piochait dans les pizzas au hasard. On était tellement à fond dans le film qu'on ne cherchait pas à savoir ce qu'on mangeait. J'adorais ce film. Je ne m'en lasserais jamais. Cette Claudia m'énervait toujours autant ! Toujours à faire sa gamine capricieuse... C'était triste pour elle à la fin, mais bon, tant pis. Ce n'était pas comme si elle était un ange non plus. Pareil pour Lestat mais allez chercher pourquoi, j'ai toujours été attirée par ce personnage. Quand j'étais petite, j'en étais tombée amoureuse. Je devais avouer que j'étais pour Maria, Lestat était beaucoup plus beau que Louis. Tom Cruise battait à plate couture Brad Pitt ! Puis le film se termina...
« Tom Cruise est vraiment trop beau, » affirma Maria.
« Oh que oui, largement plus que Brad Pitt, » fis-je à mon tour tout en soupirant.
« Bella ne me dit pas que toi aussi? » S'écria Alice choquée une nouvelle fois mais pas autant que pour sa mère.
« Tais-toi et reste avec ton Brad Pitt, » lui répondis-je en tirant la langue comme une gamine.
« Quoi que ça ne m'étonne pas trop finalement, » continua Alice comme si je n'avais rien dit. « Vu comment tu as flashé sur mon cousin... »
« Je n'ai pas flashé sur Edward! » M'écriais-je choquée à mon tour !
« Comment tu sais que je parlais d'Edward ? » Me demanda-t-elle avec un sourire malicieux.
« Parce que Emmett est pour Rosalie, » répondis-je comme si c'était évident.
« Oui, mais rien n'empêchais que tu flash sur lui, » me fit remarquer Maria.
Nan, elle n'allait pas s'y mettre aussi ? Qu'avais-je fait dans une autre vie pour mériter un tel châtiment ?
« Ouais c'est vrai, mais nan il ne me plait pas. En plus il a baptisé son monstre de voiture "Choupinette". Et c'est vrai que physiquement, je trouve Edward pas mal, mais je ne le supporte pas ! Ça s'arrête là ! » Répondis-je pour clôturer ce sujet.
« Choupinette... » Entendis-je Rosalie pouffer.
« Okay, okay, si tu le dis. Bon, en avant pour Pirates des Caraïbes ! » S'excita toute seule notre lutin.
Le film était super. C'était vraiment mon préféré de la trilogie. D'ailleurs j'étais pressée de voir le quatrième mais il n'était pas pour maintenant. Je voulais revoir Jack Sparrow, il était trop beau ! Allez Bella, reprends-toi. Mais pourquoi est-ce qu'il mettait des acteurs aussi beaux ? Aussi s'ils étaient moches, on irait sûrement moins voir les films.
Rosalie m'avait finalement demandé le numéro d'Emmett, qu'elle n'avait pas pris quand je lui avais donné. Il y aura sûrement un autre couple prochainement. Peut-être pour le prochain épisode. Sauf que nous ne sommes pas dans une série tv. Je la vis taper un texto à toute vitesse, puis son portable vibra pratiquement aussitôt, et je la vis faire des mini bonds dans le salon. Je jetai un regard vers Alice, on avait compris ce que ça signifiait. Rosalie nous fit la bise, elle avait de la route à faire, et rentrer de nuit ce n'était pas super.
J'aidais Alice et Maria à ranger puis Alice me raccompagna chez moi. Elle me fit la bise, et me lança un "à lundi". Je rentrai chez moi le plus doucement possible, et avançais à tâtons. Mon père devait déjà dormir, et Jasper, lui je ne savais pas. Soit il dormait, soit il regardait la télévision ou bien il jouait aux jeux vidéo. Je passai la tête après avoir entrebâillé la porte de sa chambre, et je le vis, manette à la main sur sa console.
« Salut 'tite sœur. »
« Comment t'as su ? » Demandais-je étonnée.
« Désolé de te dire ça, mais tu n'es pas très discrète. »
« Oh. »
« Tu joues ? »
« Nan, je vais aller me coucher, bonne nuit. »
« Bonne nuit. »
Le dimanche, je flemmardais au lit. Je stressais pour le lendemain. Mon premier cours particulier de judo avec Edward, mon dieu j'allais mourir. Maman! Je demanderai à Charlie si je pourrais lui emprunter son arme ! En plus je devais faire le trajet jusqu'à chez lui en sa compagnie. Super ! C'était la joie, vraiment, je sais que mon visage n'exprimait pas tellement cette émotion, mais bon, que voulez-vous ? Je ne savais pas mentir ! La torture allait bientôt commencer, dans quelques heures, je serais dans les mains de Satan. J'espère que ses parents seront là, Alice m'avait dit que son oncle était médecin, et je pense qu'on en aura besoin. Comme je le disais toujours, vive le sport !
