Chapitre n°14:
POV Bella
Cinq heure quarante-cinq. Je me levais. Je n'avais pas beaucoup dormis et je savais que je pouvais toujours essayer, mais que je ne pourrais pas retomber dans les bras de Morphée. J'avais pensé à toutes les situations possibles, mais aucunes ne semblaient possible. Oui, ça m'étonnerai que je me blesse gravement quand même. Enfin, mieux fallait ne rien dire, j'étais tellement maladroite que s'en était possible.
Qu'est-ce que je pouvais faire à cinq heure quarante-cinq aussi? Rien de spécial. Même Charlie dormais encore. Je décidais donc à descendre dans la cuisine pour me préparer un petit déjeuner parfait pour une reine allant se sacrifier, ou parfait pour une guerrière allant au front. Je me pris donc un bol avec du lait que je venais de faire chauffer, je le remplissais de céréales au chocolat, et me préparais des tartines avec du pain que je venais de faire griller, et par-dessus je rajoutais du beurre ainsi que de la gelé de groseille. Hummm... ça me donnait encore plus faim.
Après avoir tout avalé, comme une goinfre je l'avouais, je me versais un verre de jus d'orange que je venais de presser, il me fallait des vitamines pour ce soir. Tout en pensant à mon cours je vis que ma main tremblait. Aller, il fallait que tu arrêtes de trembler où tu risquerais de casser ce verre. Je préférai poser le tout avant qu'un drame n'arrive.
Je levais ma tête pour regarder l'horloge de la cuisine. Il était six heure cinq. Je commençais à faire couler le café, et préparais deux tasses, deux cuillères, et sortais le pot de sucre. Je n'allais pas tarder à aller réveiller les garçons, que dis-je, les hommes. Ils n'étaient peut-être plus des gamins, mais il fallait toujours qu'une présence féminine soit là pour les maternés. Les hommes sont-ils tous pareil? Surement, quand je repense à Phil et ma mère, c'était exactement la même chose. Mais comment avait fait Charlie pour survivre avant mon arrivé? Telle était la question. Bon, à partir de maintenant j'allais faire une pause avec Shakespeare, je commençais à parler comme lui!
Le temps de dériver et cinq bonnes minutes s'étaient écoulés. Je montais les marches en quatrième vitesse, pour moi, en prenant le risque de ne pas analyser chaque marche et arrivais indemne à la porte de ma chambre. Bon bon bon. Comment allais-je m'habiller aujourd'hui? Déjà je mettais mon jogging et un de mes T-shirts dans un sac. Et maintenant je me re-plantais devant mon armoire, et le même dilemme refit surface.
Fait comme si tu étais à Phœnix. Là-bas tu savais t'habiller sans problème, tu mettais des habits originaux, tu étais assez populaire et tout le monde t'aimais bien, ou presque. Oui mais avant personne ne nous parlais, et on restait toujours ensemble, il n'y avait personne d'autre que nous deux. Jasper et moi. Maintenant on avait des amis, des vrais, donc c'était différent.
Bon, quand tu ne sais pas comment t'habiller, choisi les chaussures en premier! J'optais donc pour mes converses rouges. Et finalement, je choisissais un jean blanc, et un chemisier satin rouge. D'ailleurs je ne savais même pas que j'avais ça dans mon armoire. Et ce chemisier ne faisait pas parti de mes derniers achats, non non non. Je pris mes sous-vêtements et partis en direction de la salle de bain.
Un coup d'œil à l'horloge de mon portable m'indiqua qu'il était six heure trente-huit, et quelques secondes surement. Je mis deux minutes à réfléchir pour savoir si je prenais le bain ou la douche. Finalement, j'optais pour le bain. J'ouvris les robinets et commença à faire couler l'eau. Pendant ce temps, j'allais réveiller les deux hommes de la maison.
Je commençais par mon père, je n'allais pas lui faire de crasse, je réservais ça pour mon frère, logique. J'entrais doucement dans son territoire, m'approchais de son lit et le secouais lentement.
« Papa, réveille-toi, il est, six heure quarante, debout. » Il grogna. « Debout, tout est près dans la cuisine, tu n'as plus qu'à te servir ton café. » Il me lança un petit merci tout en se relevant.
J'ouvris la porte de la chambre de Jasper le plus doucement possible, et entrais à pas de loup. De toute façon, il n'avait pas le sommeil léger. Puis, une fois que j'étais assez proche, je bondissais sur lui. « Allez Jasper, c'est l'heure de te lever, va boire ton café sale ours mal léché! »
« Ferme là, » aboya-t-il.
Comme si j'allais laisser tomber aussi facilement. Je me levais et allais ouvrir ses volets et laissais ses fenêtres grande ouverte. La réaction fut instantanée. Il ouvrit en grand les yeux, qu'il referma aussitôt à cause de la lumière et se leva pour refermer ses fenêtres.
« Mais t'es complètement folle, il caille! » Me dit-il en criant et en faisant les gros yeux.
« Il doit être près de six heure cinquante alors debout! »
Puis je sortis le plus vite possible de sa chambre pour aller m'enfermer dans la salle de bain. Je refermais de justesse les robinets, je les avais oubliés. Je rajoutais quelques sels de bains et me déshabilla.
Je mis un orteil dans l'eau, elle semblait bonne. Je mis donc mon pied entier et l'eau m'arrivait presque aux genoux. Je fis le même manège pour l'autre jambe mais en accélérant le mouvement. Puis petit à petit, je me baissais jusqu'à temps d'être complètement assise. Et enfin, je m'allongeais. Ahh... Je soupirais. Qu'est-ce que ça faisait du bien de se reposer, surtout après une nuit de sommeil comme la mienne.
Après cinq-dix minutes à ne rien faire à part rester tranquille, je commençais à me faire un shampoing puis après avoir rincer, j'appliquais une crème dans mes cheveux que je devais laisser poser. Pendant le temps de la pose, je me savonnais le corps, toujours en prenant mon temps. Ahhh... Ce que c'était bon de se relaxer. Puis je rinçais le tout. Je profitais encore deux minutes du bain et me levais. Je sortais en faisant attention à ne pas tomber, attrapais une serviette que j'enroulais autour de mes cheveux, et me séchais à l'aide d'une deuxième serviette.
Une fois complètement sèche, je m'habillais, et me brossais les dents. Je démaillais ma tignasse puis filais dans ma chambre. Je n'avais pas préparé mon sac de cours, donc je le fis directement. Je mis ensuite mes bijoux. Il ne me restait plus que le maquillage, mais avant, j'attrapais un élastique qui était posé sur mon bureau et me fis une haute queue de cheval, puis je repartie vers la salle de bain. Aujourd'hui, ce sera un maquillage simple, du mascara, du fard à joue et du brillant à lèvre. Un petit coup de parfum et me voilà prête.
Quelle heure était-il. Sept heure quarante-six. J'appelais Alice, vu qu'elle n'était toujours pas arriver. Pourvu qu'elle n'ait pas oublié de se réveiller. J'avais minimum trente minutes de marche, pour quelqu'un qui marche bien, bien sûr. Et il me restait quinze, vingt minutes pour arriver au lycée. Pourvu qu'elle ne m'ait pas fait ce coup, pas de panne de réveil je vous en supplie.
Je descendis les escaliers, mon sac sur l'épaule. J'attrapais ma veste au vol, et remarquais que Jasper était déjà parti. Je pris mon téléphone et appelais mon lutin préféré.
« Allez répond... A.. Alice? » Bafouillais-je en m'étranglant à moitié.
« Oh, bonjour Bella. »
« Dit, ou plutôt ne me dit pas que tu es en retard... Où es-tu bon sang? » Lui demandais-je légèrement paniquer à l'idée d'arriver en retard.
« Hein? Oh... Merde... Nan t'inquiète je... Je ne suis pas en retard. Je suis désolé Bella, j'avais complètement oublié de te prévenir! »
« Me prévenir de quoi? » Lui demandais-je en enfilant ma veste.
« Bin, ce matin Jasper est passé me prendre à la maison, et j'ai oublié de te prévenir que je ne viendrai pas te chercher. Je suis désolé, vraiment désolé Bella. »
« Tue Jasper pour moi s'il te plait, il ne m'a pas prévenu non plus! » Dis-je en fulminant.
« Il m'a dit qu'il avait eu le droit à un réveil mouvementé? » Me demanda-t-elle en taquinant mon frère que je devinais juste à côté.
« Rien qu'il n'avait pas mérité, je te rassure. »
« J'essayerai ce genre de réveil sur mes cousins un jour... Quand j'aurais écrit mes testaments, » fit-elle en riant.
« N'oublie pas de filmer. Et si il te faut une complice, je suis là, et t'auras qu'à demander l'aide de Rosalie aussi, je suis sûr qu'elle meurt d'envie de réveiller Emmett, » dis-je en riant à mon tour. « Bon écoute, je suis désolé je vais devoir te laisser, j'ai minimum trente minute de marche, et sans compter les chutes! Donc, on se voit ce midi à la cantine. Bisous! »
« Bisous bisous, et bonne randonner! » Me taquina-t-elle.
J'allais la tuer. D'abord Jasper, puis Alice, puis son cousin,... Moi qui voulais appeler Jacob avant de partir... Je l'appellerai plus tard.
Je sortis donc de chez moi, mais sans me presser. Je savais déjà que j'allais être en retard, donc à quoi bon, autant prendre mon temps et marcher tranquillement, retard pour retard. Rien ne changera.
« Et merde! » Sifflais-je.
J'avais oublié mon sac avec mes affaires de sport dans ma chambre. Et hop, demi-tour. Heureusement que je m'en étais vite aperçus, j'avais à peine fait trente mètres. J'ouvrai la porte, après avoir cherché mes clefs pendants deux minutes, et grimpa les escaliers le plus vite possible. Je trouvais mon sac en plein milieu de mon lit. J'avais l'impression qu'il me regardait en me disant: ''tu m'as oublié, tu m'as oublié'' et en chouinant. Okay, maintenant c'était sûr, je devenais folle.
Et re-demi-tour, et cette fois-ci direction le lycée. Ce sac m'avait fait perdre un temps fou. Ça ne servait plus à rien de regarder l'heure à part me stresser. De toute façon, je sentais que ça allait être une mauvaise journée. Dès que minuit avait sonné, tout s'était transformer... J'arrêterais de regarder la télévision dès ce soir.
J'arrivais devant le lycée à huit heures cinquante-trois. Bon, j'avais le temps d'aller au secrétariat et de signer mon billet d'absence, ou de retard comme ils veulent.
« Bonjour Madame Cope, » lançais-je à la femme qui travaillait derrière son bureau, qui soit dit en passant possédait un bordel fou!
«Oh, bonjour mademoiselle euh... »
« Swan. Mademoiselle Swan. »
« Ah oui, c'est vrai, la petite nouvelle, excusez-moi. Que puis-je pour vous? » Me demanda-t-elle en me faisant clairement comprendre que je la dérangeais.
« En fait, je viens d'arriver, pas de moyen de transport et je l'ai appris au dernier moment, alors que je commençais à huit heure cinq. »
« Oh je vois, ça ne servira à rien de vous envoyer dans votre cours, ça ne va pas tarder à sonner. Je vous fais signer le billet d'absence. Voilà, il doit vous rester à peu près cinq minutes, vous avez qu'à vous diriger vers votre prochain cours. Au revoir. »
« Merci, au revoir et bonne journée, » lui lançais-je.
J'attendis quelques secondes sa réponse, un simple merci de remerciement qui ne vint pas. Je soupirais et fis ce qu'elle me conseilla. Le temps d'y aller, je branchais mon IPod et mis mes écouteurs. Je sélectionnai l'option aléatoire et attendis la première chanson. C'était « I Wanna MMM » de The Lawyer. Suivante. « Suerte » de Shakira. Voilà qui est mieux. Je dansais en même temps que je marchais, heureusement qu'il n'y avait personne dans les couloirs, sinon je me serais fait remarquer et ridiculiser, et ce n'était pas drôle quand j'étais seule à faire l'andouille.
En même temps que la chanson se termina, j'entendis la cloche sonner. Les élèves se trouvant dans la salle sortir comme si il y avait le feu à l'intérieur. Une fois que toute la cohue eu disparu, je fis mon apparition dans la classe. La super salle de mathématiques. Je m'installais à ma table habituelle tout en lançant un 'bonjour' au professeur. J'étais la première. Petit à petit, la classe commença à se remplir. Je me mis à regarder la fenêtre. Pour une fois il ne pleuvait pas. Il ferait presque beau, ce qui était rare à Forks.
Le bruit du tabouret que l'on tirait à côté de moi me fit sortir de mes pensées. Je tournais la tête lentement, quittant la lisière de la forêt des yeux pour regarder mon voisin. Quand je vous disais que c'était une mauvaise journée!
« Edward! Quelle... Plaisir! » M'exclamais-je ironique.
« Apparemment tu as loupé ton premier cours? »
« Oui, une trahison de la part de ta cousine et de mon frère, » sifflais-je de nouveau énervé.
« T'as de la chance, il n'a pas plus, » me dit-il avec son sourire en coin.
« Pour ça, je ne dis pas le contraire, mais si seulement on m'avait prévenue, en plus je m'étais levé tôt! Ils avaient tout le week-end pour me le dire, et même ce matin, mais nan il a fallu que je l'appelle, moi, à la dernière minute! »
« Hey, c'est bon, ne t'énerve pas. Tu vas te fatiguer et n'oublie pas que j'ai ton cours à te donner ce soir, donc ménage toi! »
« Oh, ne me remet pas ça dans la tête Cullen! J'essaie déjà d'oublier! » Répondis-je en m'emportant de nouveau.
Puis je reportais mon attention au cours qui venait de commencer. Le cours se passa sans plus d'embrouille. Malgré qu'Edward tenta quelques fois certaines approches quand le prof avait le dos tourné. Je l'ignorai donc royalement à chacune de ses tentatives. Puis, il y avait la pause où je retrouvais Emmett. Je pensais qu'Alice et Jasper serait avec lui, enfin au moins Jasper, mais non il était seul.
« Salut Em'! »
« Bells! Ma petite entremetteuse préférée. Tu fais des malheurs dis donc! »
« Hein? » Grimaçais-je totalement perdu.
« J'espère que pour Rose et moi ça se passera aussi bien que Jasper et Alice. »
« Ah oui, comment ça se passe entre eux? » Demandais-je curieuse.
« Quoi? » S'exclama-t-il interloquer. « Tu n'as pas de suivit avec tes clients? Mais c'est inadmissible! »
Il m'expliqua donc qu'ils étaient tout le temps coller l'un à l'autre. Un vrai petit couple. Au moins, il y en a qui étaient heureux. Tant mieux. La cloche sonna, c'était le signe de la reprise des cours. Je m'éclipsais et fit un signe de la main à Emmett.
Les deux autres heures passèrent assez rapidement. Rien de spécial ne s'était passé, à part un petit contre temps avec miss Malory. Mais rien de réellement important pour que j'en sois choquer. Je rejoignais donc à midi notre table habituelle, plateau de repas en mains.
« Jasper, Alice, bonjour. »
« Bella, je suis désolé, j'ai complètement zappé. Mais je sais comment me faire pardonner, » me dit-elle avec un clin d'œil.
Je lançais des éclairs à Jasper pour lui faire comprendre que je n'étais pas prête à lui pardonner. Alice n'avait pas fait exprès, mais lui si! Puis je retournais mon regard vers Alice qui était entre ses cousins, en face de Jasper et moi, quand je remarquai...
« Gyaaahhh! » M'exclamais-je en devenant limite hystérique. « Il. Est .Troooop beau! »
« Je te l'avais dit, » entendis-je Jasper qui s'adressait à Alice.
« Gyyyah! Il est encore plus beau que Tom Cruise et Johnny Depp! » Lançais-je toujours en mode furie hystérique.
« Bella, arrête avec ce Tom Cruise, l'est trop moche dans le film, Brad Pitt est beaucoup mieux. »
« Qu'est-ce que tu lui as montré? » Demanda Edward à sa cousine. « Une photo de moi? »
« Bien sûr que non espèce d'idiot, » répondis-je à la place d'Alice.
« C'est qui alors? » Questionna Emmett.
« David Tennant, » fis-je en soupirant et en gardant un sourire niais sur mes lèvres. « L'acteur qui joue le rôle du Docteur dans 'Doctor Who'. Le plus bel homme que je n'ai jamais vu! Après Hugh Jackman. »
« Il est moche! » Répondirent les deux frères Cullen en même temps.
« Naaaa! N'importe quoi. Vous êtes bien des mecs, vous avez de la merde dans les yeux! Taisez-vous au lieu de dire des conneries! »
« Elle est en mode 'Gyaaahhh' ne fait pas attention, » les informa Jasper.
Je le tapais après qu'il ait dit sa réplique. En mode 'Gyaaahhh', c'était quoi ça? Comme si je faisais ce son. Vous m'entendez dire cette chose? N'importe quoi. Je n'ai jamais fait attention, mais je ne disais surement pas ça... J'espère. La honte sinon. Mais il fallait mettre ça de côté, il y avait une photo de David Tennant en mode Doctor Who. Je touchais la photo comme si c'était un trésor, et la mis dans mon agenda.
L'heure de déjeuner passa, et ce fut déjà l'heure d'aller à mon cours de biologie, mon partenaire de labo aux talons. Un TP nous attendait, on devait faire un devoir en collaborant. Je détestais ça. Mais je ne fis rien le montrant, et travaillait comme si de rien n'était.
Il était dix-sept heures et quelques. J'attendais patiemment mon 'professeur'. Les trois autres étaient déjà partis et nous attendaient chez les Cullen. Enfin, je vis le beau minois, euh... Je voulais dire, la sale gueule... Nan, il ne fallait pas exagérer. Donc je disais, enfin je vis ce crétin arriver avec un sourire fier et arrogant comme il savait si bien les faire.
« Prête pour notre petite ballade? »
« Ai-je le choix? » Demandais-je exaspérer par son ton enjoué.
« Nan je ne crois pas, » dit-il en agrandissant son sourire.
En voyant ce sourire, je me retins de lui faire remarquer qu'il devrait faire les publicités pour les dentifrices. Ça prouverait qu'il possédait un beau, que dis-je, un magnifique sourire à tomber par terre et je ne voulais pas qu'il le sache.
« Bon écoute, cette ballade, comme les cours de judo, ne me font pas plus plaisir qu'à toi okay? Donc pour éviter tout problème, ne me parle pas si c'est sans intérêt. »
« Sauf que, ce qui te semble sans intérêt, va peut-être en avoir pour moi. »
« Han... Ferme là Cullen! »
Sur ces derniers mots, je branchai mes écouteurs, et parti en courant. Doucement mais surement. Je fis quelques mètres avant de m'arrêter. Je lui avais demandé qu'il me montre le chemin, mais Edward n'en fit rien, il se trouvait toujours derrière moi, et je ne savais même pas s'il me suivait ou s'il avait fait demi-tour. Je rangeai donc mon IPod.
« Edward! » Demandais-je complètement exaspéré et les poings sur les hanches. On y va?
« Vas-y, je te suis. »
« Mais ce n'est pas possible, » murmurais-je dans un souffle. » Je viens de te le dire! Je ne sais pas où tu habites! » M'énervais-je.
« Et bien tu le sauras bientôt... »
« A la seule condition que tu m'y emmène! » Le coupais-je. « Oh et pis j'en ai marre. J'appelle Alice. »
« Okay okay, c'est bon. Suis-moi Miss Grincheuse, » dit-il sarcastique.
Il commença à trottiner devant moi. Et franchement, j'espérais qu'il vivait à l'autre bout de la ville car la vue était... Fascinante, tentante... Il était extrêmement bien foutu, bon dieu! Et voilà que tous mes rêves revenaient d'un coup. Allez ne pense pas à ça. Tu dois devenir une jeune fille sage, au moins jusqu'à... La fin de l'année? Vingt minutes de matage après, on s'engagea dans une allée caché par des arbres. Ils vivaient planquer ou quoi? Puis, cinq minutes après, une belle et énorme villa blanche fit son apparition. Avais-je transplané dans un conte de fée? J'adorais cette maison.
« Sublime, » chuchotais-je sans faire attention.
Je l'entendis pouffer derrière moi. Il se moquait clairement de ma réaction. La jeep d'Emmett, ainsi que la moto de Jasper étaient dans la cours. Bon, il n'y avait plus qu'à entrer. Je suivis Edward, toujours en restant bien derrière lui, autant en profiter encore un peu non? Et entra après lui dans sa fabuleuse maison. Des éclats me parvenaient de ce qui me semblait être le salon. Je ne disais plus rien, je faisais ma timide. Normal, j'étais dans un lieu inconnu et pratiquement seul, Edward ne comptait pas, ce n'était pas lui qui allait me mettre à l'aise.
« Salut, » dit-il en entrant dans la pièce.
« Bonjour mon chéri, alors tes cours? » Demanda une voix féminine.
« Maman, » l'entendis-je grogner. « Tout c'est bien passer. »
« Au faite, où est la jeune fille que tu devais entrainer? »
« Hum... Je suis là... Bonjour madame Cullen. »
« Il n'y a pas de madame qui compte avec les amis de la famille. Appelle-moi Esmée. Et toi c'est Bella c'est ça? »
« Oui, » fis-je d'une voix mal assuré.
« J'ai beaucoup entendu parler de toi, » me dit-elle avec un sourire chaleureux.
« Oh, et bien, je ne sais pas ce que l'on vous a dit mais j'espère que ce n'était pas trop dévalorisant. »
« Quatre-vingt-dix pour cent de compliment de la part d'Emmett et Alice. Les dix pour cent restant sont ceux d'Edward, et il ne devait pas apprécier qu'une fille lui tienne tête, surtout aussi mignonne que toi, » me dit-elle sur le ton de la confidence.
Je rougis à sa remarque. Esmée était une femme formidable. Je la connaissais peu, mais je pouvais voir qu'elle était très jolie, et super gentille. Elle me faisait pensée à Maria mais en plus calme. Beaucoup plus calme. Les garçons taquinaient Edward, et voulaient savoir si on s'était entre-tué pendant la route. Ils voyaient bien quand même qu'on ne possédait aucun bleu ou coupure... Jasper et Emmett étaient vraiment des idiots finis! Heureusement qu'Alice et Esmée étaient là.
« Tu veux boire ou manger quelques choses? » Me demanda Esmée.
« Je veux bien un verre d'eau s'il vous plait. »
« Alors, prête à affronter mon cousin? » Me questionna le lutin.
« J'ai passé tout mon dimanche à stresser rien que d'y penser ainsi que toute la journée d'aujourd'hui, et encore maintenant. Donc non, je suis loin d'être prête. J'espère que tu m'as pris un rendez-vous avec l'hôpital. Si je ressors avec seulement un bras cassé et une cheville foulée, je serais heureuse. »
« Roooh, ne sois pas si négative! Tant que tu ne penses pas positif, rien ne bon ne t'arrivera! » Me gronda-t-elle.
« Mais je suis très positive. Je n'ai pas dit les deux jambes cassée, plus le poignet tordu, et deux côtes déplacées... »
« Mais pourquoi tu ne te dirais pas que tu ne seras pas blessée tout simplement? »
« Parce que c'est tout bonnement im-po-ssi-ble! » Dis-je en détachant bien les syllabes.
« Tiens Bella,» me dit Esmée en me donnant un verre d'eau.
« Merci. »
Je buvais le plus lentement possible en essayant de déstresser. Il fallait vraiment que je fasse du yoga. Avant j'en faisais chez ma mère et Phil sur la wifi. Je devrais continuer même sans console. Edward me dit qu'on n'allait pas tarder à commencer l'entrainement. Alice m'emmena donc dans sa salle de bain pour que je puisse me changer tranquillement.
« Tu as une chambre et une salle de bain chez tes cousins? » Me rendis-je compte en montant les marches.
« On ne sait jamais ce qui peut arriver. Au cas où qu'un soir je ne puisse pas retourner chez moi pour une obscure raison, au moins je ne dormirais pas dans un canapé. »
« Mais ils doivent bien avoir une chambre d'ami vu la grandeur de cette maison. »
« Oui, mais je préfère avoir une pièce bien à moi! »
Cette fille était vraiment un phénomène. Et comment voulait-elle que je puisse me changer tranquillement si elle restait avec moi pour me donner des derniers conseils. J'essayais d'oublier ce qui allait se passer dans quelques minutes et elle me parle encore de ça. Je l'adorais mais à force, je risquais de l'envoyer ce faire voir. Je la mis donc dehors. Elle fit mine de bouder mais comprenais enfin que je voulais du silence! Mot qui généralement n'était pas dans son vocabulaire.
Une fois mon jogging et mon t-shirt enfilé, j'ouvris la porte sur une Alice... Une Alice qui faisait une tête assez bizarre.
« Qu'est-ce qu'il y a? Ça ne va pas? » Lui demandais-je.
Elle me fit signe avec ses mains qu'elle avait fermé sa bouche à clé et qu'elle l'avait jeté. Ses lèvres étaient pincées, et ne formaient plus qu'une ligne. Ça se voyait qu'elle avait envie de parler. Je sens qu'elle n'allait pas tarder à exploser.
« C'est bon Alice... »
« J'ai horreur de ta tenue, mais pas le choix c'est le sport. Quoi que maintenant il existe de superbe tenue de sport tu sais? Il faut vraiment que tu t'en achète une! Tu verras, tu feras craquer mon cousin! »
« Je m'en fiche de ton cousin, » sifflais-je entre mes dents.
« Oui oui, je sais. Autant que moi je me fiche de Jasper. »
« N'importe quoi... »
« Allez go! » En avant pour la séance de torture. Je la suivis jusqu'à dehors. Ils avaient prévu de faire ça dans le jardin? Mais ils sont fous! Et s'il se mettait à pleuvoir? Bravo la catastrophe. Ah nan! Oufff...J'avais eu peur. En fait c'était dans leurs garages. Une fois entrée, je vis que plusieurs matelas de sports avaient été installés. Je soufflais. Au moins je n'aurais pas si mal quand je tomberais. J'enlevais mes chaussures, Edward en fit de même. Jasper, Emmett, Alice et Esmée s'installaient sur des canapés. Ils avaient des canapés dans leur garage? Et un minibar aussi. Edward et moi avions chacun deux supporter, il avait Jasper et Emmett, tandis que moi, j'avais Alice et Esmée. En gros, les filles pour les filles, et les mecs pour les mecs.
« Allez Bella! Apprend lui notre façon de nous battre! »
« Alice! Ce n'est pas un combat. Et heureusement pour moi d'ailleurs! »
« Hey, Belly Bells, applique mes conseils! » Cria Emmett.
« T'es pour moi ou quoi? » Interrogea Edward.
« Mais oui frérot, mais j'ai bien le droit de lui donner quelques conseils, de toute façon, on sait tous qu'elle va perdre. »
« Bella est une fille. Et toutes les filles savent se battre un minimum! » S'exclama Alice.
« Je te paris dix dollars qu'elle ne tiendra pas deux minutes. »
« Paris tenue! » Siffla-t-elle.
Je me mis face à Edward. Chacun fit deux pas l'un vers l'autre. Un peu plus d'un mètre nous séparait. Un mètre de trop pensais-je. Non, non, non! Ce n'était pas assez, je voulais m'enfuir, mais mes jambes n'en firent rien. J'entendis le 'GO' d'Emmett pour nous dire de commencer. Et en deux temps, trois mouvements, je me sentis soulevée du sol. Quand je rouvris les yeux, j'étais par terre. Emmett avait gagné. Je n'avais même pas tenue une minute.
« Edward! » Entendis-je Esmée le gronder. « Tu dois lui apprendre, pas la mettre par terre. »
« Oh mais ce n'est rien! » Lui répondit-il.
« Si Edward! Alors maintenant, arrête de faire l'andouille, et fait ce que tu dois faire. »
Vu la tête qu'il faisait, Edward ne devait pas apprécier d'être remis en place devant tout le monde. Moi par contre, je jubilais. Puis le cours commença enfin.
Au tout départ, il me montra quelques techniques pour chuter sans me faire mal. Techniques que j'assimilais au bout de dix essais. Et encore, c'était à peu près. Mes fans m'encourageaient toujours, ils avaient du courage de rester dans mon camp! Au bout d'une demi-heure, il me montra des techniques de bras, de hanche, de jambes. Il m'avait dit qu'on verrait quelques techniques de projection aujourd'hui. Pas toutes les techniques existantes, mon but n'étant pas de devenir professionnelle mais de réussir mes examens.
Je détestais le judo, et ce point était définitif. Ils m'avaient fait voir plusieurs prises que je devais reproduire. C'était une catastrophe. D'ailleurs il attendait que je recommence. Donc je devais l'attraper par les jambes et le pousser en arrière. Le problème c'était que je me sentais complètement ridicule!
« Si tu veux vraiment me faire bouger, tu dois placer tes mains plus haut! » M'informa Edward encore une fois.
Plus haut? Déjà que le prendre par derrière les genoux ça m'intimidais, donc si il fallait que je mette mes mains sur ses cuisses, oh mon dieu! Je les montais légèrement, oui très légèrement, pratiquement aucune différence. Edward souffla de désespérance et plaça correctement mes mains, c'est à dire, pratiquement sous, voire même sur, ses fesses. Je rougis instantanément. Je faisais concurrence aux tomates. Et maintenant je devais le pousser, mais pour cela je devais me coller à lui. Il suffisait que je baisse légèrement la tête pour rencontrer son ami intime. Oh mon dieu! Quelque chose de très masculin se trouvait sous mes yeux, sous mon nez. Il ne fallait surtout pas que je glisse, je ne voulais pas rencontrer cette chose, du moins pas maintenant! Mais qu'est-ce que je racontais? Je ne voulais pas la rencontrer du tout! Du coup, je n'osais pas le pousser.
« Bon, ça ne va pas! Je te le remonte une dernière, » s'impatienta-t-il.
Je le relâchais, et attendais. Je n'avais rien à faire, à part l'agripper pour ne pas me faire mal en chutant. Il m'attrapa à la limite des fesses, passa sa jambe gauche entre les miennes, me souleva de façon à ce que mes bras puissent passer au-dessus de son épaule gauche, et me poussa en arrière. Je me sentis glisser de son épaule. Je m'agrippais donc plus fortement à lui, et on chuta plutôt brutalement au sol. Heureusement qu'il y avait un matelas, déjà que je servais d'amortisseur pour mon professeur préféré, le préféré était ironique bien sûr. Il était carrément étaler sur moi. Je n'osais même plus bouger. Voyant qu'il ne faisait aucun effort, je relevais la tête et ce que je vis me figea. Edward Cullen était, et j'en étais sûr, en train de me mater la poitrine! Il avait pratiquement son nez à l'intérieur.
« La vue te plais? » Lui demandais-je froidement.
Il avait dû réaliser que je l'avais surpris en flagrant délit car il releva sa tête aussitôt mes paroles prononcé. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il allait suivre. Il était en train de m'embrasser! Un baiser assez rapide dans le temps, et mais qui dura une éternité dans ma tête. Mon dieu, il venait de causer ma mort! Je sentais mon visage aussi chaud que de la lave en fusion, et il était sûr que dorénavant, les tomates ne m'arrivaient même plus à la cheville vu la couleur que je devais aborder.
« Ça va? Vous n'êtes pas blesser? Ou il faut que j'aille chercher la trousse de secours? » Nous demanda une voix masculine que je ne connaissais pas.
J'imaginais facilement que ça devait être son père. Je ne savais pas quand est-ce qu'il était arrivé, mais vu qu'il était assis sur le canapé où étaient Alice et Esmée, il devait être là depuis un moment, d'ailleurs il semblait amuser par la situation. Un autre point que je remarquais seulement, qu'est-ce qu'il était beau! Pas aussi beau que nos acteurs chouchou, mais il possédait une beauté digne d'un mannequin. Je comprenais mieux pourquoi son fils était aussi beau. Edward ressemblait beaucoup à son père dans les traits de son visage, par contre il avait les yeux de sa mère. En parlant d'Edward, il n'avait toujours pas bougé son, sublime, corps!
« Tu deviens lourd, casse-toi ou je crie au violeur! » Le menaçais-je.
« C'est bon, calme toi, et puis ce n'est pas comme si je l'avais fait exprès que ce soit t'embrasser ou tomber sur tes seins, » se défendit-il.
« Mais bien sûr, comme si j'allais gober ça! »
Finalement, il me prévint qu'on réessayerait la prochaine fois, et qu'on allait essayer une autre prise. Il me refit la démonstration. Trop rapidement à mon gout, vu que je me retrouvais déjà à terre. A peine le temps de commencer. Qu'est-ce qu'il m'énervait quand il faisait ça. Il devait m'apprendre un minimum de prise, par me mettre à terre un maximum de fois!
« Bon à ton tour maintenant, » me prévint-il.
Bon, j'avais déjà vu cette prise tout à l'heure, et aussi pendant les cours. Je ne l'avais pas fait, mais Alice s'était entrainer sur moi. Fait travailler tes neurones Bella. Tu avais juste à reproduire les gestes qu'il avait fait.
Alors si je me souvenais bien, je plaçais ma main droite derrière la tête d'Edward. Je collai mon dos à son buste tout en empoignant son bras droit avec ma main gauche puis levait ma jambe droite entre ses jambes pour le faire basculer par-dessus mon épaule. Facile. Mais juste en pensée. Tout se passait à peu près bien sauf qu'au moment de lever ma jambe, je mis un peu trop de puissance...
« Ahhh! » Cria Edward.
Et merde. Le pauvre ne pourra plus se reproduire. J'espérais pour lui que ce n'était pas un fan de sport de lit sinon, il devra attendre avant de recommencer ses activités. Il était plié en deux, genoux par terre, se tenant ses parties qui devait souffrir en ce moment.
« Désolé! » Soufflais-je sincèrement.
Emmett était mort de rire, Alice était dans le même état, Jasper lui ce retenait un maximum. Sa mère avait l'air partagé entre l'envie de rire et l'envie d'aller le prendre dans ses bras. Elle ne fit rien, surement ne sachant pas quoi choisir. Son père avait par contre un regard compatissant envers son fils. Peut-être qu'un souvenir lui était revenu. Tous les hommes avaient déjà dû subir ce supplice nan? Et re-merde! J'avais mal partout. Demain j'allais être toute courbaturée, ça allait être la misère. Je me dirigeais donc vers Alice, pendant que les garçons allaient voir Edward.
« Ouch! Alice, je t'avais dit que je ne ressortirais pas indemne! » Sifflais-je en me tenant les côtes.
« T'inquiète, ça va vite passer, n'oublie pas que tu viens de castrer mon cousin, » rigola-t-elle.
« Ne rigole pas, j'espère pour toi qu'Emmett aura des enfants sinon tu ne seras jamais tata. »
« Oh, ne t'inquiète pas pour ça. Il va vite s'en remettre, il n'est pas en sucre malgré ce que l'on pourrait croire en ce moment, » pouffa-t-elle.
Puis je m'affalais sur le canapé libéré. J'étais fatiguer, j'avais besoin d'une bonne nuit de sommeil, mais avant tout, d'une bonne douche. J'en fis part à Alice et elle me proposa d'utiliser la sienne. J'acquiesçais et me dirigeais vers sa salle de bain, le lutin aux talons.
POV Edward
J'avais bien vu que la posture la gênait. Sa tête était vraiment près, et elle ne mettait pas ses mains assez hautes. Cette prise était parfaite pour les pervers, je l'avouais. Mais c'était une technique de judo, et pas si compliquer que ça à retenir. Je lui remontais les mains, et son visage prit une teinte de plus. Cette couleur lui allait assez bien. Bon, reprenons-nous. Ton cours n'était pas encore terminer!
« Bon, ça ne va pas! Je te le remonte une dernière fois, » dis-je en commençant à m'impatienter sérieusement.
Je lui remontrais une nouvelle fois cette prise. Je fis comme les autres fois. Mais une fois que ses bras étaient passés par-dessus mon épaule, je la senti glisser et s'agripper fortement à mon t-shirt. A cause de tout ce remue-ménage, elle me fit perdre l'équilibre et je tombai sur elle, qui elle-même retomba sur le matelas. Heureusement qu'on l'avait installé. Au bout de quelques secondes, je remarquais que ma tête reposait sur quelques choses de moelleux. Je tournais légèrement ma tête pour voir que j'avais le nez entre ses seins. Misère, elle allait me tuer. Autant en profiter maintenant que j'étais là. Une envie subite de toucher sa poitrine. Elle n'était pas grosse, mais ni trop petite. En fait, c'était une bonne taille.
« La vue te plais? » Me demanda-t-elle d'une voix glaciale.
Oh putain! J'allais bientôt mourir et je n'avais pas écris de testament. Non, trêve de plaisanterie. Je sentais son regard me percer. J'entendis les autres pouffer. Les salauds! Je relevais ma tête pour m'excuser mais je ne pensais pas être si près. Si avant je pensais qu'elle allait me tuer, maintenant je pensais qu'elle m'enverrait directement en enfer. J'étais en train de l'embrasser. Pas que ça me dérangeait, au contraire j'aimais assez la sensation de ses lèvres sur les miennes mais merde c'était Bella. La fille insupportable à qui je devais donner des cours, et qui m'avait fait tourner la tête l'autre soir en me provoquant avec cette robe indécente qui devrait être interdite. Je coupais court à ce baiser. Son regard était meurtrier mais en même temps, elle avait l'air assez perdu. Autant que moi surement.
« Ça va? Vous n'êtes pas blesser? Ou il faut que j'aille chercher la trousse de secours? » Questionna mon père légèrement inquiet tout en ayant un regard amusé.
« Tu deviens lourd, casse-toi ou je crie au violeur! » Me siffla Bella.
« C'est bon, calme toi, et pis ce n'est pas comme si je l'avais fait exprès que ce soit t'embrasser ou tomber sur tes seins, » lui répondis-je en faisant mon sourire en coin que toutes les filles adoraient.
« Mais bien sûr, comme si j'allais gober ça! » Dit-elle en levant les yeux au ciel.
« Ecoute, on laisse tomber cette prise pour aujourd'hui, on réessayera mercredi. »
Je lui fis la démonstration de l'Uchi-Mata. On l'avait déjà fait tout à l'heure, et on l'avait fait en cours la semaine dernière. Elle devait avoir un minimum d'information pour me faire tomber. Si même là elle n'y arrivait pas, je démissionnais. Non quand même pas, mais tout espoir partirais, espoir que je ne possédais pas bien sûr. La mettre à terre était assez simple, elle était légère comme une plume.
« Bon à ton tour maintenant, » lui dis-je.
Elle réfléchissait un instant et commença. Au départ, ses mouvements avaient l'air correct, mais d'un coup... Une douleur fulgurante me submergea à l'entre jambe.
« Ahhh! » Criais-je.
Oh putain de bordel de merde. Qu'est-ce que ça faisait mal! J'entendis Bella me souffler qu'elle fût désolée. Mais oui, c'est ça. Je suis sûr qu'elle s'était vengé cette garce! Elle avait cru que je l'avais fait exprès ou quoi tout à l'heure? Comme si elle n'avait pas pu faire attention. Mais qu'elle idée de lui apprendre cette prise aussi. Espèce d'idiot! J'entendis les autres rires. Je vis à travers mes larmes naissantes que Bella était allongé dans un des canapés en grande conversation avec ma cousine qui était aussi en train de rire. Sympa la famille! Les filles disparaissaient dans la maison. Moi je restais là planter par terre, à genoux tout en tenant mon entre-jambe endoloris.
« Dernière fois que je lui donne un cours! » Lançais-je à Emmett et Jasper qui s'étaient approcher.
« J'aurais peut-être du te prévenir, mais tu semblais déjà au courant qu'elle était un cas, » me raconta Jasper d'un air désolé.
« La prochaine fois tu mettras une coquille, » lança Emmett complètement hilare.
« Il n'y aura pas de prochaine fois. »
« Bien sûr que si! » Me gronda ma mère. « Tu t'es engagé à l'aider, tu dois aller jusqu'au bout! »
« Mais maman... »
« Il n'y a pas de mais qui tienne. Et toi, tu l'avais bien hum... Reluquer tout à l'heure? »
« Sauf que moi je n'avais pas fait exprès, et je ne l'avais pas blessé! »
« Roooh, c'est bon! Ce n'est pas comme si tu ne pourrais plus sortir ta bête sauvage. »
« Ferme là Em'! »
Je me relevais aussi rapidement que possible. Je marchais tout en tenant mon trésor dans mes mains. Quelques larmes avaient coulé sur mes joues. Je n'espérais plus qu'une chose: en finir avec ces putains de cours à la noix!
