Chapitre n°15:

POV Bella

La douche m'avait fait un bien fou. Je vis que quelques bleus commençaient à apparaître mais au moins mon premier cours était terminer. J'avais appris quelques trucs quand même aujourd'hui. Comment me défendre contre un garçon, la technique était parfaitement assimilée. Pas que je l'avais fait exprès, je ne me serais pas permis surtout devant ses parents. Après avoir passé quinze minutes sous l'eau chaude, je me séchai et m'habilla avec les vêtements de la journée.

« Et merde, » jurais-je en soupirant et en passant une main dans mes cheveux pour les remettre en arrière.

« Qu'est-ce qu'il y a? Un problème? » Entendis-je Alice derrière la porte.

« Juste mon maquillage qui a coulé à cause de la douche. »

« Quoi? Attend, ouvre moi j'arrive. »

« C'est bon Alice... »

« Je vais t'aider, ouvre moi... S'il te plait! »

Je soupirai une énième fois, et lui ouvris la porte en signe de capitulation. Je pouvais toujours protester jusqu'à mort s'en suive. Cette fille était un véritable démon. Elle restait sur sa position tant qu'elle n'avait pas ce qu'elle voulait. Au bout d'un moment, elle arrivait toujours à ses fins, elle arrivait à nous faire craquer par je ne sais quelle manière. Cette fille était diabolique. C'était la fille de Satan. Après tout, peut-être. Je n'avais toujours pas vu son père, j'en avais entendu parler, mais je ne savais pas à quoi il ressemblait. Et je me voyais mal demander à Alice une photo de son paternel. Elle se poserait des questions.

Dès que la porte fut ouverte, elle se jeta sur moi comme si j'étais une paire de Jimmy-Choo en solde. Bien que le shopping ne fût pas trop ma tasse de thé, j'en connaissais un minimum. Merci au magazine Vogue. Rosalie m'avait payé l'abonnement pour mon anniversaire. Son but était que je devienne une vraie fille et que j'en sache autant qu'elle. Et franchement, je devais avouer qu'elle était proche de la ligne d'arrivée. Je savais maintenant reconnaître un Channel sans son logo, et reconnaître les styles d'Hugo Boss, de John Galliano, de Prada... Et j'étais presque devenue une fille. Je savais marcher avec des talons, enfin presque, je ne courais toujours pas le marathon, je n'étais pas prête à faire du shopping avec des chaussures de dix centimètres de hauteur. Sauf si j'avais le droit de prendre mon temps, ce qui était impossible avec une folle baptisée Rosalie.

Alice me tendis un coton qu'elle venait d'imbiber de démaquillant. Puis elle m'ordonna de m'assoir sur les toilettes et m'appliqua, après m'avoir rincé et sécher le visage, du fard aux yeux, aux joues, du mascara et du rouge à lèvre couleur rose des bois. Elle commença ensuite à me démêler les cheveux, chose que j'avais déjà faite, mais je la laissai faire. Je commençais à apprécier toute ces papouilles. Et surtout une chose, j'adorai les massages au cuir chevelu. Puis elle se stoppa net.

« Quoi? » Lui demandais-je en levant un sourcil.

« Je vais te mettre de vernis, comme ça, le temps que je m'occupe de ta... tignasse, » fit-elle en désignant mes cheveux d'un geste de la main, « ils auront le temps de sécher. »

« Ai-je simplement le choix, » soupirai-je tout en connaissant la réponse, mais elle ne m'entendit pas.

Elle fouilla dans ses tiroirs et en ressortis quatre flacons. Je ne comprenais pas pourquoi il y en avait quatre, une couleur suffisait non? A croire que ma transformation en fille n'était pas complète, j'allais surement apprendre d'autre information. Je lui demandais la raison des quatre flacons, et m'expliqua que chaque vernis correspondait à une étape. Elle m'appliqua en premier la base transparente. Elle m'informa qu'il fortifiait les ongles, évitant la casse, le dédoublement, et la pénétration des pigments des vernis dans les ongles. Sinon les ongles risqueraient de jaunir, en gros de perdre leur couleur naturel. Puis, elle m'appliqua le vernis blanc sur le bord libre de l'ongle. Je compris donc qu'elle me faisait une french manucure. Elle me fit le trait blanc d'un coup. Elle m'apprit qu'il fallait le faire en une fois pour un effet naturel et réussi. Par contre, ce n'était pas sûr que je retente ça toute seule. Puis, elle m'appliqua deux couches de vernis laqué clair, toujours pour l'effet naturel. Et enfin termina avec un vernis transparent de finition pour une meilleure tenue, et une plus grande brillance. C'était vraiment une pro.

Une fois mes ongles terminés, elle se retourna pour s'attaquer à mes cheveux. Je m'assis sur le côté pour qu'elle puisse travailler le derrière de ma tête. Elle divisa ma chevelure en plusieurs parties grâce à des pinces, puis elle prit une grosse brosse ronde, et brancha son sèche-cheveux. La séance de coiffure pouvait réellement commencer. Alice me fit un superbe brushing. Elle était styliste, coiffeuse et esthéticienne en même temps. Pouvait-elle encore me cacher quelques choses? Je me le demandais. Le résultat était stupéfiant. Il n'y avait pas de grand artifice à part la légère couche de maquillage. C'était vraiment un maquillage nude. Tout dans la simplicité. Enfin, un semblant de simplicité, car à faire c'était assez complexe.

On descendit rejoindre les autres. Ils étaient tous dans le salon, en train de manger des petits gâteaux, et boire divers sodas. Edward aussi était là. Je n'osais même pas le regarder, pourtant lui n'avait pas hésité pendant le cours. Cours pas si désagréable que ça d'ailleurs, mais ça dépendait du moment. Puis je sentis quelques choses vibrer dans ma poche de mon jeans. C'était mon portable. Je regardais la photo qui s'affichait et je vis Jacobs. Un énorme sourire apparu sur mon visage.

« Hello mon coco! »

« Ma belle Belly Bells! Mon ange, bellissima, comment vas-tu? »

« Très bien mon toutou, et toi? »

«Oh ça c'est Jake, vu les idioties qu'elle sort ! » entendis-je une voix derrière moi, c'était Jasper. « Passe-lui le bonjour ».

« Bah tu sais, moi je vais toujours bien quand je t'entends. Mon cœur se réchauffe d'un coup, tu es mon rayon de soleil... Si un jour j'ai des jumelles, je les appellerais "Isa" et "Bella". »

« Espèce d'idiot sur patte! Jasper te passe le bonjour. »

« Passe lui le miens alors, » me répondit-il.

« Il te passe le sien, » lançai-je à Jasper qui leva les yeux au ciel un sourire aux lèvres.

« Bon, alors comment c'est Forks? »

« Humm... Sympathique, humide, froid, pluvieux, venteux... Mais sympathique dans l'ensemble, » fis-je d'un ton sérieux.

« Tu t'es fait des amis? »

« Oui, plusieurs... »

« Et petit ami? »

« Nan, » m'emportais-je.

« Vu le non que tu fais, j'imagine que tu as quelqu'un en vue? »

« N'importe quoi! » Répondis-je trop rapidement.

« Comment est-ce qu'il s'appelle? »

« Ta gueule Jacobs! »

« Oh, je vois, il est à côté c'est ça? »

« Oui, nan! »

Je ne pouvais pas lui parler d'Edward quand même. Et si Jake appelait Jasper ou Rosalie pour tous leurs raconter? Bien sûr, j'imaginais bien qu'ils avaient remarqué quelques choses. Mais moins ils en savaient, mieux je me porterais.

« Bella? »

« Oui? Désolé, je m'étais perdu sur saturne. »

« Ouais c'est ce que j'ai entendu... »

« Entendu? Comment ça, j'ai parlé? »

J'espère que je n'avais pas cité son nom alors qu'il était dans la même pièce que moi avec ses parents. La honte sinon. Être dans les nuages et pensé à lui, c'était carrément être prise la main dans le sac. Rien qu'en imaginant une telle chose, je me mis à rougir. Comment faisait-il pour avoir un tel effet sur mon organisme? Moi qui avais tout le temps la tête sur les épaules, les pieds sur terre, qui gardait si bien mon sang froid, enfin au maximum. Je ne pouvais pas fondre comme ça sans raison rationnelle.

« Nan tu n'as rien dit justement. Tu étais devenu plus silencieuse qu'un muet, c'est pour dire. »

« Bon, les raisons de ton appel s'il te plait? » M'agaçais-je.

« Pourquoi? Je ne peux pas appeler celle que je considère ma meilleur amie sans raison, juste pour avoir des nouvelles? »

« Venant de toi? Naaaan! » Dis-je tout en secouant la tête de droite à gauche rapidement.

« Merci Bells, vraiment merci. Ça fait plaisir. »

« Au mais de rien, » répondis-je toute contente, fière de mes répliques, de mes conneries.

« Bon, il faut que je t'annonce une grande nouvelle, j'espère que tu es assise! »

« Nan mais je me tiens au mur... Raconte! »

« T'es prête? » Me demanda-t-il pour me faire enrager.

« Quoi, t'es enceinte Jake? » Fis-je en faisant semblant d'être hyper étonné comme si c'était normal.

« Mais nan, c'est encore mieux que ça! » Me dit-il se voulant sérieux, mais je sentis l'énorme sourire qu'il devait arborer.

« Bon, accouche, c'est quoi si c'est mieux? » Demandai-je maintenant curieuse.

« Jaidemanderànessiedemépouser! » Dit-il d'une traite et plus rapide qu'un TGV.

« Pardon? Je n'ai. Ab-so-lu-ment. Rien. Compris. » Lui dis-je en détachant chaque mot. « Répète plus lentement s'il te plait, pour que ce soit audible, » lui demandai-je.

« J'ai demandé à... A Nessie de... M'épouser! » M'informa-t-il tout en bégayant.

J'étais choqué! Et encore, c'était un euphémisme. Lui qui était encore gamin dans sa tête, qui ne possédait pas le mot sérieux, responsable ainsi que tous leurs synonymes dans son vocabulaire venaient de faire sa demande à Nessie! Ça faisait trois ans qu'ils étaient ensemble, heureusement que ça ne la dérangeait pas que parfois il se fasse passer pour mon copain. Mais elle me connaissait depuis longtemps, et elle savait aussi que nous n'étions pas attirés l'un par l'autre, que c'était juste pour aider dans certaine situation. D'ailleurs parfois elle se faisait passer pour ma grande sœur. C'était la personne qui m'était le plus proche après Jacobs, sans compter les membres de ma famille. Nessie avait deux ans de moins que Jake.

« Vous aurez intérêt à m'inviter lors du mariage, okay? »

« Pas de soucis, d'ailleurs elle voulait que tu sois son témoin et sa demoiselle d'honneur, mais bon, ce ne sera pas pour tout de suite. On veut se marier en été, donc on va surement attendre que cette année se termine puis on fera la fête! »

« Mais vous n'êtes pas un peu... »

« Jeune? Oui, je sais. J'aurais vingt et un, et elle dix-neuf lors du mariage, mais on a jamais été aussi convaincu. »

« Si tu le dis, tant mieux pour vous, après tout c'est votre vie. »

« Je t'adore ma Bellissima. »

« Je sais, je sais. Allez je te laisse. Un jour faudrait que tu passes nous voir à Forks. »

« Pas de problème, d'ailleurs j'ai toujours de la famille là-bas. Bisous Bells. » Oui, Jacob était le fils du frère de Billy Black.

« Bisous à bientôt. »

Je raccrochais. J'avais un énorme sourire accrocher sur mes lèvres. Nessie était une chouette fille, aussi délurée que Jake, mais avait plus les pieds sur terre que son futur mari. En plus, elle savait le canalisé! Chose très importante avec lui. Il fallait le tenir en laisse sinon il était capable de faire des farces débiles à tout le monde à longueur de journée. Un vrai gamin irresponsable. Mais je l'adorais. Un autre grand frère en quelques sortes.

« Alors? » Me demanda Jasper.

J'avais complètement oublié que je me trouvais dans le salon de la famille Cullen. Ils avaient tous les yeux rivés sur moi. Je me sentais de suite hyper gênée de m'être conduit de la sorte. J'avais à moitié crier et sauter sur place. Ça ne se faisait pas, surtout quand on était chez quelqu'un d'autre. On aurait cru une sans gêne, et je ne voulais pas ça. Je n'aimais pas l'impolitesse et je faisais tout ce que je ne supportais pas. Il était donc normal que je m'excuse.

« Je suis désolé, » fis-je à l'adresse d'Esmée et de... Carlisle si je me souvenais bien.

« Désolé de quoi? » Me demanda Esmée réellement surprise.

« De mon comportement, » fis-je sincèrement, Edward ricana.

« Ne t'inquiète pas, il n'y a pas de mal, » me répondit-elle avec un sourire chaleureux.

« Qu'est-ce qu'il t'as dit? » Me redemanda Jasper.

« Il a demandé à Nessie de l'épouser. Ils comptent se marier cet été, et elle veut que je sois son témoin et sa demoiselle d'honneur. »

« Hey, mais c'est super! Et donc il compte nous rendre visite? »

« Oui surement, n'oublie pas que Billy vit toujours ici. » Paul était décédé pendant l'adolescence de Jake. Du coup, il était parti vivre chez son oncle qui était dans la même réserve.

« Ah ouais c'est vrai, mais je le connais à peine moi. »

« Il est super gentil... Avec les gens qu'il connait et qu'il aime bien, » terminai-je avec un sourire ressemblant à une grimace.

« Billy, Billy Black? » M'interrogea Carlisle.

« Oui, c'est un ami de mon père. Vous le connaissez? »

« Il m'arrive de lui parler quelques fois. Souvent, il me donne des conseils pour des idées randonnées. Cet homme est spécial. J'avoue qu'au départ, il m'avait bien fait peur, j'osais à peine le regarder et j'appréhendais de le croiser. Et Jacobs c'est son fils? » Me demanda-t-il. Je secouais négativement la tête, lui expliquant que c'était son le neveu, le fils de Paul. « Ah oui, je me rappel de lui. Il venait souvent à l'hôpital. Un vrai casse-cou. Il était toujours en train de se blesser, mais était un garçon très agréable. »

Le monde était vraiment petit. Tout le monde connaissait tout le monde. Peut-être même que Jake connaissait Edward et Emmett. Je ne devais rien lui dire. Ou sinon, l'interroger, et si finalement, il ne les connaissait pas, je pouvais toujours lui raconter. Mais le problème sera quand il viendra nous voir, il racontera tout et serait capable de faire une gaffe devant le concerné. Oh mon dieu! Quel monde cruel!

Et de toute façon, qu'est-ce que je lui raconterai? Qu'un garçon insupportable et arrogant comme pas possible était un Apollon né et que son corps était tellement... Une véritable œuvre d'art à dévorer, et que ce même corps chamboulait totalement mon métabolisme. Que mes hormones prenaient le dessus. Nan, je ne pouvais pas lui raconter une telle chose... Si? Peut-être finalement. A vrai dire, je n'avais aucune idée. On verra bien le moment venu. Pour l'instant, il fallait vivre dans le présent.

« Par contre Billy est assez dure. Jasper ne l'aime pas trop... »

« C'est plutôt lui qui ne me supporte pas. Moi je m'en fiche, mais il est tellement... Spécial. »

« Ça on le sait, mais ce n'est pas qu'il ne te supporte pas... C'est juste qu'il a du mal à te cerner donc il ne te fait pas confiance. Quand tu ne connais pas les gens, tu restes généralement froid, distant et impassible, c'est pour ça. T'inquiète, il s'en fiche sinon, il préfère juste garder un œil sur toi, » fis-je en riant.

« Bon les gars vous n'allez tout de même pas vous disputer pour si peu? Sinon, j'espère qu'il y aura du sang. Je veux voir une baston et une vrai! » Fit Emmett déjà à fond sur la futur grande bagarre qui ne se passera jamais, qui ne restera qu'imaginaire.

« Emmett, » gronda Esmée. « Je te promet que si il y a, ne serait-ce qu'une seule goutte de sang, ce sera à toi de nettoyer. Et toute la maison, » ajouta-t-elle en pointant un doigt menaçant vers son fils avant qu'il fasse un commentaire.

Emmett arrêta donc de faire son gamin, il devint calme et baissa la tête. Mais ce petit manège fut de courte durée car il rappliqua qu'il emploierait une femme de ménage. Puis il recommença à dire des pitreries. Il ne changera jamais. Je le connaissais depuis peu, mais il était facile de comprendre que c'était un Jacob numéro deux. Ces deux-là s'entendraient super bien, j'en mettrais ma main à couper.

Esmée nous avait invités à diner. On accepta après l'insistance d'Alice. Elle vivait autant chez ses cousins que chez elle. Si on ne la connaissait sans plus, on pourrait croire qu'elle serait la petite troisième de la famille. J'avais donc appelé Charlie pour le prévenir qu'on mangeait chez des amis et qu'il pouvait donc commander une pizza. Je lui donnais mon autorisation. Il s'était assez nourris de pizza durant mon absence pour ne plus en manger durant le reste de sa vie. Mais bon, je levais cette sanction juste ce soir.

Une fois rentré chez moi, je me précipitais dans la salle de bain, me brossais les dents en vitesse et fit une rapide queue de cheval et retournait dans ma chambre. Je m'allongeais et plongeais ma tête dans l'oreiller moelleux. J'étais toute excitée et je n'avais aucune raison de l'être. J'avais envie de rire, de chanter, de danser... Envie d'écrire, de rêver. Je me levais rapidement, trop rapidement car ma tête me tournait, mais je n'en fis pas attention. Je ralentis juste ma course et me dirigeais vers ma chaine. J'y introduis un cd. J'avais une envie de classique, j'aimais le rock, la pop... Mais j'avais une soudaine envie de sortir mes classiques. Je ne savais pas si ça allait me calmer mais ce n'était pas mon intention. J'incérais un cd et « la veuve joyeuse » de Franz Lehar retentit. Puis cette chanson laissa place à « Marche de radetzky » de Johann Strauss père. Je sautillais littéralement autour de la pièce. J'adorais ces chansons. Elle me donnait la pèche. Je m'amusais toute seule comme une folle. Puis je m'installai à mon bureau sans prendre le temps de me calmer. J'allumais mon ordinateur, ça faisait un petit bout de temps que je n'avais pas envoyé de mail à ma mère. J'ai dû le faire à mon arriver puis, plus rien. Je ne prenais même plus le temps de l'allumer pour lire mes mails. Jasper et Phil étaient habituer à ne pas se donner de nouvelles, mais Renée paniquait pour un rien. Effectivement, ma boîte de réception était remplie de courrier. Principalement ma mère. Et toujours les mêmes questions: « tu vas bien? » « Pourquoi ne me répond-tu pas? » « Que se passe-t-il? » « T'as des problèmes? » « Où es-tu? ». Et la question qui m'avait fait le plus rire, mais en même temps légèrement vexé, « combien de fois as-tu été à l'hôpital? » Je sais que j'étais un peu, plutôt trop, maladroite et que je ne possédais aucune coordination, mais je n'allais quand même pas à l'hôpital tous les jours.

Je lui répondis que tout allait bien. Je fis en sorte de la rassurer avant qu'elle ne débarque à Forks pour le vérifier elle-même. Ma mère était un tout petit peu excentrique et hystérique sur les bords. Rien de bien méchant, mais agaçant à la longue. Je préférais ne pas faire allusion au cours de judo, elle aurait trop peur que je me casse un ongle. Je sais que j'exagérais mais quand même.

Puis j'éteignais mon ordinateur aussi vite que je l'avais allumé. Une véritable furie. Je sortais un petit kit de mon tiroir à bordel de mon bureau et sautais littéralement sur mon lit. J'en sortis un écarte orteil et l'installa à l'endroit prévu. Je pris un vernis bordeaux puis me stoppa net. Alice m'avait dit qu'il fallait mettre un vernis transparent, un truc comme ça avant. Je fouillais donc dans le kit que ma mère m'avait acheté, de force je précise, et trouvait l'objet désiré. Ainsi la séance de vernissage commença.

« Alice ou Rosalie, ou les deux, sortez de mon corps! » M'exclamais-je à voix haute.

Depuis quand je me vernissais les ongles? Jamais je n'aurais fait ça avant. Mais ce soir j'avais l'impression d'être une autre personne. Quelqu'un aurait-il utilisé de la magie vaudou sur moi? Qui était cet enfoiré de merde?

« Arrête Bella, ce n'est pas bien. Il ne faut pas jurer pour si peu, » dis-je à moi-même pour me calmer.

Il va falloir mener une enquête. Alice ou Rosalie utilisaient la magie vaudou, j'en étais certaine. Sinon je ne voyais pas pourquoi je ferais subir une telle chose à mes pieds. Logique. Je rangeais mon kit de poche et m'enroulais dans la couette une fois le vernis sec.

Le réveil avait été, comment dire, mouvementé. À six heure trente-cinq, Jasper me réveilla, non en douceur mais avec une casserole d'eau gelé. Malheureusement j'étais trop fatigué pour lui courir après. Je remettais l'assassinat de mon abruti de demi-frère à plus tard. Il me tirait les poignets pour me faire descendre les escaliers plus rapidement, pendant que j'essayais de faire tenir mon édredons sur mon dos pour me couvrir, j'étais assez frileuse le matin.

Je m'assis sur la chaise de la cuisine, pas spécialement de mon pleins gré, et commençais à manger le petit déjeuner qui était devant moi. Je le remercierai bien une prochaine fois mais tout ça n'était pas naturel, ça cachait quelques choses mais quoi? Bonne question. Je mangeais le bol de céréale, toujours la tête dans le cul, je ne voulais pas paraître vulgaire mais telle était le cas. Puis je mangeais ma pomme, qui était déjà dans ma bouche avant même de m'apercevoir que j'en avais une, et bu mon grand verre de lait. C'était clair et net qu'il y avait quelques choses de louche derrière tout ça.

« Allez hop, maintenant tu vas à la douche, » m'ordonna mon frère tout en m'y emmenant.

Je me laissais aller sans protester. Devais-je vous rappeler qu'il n'était que... six heure quarante-huit? À cet heure-là, j'aimais dormir comme tout le monde il me semble. Bon réfléchissons à ce qui pourrait provoquer une telle organisation. Peut-être me préparait-il une surprise, mais pour qu'elle occasion? Allez, réfléchie, ma fille, réfléchie. Ce n'était pas mon anniversaire, ni ma fête. Noël était déjà passer, et on ne fait pas ce genre de chose pour pâques. Humm... Des chocolats. Donc non je ne voyais aucune raison, à part si ils avaient créé la fête des petites sœurs, mais franchement ça m'étonnerai qu'on en soit arrivé là.

Quand j'immergeais dans la réalité, je remarquais que j'étais déjà sous la douche. Qu'est-ce qu'il s'était passé entre temps? À trop penser, je ne faisais plus attention à la réalité. À moins que c'était parce que j'étais encore trop endormis, quelle gourde j'étais. Je me savonnais en prenant mon temps. Me laissant le temps de me réveiller complètement. Puis faisait mousser mes cheveux jusqu'à temps de posséder un chapeau de mousse. J'étais resté très... Gamine pour ce genre de chose. Et enfin je rinçais le tout. J'appréhendais ce qui allait suivre. J'enroulais une serviette autour de mes cheveux, et une autre autour de moi et entre baillait la porte après m'être brosser les dents. Comme si j'allais attendre qu'il me l'ordonne pour le faire, franchement.

« Hey, on va où aujourd'hui? Qu'est-ce que tu as prévu de faire? » Lui demandais-je en me cachant derrière la porte. Pas que j'avais peur qu'il ne me voit qu'en serviette, il me connaissait depuis toute petite, et quand nous étions enfant nous prenions des bains ensemble. Mais c'était que la différence entre la chaleur de la salle de bain, et la fraicheur du corridor me faisait pleine de frissons. Il faisait largement meilleurs où j'étais.

« Mais on va en cours ma chérie, » entendis-je une voix féminine me répondre.

Mon cerveau ne suivait plus. Toute cette préparation pour aller en cours? Johnny Deep ou Orlando Bloom venaient dans notre école ou quoi? Et pourquoi sa voix ressemblait-elle à celle d'Alice? La réponse me frappa, littéralement, au visage quand Alice ouvrit la porte en grand, me faisant tomber et trembler.

« Ouaille! » criais-je me prenant le front dans mes mains. « Ferme la porte il caille! » Continuais-je.

« Désolé, » me fit le petit lutin en faisant ce que je lui avais demandé.

Mais bien sûr, pourquoi n'y avais-je pas penser? Peut-être parce que une telle situation ne m'était jamais arrivé. Mais un Jasper aussi excité ne pouvait que vouloir dire qu'une certaine Alice était derrière tout ça. Je remarquais seulement qu'elle était surchargée avec pleins de paquets dans les bras. Ce n'était pas moi qui allait l'aider, c'était à cause d'elle que je me retrouvais dans une telle situation déjà!

« Qu'est-ce que c'est que ça? » Lui demandais-je en pointant un doigt menaçant sur le gros bordel maintenant par terre.

« Bah, des vêtements, quoi d'autre? » Me répondit-elle, prenant une voix plus grave et la faisant à la Gorge Clooney.

« Alice, retourne te coucher il n'est que sept heure » fis-je en regardant sa montre. « D'ailleurs comment ça se fait que tu sois chez moi aussi tôt? »

« Pour t'aider à te préparer voyons, » fit-elle en levant les yeux au ciel, comme si c'était évident.

Elle me passa un sac où se trouvaient les sous-vêtements. Au moment que je regardais à l'intérieur, et que mes yeux sortaient de leurs orbites vu le contenu, elle m'arracha la serviette qui se trouvait précédemment autour de mon corps.

« Alice! » Sifflais-je en lui faisait les gros yeux.

« Tu t'habille maintenant, nous n'avons plus beaucoup de temps, » me répondit-elle un peu plus sèchement que d'habitude surement agacer de mon comportement.

Je secouais la tête de droite à gauche, elle n'était pas la seule à être agacer. Je n'étais pas une poupée qu'on habille et que l'on coiffe à sa guise. Il me semblait être humaine mais apparemment je m'étais fourvoyer sur ma propre personne. Satan ou Lucifer s'étaient métamorphosé en un lutin à l'apparence innocente. Qu'on la condamne à rester dans ce corps de fillette. À présent je savais qui m'avait jeté un sort la veille au soir. Ça ne pouvait être qu'elle. Ce démon minimoys! Je la connaissais assez pour savoir qu'elle était très têtue dans le domaine de la mode. Je me laissais donc faire, tenant un minimum à ma vie.

« Ai-je un droit de véto? » Lui demandais-je au bout de quelques minutes.

Question toute innocente et demander poliment. Question que j'aurais dû garder pour moi. Je regrettais mes paroles quand je la sentis se figer. Quelle sentence allait se jeter sur moi pour avoir osé poser cette stupide question? Comme si j'avais le droit de m'opposer à ce qu'elle avait préparé pour moi. J'étais devenu son esclave. On pouvait penser qu'il y avait pire comme maître, ce qui n'était pas faux. Mais quand je vis les escarpins bordeaux, comme mes doigts de pieds dit en passant, sortir d'une boîte à chaussure et que ces mêmes escarpins possédaient des talons fins de dix centimètres, je retirais ma remarque. Il n'y avait pas pire maître! Achevez-moi de suite, je vous supplie. Mais ne me faite pas subir ce calvaire. Malheureusement, ma prière ne se fit pas exaucée. Il fallait que je prévienne Jasper de la vraie identité d'Alice. Cette dernière ne fut pas étonnée de voir mes orteils peinturlurer en bordeaux. Quand je vous disais que cette fille n'était pas humaine, j'en avais la preuve!

Une fois habillé, elle entreprit de me maquiller. Je ne me voyais pas, mais je sentis qu'elle m'appliquait du fard à joue, du fard à paupière, du eye liner, du crayon sous les yeux, du mascara, du rouge à lèvre, ainsi que du brillant à lèvre. Pratiquement la totale, sauf que j'avais échappé au fond de teint, et à tous les autres produits cosmétiques que je savais qu'elle possédait. Ensuite, je la vis brancher le sèche-cheveux. Elle me les sécha rapidement, puis elle le débrancha pour le remplacer par un faire à lisser. Je ne savais même pas que je possédais un tel appareil. À moins qu'elle l'ait amené de chez elle. En tout cas, je remarquais qu'elle me les lissait méthodologiquement. Elle me les séparait de façon à bien se repérer dans son travail. Au final, je ne les avais jamais eu aussi lisse de toute ma vie!

Il était près de sept heure quarante quand je m'installais dans sa voiture. Jasper à l'arrière. Le co-voiturage c'était sympa, sauf quand une idée machiavélique était cacher derrière tout ça. Cette manigance n'allait pas passer comme une lettre à la poste. En plus j'avais manqué de me fouler les chevilles bien trois fois du porche à sa voiture, et je ne sais combien de fois à l'intérieur.

Jasper et Alice étaient en pleine discussion. Je n'essayais même pas d'entrer dans la conversation. Le paysage qui défilait était beaucoup plus intéressant. J'espérai qu'on allait arriver en avance. J'étais aussi longue qu'une tortue, et je me voyais mal arriver en classe en retard avec pour excuse qu'une créature maléfique m'avait obligé à porter des chaussures sortie tout droit elles-mêmes de l'enfer.

Il me restait légèrement moins de vingt minutes pour aller à ma salle. Je descendis de la mini avec quelques difficultés. Aucune aide ne m'était accordée. Je remontais mon haut, un peu trop décolleté à mon gout et resserrais légèrement ma veste autour de moi. C'était un haut en satin couleur rubis, possédant un décolleté assez plongeant qui ne me mettait pas à l'aise. Pourtant j'avais porté bien pire à la soirée chez Alice. Je commençais à faire quelques pas quand les deux frères Cullen vinrent vers moi.

« Wouahhh, c'est opération séduction Bella? » Me demanda l'ainé.

« Nan, juste ta diabolique cousine qui s'amuse à jouer à la poupée dès le réveil. Elle a carrément enrôlé Jasper dans le stratagème pour me réveiller à six heure et demi, et à débarquer chez moi un peu avant sept heure. Et le comble de tout ça, tu as vu ces choses? Fis-je en pointant mes souffres douleurs qui se trouvaient à mes pieds.

« Ah ouais, c'est du sérieux apparemment. Peut-être qu'elle t'a trouvée quelqu'un et veut jouer les entremetteuses comme tu l'as fait avec elle, » me répondit-il en haussant les épaules.

« Sauf qu'elle m'avait demandé de l'aide, moi non. En plus grâce à moi, elle a eu le droit à un tour en moto, pas … ça! » Fis-je en me montrant.

« Personnellement, je lui dirais de venir te préparer plus souvent! » Lança Edward avec un sourire en coin.

« N'ose même pas y penser, » fis-je menaçante en plissant les yeux. « Sinon je te jure que tu devras dire adieux à tes bijoux de famille. »

« T'es obséder par mon trésor on dirait. Déjà hier, tu n'as pas pu t'empêcher d'y toucher, » répliqua-t-il avec un air... Bizarre.

« Désolé de te décevoir, mais ce n'est pas toucher, mais frapper que je n'ai pas pu m'empêcher! » Contrais-je en rougissant violemment.

Je me séparais d'eux mais au bout d'à peine dix pas, que je manquais déjà une nouvelle dois de me retrouver à l'hôpital. Ma mère m'avait porté la poisse à dire ces bêtises. J'entendis les garçons pouffer de rire derrière moi. Je me redressais, voulant oublier ce petit contre temps quand je sentais deux mains me tenir fermement une sur chaque bras.

« Ne porte pas de telle chaussures si tu ne sais pas marcher avec, » me lança Edward à moitié mort de rire.

« Tu crois vraiment que j'ai eu le choix? Je vous l'ai expliqué tout à l'heure, bouffon, » lançais en baissant la tête vexé de sa remarque.

« Allez les enfants, on se calme, » ordonna Emmett ses lèvres tremblant à cause du rire qu'il retenait.

« Au faite, est-ce que Alice fait des expériences avec les sciences occultes? Comme la magie vaudou par exemple, » demandais-je devenue soudainement très sérieuse.

« Les sciences occultes? » Demanda Emmett un sourcil levé.

« La magie vaudou? » Fit Edward affichant la même grimace que son frère.

« Rien, laissé tomber. Bon je vais en cours, » lançais-je tout en faisant un signe de main.

Après quelques maladresses dues à mon manque d'exercice dans ce domaine, j'arrivais enfin devant ma salle de classe. Je soufflais tellement j'étais contente d'être arrivé en vie. Je fis un pas pour entrer dans ma salle quand je glissai. Instinctivement, mes yeux se fermèrent. Quand je me rendis compte que mes fesses ne touchaient toujours pas le sol, et que je ne savais toujours pas léviter, je remarquais que deux bras m'entouraient. Je me relevais, prête à remercier mon sauveur. Je sentais que mon visage chauffait, je mettais tout de même écrouler devant toute la classe.

« Merci, » soufflais-je doucement, mais assez fort pour que mon sauveur l'entende tout en ayant la tête baisser.

« Pas de quoi, » me fit une voix se voulant être séductrice.

Quand je relevais la tête, je vis que c'était Mike. Mike Newton. Je ne savais pas pourquoi, mais j'étais déçus que ce soit lui. Pas que j'attendais spécialement quelqu'un d'autre mais j'avais la folle idée, ou envie je ne savais plus, qu'Edward serait venue m'aider tel un prince charmant sur son cheval blanc. C'était confirmer, je délirais complètement. Il ne serait jamais venu m'aider, je n'avais pas imaginé ses remarques avant d'entrer. J'imaginais des choses qui n'arriveraient jamais. Et pourquoi étais-je déçu? Il n'y avait vraiment pas de quoi. Comme si Edward pouvait être aimant, tendre... Toutes les bonnes choses que j'aimais chez un garçon. Il était bien le cousin d'Alice.

J'avais l'impression d'être tombé amoureuse mais ce n'était pas possible. Bien que physiquement, il fût plutôt agréable à regarder, je détestais son caractère. Toujours en train de me rembarrer et de se moquer de moi. Aussi je savais que je ne le connaissais que depuis peu, mais assez pour l'analyser. On avait surement aucun point en commun ou très peu. Non, franchement, je ne pourrais jamais le supporter, même si j'espérai silencieusement qu'un changement se produise dans notre relation.

POV Edward

Malgré qu'elle m'ait fait pleurer en judo, il était vrai que j'aurais dû prendre mes précautions avec Bella qui était maladroite comme un manche. Coquille, dentier, gilet par balle... C'était peut-être un peu abusé, surtout la dernière précaution, mais mieux valait tout prévoir. Je n'avais pas arrêté de penser à elle cette nuit. Tellement qu'une douche froide dès le réveil était de rigueur.

Je me préparais mentalement à la revoir après l'humiliation qu'elle m'avait fait subir. Pleurer devant mes amis et famille n'était pas quelques choses que j'appréciais. Comme j'avais été blessé, d'ailleurs le surnom que mon père me donnait depuis son départ était le grand blessé, j'avais le droit de venir en voiture. Pas de conduire, juste le droit d'être emmené à l'école. Il fallait bien étudier et on ne pouvait pas faire marcher le grand blessé de la famille. Ils avaient ris de cette histoire toute la soirée, et Emmett avait continué à me taquiner durant le trajet.

La voiture d'Alice se gara à quelques stationnements de celle d'Emmett. On commençait lentement à s'approcher quand je vis celle qui m'avait hantée toute la nuit descendre de la mini. Mon cœur rata un battement. Elle était superbe. Un haut satiné rouge, un bermuda habillé noir, des collants noirs, et des chaussures à talons de la même couleur de son haut. Elle avait une veste légère sur les épaules, et ses cheveux étaient lissés. Chose qui me semblait inimaginable vu les boucles qu'elle arborait habituellement. Je revins à la réalité quand elle manqua de se retrouver à terre. Je savais qu'elle était maladroite, c'était même la maladresse incarnée mais il me semblait, d'après les talons qu'elle avait, qu'elle possédait une excuse à son manque d'équilibre du jour.

« Wouahhh, c'est opération séduction Bella? » Lança Emmett en guise de salutation.

« Nan, juste ta diabolique cousine qui s'amuse à jouer à la poupée dès le réveil. Elle a carrément enrôlé Jasper dans le stratagème pour me réveiller à six heure et demi, et à débarquer chez moi un peu avant sept heure. Et le comble de tout ça, tu as vu ces choses? » S'énerva-t-elle en nous montrant ses pieds.

« Ah ouais, c'est du sérieux apparemment. Peut-être qu'elle t'a trouvée quelqu'un et veut jouer les entremetteuses comme tu l'as fait avec elle, » fis mon frère avec un haussement d'épaules sans plus se soucier de son réveil.

« Sauf qu'elle m'avait demandé de l'aide, moi non. En plus grâce à moi, elle a eu le droit à un tour en moto, pas … ça! » Continua-t-elle en se désignant.

J'avais comme dans l'idée que son réveil, et sa métamorphose, ne lui avait pas plus. Elle était pourtant beaucoup plus séduisante ainsi. Mais elle risquait d'attirer le regard des garçons du lycée sur elle aujourd'hui. Pas que ça me déplaisait, mais...

« Personnellement, je lui dirais de venir te préparer plus souvent! » Lui lançais-je en souriant même si le contraire me venait à l'esprit.

« N'ose même pas y penser, » me fit-elle se voulant menaçante et en plissant les yeux. « Sinon je te jure que tu devras dire adieux à tes bijoux de famille. »

« T'es obséder par mon trésor on dirait. Déjà hier, tu n'as pas pu t'empêcher d'y toucher, » répliquai-je en pensant que si la situation avait été différente, ça ne m'aurait pas déranger.

« Désolé de te décevoir, mais ce n'est pas toucher, mais frapper que je n'ai pas pu m'empêcher! » Fit-elle en rougissant.

Elle repartie vers le lycée quand elle faillit refaire une chute. On n'avait beau essayer de se retenir de rire, ce n'était pas suffisant. Elle se redressait rapidement quand je l'attrapai pars le bras. Je vis qu'Emmett avait fait de même de l'autre côté.

« Ne porte pas de telle chaussures si tu ne sais pas marcher avec, » répliquais-je en riant.

« Tu crois vraiment que j'ai eu le choix? Je vous l'ai expliqué tout à l'heure, bouffon, » s'exclama-t-elle en baissant la tête de nouveau rouge.

Je ne compris pas son attitude. Qu'est-ce que j'avais encore dit pour mériter une telle insulte? Ce n'était pas de ma faute si je lui disais la vérité. Il me semblait qu'elle avait compris qu'elle et les talons ça faisaient deux. Après si elle n'était pas contente, c'était tant pis pour elle. Pour une fois que je ne faisais rien de mal!

« Allez les enfants, on se calme,» ordonna Emmett se retenant de rire.

« Au faite, est-ce que Alice fait des expériences avec les sciences occultes? Comme la magie vaudou par exemple, » demanda sérieusement Bella.

« Les sciences occultes? » Demanda Emmett, une grimace d'incompréhension sur le visage..

« La magie vaudou? » Répétais-je à mon tour aussi surpris que mon frère de sa question.

« Rien, laissé tomber. Bon je vais en cours, » lança-t-elle en nous faisant signe de la main.

Quel était le rapport entre le vaudou et Alice? Cette fille était vraiment bizarre. Différente de toutes les autres. Je la regardais partir avec un sourire aux lèvres, elle faisait attention pour essayer de ne pas trébucher, et la suivit jusqu'à notre salle de classe. J'avais cours avec elle à notre première heure le mardi.

J'étais à l'autre bout du couloir quand je la vis s'effondrer. Elle avait glissé sur la sangle du sac de Jessica. Cette fille laissait toujours trainer ses affaires n'importe où, à croire qu'elle l'avait fait exprès, ce qui n'était pas impossible la connaissant. J'avais beau me dépêcher d'avancer plus vite, je ne pourrais jamais la rattraper. Malheureusement pour moi, mais heureusement pour le cas de Bella, Mike eu le temps de le faire à ma place. Je me rapprochais finalement à allure normal, elle ne risquait plus rien maintenant. Je la vis discuter deux secondes avec Mike, mais je ne pouvais pas entendre ce qu'ils se disaient, j'étais encore trop loin. Pourtant quand Bella releva la tête, j'eus l'impression qu'elle était...Déçue? Aurait-elle préférer se faire mal et tomber? Aurait-elle eu le même regard si c'était moi qui l'avais aidé? Non, elle m'aurait certainement ordonné de la lâcher, quelques choses de la sorte. Et voilà que je commençais à perdre l'esprit, depuis quand m'inquiétais-je du sort de Bella?