Chapitre n°16:
POV Bella
Le cours, après le sauvetage de Mike, était tout simplement ennuyeux. Je suivais à peine ce que disait le professeur. J'écrivais le cours sans réellement faire attention à ce qu'il racontait. Aussi, la présence d'Edward derrière moi me perturbait légèrement. Quand il était passé près de moi pour accéder à son bureau, il m'avait tout bonnement ignoré. C'était peut-être bête, mais je voulais qu'il me regarde, qu'il me taquine me demandant si j'avais réussir à venir en un seul morceau au lieu de l'indifférence qu'il avait fait preuve envers moi depuis le début du cours. Quand le professeur eu le dos tourner, un morceau de papier plier sauta sur ma table. Le papier n'avait toujours pas de membre pour se déplacer de manière autonome, j'en déduis donc que quelqu'un me l'avait fait parvenir. Je levais les yeux, cherchant le messager parmi toutes les têtes baissé en train d'écrire mais ils avaient tous l'air de s'intéresser au cours. Je me décidai donc à lire le mot se trouvant dans mes mains sans que le professeur ne s'en aperçoive.
« Qu'est-ce que tu fais samedi?
Ça te dit de venir à la plage avec nous?
Et le soir on fait un barbecue chez moi.
Mike xxx »
Je vois, c'était Mike. Je grimaçais intérieurement. Maintenant qu'il m'avait aidé, il pensait que j'allais lui parler plus qu'avant? Je n'espérais pas car le pauvre se faisait des films sinon. Il était bien gentil mais c'était un vrai pot de colle, un petit chienchien à sa mémère. Je réfléchissais à sa demande, pour lui trouver principalement une excuse, quand je me souvins que je travaillais le samedi.
« Désolé, je travaille samedi
Bella»
J'attendais que le professeur se retourne face au tableau pour donner ma réponse à Mike. Heureusement qu'il se trouvait à la table voisine à la mienne. Sinon je me serais déjà fait prendre par monsieur... Je-ne-sais-plus-qui. J'essayais de m'intéresser au cours. De l'histoire. Il n'y avait pas mieux pour endormir un insomniaque. C'était parfais aussi pour filer des maux de tête. Quelques secondes après, le même petit bout de papier refit surface. Cette histoire commençait à m'agacer. J'avais dit que je ne pouvais pas, point barre, ça devrait être fini nan? Qu'est-ce qu'il allait encore me dire!
« Ah mince, ça aurait été bien,
Tu travailles où? Et jusqu'à quelle heure?
Tu n'as qu'à venir qu'au barbecue
M. xxx »
Mais il insistait en plus. Et qu'est-ce que ça pouvait lui faire de savoir où je travaillais? Il ne comptait quand même pas venir me voir quand même? Et il m'énervait à m'envoyer tous ces baisers, ces 'xxx'. Je pensais avoir été clair dans mon message, simple, froid, sans émotion. Facile à comprendre non? Je me tournais vers lui, et vis qu'il me regardait. Je lui fis signe que je lui expliquerais plus tard. Ça devenait trop risquer. Il ne fallait pas oublier que j'étais quelqu'un de maladroite et que j'avais la poisse. Le risque de me faire prendre était particulièrement élevé. Un fait que j'avais oublié c'était que j'allais être obligé de lui parler après le cours. Le reste du cours passa rapidement. Au moment où la cloche sonna, Edward se leva et sortie le plus rapidement de la pièce sans courir. Qu'est-ce qu'il avait encore? Mike m'attendait comme prévu.
« Ouais, donc pour samedi ce n'est pas possible, » lui fis-je légèrement agacer.
Il dû prendre mon agacement comme une déception de ne pas pouvoir venir, ce qui était totalement le contraire, car il me répondit avec tout pleins de compassions.
« Ne t'inquiète pas ce n'est pas grave. On pourra toujours refaire une sortie de ce genre quand tu seras libre. »
« Pas de problème, » mentis-je.
« Et donc, tu me disais tu travailles où? »
Je ne lui disais rien du tout justement. J'aurais dû lui dire que j'étais prise tout simplement. Mais quelle idiote j'étais. J'espérais qu'il allait oublier cette question mais non, malheureusement pour moi, il comptait vraiment me harcelé.
« À Port Angeles, au centre commercial. »
« À ouais? Dans quel magasin? » S'intéressa-t-il.
« Victoria's Secret. »
À ce moment-là, je vis une lueur briller dans ses yeux. Ce mec était un vrai pervers, on lui parlait d'une boutique de lingerie et tout de suite ses pensées dérivaient, le pire c'était qu'on savait à quoi il pensait rien qu'à regarder sa tête. Je ne le supportais pas.
« Bon, à plus! » Lançais-je en m'éloignant mais il me rattrapa.
« Et le soir pour le barbecue? Tu peux venir vers vingt-et-une heure si tu veux. Ils ne travaillent pas à cet heure-là, tu seras largement de retour, donc tu vois qu'on peut s'arranger. Mais si t'es libre avant, c'est encore mieux. On se retrouve tous chez moi pour dix-huit heure trente au cas où. »
J'aurais dû m'en douter qu'il connaitrait les horaires de ce genre de boutique. Une excuse vite! Mais rien de potable ne me venait en tête, et lui dire que je n'en avais pas envie ne se faisait pas. J'étais coincée.
« Il y aura qui? » Demandais-je me préparant mentalement à aller à sa soirée.
« Alors, il y aura Angéla, Ben, Tyler, Jessica, Lauren, Eric, Jane et Alec. »
Je fis rapidement un récapitulatif de chaque personne présente. Angéla était une gentille fille, et était un peu timide. Ben, Tyler et Eric étaient... De gentils garçons. Je ne les connaissais pas trop. Voir même pas du tout. Ils avaient surement essayé de me parler au premier jour mais ayant repoussé pas mal de monde, j'avais juste du retenir leurs prénoms. Jessica et Lauren, mieux valait ne pas en parler. Mais les deux derniers, Jane et Alec, je n'avais aucune information sur eux, je n'avais même jamais entendu parler. Normal, je ne pouvais pas connaître tous les élèves du lycée, malgré sa petite taille.
« Entendu donc on se retrouve samedi, » lançais-je sans aucune excitation dans la voix.
« À samedi mademoiselle Swan, » me répondit Mike en me faisant... Une grimace?
Il devait surement vouloir prendre un air charmeur mais qui avait carrément foiré. J'allais en direction de mon prochain cours. Espagnol. Ce cours défila comme une flèche. J'avais levé la main une fois, mais c'était tellement rare que le professeur n'hésita pas à m'interroger. Puis le troisième cours de la matinée passa aussi vite que le précédent, pourtant celui-ci dura deux heures, physique-chimie. Dieu que je détestais cette matière. La cloche sonna annonçant l'heure de déjeuner.
Je poussais les portes du réfectoire, me saisissait un plateau et me dirigeais pour aller faire la queue. Aujourd'hui c'était escalope de dinde à la crème fraiche et choux fleur. Humm... J'adorais ça. Surtout le choux fleur, et ce n'était pas ironique. Je remarquais seulement que je commençais à m'habituer aux chaussures. Vais-je savoir marcher avec des talons hauts avant la fin de la journée? On dirait bien. Je trouvais rapidement les garçons assis à notre table quand je me senti tirer en arrière. Alice.
« Dis! T'as vu Edward? Je l'ai croisé ce matin dans le couloir et il m'a carrément envoyé balader. Tu sais ce qu'il a? »
« Je n'en sais rien Alice. Et pourquoi veux-tu que je sois au courant? Je te rappelle qu'on ne se confie pas nos petits secrets ni les derniers potins ou le comment du pourquoi de nos humeurs du jour! »
« Je sais, » fit-elle en roulant des yeux, « mais il était dans ta classe en première heure, donc je me demandais si il ne s'était pas passé quelques choses durant ce cours, » continua-t-elle comme si c'était évident.
« Écoute Alice, la seule chose que je sais, c'est qu'il était déjà comme ça en entrant dans le cours. Il m'a ignoré en passant à côté de moi, et à la fin du cours, il est sorti de classe limite en courant, » lui répliquais-je toujours furieuse du comportement de son cousin.
« Ah ouais, il t'a carrément ignoré... Bon ne faisons plus attention à lui. »
Alice avait crocheté son bras au miens pour me faire avancer jusqu'à notre table. Je n'avais pas besoin d'elle, et je n'avais pas l'intention de m'enfuir mais si ça lui faisait plaisir, je la laissais faire. Je m'installais entre Emmett et sa cousine. Jasper se trouvait à côté de sa bien-aimé, et Edward entre lui et son cousin. Quand Alice s'installa, je la vis déposé un rapide baiser sur les lèvres de mon frère. Leur relation avait donc bien avancée. Je ne lançais aucune remarque.
« Au faite Emmett, tu as des nouvelles de Rosalie? » Lui demandais-je après avoir quitté des yeux le petit couple.
« Euh... Ouais, » balbutia-t-il. « D'ailleurs on se voit ce week-end. Je l'ai invité à diner samedi soir. »
« Et tu l'emmène où? » Demanda Alice en sortant de sa petite bulle remplie d'émotion ressemblant à l'amour.
« J'ai pensé l'emmener au McDonald mais je pense qu'elle m'en voudrait... » Dit-il en haussant les épaules.
« Tu m'étonnes, » souffla sa cousine.
« Donc je l'emmène au 'Volturi' » nous répondit-il avec un sourire fière.
« Wouahhh, » fit Alice admirative.
« Euh, excuse-moi mais c'est quoi? » Demandais-je timidement.
Il était possible que Rosalie en ait déjà entendu parler. Elle connaissait tout sur tout, une vraie commère parfois. Et surtout, elle adorait écouter les derniers potins et rumeurs qui circulait. Ça la faisait rire, elle essayait de s'imaginer que ce soit vrai et se tapait des fous rire toute seule après.
« Tu ne connais pas le restaurant 'Volturi'? » S'exclama Alice horrifié.
« Non, sinon je ne demanderai pas Alice. »
« 'Volturi' c'est LE restaurant. Tout le monde devrait y aller au moins une fois dans sa vie. C'est un restaurant assez chic, et l'ambiance est romantique. La décoration est sublime. C'est rempli de lumière tamisé, l'atmosphère est feutrée. Cet endroit est génial. Il faut toujours réserver à l'avance si tu veux une table, mais comme mon oncle connait les patrons, c'est beaucoup plus simple. Avec eux, c'est tenue correcte obligé. Moi ça me plairait bien qu'on me demande en mariage dans un tel restaurant. »
« Ouais mais t'es encore jeune, on a le temps d'y penser ne t'inquiète pas pour ça, » lui fis-je gentiment.
« Oh je sais et heureusement! » S'affola-t-elle. « Tu as vu les robes de mariées de ce moment? Elles sont affreuses! Jamais je ne porterais de tel bout de tissus. »
« Hey, ne t'enflamme pas! Ce n'est pas pour maintenant de toute façon, on a le temps d'en voir des mieux, donc respire, » lui dis-je pour la calmer.
Donc si Emmett emmenait Rosalie dans ce genre de restaurant, c'est que s'était du sérieux. Je voulais dire par là qu'il ne cherchait pas les histoires d'un soir. On ne sait jamais, avec les hommes il fallait s'attendre à tout. Je passerais un coup de fil à Rose.
Je me versais de l'eau et le sirotais doucement. Alice s'était lancée dans un grand monologue racontant les deux heures, épouvantable d'après elle, de philosophie qu'elle avait passée. Au bout de vingt secondes, j'avais lâché prise. Pas que cela ne m'intéressait pas, mais c'est que je n'étais pas la seule à tout dramatiser. Et sans couper son monologue, elle se tourna vers moi. J'avais imaginé qu'elle allait me réprimander de mon manque d'intérêt pour son récit mais j'étais nettement à l'ouest...
« Oh faite Bella, j'ai entendue dire que tu allais à la soirée de Newton? » Me demanda-t-elle en crachant son nom.
« Euh... Ouais, » dis-je nerveusement.
Je me sentais coupable. De quoi? Aucune idée, mais j'avais l'impression de les abandonnés, de les trahir. Pourtant, ce n'était pas le cas. Peut-être parce qu'il n'était pas invitée, à moins qu'ils aient refusés. Mais vu que depuis le début, je ne restais qu'avec eux à longueur de journée, j'avais l'impression de les lâcher. C'était complètement bête, mais c'était mon ressenti et je m'en voulais.
« Mike m'avait demandé en cours d'aller avec eux à la plage l'après-midi et le soir au barbecue chez lui mais comme je bosse samedi, j'ai refusé. Malheureusement il connait les horaires de fermeture et il m'a proposé de venir juste pour le barbecue. Comme je n'avais plus d'excuse j'ai accepté. Je me voyais mal refusé, en plus il n'est pas bien méchant, juste un peu collant, » répondis-je pour me défendre. « Et puis ce n'est pas comme si j'allais aller chez lui tous les samedis dorénavant, » repris-je. « J'ai céder une fois, mais si il me redemande quelques choses, je lui dirais que je suis prise. »
« Mais pourquoi tu ne lui as pas dit ça avant? » Demanda Emmett.
« Bah... Je n'y ai pas pensé en fait, » avouais-je en baissant la tête m'attendant à une futur pique.
La seule chose que j'entendis était le ricanement de Jasper. Je relevais la tête, et les observais tous un par un. Emmett avait fermé les yeux, et ses lèvres étaient pincer, signe qu'il se retenait de rire. Alice secouait la tête de droite à gauche pensant surement que j'étais un cas désespérer, ce qui n'était pas faux. Jasper avec un grand sourire aux lèvres. Quand à Edward. Toujours aucune réaction. L'indifférence totale. J'espérais m'y habituer mais ça m'étonnerai que j'y arrive. Je venais de comprendre grâce, ou à cause, de mes réactions face à son attitude, que j'étais devenu totalement accro à Edward Cullen.
Les cours reprirent et je filais en biologie. Je partageais ce cours avec Edward qui était aussi mon partenaire de labo. Par chance, on n'avait pas de travaux pratiques à effectuer aujourd'hui. Juste l'écriture d'une nouvelle leçon. Je n'avais plus qu'une hâte, c'était de rentrée chez moi. Le reste de la journée s'effectua sans encombre. La journée avait vite passé et je rejoignis Alice et Jasper sur le parking. Ils étaient en train de se bécoter quand j'arrivais.
« Désolé de vous déranger, vous pourrez reprendre une fois que je serais dans ma chambre. »
Ils se décollèrent complètement paniquer. Ils s'excusèrent mais je leur fis signe de laisser tomber. Je ne voyais pas où était le mal d'aimer quelqu'un et donc de lui porter ces gestes d'affections. C'était même normal. Ils étaient surement plus gênés que moi.
Une fois arriver, je demandais à Jasper de me laisser passer pour qu'ils puissent discuter tranquillement à leurs façons. Pendant ce temps. J'enlevais ces chaussures que j'avais finalement oublié, puis accrochait ma veste à la penderie et me précipitait à l'étage, mon sac sur l'épaule, pour y retrouver ma chambre.
Je fis rapidement mes devoirs et entamais la dissertation de philosophie que la prof nous avait donnée. 'Peut-on désirer sans souffrir?'. Il était clair que la réponse se résultait à un « non » ferme, catégorique et définitif. Je me rappelais avoir lu un livre de 'Arthur Schopenhauer' où il disait 'Or, avec la satisfaction cesse le désir, et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement, ne saurait être qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau'. C'était peut-être bizarre, mais cette citation m'avait marqué. Je n'avais aussi rien compris à l'époque. Maintenant je comprenais un peu mieux. Il n'y avait pas de réel désir si on obtenait tout facilement sans souffrir. Du moins, c'était ma version. Peut-être que d'autre auront un autre résultat en lisant ça. Ce même homme avait aussi dit 'Le bonheur toujours fugace, peut constituer un repos de l'esprit mais reste un repos éphémère, puisqu'il est sans cesse troublé par l'apparition de nouveaux désirs, lesquels, s'ils restent inassouvis, constituent un obstacle au bonheur. Parce que tous les êtres souffrent '.
Je ne savais pas si la prof l'avait fait exprès ou si c'était dû à une coïncidence mais cette question allait parfaitement avec mes états du moment. Pour une fois que je n'avais pas à chercher loin pour des exemples. 'Souffrir' était quand même une expression exagéré. On pouvait se sentir triste, ou déçu, voire même blesser mais pas au point de souffrir et d'être à l'agonis.
Après avoir écrit un brouillon où je marquais mes idées principales, avoir écrit les différentes parties, et créer mon introduction, je descendis à la cuisine. Aujourd'hui j'étais légèrement flemmarde. J'appelais donc le livreur de pizza. Je pris une Margarita avec de la crème fraiche à la place de la tomate, une reine pour Jasper et une spéciale pour Charlie. Je préparais la table pour trois personnes en attendant. Trente minutes après, le livreur sonna. Je récupérais les pizzas et lui fila son argent. J'installais nos trois pizzas dans la cuisine et appelais les deux hommes de la maison. Mon père était arrivé entre temps et était assis devant la télévision pour ne pas changer. Pendant le diner, on raconta nos journées. Charlie nous appris qu'un animal sauvage s'attaquait au campeur dernièrement. Pas moins de trois personne avaient été retrouvé décédé leurs corps en lambeaux. D'après les diagnostiques, ça serait un ours féroce. Le camping prévu par Alice n'allait pas être pour tout de suite. Mon père vit que j'étais fatigué et proposa de débarrasser la table. Je le laissais faire, et parti me mettre au lit où je m'endormis aussitôt.
POV Alice
La surprise que j'avais prévue pour Bella ce matin ne lui avait surement pas plus. J'aurais peut-être dû la prévenir mais ça n'aurait plus été une surprise et elle aurait certainement essayé de trouver un moyen pour se sauver avant. Cette fille était incorrigible mais elle était ma meilleurs amie maintenant, tout comme sa cousine que j'adorais déjà. Je savais que cette tenue aller lui aller à merveille. J'avais toujours raison quand il était question de mode. J'étais loin d'être une débutante. En plus j'avais une armoire entière avec les numéros de 'Vogue', de 'Marie Claire', de 'Cosmopolitain'... Et j'en passe. J'avais même des magazines datant d'avant ma naissance. J'étais tout simplement une inconditionnelle de la mode et j'en étais fière.
Son frère avait bien voulu être de mèche avec moi. Ahhh Jasper. Jasper. Jasper. Jasper. Jasper! J'en étais folle. C'était bien plus qu'un coup de foudre. C'était l'homme de ma vie, j'en étais sûr. J'avais même rêvé de notre futur mariage cette nuit. Quand je pense qu'hier soir, il m'avait proposé de devenir sa petite amie. Il était tout rouge, mais la façon qu'il avait de me le demander était trop mignonne. Même si j'avais voulu mentir, je n'aurais pas pu. Bien sûr que j'avais dit oui. J'aurais été folle de refuser! Personne ne le savait encore. Ce matin, quand il m'avait ouvert la porte, il m'avait déposé un léger baiser sur mes lèvres. Nos gestes étaient encore timides. Pourtant, ce n'était pas mon premier copain, mais c'était le seul qui me faisait ressentir autant d'émotion. Avec un regard, je fondais.
Une fois qu'on était dans ma voiture pour aller au lycée, une certaine tension était présente. Bella ruminait tellement dans son coin que ça m'étonnerai qu'elle s'en soit aperçu. Je n'arrêtais pas de lancer des regards à travers le rétroviseur pour contempler Jasper. J'avais trouvé un sujet de conversation simple pour ne pas gaffer mais c'était quand même difficile. Heureusement que le trajet fut de courte durée.
Une fois que Bella sortie de ma voiture et qu'elle fut assez éloignée, on souffla de soulagement. Ce n'était peut-être pas très gentil mais l'atmosphère c'était un peu alourdi. On pouvait enfin se parler tranquillement, se lancer des regards amoureux. Mais l'heure de se séparer pour aller en cours approchait. On s'échangeait de petits baisers et allâmes en cours.
Ma matinée avait été catastrophique. Entre mes deux heures de souffrance en philosophie, et l'humeur massacrante de mon cousin Edward, l'enfer! Je l'avais vu à la pause de dix heures et il était assez hargneux. Même envers moi et je ne voyais aucune raison. J'avais aussi entendu Lauren et Jessica pester contre le fait que Bella allait à la soirée de Newton. Je ne pouvais pas le sentir ce mec, mais si Bella l'appréciait je ne pouvais pas l'obliger à ne pas le voir. C'était mon amie et je devais la soutenir. Et si ce Mike lui plaisait, et bien je l'aiderai à le séduire, quoi que, c'était déjà fait apparemment. Bref!
J'entrais dans la cantine, Edward à mes talons, prenait un plateau. Le plat n'avait pas l'air appétissant mais tant que c'était mangeable. Et oui, dans la famille on était de bon mangeur, même moi malgré les apparences. Je pris notre table habituelle, déposa mon plateau sur la table, et mon sac sur mon siège. Je laissais Edward garder notre table et me dirigeais vers une colonne en attendant Bella. Du coin de l'œil je vis Emmett et Jasper arriver ensemble puis s'installer près d'Edward. À peine deux minutes après, mon amie franchie les portes du réfectoire. Je la vis prendre son plateau et quand elle passa à côté de moi, sans me voir, je la tirais en arrière la tenant à son sac.
« Dis! T'as vu Edward? Je l'ai croisé ce matin dans le couloir et il m'a carrément envoyé balader. Tu sais ce qu'il a? » Lui demandais-je soupçonneuse.
« Je n'en sais rien Alice. Et pourquoi veux-tu que je sois au courant? Je te rappelle qu'on ne se confie pas nos petits secrets ni les derniers potins ou le comment du pourquoi de nos humeurs du jour! » S'agaça-t-elle tirant pour que je la lâche.
Elle marquait un point. Mais on ne savait jamais, au cas où. Je compris rapidement qu'elle ne me mentait pas et qu'elle ne savait vraiment rien sur cette affaire.
« Je sais, » fis-je tout en roulant des yeux. « Mais il était dans ta classe en première heure, donc je me demandais si il ne s'était pas passé quelques choses durant ce cours, » continuais-je pour voir si quelques choses viendraient faire tilt.
« Écoute Alice, la seule chose que je sais, c'est qu'il était déjà comme ça en entrant dans le cours. Il m'a ignoré en passant à côté de moi, et à la fin du cours, il est sorti de classe limite en courant, » me dit-elle furieusement.
« Ah ouais, il t'a carrément ignoré... Bon ne faisons plus attention à lui, » répliquais-je voulant passer à autre chose.
D'après ce que je compris, elle n'avait aucune idée sur le pourquoi du comportement de mon cousin. En plus ça c'était passer avant le premier cours. Ce qui laissait une petite marge pour lui faire changer son humeur, en à peine dix minutes, il avait passé du normal limite joyeux à une haine incompréhensible. Peut-être que Bella ne le savait pas, c'était même sûr, mais la cause de son changement d'humeur la concernait. Je me demandais vite fait si la soirée chez Newton n'en était pas la cause. Mais toujours d'après Jessica, il lui avait demandé pendant le cours, donc j'écartais cette hypothèse. Je n'avais plus aucune idée.
On s'approcha avec Bella de notre tablé. Une fois proche de Jasper, je ne résistai pas et lui déposa un rapide baiser sur ses lèvres. Je savais que je venais de me trahir mais l'envie fut plus forte. Ne pas pouvoir embrasser son homme quand il était juste à côté de vous alors qu'il était terriblement craquant à ce moment-là, comme tout le temps, n'était rien d'autre qu'un aller direct pour le purgatoire. J'exagérais peut-être mais c'était les premiers mots qui me venaient à l'esprit pour décrire mon ressenti. Heureusement, personne ne fit de remarque, même Emmett.
Je n'arrêtais pas de contempler Jasper. J'entendis vaguement Bella demander à Emmett s'il avait des nouvelles de Rosalie. Celui-ci répondit par l'affirmative et nous confia qu'il l'avait invité au restaurant. Son invitation me fit stopper l'observation des deux perles couleurs azurs se trouvant à mes côtés.
« Et tu l'emmène où? » Lui demandais-je soudainement intéresser.
« J'ai pensé l'emmener au McDonald mais je pense qu'elle m'en voudrait... »Dit-il en haussant les épaules.
Franchement, comme si Rosalie était le genre de fille que l'on invitait à diner dans un fast-food. Ça c'était bon pour Stanley ou Mallory. Ces filles ne valaient rien. Elles n'étaient même pas intéressantes. Elles n'étaient que deux pauvres filles écervelées. C'était peut-être méchant, mais ce n'était que la pure et simple vérité.
Par contre, je fus soufflée quand il nous appris qu'il allait emmener Rose au 'Volturi'. Ce n'était pas rien. À ce moment-là, j'étais fière de mon cousin. Mais Bella cassa tout. Elle ne connaissait pas ce restaurant. J'étais consterné. Comment pouvait-on ignorer l'existence de ce restaurant. Et elle ne mentait toujours pas malheureusement. Donc je lui expliquais. C'était la chose la plus logique à faire d'après moi. Maintenant elle avait une idée du lieu de rendez-vous de sa cousine. Sauf que dans mon explication, je me mis légèrement à divaguer, et on parla deux minutes de mariage. Je m'imaginais vite fait la belle robe blanche que je porterais, embrassant mon époux qui n'était autre que Jasper. Exactement comme dans mon rêve.
Une fois ce sujet clos, je leurs racontais mes deux effroyables heures de philosophie que j'avais passé. Je leurs racontais que la prof était un monstre, une descendante de Lucifer. Elle nous avait donné une tonne de devoir, que ses cours étaient ennuyeux. Je leurs racontais aussi que je m'étais endormis dans son cours et donc que j'avais écopé d'un devoir supplémentaire. Mais ce n'était pas de ma faute. Si elle rendait son cours plus intéressant tout ça ne se serait pas passé. Encore une fois, c'était logique! Je vis Newton se bidonner d'un rire bruyant et ridicule quand je me rappelais de la soirée à laquelle Bella participait.
« Oh faite Bella, j'ai entendue dire que tu allais à la soirée de Newton? » Lui demandais-je ne me retenant pas pour lui faire comprendre ce que je pensais du gars.
Je vis Edward se tendre à l'entente de ma question. Donc il y avait aussi de ça qui s'était ajouter. Eh bien, toutes les causes de son humeurs tournaient autour de Bella ou quoi? Je l'interrogerais plus tard, pour l'instant c'était au tour de Bella. Elle me répondit positivement mais semblait vaguement nerveuse. Elle m'expliqua alors ce qu'il avait prévu et qu'elle s'était sentie obligée d'y aller. À sa place, je lui aurais sortie un non catégorique sans lui donner d'excuse, mais Bella était un peu plus gentille que moi. Elle ne lui avait pas menti, alors qu'elle aurait plus lui donner un faux alibi. Mais apparemment, elle s'en était rendu compte trop tard. À son aveu, mon homme se mit à rire. Emmett faisait tout pour se retenir et Edward, comme elle me l'avait dit, était resté indifférent. Je ne m'attardais pas plus sur son cas car la sonnerie retentit, signe qu'il fallait retourner en cours.
L'après-midi, contrairement à ce matin, c'était super bien dérouler. J'avais eu un dix-sept en mathématique et un quinze en littérature. De quoi me remettre de bonne humeur. Une fois les cours fini, je rejoignis ma voiture en remarquant que le soleil essayait de percer les nuages se trouvant là. Le principale, c'était qu'il ne pleuvait pas. Jasper fut à mes côtés en peu de temps. J'en profitais pour m'enfouir dans ses bras et lui voler quelques baisers et lui en déposer des rapides dans le cou. Jasper me caressait tendrement les bras, le dos, et s'amusait avec les pointes de mes cheveux lui faisant décocher un petit sourire tout aussi affectueux que ses caresses. Je relevais la tête pour lui déposer un énième baiser quand on fut interrompu...
« Désolé de vous déranger, vous pourrez reprendre une fois que je serais dans ma chambre. »
On venait de se faire prendre en flagrant délit par Bella. Pas que c'était grave, elle le savait, ainsi que les autres, depuis ce midi. Mais ce faire pincer dans un moment aussi tendre, je dirais même intime, était assez gênant. Tout cela me faisait paniquer. On s'excusa même si c'était normal pour un couple d'avoir des moments comme ça mais sur un parking, ce n'était pas le top. Elle ne s'en formalisa pas et monta en voiture.
Une fois que nous fûmes arrivé et Bella descendu, on se privilégia avec Jasper un autre moment de douceur. Il me caressait le haut de ma main gauche, pendant que ma main droite se perdait dans sa chevelure dorée. J'étais sûr et certaine d'aimer cet homme. Mais n'était-ce pas trop tôt pour le dire? Tout ça n'allait pas trop vite? Il y avait encore peu, je ne connaissais même pas son existence. Et maintenant, il était tout pour moi. J'étais complètement dingue de lui. Il était beau, gentil, intelligent, doux... Que des qualités, s'il possédait des défauts comme tout être humain normal, je saurais les oublier. On s'embrassait tendrement une dernière fois pour se quitter et je rentrais chez moi, un énorme sourire suspendue à mes lèvres qui n'était pas prêt de s'effacer.
POV Bella
Une nouvelle journée catastrophique s'annonçait. Je ne m'étais pas levé en avance, et quand je m'étais diriger à ma fenêtre pour voir le temps, je chouinais comme une gamine. Il tombait des cordes et le ciel était orageux. Tout pour plaire. Il me restait à peine vingt minutes pour tout faire. Je pris mon téléphone, des sous-vêtements, un jean simple, un pull en grosse laine et courais jusqu'à la salle de bain. Je commençais à faire couler l'eau pendant que je téléphonais à Alice.
« Allo, » entendis-je dans mon mobile.
« Salut, c'est Bella, » répondis-je ne reconnaissant pas la voix d'Alice.
« Ahh! Belly Bells. Ça va? C'est Em' à l'appareil, Alice a oublier son portable chez nous hier soir. »
« Oh, donc tu ne sais pas si elle est déjà partie, » fis-je en baissant la tête, portant une main vers le jet d'eau pour régler la température.
« J'ai appelé chez elle et sa mère m'a dit qu'elle était déjà partie. »
« Ah ouais? Est-ce que tu sais si elle venait me chercher? » Demandais-je craignant d'avance sa réponse ayant un mauvais pressentiment. Il hésita. « Répond Emmett, je n'ai vraiment pas le temps, je suis à la bourre, je viens seulement de me lever, » m'énervais-je.
« Elle m'a dit que Jasper était passé la prendre il y a même pas dix minutes, » dit-il d'une petite voix que je ne lui connaissais pas.
« Quoi? » Hurlais-je dans mon téléphone. « Roooh putain! Je suis dans la merde! » Fis-je plus doucement cette fois ci.
« Bah écoute, si tu veux, je te prend en passant qu'est-ce que t'en dis? » Me proposa-t-il.
« Merci Em', tu me sauve la vie. »
« Wouahhh, tant que ça? » Rigola-t-il. « Bon allez, prépare toi, j'arrive dans quinze minute. »
Il raccrocha. Je me fis une queue de cheval haute et filais sous la douche. Je ne voulais pas me mouiller les cheveux. Cinq minutes après, j'étais ressorti et me frictionnais le corps pour me sécher. J'enfilais ensuite les vêtements que je m'étais préparé. Je savais que cette journée allait être horrible. Je laissais mes cheveux attacher et me brossais rapidement les dents. Je mis seulement du mascara sur mes cils et courait prendre mon sac que j'avais laissé dans ma chambre. Je descendis dans la cuisine aussi rapidement, mis une petite bouteille d'eau, ainsi qu'une pomme et deux barres de céréale chocolatée dans mon sac. J'enfilais mes converses et ma veste quand j'entendis le klaxon d'Emmett. J'attrapais mon sac, fermais la maison et couru jusqu'à sa jeep. J'étais trempé malgré le petit parcours que j'avais effectué.
Quand j'ouvris la portière côté passager, une surprise m'attendait. J'avais complètement zappé ce détail. Deux yeux vert me scrutait moqueur. Je m'excusai vite fait et montait à l'arrière. Rouge de honte de l'avoir oublié. Je gardais la tête baisser et le remerciait d'être venue me chercher. Les deux frères parlaient de tout et de rien. Quand Emmett me demanda...
« Alors Bella, prête pour ce soir? »
« Ce soir? Oh! Le judo... » Fis-je doucement.
« T'avais oublié? » S'esclaffa-t-il.
« Pas vraiment, mais à cause de ce matin, ça m'était sortie de la tête. »
Le reste du trajet se fit en silence, pour le peu qui restait. J'avais remarqué qu'il y avait moins d'ignorance de la part d'Edward. Je me secouais mentalement la tête, chassant Edward de mon esprit. J'avais rêvé qu'Edward me piquait une crise de jalousie. Idiot n'est pas? Comme si un jeune homme aussi beau pouvait s'intéresser à une fille comme moi. En plus, il me faisait bien comprendre qu'il ne me supportait pas. J'étais qu'une jeune fille insignifiante, rien de plus. Arrivé au parking, je remerciais une nouvelle fois Emmett et me rendis directement à mon cours.
Comme je l'avais prédit, la journée avait été affreuse. On avait eu trois interrogations, dans un autre cours on avait eu une punition collective car personne n'écoutait le cours. Le repas du midi avait été affreux. Un vrai cauchemar. J'étais juste presser de rentrer chez moi. À dix-sept heure, quand je sortie du lycée, je vis Edward qui m'attendait. Il pleuvait toujours aussi fort, et Edward ne s'était pas abrité, mais qu'est-ce qu'il était sexy sous la pluie. Calme tes ardeurs Isabella! Une fois à ses côtés, on commença notre footing. J'allais tellement doucement qu'on ne pouvait même plus dire que je trottais. Edward était bien loin devant moi. J'en profitais pour mater sa belle paire de fesse. C'était en voyant que j'arrivais presque à sa hauteur que je vis qu'il s'était arrêté et me regardait. Oh. Mon. Dieu. Il avait surement remarqué mon regard sur son derrière. Direct, je m'empourprais. J'étais bien plus que gêner. Je venais de me faire pincer. Il allait même plus vouloir m'approcher, il ne voudra plus que j'aille chez lui. Il ne voudra plus rien avoir à faire avec moi. Il allait me détester encore plus et annuler tous les cours! Mon cœur tambourinait comme jamais.
On se remit en marche et à ma grande surprise, il resta près de moi. Arrivé au chemin terreux montant vers sa villa, ça ne manqua pas, et je glissai. Rien ne m'était arrivé depuis le début, ce qui était étonnant. J'étais étaler par terre, et remplie de boue. Edward me proposa sa main pour me relever, chose que je ne refusais pas sinon, on y serait encore demain. Mais en essayant de me redresser, mon pied glissa une nouvelle fois, entrainant Edward avec moi. J'accumulais les gaffes depuis le début.
« Excuse-moi, » fis-je en fermant les yeux désespérer de moi-même.
Mais ce que j'entendis me fit ouvrir les yeux en grand. Je dévisageais Edward comme si il était fou. Il était écrouler par terre, jusqu'à là, rien d'étonnant, mais écrouler de rire! Un rire qui m'envouta. Ce gars me fascinait. À mon tour, je mêlais mon éclat au sien. C'était bête mais à ce moment-là, je me sentais bien. Nos têtes touchaient le sol. Je voulu essuyer la bout de mon visage, mais je ne fis qu'en rajouter un peu plus. Edward repartit dans un fou rire, moi le suivant de près. Nous étions pires que sale. Remplis de boue de la tête aux pieds. Nos corps faisaient pleins de petits soubresauts à cause de nos rires devenue incontrôlable. Si quelqu'un m'avais dit que je passerai un jour un moment comme celui-là avec lui, je lui aurais demandé s'il n'avait pas fumé ou pris une drogue quelconque. Mais pourtant, c'était ce qui se passait. On resta bien dix minutes à terre, à ce calmé progressivement.
Au final, il se releva sans trop de mal, et m'aida en faisant attention à ne pas recommencer, pas que l'on craignait quelques choses dans l'état que nous étions, mais sinon on n'était pas prêt d'arriver chez lui, au chaud. Je ne serais pas étonné d'apprendre demain matin que nous avions tous les deux attraper froid. Ce n'était pas un temps à s'amuser dehors. On avançait en se tenant l'un à l'autre, faisant attention à ne pas retomber.
Au bout d'un certain temps, on arriva enfin devant sa maison. Une fois la porte d'entrée passée, on se déchaussa, et enlevait nos vestes boueuses. On était en chaussette, et nos cheveux dégoulinaient, mélangeant eau et boue. Quand on entra dans le salon, c'étaient des yeux d'ahurissement qui nous accueillirent.
« Mais que vous est-il arrivé? » Demanda Esmée stupéfaite suivit de la petite troupe.
Il était vrai que notre état était plus que déplorable. Je me mordillais la lèvre inférieure essayant de rester calme mais quand Edward passa nerveusement sa main dans ses cheveux, n'arrangeant pas son cas, s'en était trop pour moi. Ça faisait longtemps que j'avais autant rie. Je vis les lèvres d'Edward trembler, il essayait tant bien que mal que de se retenir. Cinq minutes après, on avait retrouvé notre calme et leur expliquait ce qu'il s'était passé quelques minutes plutôt. Enfin, je préférais ne rien dire et me concentrer pour garder mon sang froid.
En entendant notre histoire, ce fut au tour d'Emmett de rire. Alice et Jasper avaient un large sourire aux lèvres, et Esmée secouait la tête de droite à gauche, une main sur son front avec un petit sourire accrocher à ses lèvres. Elle nous conseilla de nous changer. Alice me prit par la main et m'emmena dans sa chambre réserver. Elle me donna un ensemble de sport bleu nuit et m'abandonna dans la salle de bain pour que je puisse me laver. Son ensemble était tout doux. Je m'empressai d'aller dans la douche, de me sécher puis de me changer. Ces habits étaient confortables. Je rejoignis les autres dans le salon, précédent Edward de trois minutes. Il était habillé simplement, un jogging noir et un t-shirt blanc moulant sa belle musculature.
On se rendit comme la dernière fois au sous-sol, les tapis étant déjà prêt, nous n'avions plus qu'à commencer. Nos spectateurs s'installaient aussitôt dans les canapés prévu pour. Emmett partageait avec Jasper un saladier de popcorn, alors qu'Alice et Esmée avaient des petits pots de crème glacé.
Je me mis en face d'Edward, et il m'expliqua quelques nouvelles prises, comment tomber sans se faire mal, comment éviter des blesser son partenaire. On revit aussi les prises de lundi dernier. Je fis beaucoup plus attention cette fois ci. Dans une des prises, dont je ne me souvenais plus le nom, je devais le faire passer par-dessus mon épaule. Je la sentais mal cette prise. Comme si je pouvais le soulever franchement. Il fallait être honnête, on n'avait pas trop le même poids. Comme je l'avais prédit, je perdis l'équilibre manquant de faire tomber Edward par la même occasion. Il parvint à rester debout sans trop d'effort, me pris par le bras et me tira vers lui pour me remettre sur mes pieds. Je rougissais face à la proximité qu'il y avait entre nous. Je me détachais de son emprise, et on reprit le cours.
Cette fois ci, il n'y avait pas eu d'accrochage. Tout s'était super bien dérouler. On était remonté au salon et on prenait des rafraichissements. J'étais fatigué. J'avais encore des courbatures du cours de la dernière fois. Mais j'étais contente car j'avais progressé. D'un chouya mais c'était déjà ça. Carlisle Cullen arriva à ce moment-là.
« Bonjour tout le monde, » salua-t-il en embrassant sa femme.
« Yoh P'pa, ça gaz? » Demanda Emmett tout pleins d'entrain.
« Salut, » firent simplement Edward et Alice pendant qu'on glissait un petit 'bonjour' avec Jasper.
« Bien mon fils, » répondit Carlisle à Emmett. « Et vous? Personne n'est blessé cette fois ci? » Demanda-t-il en nous regardant son deuxième fils et moi.
« Nan, pas de bobo aujourd'hui papa, » rétorqua Edward guilleret.
Je m'empourprais une nouvelle fois. Je ne comptais plus le nombre où mon visage avait viré au cramoisi aujourd'hui. On resta là encore trente minutes à parler de tout et n'importe quoi. Puis on se leva avec Jasper. On les saluait et rentrait chez nous. Je préparais des endives au jambon à la sauce béchamel quand mon père rentra. Je mis les couverts et appelais les hommes à venir manger. Une fois à table, Jasper raconta ce qui s'était passé entre Edward et moi dans la boue, puis raconta que le cours de judo avait été moins amusant que lundi soir. Après le repas, je me douchai pour enlever la sueur acquise au cours de sport. Je réglais ensuite mon réveille et m'enroulais dans mes draps.
Samedi était si vite arrivé. J'étais en train de récupérer mon sac. Dans à peine une heure, je serais chez Mike. J'avais envie de l'appeler et d'annuler, lui dire que j'étais malade, mais ça ne se faisait pas. Je soufflais et me dirigeais vers la sortie. Exceptionnellement, aujourd'hui c'était Jasper qui venait me chercher. Emmett avait rendez-vous et devait se faire beau pour Rosalie. Je n'avais même pas besoin d'attendre car mon frère était déjà là. J'enfourchai sa moto et m'accrocha à sa taille. J'arrivais chez Mike à dix-huit heures quarante-cinq. J'enlaçais mon frère, et lui fis signe qu'il pouvait partir. À ce moment-là, je sonnai à la porte.
Une grande femme blonde, possédant la quarantaine, m'ouvrit la porte. Elle se présenta et j'appris que c'était sa mère. Au moment de me présenta elle me coupa, sachant qui j'étais. Apparemment, son fils parlait beaucoup de moi. Elle me demanda de la suivre jusqu'au jardin où tout le monde se trouvaient apparemment. Dès mon arrivé, Mike vint vers moi pour me faire la bise. Il fut suivit de Ben, Tyler, Eric, Angéla, et deux autres personnes que je n'avais jamais vu. Ça devait être Jane et Alec. Mike me les présenta enfin.
- Bella, je te présente Alec, mon cousin, et Jane sa fiancée. Les gars, je vous présente Bella.
Quand Mike avait dit 'les gars', je vis Jane levée les yeux au ciel. Elle avait l'air gentille. Mais quand Mike m'avait présenté, je l'entendis dire tout doucement à son cousin que j'étais sa future copine. Je n'étais pas folle, je l'avais entendu. J'avais envie de plier bagage. Jane aussi l'avait entendu, et quand elle vit ma tête elle comprit.
« Ne fait pas attention à lui, il prend souvent ses rêves pour la réalité, » m'informa-t-elle. « Si je suis venue, ce n'est pas par pur plaisir, crois-moi. Si ça ne tenait qu'à moi, je serais dans ma maison en ce moment. Mais mon fiancé à sortie le discours que son cousin avait muri, à la bonne blague, et que ça pourrait être amusant. Angéla à l'air d'être une chic fille, son copain aussi, Ben je crois? » Me demanda-t-elle, j'acquiesçai d'un signe de tête. « Par contre, toi aussi t'inquiète, mais les deux pimbêche là-bas, » fit-elle en désignant Lauren et Jessica, « m'horripilent. La seule chose que j'ai envie de faire, c'est de foutre mon poing dans leurs visages maquillés comme des pots de peintures mal assortis. »
Angéla, nous rejoignis quelques minutes plus tard. Elle appela Ben à venir avec nous, ce qu'il fit sans aucune hésitation. Ça m'étonna, et lui demandais franchement. Il m'expliqua qu'il trouvait les autres trop 'lourd'. Alec vint lui aussi à notre rencontre pour prendre des nouvelles de sa petite femme et reparti aussitôt voir son cousin.
Pendant la soirée, Jessica et Lauren n'arrêtaient pas de draguer Mike, Tyler et Eric. S'en était même devenue indécent. Elles étaient beaucoup trop provocantes. Plusieurs fois, Mike avait essayé de me prendre à part pour discuter qu'il disait, mais j'avais toujours une excuse. Soit Jane me demanda auprès d'elle, soit Angéla voulait un conseil. Toute les deux faisaient tout pour l'éloigner de moi. Je venais de me faire de bonnes amies.
Les grillades étaient bonnes, l'ambiance était pas mal. Mais j'avais une furieuse envie de rentrer chez moi. J'envoyais un message à Jasper lui demandant de venir me chercher le plus vite possible. Je prévins Mike que mon frère n'allait pas tarder. Ses yeux prirent une lueur dépitée mais je n'en fis pas plus attention. Je partis faire la bise à Jane, Angéla, Ben et Alec. Mike me raccompagna jusqu'à la porte, même si j'aurais pu m'en passé. Je pensais qu'il allait me faire la bise quand je vis ses lèvres s'approcher dangereusement des miennes. Le temps que je réalise ce qu'il comptait faire, qu'il avait déjà posé ses lèvres sur les miennes. Je protestais mais il ne fit qu'accentuer le baiser tout en me tripotant les fesses. Ni une, ni deux, je le giflai et sortis comme une furie. Je n'attendais pas mon frère et commença à avancer jusqu'à chez moi. Une moto, arrivant dans le sens inverses passa non loin de moi. Je l'entendis freiner et faire demi-tour. C'était Jasper. Je montais derrière lui, ne voulant pas parler pour le moment et posa ma tête sur son dos. J'étais furieuse. Ce mec venait de me voler mon véritable premier baiser de façon que je trouvais odieuse. Même avec Jacob, quand on faisait semblant d'être un couple, on ne s'embrassait pas. En ce moment même, je détestais Mike plus que tout.
En arrivant chez moi, je fonçais dans la salle de bain, me brossa les dents et me fis un ban de bouche, comme si ça allait annuler le baiser et filais dans ma chambre en claquant la porte. Jasper qui m'avait suivi et vu l'épisode de la salle de ban, se prit la porte en pleine tête. Il l'ouvrit, s'assit à côté de moi et attendait que je lui explique ma soirée. Il était très patient. Je débitais mon récit une demi-heure après sans omettre le passage avec Mike. Je vis dans ses yeux qu'il avait envi de l'étriper. Mais n'en fit rien. J'enlevais mon jean, et mon chemisier. Je gardais mon débardeur et enlevais mon soutien-gorge en le faisant passer par-dessus. Puis je m'allongeais dans mon lit. Jasper fit de même, ne gardant que son t-shirt et s'installa près de moi. J'adorais dormir avec mon frère. Ça me calmait, et j'en avais bien besoin en ce moment. Rapidement, je rejoignis les bras de Morphée.
POV Rosalie
Bella m'avait appelé jeudi soir. Emmett lui avait annoncé notre sortie. Je hallucinais quand elle me confia qu'avant, elle ne connaissait pas ce restaurant. Venant d'elle, ça ne m'étonnait pas. J'avais automatiquement roulé des yeux malgré qu'elle ne puisse pas me voir. Quand on avait raccroché, j'étais toujours dans la même galère précédent son appel, c'est-à-dire, qu'elle tenue allais-je mettre. J'avais finalement opté pour une robe noir, sobre, mais épousant bien mes formes. Elle s'arrêtait juste au-dessus des genoux, et possédait un léger décolleter.
On était enfin samedi. J'avais eu un rendez-vous ce matin chez l'esthéticienne pour une épilation et un soin visage. J'étais complètement détendu. J'enfilais ma robe, me maquillait légèrement, lissais mes mèches de devant et fis bien onduler le reste de ma chevelure. Je chaussais mes talons, ma veste et mon sac à main étaient prêt. Je regardais l'heure une nouvelle fois, il ne devrait plus tarder. Je n'eus pas le temps de stresser plus qu'il sonna. Je pris mes affaires et allait lui ouvrir. Il m'étonna en me faisant un baise main en guise de salutation. En ce moment même, j'étais aux anges. Il m'ouvrit la portière de sa jeep. Jamais un homme n'avait été aussi galant avec moi, me prenant généralement pour une fille facile car j'étais blonde aux yeux bleu, grande, et étant très féminine.
On arriva rapidement au 'Volturi'. Il m'ouvrit de nouveau la portière, me prenant ma main droite pour m'aider à sortir. En le voyant dans la vie de tous les jours, il était impossible de croire qu'il soit si gentleman. Le réceptionniste nous emmena jusqu'à la table qu'Emmett avait réservée, dans un coin au fond, légèrement à l'écart des autres.
C'était la première fois que j'entrais dans ce restaurant. La seule pensée qui me vint à l'esprit fut : quelle classe! Les lumières étaient tamisé, le par-dessus des chaises étaient en velours bordeaux. Un homme était assis derrière un beau piano à queue blanc, contrastant avec le style sombre de la salle. Des roses étaient installées sur chaque table avec un petit chandelier. Toutes ses petites choses donnaient un air romantique et chic. Je me sentais chanceuse de pouvoir diner dans un tel endroit.
Emmett me tint la chaise pour que je puisse m'assoir. J'avais l'impression d'être une princesse. Un serveur vint vers nous, donna les menus et nous demanda...
« Désirez-vous un apéritif messieurs dames? »
« Nous prendrons une bouteille de votre meilleurs vin rouge, » commanda Emmett.
« Bien monsieur, » fit le serveur puis il reparti surement vers les cuisines
Je me retournais vers Emmett et lui fit les gros yeux. Leur meilleur vin rouge, carrément. Mais il n'était pas fou par hasard? Ça allait lui couter une fortune tout ça. Il comprit vite à mon visage ce que je pensais et balaya tout ça d'un simple geste de la main. Bon, je n'allais pas me plaindre non plus. On discuta du menu, ce qui me tentait... Le serveur revint vers nous. Il présenta la bouteille à Emmett, il acquiesça. Le serveur lui versait un peu de vin dans son verre, et Emmett le goutta. Puis il fit un signe de tête affirmatif. Il nous servit et nous demanda...
« Avez-vous choisi? »
« Commençons par la dame, » fit Emmett en me désignant.
« Hum... Je prendrai le foie gras avec sa confiture de figue, et le filet de bœuf façon Rossini s'il vous plait, » fis-je en rougissant.
« La cuisson du filet? »
« Bleu s'il vous plait. »
-« Bien, et monsieur? »
« Je prendrais aussi le foie gras, et le rouget, » commanda-t-il en redonnant les cartes. « Oh et nous prendrons aussi une bouteille d'eau pétillante s'il vous plait. »
Le serveur parti avec nos commandes. Peu de temps après il revint avec l'eau. Je sirotais mon vin, discutant avec Emmett. On parlait des cours, des universités qui nous plaisaient, de nos futurs métiers mais aussi de notre passion commune: l'automobile. J'étais une fan de mécanique. C'était peut-être bizarre pour une femme, mais j'avais dû tomber dedans quand j'étais petite, comme Obélix dans la potion magique. Il s'amusa à se créer une histoire, notre futur plus exactement. Genre, on tiendrait une, ou plusieurs, carrosserie... Pourquoi pas? Ça me plairait bien, il fallait qu'il fasse gaffe à ce que je ne le prenne pas au mot.
Le diner se déroulait super bien. Leur foie gras était génial et accompagné de la confiture de figue, c'était juste excellent! Et leur filet de bœuf... Un délice. Il était fondant, tendre, il n'y avait pas besoin de s'acharner dessus pour le couper. Je n'avais même pas trouvé de morceaux de gras, ni de nerf. Le serveur revint une nouvelle fois vers nous...
« Prenez-vous du fromage? » Nous demanda-t-il.
« Oh, non merci, » fis-je en secouant la tête.
« Moi non plus, » décida Emmett.
« Un dessert peut-être? »
« Un fondant au chocolat avec ses fruits rouges et sa glace à la pistache, » répondit Emmett.
« Et une tartelette fine au pomme, avec sa glace à la vanille et son coulis caramel. »
« Bien, » fis le serveur en repartant.
Quand on nous servit les desserts, dès la première boucher j'étais aux anges. Emmett se mettait du chocolat partout autour de la bouche. Ça me donnait des envies... Mais, pas au premier rendez-vous. Emmett m'avait fait gouter à son dessert et lui au mien. C'était sûr, je mettais ce restaurant dans mes favoris. Il demanda l'addition, paya et me ramena chez moi. Le peu de chemin qu'il y avait s'était déroulé dans le silence. Un silence confortable, non stressant. Une fois arrivé, on resta cinq bonnes minutes à se regarder dans les yeux. Puis, il me refit un baise main et me laissa partir. Quand j'arrivais dans ma chambre, je m'adossais à la porte de celle-ci, fermais les yeux, un immense sourire scotché au visage. J'étais au paradis. J'étais sur de faire de beau rêve cette nuit.
