Chapitre n°17:

POV Bella

Je sentais quelques choses vibrer à mes côtés. Le temps que mes sens se réveillent complètement, que les vibrations avaient cessé puis recommencer. J'ouvris lentement les paupières pour les refermer aussitôt. Le soleil. Les volets n'étaient pas fermer, et les rideaux étaient grand ouverts. Je rouvrais les yeux, m'habituant petit à petit à la clarté. Je trouvais alors mon téléphone pas loin de moi. Je voyais l'image de Rosalie clignoter. Elle essayait de m'appeler. Quand je voulus bouger mon bras pour répondre, je remarquais seulement mon incapacité à bouger. Des bras m'entouraient. Je tournais au maximum ma tête pour voir qui se trouvait dans mon lit. C'était Jasper. Je soufflais, rassurer. Pourtant je ne paniquais pas, pas assez réveiller, ou trop fatiguer encore pour ça. Mais que c'était-il passer pour qu'il dorme avec moi? J'essayais de me remettre les idées en place quand tout me revint à l'esprit. Oh. La soirée de Mike. Son baiser. Sa façon de me tripoter, le fait de me forcer à l'embrasser… Mon premier baiser. Il m'avait gâché tout cela. J'étais déçu. Je me dégageais le plus possible de l'étreinte de mon frère avant que Rose gaspille son forfait.

-« Oui, » fis-je d'une voix encore ensommeillée.

« Hey ma puce, ouvre moi avant que je ne m'énerve! » Me répondit-elle d'un ton doucereux, mais dangereux.

« J'aimerai bien mais Jasper me tient prisonnière. »

« Et bien, trouve la clé et sauve toi. »

« Très drôle, mais il est assez costaud, et il a de la force dans les bras! »

« Débrouille toi, il ne fait pas chaud ici, j'aurais dû attendre dans la voiture, » s'énerva-t-elle.

« Entre ça doit être ouvert, sinon la clé se trouve derrière le gros caillou à côté du pot de fleur. »

Elle raccrocha, signe qu'elle avait réussi à entrer. Je refermais mes paupières pour savourer les dernières secondes restant avant la tempête. Du bruit se faisait dans les escaliers. Au secours, Godzilla était là. La seconde d'après, la porte s'ouvrit dans un grand fracas faisant sursauter Jasper. Rosalie se déplaça vers la fenêtre. Peu de temps après, l'air frais s'engouffra dans ma chambre et ma couette valsait en l'air. Rosalie s'impatientait. J'entendis Jasper grogner à côté de moi. J'avais envie de faire pareil quand je vis le regard noir qu'elle nous lança.

J'écartais les bras de mon frère, et me levait. Je le regardais, il avait enfouit sa tête dans l'oreiller. Ça n'allait pas plaire à sa cousine. Effectivement, le monstre refit surface. Elle s'installa sur mon lit, à la place que j'occupais il y avait quelques minutes et avec un bon coup de pied, dégagea Jasper et le fit tomber dans un grand vacarme. Radicale comme réveil.

« Bonjour mes cousins chéris, » nous salua-t-elle toute joyeuse.

Nous la saluons à notre façon, puis nous descendions à la cuisine. On prit notre petit déjeuner, non dans le calme. Elle nous raconta sa fabuleuse soirée avec Emmett. Elle poussait des cris stridents à chaque fois qu'elle se remémorait le diner, ce qui voulait dire tout le temps. Je commençais à avoir un mal de tête horrible. Tout ce manège dura une bonne heure, voire même plus. Dorénavant, je connaissais la décoration du restaurant, son menu, et surtout les manières d'Emmett par cœur. Enfin, elle s'arrêta. Surement par pitié.

« Et toi Bella, ta soirée c'était comment? » Me demanda-t-elle.

« Horrible, » soufflais-je.

« Pourquoi? Qu'est-ce qu'il s'est passé? » M'interrogea-t-elle en fronçant les sourcils.

Je m'étais toujours dit qu'elle aurait de nombreuse ride au niveau du front à force de froncer les sourcils comme cela. La ride du lion. Oh oui. Cette fille était une véritable lionne, il ne valait mieux pas être dans les parages quand elle rugissait d'ailleurs. Je lui racontai donc toute ma soirée. Cette fois ci, tous les détails que j'avais pu oublié la veille me revinrent en tête, et Jasper pût connaître l'intégralité de l'histoire. Quand je lui citai le passage avec Mike, je vis la mâchoire de Rose se crisper. Et voilà qu'il se faisait une ennemie de plus, et apparemment, ce n'était pas ce qui lui manquait.

« Donne-moi immédiatement l'adresse de ce type, » m'ordonna-t-elle furieuse. Je refusais. « Tout de suite! »

« Pourquoi faire? » Lui demandais-je connaissant déjà sa réponse.

« Pour lui casser la gueule tiens! » S'exclama-t-elle.

Rosalie était comme Jasper. Aussi protectrice que lui. Je n'étais pas une enfant, ni du cristal qui allait se briser à la moindre secousse. Okay, cette soirée m'avait ébranlé. Mais pas au point de changer radicalement, me coupant du monde entier ou quoi que ce soit. Ce n'était pas la fin du monde, j'étais revenue indemne, je n'avais aucune égratignure, rien de grave. Franchement, je ne voyais pas pourquoi ils en faisaient tout un plat. Je pouvais comprendre qu'ils aient ce genre d'attitude si c'était eux les victimes, bien que ce fût un bien grand mot pour les faits qu'ils s'étaient déroulé. Mais ils n'avaient rien à voir avec cette histoire, et il n'y avait pas eu mort d'homme. Juste une... Mauvaise compréhension entre deux individus. Une très mauvaise compréhension même. Et un peu de forçage.

« Bon, pouvons-nous parler d'autre chose? Aussi j'aimerai passer à la salle de bain, » leurs prévins-je.

« Okay, vas-y. On t'attend ici,» m'informa Rosalie.

Je montais les marches au galop. J'avais une envie pressante. Une fois dans la salle de bain, je fermais grâce au verrou, et m'asseyais sur les toilettes. Ah! Que ça faisait du bien. Après avoir tiré la chasse d'eau, je me dirigeais vers le miroir. J'avais vraiment une mine affreuse, en plus je me sentais mal. J'avais des vertiges, et des hauts le cœur. Je m'agrippais au lavabo, essayant de me concentrer sur autre chose, quand mon mal de cœur s'intensifia. Je me penchais immédiatement au-dessus de la cuvette et rejetais toute la nourriture contenue dans mon estomac. Je n'avais plus rien à recracher, mais mon corps continua à s'arquer sous l'intensité de mes hauts de cœur. Je m'essuyais, tirais la chasse une nouvelle fois et allais me rincer la bouche. J'avais chaud d'un coup. Je me mouillais le visage et m'assis par terre après avoir commencé à voir des étoiles. Je faisais souvent des petits malaises après mes vomissements. Rien de très grave, un peu comme quand on se relève trop vite en fait.

Ne me voyant pas revenir, mon frère et Rosalie toquèrent à la porte me demandant si j'allais bien. Franchement, si tu restes aux toilettes aussi longtemps alors que tu devais juste aller faire pipi, ça voulait dire qu'il y avait un problème. Peut-être un petit, mais un problème quand même. Je déverrouillais la porte, et laissais les deux énergumènes entrer.

« Bella. Ma petite Bella. Que se passa-t-il? T'es pale, encore plus que d'habitude. Qu'est-ce que tu as? » Me demanda Rosalie dans un souffle.

« Je me sens pas bien du tout. Le petit déjeuner n'est pas passé je crois, » répondis-je en grognant.

« Ouais bah tu vas te recoucher immédiatement, t'as de la fièvre jeune fille, » m'ordonna-t-elle en enlevant sa main de mon front.

« Mais... J'ai encore pleins de chose à faire, ce n'est pas un virus de rien du tout qui... »

Je laissais ma phrase en suspens pour me retourner vers les toilettes. Je rejetais ce que je pensais ne plus avoir. Je détestais être malade. Je préférais passer une journée de contrôle que de choper un virus.

« Pleins de chose à faire? Désolé frangine mais si tu parles du ménage, de la nourriture, on peut se débrouiller sans toi quelques temps, » m'informa Jasper avec sérieux.

« Et mes devoirs? Je ne les ai pas encore faits! » Dis-je en levant mon indexe gauche étant sûr que ça marcherai.

« Nan mais tu rigoles j'espère! On n'en a rien à foutre de tes cours. Tu es malade. MA-LA-DE! » S'énerva-t-elle.

Je me renfrognais fasse à leur motivation exagérée. J'allais donc me coucher, tout en trainant des pieds marquant mon désaccord. Je n'avais pas chaud. J'étais même geler. Je vérifiais ma fenêtre, mais Rosalie l'avait surement refermé. Je demandais donc à ce qu'on m'emmène une deuxième couette. Si je ne devais rien faire et rester au lit, autant se faire servir et chouchouter non? Rosalie s'installa sur mon rocking-chair qu'elle avait placé à côté de mon lit, pendant que Jasper alla chercher ce que je lui avais demandé.

Après avoir pris un comprimer contre les vomissements, j'enserrais drap et couette autour de moi et m'endormis dans les minutes qui suivirent.

Je ne savais pas quelle heure il était à mon réveil, mais il faisait déjà nuit dehors. Je tournais la tête pour voir si quelqu'un était là, mais personne. Ils devaient être en bas, vue le bouquant qu'il y avait. J'observais ma chambre, quelque chose avait changé. Je vis que le bordel avait disparu. Rosalie ou Jasper l'avait rangé. Une bassine était poser par terre à ma droite, au cas où, et un grand verre d'eau accompagné de comprimés se trouvaient sur ma table de chevet. Je les pris en sentant la nausée revenir à grand pas. Jamais je n'étais malade, ou sinon c'était très, très, très rare! C'était toujours Renée, ma mère, qui chopait toutes les maladies qui trainaient. Et moi j'étais là pour prendre soin d'elle.

Je laissais ma tête retomber sans grâce sur mon oreiller. Je soufflai. Même pas vingt-quatre heure que j'étais malade, et j'en avais déjà marre. Je refermais mes paupières, si seulement tout cela ne pouvait être qu'un cauchemar. J'étais tellement perdu dans mes pensées que je ne vis pas Charlie entrer dans ma chambre, un plateau repas dans les bras.

« Oh. Bonjour papa, » dis-je d'une voix rauque.

« Désolé, je te réveille? » Me demanda-t-il nerveusement.

« Nan, ne t'inquiète pas. Qu'est-ce? »

« Une bonne soupe, préparée par Rosalie si tu veux tout savoir, » répondit-il à ma question muette.

Il resta près de moi le temps de manger. Il ne me fit pas la conversation. Préférant le silence. Je lui étais reconnaissante pour ça. Je n'avais pas la tête à papoter pendant des heures. Une question par ci, par-là, pour me demander si c'était bon, comment j'allais. Juste le strict minimum. Il m'indiqua aussi que Jasper et Rosalie n'allait pas tarder à monter me voir. Et il vit juste, car après avoir ouvert la porte de ma chambre pour en sortir, deux têtes blondes entrèrent.

« Hey qu'est-ce que tu nous fais sœurette? »

« Bella, ce soir, je reste dormir ici. Comme ça je pourrais m'occuper de toi, » m'informa doucement Rosalie.

« Quoi? Mais tes cours? Nan, je peux me débrouiller toute seule! » M'écriais-je.

« Écoute. Jasper va aller au lycée, comme ça il pourra te ramener tes cours, et Charlie veut aussi rester près de toi, mais comme je savais que tu allais piquer une crise, je lui ai dit qu'il pouvait aller travailler. Moi par contre, ce n'est pas grave. En plus je n'ai pas beaucoup de cours demain, deux heures de sport et deux heures de français. Donc tant mieux. En langue vivante je suis une quiche! Sauf l'espagnole. Bref, donc je peux rester. Tu vois? Aucun souci. »

Au final, je n'avais pas le choix. Je me rendormis assez rapidement. Je me réveillais en sursaut au milieu de la nuit. Directement je pris la bassine pour me vider. Le bruit fit émerger Rosalie qui dormait sur mon rocking-chair. Oui, tout cela n'était pas très glamour. Ce petit manège se répéta plusieurs fois dans la nuit.

Je me réveillais une fois de plus. J'attendis quelques secondes mais rien de vint. Plus de nausée. J'ouvrais péniblement mes paupières. Il faisait jour. Je consultais mon réveil et il m'indiqua onze trente-huit. Je tournais la tête vers le rocking-chair, mais Rosalie n'était plus là. Ma bassine non plus. Je me redressais, mis mon oreiller à la verticale pour le caler dans mon dos, et attraper mon livre. La tour du bonheur, de Barbara Cartland. J'en avais lu qu'une quinzaine de page, mais j'étais déjà conquise. En gros, c'était l'histoire d'une jeune femme, enfant gâtée, qui avait tous les hommes à ses pieds. Sauf un. Donc elle voudra se venger. Bref. Autant que je reprenne ma lecture.

J'entendis la poignée s'actionner. C'était Rosalie qui faisait son apparition. Ma bassine dans un bras, et un plateau dans l'autre. Elle avait vraiment une sale tête. Ça se voyait qu'elle avait veillé sur moi toute la nuit.

« Coucou, la malade, bien dormis? » Demanda la belle blonde.

« J'ai eu mieux. »

Elle me donna le nouveau plateau repas, et reposa la bassine à mes côtés. J'étais affamé. Quand je regardais le contenu de mon repas, je vis que je n'étais pas au régime. Elle m'avait préparé un gros bol de céréale chocolaté, quatre tartine de pain griller recouvert de beurre doux et de gelé de groseille. Avec cela, il y avait une pomme, un yaourt à la framboise, un grand verre de jus d'orange, et un grand verre d'eau, toujours accompagné de comprimé. J'étais plus que chouchouter. Et j'aimais bien ça. Mais, j'aurais préféré que ça arrive dans une autre situation.

J'avais tout avalé. Il n'y avait plus rien à part la vaisselle sur le plateau. Je me levais et me dirigeais vers la salle de bain. J'avais envie d'une bonne douche. Je commençais à faire couler l'eau après avoir prévenue Rosalie. J'entrais enfin dans la douche et commença à me savonner. Hier je n'avais pas vraiment pue aller dans la salle de bain.

Quand je sortais de la cabine de douche, je remarquais qu'il y avait pleins de buée sur les carreaux et miroir. Il y avait une chaleur terrible dans la pièce. Il faisait tellement chaud que ma tête tournait. Pourtant j'étais habituée à de haute température vu que je venais de Phœnix. Je m'assoyais sur les toilettes en attendant que ça se passe. Au bout de cinq minutes, je pouvais me lever pour arroser mon visage d'eau froide. Et merde! Une nouvelle vague de nausée arrivait. Cette journée allait être longue.

POV Edward

Pendant le week-end, Alice n'avait pas cessé de me harceler de message pour mon comportement de vendredi. Puis, Emmett avait essayé de me cuisiner à son tour. Tous les deux étaient de mèche. Même en venant en cours, il n'avait pas arrêté. J'avais beau lui dire qu'il n'y avait rien, il ne me croyait pas. Je ne me croyais pas moi-même. Tout cela était dû qu'à un mot, un nom plus précisément. Mike. Je le détestais encore plus qu'avant et je ne savais pas que c'était possible. Bella aussi m'énervait. Comment pouvait-elle apprécier un tel mec? C'était ça son style? Elle l'avait laissé poser ses sales pattes sur elle. Alors que ça aurait dû être moi. Moi! Bon allez respire. Tu devras les supporter tous les deux. En plus, depuis la soirée du Newton, quelques petites choses avaient peut-être changé. Et merde. Voilà que je me prenais la tête pour rien.

On était arrivé depuis cinq bonnes minutes et on attendait les autres. Le parking du lycée était presque remplie quand une mini Cooper fit son entrer. Alice. Elle se gara juste à côté de la jeep d'Emmett. On était étonné qu'elle soit arrivée seule. D'habitude, il y avait soit Jasper, soit Bella. Elle vint nous faire la bise. C'était Jasper qui lui avait dit de ne pas passer. En parlant de ce dernier, une moto se gara pas loin de nous. Il nous salua. Vu les cernes qu'il possédait, il n'avait pas dû dormir beaucoup.

« Salut vieux, dit ta sœur n'est pas là? » Demanda Emmett pendant que les deux tourtereaux s'embrassaient.

« Non, elle ne vient pas aujourd'hui, » dit-il en se détachant des lèvres de ma cousine.

« Elle ne vient pas? Pourquoi? » Demanda Alice limite hystérique.

« Je t'expliquerais plus tard, » la calma Jasper.

« Qu'est-ce qu'il se passe? C'est grave? » Continua-t-elle.

« Plus tard, Alice. »

Et il partit vers le lycée nous laissant perplexe. Alice, Emmett et moi fixions le dos de notre ami. Même Alice n'avait pas pu soutirer d'information. J'espérais seulement que ce n'étais pas grave. Pas que je m'inquiétais, non, mais ne sait-on jamais. Je fixais mon attention à ma cousine. Elle se tordait les doigts, et se tortillait dans tous les sens. Je la voyais se triturer ses lèvres avec ses dents. Bella aussi faisait souvent ça. Un truc de fille surement.

« Vous croyez que c'est grave ? » explosa-t-elle enfin.

« Il nous a dit qu'il nous le dirait plus tard. Et si il vient en cours, c'est que ce ne doit pas être vraiment grave, sinon il serait resté auprès de sa sœur je pense, » fit Emmett étonnement sérieux.

« T'es sur? » Insista le petit lutin.

« Alice, qu'est-ce qu'il a dit? » Lui demanda-t-il.

« Heu... Plus tard, » maugréa-t-elle.

« Voilà! On a juste à attendre, » répondit Emmett avec un sourire victorieux accrocher au visage.

« Oui, mais ça ne m'empêche pas de m'inquiéter gros balourd! » Cria notre cousine tout en levant les mains vers le ciel.

Après avoir réussi à la calmer un minimum, nous nous dirigions chacun vers notre salle de cours. J'allais m'assoir à ma place habituelle. Mike, qui était avec son groupe, se pavanait comme un paon et ne faisait que de parler de la soirée. J'entendais des bribes de leur conversation, et le mot Bella revenait à plusieurs reprises. Mes poings se crispaient instantanément. Apparemment, elle s'était bien amuser. Et Mike disait à qui voulait l'entendre qu'il était 'caser' avec la nouvelle. Je ne pensais pas qu'elle l'appréciait autant. Je m'étais trompé alors. Si Bella était sa petite amie, il devait surement savoir pourquoi elle n'était pas présente aujourd'hui. Mais je ne lui demanderai pas, malgré ma curiosité grandissante. Je préférais entendre Jasper, j'avais plus confiance avec ce mec.

L'heure du déjeuner arriva enfin. Je pensais que je n'allais jamais pouvoir m'en sortir. Tout le monde n'était pas présent à son barbecue, mais tout le monde en parlait. Ce n'était quand même pas la soirée du siècle, pourquoi en faisait-il tout un plat. Et la rumeur disant que Mike n'était plus libre, que Bella et lui c'était officiel, s'était répandue à une vitesse folle. C'était les deux sujets de conversation du lycée. Et ces conversations me donnaient un mal de crane horrible!

J'attrapai un plateau, pris une bouteille de limonade et le plat principal. Je réservai notre table habituel en m'y asseyant et attendit les trois autres. Alice arriva en première telle une furie. Elle posa son plateau sur la table avec fracas. Elle n'était pas passée entre les rumeurs. Elle supportait Newton autant que moi, c'est à dire à la limite du possible. Elle triturait son morceau de pain à un point qu'il ne ressemblait plus à rien. Dire qu'elle était énervée était un euphémisme. J'essayais de la calmer en attendant le retour de son compagnon. Lui seul était en état de le faire, mais je ne perdais rien à essayer.

Jasper et Emmett firent leurs entrés en même temps. Ils discutaient ensemble et ça avait l'air animé.
Allait-on enfin savoir ce qu'il se passe ici? On voyait très bien que Jasper était énervé, pourtant il était habituellement calme. Il s'asseyait, et fixa sa bouteille sans rien dire. On attendait patiemment qu'il ouvre la bouche. Et enfin, notre vœu fut exaucé.

« Je vais le tuer! » Nous annonça-t-il la mâchoire serrer et sans relever les yeux.

Okay. Je ne pensais pas du tout qu'il allait nous sortir quelques choses de ce genre mais bon. Tuer qui? Pourquoi? J'espérais silencieusement que ce soit Mike. Je me ferais une joie de l'aider.

« Qui? » Demanda Alice, pensant surement la même chose que moi.

Oui, avec Alice on pensait souvent la même chose. Tellement qu'on aurait pût être jumeaux. Mais nos mères et nos pères sont différent. Nous ne sommes que cousin, cousine, rien de plus ou de moins. Même si je la considérais comme ma petite sœur.

« Mike Newton, » cracha-t-il.

Je jubilais d'avance. J'allais avoir la possibilité de le défoncé. J'en serais presque heureux. Je ne savais pas pourquoi, quoi que j'avais des doutes, qu'il voulait le tuer, mais tout ce qu'il pourrait me dire en serait un bon prétexte.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé? C'est à cause de la soirée? Tout le monde en parle, » l'interrogea Alice.

« Je sais, et j'entends aussi toute les conneries qu'il raconte partout. Bella ne le supporte pas, et il ose dire qu'ils sont ensemble. »

« Donc c'est faux? » Demandais-je en attendant sa confirmation.

« Bien sûr que c'est faux. D'ailleurs la soirée c'était mal passer. »

« Pourquoi? » Demanda ma cousine.

« Bah, la soirée en générale ne s'était pas trop mal passé d'après ce qu'elle m'a dit. Elle restait avec... euh Angèle je crois... »

« Angéla, » coupa Alice.

« Ouais, et une autre fille, la fiancée du cousin de l'autre bouffon. Ils étaient un petit groupe à parler ensemble, et elle faisait tout pour rester éloigner de Mike. Elle devait en avoir marre, elle m'avait envoyé un message pour que je vienne la chercher. En venant, elle ne m'avait pas attendu chez lui, et avait commencé à marcher. Quand je m'étais arrêter à côté d'elle, j'avais vu qu'elle avait des stries sur ses joues à cause de ses larmes. Apparemment, Mike l'a embrassé de force et tripoter. Elle était furieuse. Elle l'avait giflé et franchement j'aurais bien aimé voir ça. Je me serais bien marrer. »

Puis il nous raconta le reste de sa soirée avec elle. Mike l'avait embrassé. Elle ne l'aimait pas, et ne voulait pas de ce baiser. Ses informations me rendirent heureux. Pas que j'étais content de ce qui lui était arrivé, mais savoir qu'ils étaient loin de former un couple me réconforta. Puis, il nous raconta la journée de dimanche. Bella était malade. Elle avait chopé un virus chez le Newton. Je savais qu'il ne fallait pas le fréquenter. Je me crispais à la table. Si j'écoutais mon côté démon, j'irais démolir ce crétin. Si j'écoutais le côté ange, j'attendais que les cours soit fini avant de le démolir. Et c'était ce que j'allais faire. Patienter. Encore quoi, quatre heure à attendre? Ce n'était pas la mort.

La cousine de Jasper était resté auprès de Bella. J'étais content que quelqu'un soit avec elle. Cette fille était un aimant à ennuie. Il fallait donc la surveiller même si elle ne faisait principalement que dormir.

Le reste de la journée se passa sans réel embuche. Je m'étais habitué à la présence de Bella en biologie, et être seul sur la paillasse me faisait bizarre. Pas que ça changeait réellement quelques choses, après tout, depuis le début nous n'avions fait qu'un seul labo ensemble. Avec Alice, on s'était arranger pour prendre ses polycopiés et autre cours qu'on passera à Jasper.

La dernière sonnerie de la journée retentissait enfin. Il n'y avait plus qu'à trouver ce Newton et à aller lui casser la gueule. Je rejoignais mon frère et Jasper qui m'attendait dehors. Alice était au téléphone avec Rosalie pour prendre des nouvelles de sa meilleur amie. Le fauteur de trouble sortait enfin. Emmett lui fit signe d'approcher. Je le vis jeter un regard anxieux à ses pseudos amis. C'était rare, très rare, qu'Emmett Cullen veuillent parler à quelqu'un qui ne faisait pas parti de son cercle d'ami. Généralement, ce n'était pas bon signe. Il nous salua d'un signe de tête et déglutissait finalement. Emmett foutait facilement les jetons. C'était un vrai nounours comme disait Alice, mais un vrai grizzli quand il était en colère.

Jasper commença à lui parler calmement. Mais le ton haussa rapidement. Plusieurs jeunes s'étaient arrêter et nous regardaient. Il y avait très peu de bagarre à Forks. Cette ville était tellement petite que tous les gens se connaissaient, et étaient plus ou moins amis, mais jamais ennemis. On se faisait accepté ou pas quand on était nouveau, mais jamais au point de se bagarrer ou de s'insulter, ouvertement bien entendu. Le poignard que l'on reçoit dans le dos, il y en avait partout.

« C'est quoi cette connerie qui dit que tu sors avec ma sœur Newton? » Demanda Jasper calmement mais avec un ton méprisant.

« Je ne vois pas de quoi tu parles, » feignit-il.

« Ne fait pas genre, je t'ai entendu en cours ce matin, » lui fis-je remarquer.

Il pâlit à vue d'œil. Jasper le menaça de ne plus jamais s'approcher de Bella, avec Emmett on approuvait. Tout le monde présent savait maintenant qu'il racontait des mensonges. Et surtout que Bella l'avait repoussé et gifler. Ce qui ne plut pas à Mike qui commença à nous insulter. Alors la bagarre éclata.

Au final, Mike récolta un bon rendez-vous à l'hôpital. Son nez était quand même cassé. On s'était fait violence pour ne pas lui cassé plus de chose. Nous n'avions pas envie de nous attirer des ennuis. Jasper avait sa lèvre fendu, et saignait un peu du nez. Emmett n'avait rien, comme d'habitude. Et moi, j'avais récolté d'une bonne lèvre fendu et d'un œil au beurre noir. Après avoir mis tous les cours pour Bella dans son sac, il rentra chez lui pour aller s'occuper de sa sœur.

Alice rentra chez elle directement. Elle avait un devoir maison en mathématiques, et une dissertation à finir. À ce moment-là, j'étais content que ce soit Emmett qui conduisait car je ne pouvais pas ouvrir mon œil droit. Quand nous arrivâmes, ma mère nous attendait dans le salon. Elle fut d'abord étonné de nous voir que tous les deux, puis quand elle vit dans quel état j'étais, elle se précipita sur moi.

« Edward. Edward. Que s'est-il passé trésor? Qui t'as fait ça? » S'inquiéta-t-elle.

« Ce n'est rien maman, on a fait un peu de raffut avec le fils des Newtons, » raconta Emmett.

« Le fils des Newtons, Mike? C'est lui qui t'as fait ça? Quand vous voulez dire un peu de raffut tu veux dire... »

« Ouais on s'est bagarré. Mais on n'a rien de bien méchant. »

« Et pourquoi avez-vous fait cela? Qui d'autre a mis du 'raffut' ? »

« Emmett et Jasper étaient de la partie. »

« Il causait du tort à Bella, » prévint mon frère avant qu'elle ne rapplique quoique ce soit.

« Expliquez-moi, je ne comprends plus rien. »

On lui expliqua donc tout ce qu'on savait. La soirée, les rumeurs, Bella, la bagarre... Tout. Son visage s'était décomposé au fur et à mesure de notre récit. Je savais qu'elle appréciait Bella. Elle était inquiète quand elle apprit que Bella était malade. Elle partit dans le couloir, composa le numéro de chez Bella pour prendre de ses nouvelles. Elle tomba apparemment sur Charlie. Quand elle revint vers nous, elle nous appris que Bella était en train de dormir, et que demain elle ne viendrait pas en cours non plus. Elle nous avertissait qu'elle irait la voir le lendemain et lui apporterait une bonne soupe et de quoi se remettre en forme. Après tout, quand on était la femme d'un super médecin comme mon père, on savait les choses à faire dans de tel cas pour remettre sur pied.

POV Bella

Quand je me réveillais ce matin-là, il faisait jour. Rosalie était repartie chez elle la veille au soir. Elle s'était bien occupée de moi. Je ne ressentais plus de nausée, et avait pu dormir tranquillement. Mais je me sentais encore faible. Charlie m'avait obligé à rester au lit encore aujourd'hui, et franchement, je lui en étais reconnaissante.

Je me levais et allais en direction de la salle de bain. Au moment d'ouvrir la porte, une voix de femme m'interpella.

« Bonjour Bella, comment vas-tu? »

« Oh. Bonjour Esmée. Un peu mieux merci mais qu'est-ce... » Bafouillais-je.

« J'ai proposé à ton père de veiller sur toi aujourd'hui, » répondit-elle à ma question avec un grand sourire.

Après un rapide échange, elle me laissa filer à la douche. Dieu que j'en avais besoin. Je me savonnais puis plus shampouinais les cheveux. Je restais une bonne dizaine de minutes en plus après m'être lavée. J'arrêtais l'eau, m'enroulais dans une serviette et m'asseyais par terre. Qu'est-ce qu'il faisait chaud ici. De quoi me faire tourner la tête. Une fois que je me sentais mieux, je m'engouffrai dans mon peignoir, et sorti de la pièce devenue étouffante.

J'avais oublié mes affaires dans ma chambre. Esmée m'avait attendue à la porte de la salle de bain au cas où que je ressente un besoin d'aide. J'allais me rendre présentable pendant qu'elle descendit nous préparer un repas.

En entrant dans ma chambre, je jetais un bref regard à mon réveil et vis qu'il m'indiquait onze heure cinquante et quelques. J'enfilais les premiers sous-vêtements qui me tombaient sous la main, et mis mon pyjama rouge et noir.

Je rejoignis Esmée dans la cuisine. Elle m'avait préparé un petit déjeuner qui ressembla à celui de Rosalie la veille. Je la remerciais une nouvelle fois, puis nous nous installâmes sur le canapé du salon. Je repliais mes jambes, et les mettais sur le côté. On parlait de tout et de rien. Je lui parlais de Rosalie, de ma vie avant de venir vivre ici, de ma mère et de Phil. Je lui parlais aussi de la connexion que je possédais avec Jasper alors qu'on avait aucun lien de sang. Elle me posa aussi des questions sur ma vie amoureuse déserte. Puis ce fut à son tour de parler. Elle me raconta sa rencontre avec Carlisle, Alice me l'avait déjà vaguement raconté mais maintenant je comprenais mieux, elle me raconta aussi quelques anecdotes sur Emmett, Edward et même sur Alice.

« Un jour, c'était au mariage d'une amie, Emmett était petit et devait tenir le coussin sur lequel était posé les alliances. Sauf que le marié faisait plus pensé à un motard sorti de prison qu'autre chose. Le pauvre il avait peur. Quand le marié s'est retourné pour le regarder, il s'est enfuit en courant et le coussin est tombé par terre. Les mariés ont peiné pour retrouver les alliances. Après pendant la soirée, Emmett n'a pas arrêté de me coller et de se cacher derrière moi, » plaisanta-t-elle.

La journée se passa ainsi. On s'était regarder un film, une comédie romantique, nous avions aussi émis des critiques, positive et négative, de certain film. Je parlais avec elle comme je le faisais avec une amie. Ça ne m'était jamais arrivé mais c'était parce qu'elle me m'était à l'aise. Je l'adorais. En fin d'après-midi, mon frère nous rejoignit.

« Bonjour Esmée, coucou Bella, » nous salua-t-il tout en nous faisant la bise. « Alors comment va notre malade? » Demanda-t-il.

« Beaucoup mieux apparemment, » lui répondit Esmée.

« Merci beaucoup d'ailleurs pour vous êtes occupé de moi. »

« Oh mais ce n'est rien, » fit-elle tout en balayant cette idée d'un geste de la main.

« Bon, je t'ai ramené tout tes cours encore. Si tu veux je t'aiderai à faire tes devoirs, » me proposa-t-il.

« Merci, je pense que j'en aurais besoin. »

« Je vais devoir vous laisser maintenant que je sais que Bella est entre de bonne main. Et Bella, ménage-toi! »

Elle nous salua après nous avoir fait quelques recommandations, et repartit chez elle. Je m'installais à la table de la cuisine, où j'avais sorti des cookies et autre gâteaux avec du chocolat, ainsi qu'une bouteille de coca-cola. Jasper me rejoignis et comme promis, m'aida dans mes cours. Le soir, quand Charlie rentra, on était toujours au même endroit. Il nous salua, et me demanda des nouvelles de mon état, même si s'était visible que j'allais mieux, j'avais repris de bonne couleur.

Le mercredi matin, en arrivant au lycée, une petite tornade brune me sauta dessus. Si Jasper n'avait pas été à mes côtés, j'en serais tombé à la renverse. Pas qu'elle soit lourde la petite Alice, le contraire même, mais mon sens de l'équilibre n'était pas du tout développer. Je lui demandais comment c'était passé ces deux jours loin de moi en riant. Et là, elle m'expliqua que les garçons s'étaient battus avec Mike. J'étais choqué. Pas que Jasper se batte, mais qu'il ne m'ait rien dit. Je l'interrogeais donc de l'état de Mike. Elle me fit un bref résumé, et un énorme sourire naissait sur mes lèvres. Il l'avait bien mérité. Elle me raconta aussi les dommages des garçons. Et effectivement, quand je vis Edward venir vers nous, j'eus le souffle coupé. Je m'étais statufiée en le voyant. Il avait un bel œil au beurre noir du côté droit. J'ouvrais et refermais la bouche à plusieurs reprise, souhaitant lui dire quelques choses, quoi je ne savais pas, d'ailleurs aucun son ne sorti. Sa gueule d'ange en avait pris un coup. Maintenant il ressemblait plus à un boxeur qu'autre chose. C'était sur cette idée, en me l'imaginant avec les tenues de ces sportifs et sur un ring que j'explosai. Tous me regardaient bizarrement. Edward, qui avait dû se sentir vexer, avait fait demi-tour et se dirigeai vers l'intérieur du lycée. Moi je reprenais, avec du mal, mon souffle.

« Euh... Ouais! » Fit Emmett en fronçant les sourcils. « C'était quoi ça? »

« Désolé, c'est juste qu'en le voyant arriver... » Pouffais-je en voulant leur expliquer.

« Tu as eu envie de te foutre de sa gueule! » Affirma l'ours.

« Mais non, ce n'est pas ça! Quand j'ai vu son œil, il m'a fait penser à un boxeur. Puis mon imagination a fait le reste. »

Je vis le regard d'Emmett s'illuminé puis à son tour il pouffa. Il me fit remarquer que j'aurais dû penser à un catcheur, que ça aurait été encore plus drôle. Et c'était vrai. Le pauvre, il m'avait aussi défendu, car apparemment ils s'étaient bagarrer pour moi, mais en plus je rigolais de ses blessures. J'irais m'excuser.

Les cours de la matinée se passaient sans embûche particulière. Évidemment beaucoup de gens me dévisageaient. Après tout, Mike avait fait croire que l'on sortait ensemble, et l'altercation des garçons du lundi soir avait déjà fait tout le tour depuis le temps, ils ont eu un jour complet pour que les trois cents et quelques élèves soit au courant de la vérité. Plusieurs filles me dévisageaient comme si j'étais folle. À croire qu'elles auraient bien aimé être à ma place, que je leurs donnerais volontiers. Et Charlie, était-il au courant? J'avais oublié de le demander à Jasper. Certain garçons étaient venu me voir, disant que j'avais eu raison de le gifler, et que je valais mieux. À la bonne blague. C'était quoi ce sous-entendue? J'étais nul en tout ce qui concernait le flirt et tralala... mais pas à ce point. Une partie de ce groupe de mâle me suivirent jusqu'à l'heure du déjeuner. Je déclinais toute leurs invitations de s'assoir à leurs tables pour rejoindre la mienne. Enfin. Je respirais.

« Bella, ça ne va pas? Tu as encore des vertiges? » Me demanda mon frère en s'inquiétant.

« Non, je suis juste fatiguée! »

« Tu aurais dû rester à la maison aujourd'hui aussi...»

« Ça n'aurait rien changé, crois-moi. »

Quand je relevais la tête pour croiser les quatre, ou plutôt les trois, paires d'yeux, la quatrième fixait son plateau, je constatais une chose. J'avais oublié mon plateau repas. Je tournais légèrement la tête et vis une longue file d'attente. De plus, j'avais la flemme de me lever. Alice remarqua mon regard, et compris certainement ce que je pensais car elle mettait son plateau entre nous deux.

« Ça te dit de partager mon repas? » Me questionna-t-elle inutilement.

« Merci Alice, tu me sauve la vie. »

« Tant que ça? Tu me vaux bien une dette alors. Je demande peu de chose pour avoir sauvée une vie, profite de la belle opportunité que je t'offre ma chère! »

Tout le monde rigola. Sauf un. J'essayais de lui parler, de lui expliquer, mais je me retrouvais dans la même situation que ce matin. La même image, en pire à cause d'Emmett et son catch, me revint en tête. Cette fois ci, je ne rigolais pas. Je restais calme, paisible, extérieurement parlant bien entendu. J'ouvrais et refermais ma bouche comme un poisson, pour enfin me retourner vers les autres et ne plus rien tenter. Pour le moment!

Le cours de biologie fut assez éprouvant. On devait faire un travail à deux. Pas une grande expérience, mais c'était tout de même un travail en binôme. Donc avec Edward. Pas une seule parole ne fut échangée. Si bien, que mes pensées divaguèrent. Je repensais à nos débuts, à Cullen et moi. Nos disputes. Le premier cours de judo. Son castrage et son... Oh. J'avais oublié. Mike n'était pas mon premier baiser. Je rougissais en y repensant. Les lèvres d'Edward étaient beaucoup plus agréables que celle de Mike. Il avait été brutal, il m'aurait presque fait mal. Edward lui, finalement je ne savais pas si c'était prémédité, car il avait l'air tout aussi surpris que moi, mais c'était doux. Mike avait les lèvres toutes gercées. Je ne pensais pas philosopher la dessus, en cours de biologie avec un des éléments principaux juste à mes côtés. Je tentais un rapide coup d'œil et j'eus juste le temps de le voir tourner la tête à l'opposé de moi. Donc comme ça il m'observait? Surement d'un regard haineux, ou minimum en colère.

Le cours de philosophie était passable. Pas ennuyeux, ni réellement passionnant, mais il y avait pire. On avait rendu nos dissertations sur le désir... La prof parcourait rapidement des yeux chacun de nos devoirs. Quand elle lue le mien, elle releva la tête, et me fixa. Aucune émotion sur le visage. Elle nous donna plusieurs exercices à faire durant les deux heures qui suivaient. Pendant ce temps, elle corrigea nos copies.

À la fin du cours, elle nous redonna les copies qu'elle avait eu le temps de corriger, la mienne était dans le lot. En me la passant, elle me m'avait dit « bon travail » j'avais eu un seize sur vingt. J'étais contente. En sortant du bâtiment, je fus heureuse de voir qu'il ne pleuvait pas. Il y avait même quelques rayons de soleil qui parvenaient à sortir des nuages. Alice apparue à mes côtés.

« Ça va? » Me demanda-t-elle.

« Oui pourquoi? »

« Oh. Comme ça. J'ai juste remarqué que des abeilles te tournaient autour aujourd'hui. »

Ah. Je les avais oubliés. Je me tournais et vis les abeilles en question. Je pressais le pas avec Alice pour rejoindre les garçons. Elle se moquait de moi, et ne comprenait pas pourquoi je n'étais pas 'flatté'. C'est sûr que ça faisait toujours plaisir de savoir qu'on était apprécié, mais il y avait une limite.

« Bon, on se retrouve à la maison. Courez-bien! » Nous encouragea Emmett.

Et c'était sur ces dernières paroles que lui, Jasper et Alice nous quittèrent. Je me retrouvais seule avec Edward. On n'avait pas encore parlé de toute la journée. Et il était surement fâché à cause de moi. On trottinait tranquillement, sans une seule parole. Je me décidais enfin à tout lui expliquer. Oui, j'allais le faire. J'accélérais le pas pour me retrouver à ses côtés.

« Hey, » fis-je pitoyablement.

Bien sûr, il ne me répondit pas. Il continua sa route, sans se préoccupé de moi. Il regardait droit devant lui. Je renouvelais ma tentative.

« Edward... Hum... Tu sais, pour ce matin... »

« Quoi? » S'emporta-t-il.

Je vis ses lèvres trembler, pourtant il ne faisait pas si froid. À moins qu'il retenait une insulte.
J'essayais de comprendre ce détail, mais sans succès. Maintenant il me fixait dans les yeux, il y avait une telle intensité que j'en fus déstabilisé. Depuis bien cinq minutes, on s'était arrêter, et j'essayais tant bien que mal par lui sortir mon excuse, mais il me perturbait. Ses yeux me perturbaient. Et sans que je ne comprenne pourquoi, il se mit à me faire un sourire éblouissant. J'en étais pétrifié.

« Emmett m'a déjà raconté, le coup du boxeur, » me dit-il.

« Quand? » M'écriais-je.

« Pendant la pause de ce matin. »

« Quoi? Mais alors, ce midi? Pendant le cours de biologie? Et là? » Demandais-je complètement perdu.

« Oh. Ça c'était juste pour t'embêter, » se confessa-t-il en haussant ses épaules.

Il me faisait marcher depuis le début? Et les autres étaient au courant? J'allais les tuer, quatre meurtres aura lieu aujourd'hui, ou dans la semaine si je n'ai pas le temps ce soir. Ils avaient osé me faire ça, alors que j'avais essayé de m'excusé toute la journée. J'en parlerais avec Esmée, je suis sûr qu'elle serait de bon conseil. Comme, comment ne pas tacher, ou comment faire disparaître un corps. Et son mari pourrait nous aider on nous disant comment faire, pour faire croire à un suicide ou à un accident, après tout, il était médecin donc il connaissait le corps humain. Oui, en voilà une bonne idée. Mais en voilà une bonne idée! Ouch! J'avais vraiment trop regardé le roi lion numéro deux. Je leurs vole leurs réplique maintenant.

Quand je refis surface dans la réalité, Edward avait déjà repris sa route. J'arrivais en vitesse derrière lui, sans tomber. Avec mes poings, je tapais son dos ainsi que son bras droit sans mettre réellement de force. Dire que notre relation s'était améliorée depuis la première fois était un euphémisme. Je me souvenais encore du premier cours de biologie. La tension était palpable, mais surtout, meurtrière. Enfin, j'exagérais mais peu. Edward riait légèrement. Je devais surement ressembler à une gamine à le taper de cette façon. Le reste du trajet se passa dans la même ambiance.

Arrivé chez lui, Alice me prit à part pour me passer un jogging. Celui-ci était en velours couleur pourpre. Il était composé d'un gilet et d'un minishort. Heureusement que je m'étais rasé avant d'aller me coucher. Aussi ce matin j'avais mis de hautes chaussettes noires, qui allaient bien avec la tenue. J'étais potable et seules mes cuisses étaient visibles.

On alla rejoindre le reste de sa famille ainsi que Jasper au sous-sol. C'était le dernier cours de judo qu'Edward me donnait. Comme d'habitude, les autres s'étaient installés sur les canapés avec des sucreries sur les genoux. Edward me remontra les prises que l'on avait vues ces dernières semaines. Ce n'était pas maintenant, à deux jours de l'examen, qu'il allait m'en apprendre des nouvelles. À la fin de ce cours, je n'avais toujours pas réussi à le faire tomber, lui oui. Je m'étais retrouver au tapis je ne sais combien de fois. Mais j'étais bien plus douée qu'avant, lui-même le disait.

« Tu t'es améliorer Swan », me lança-t-il. Je le remerciai. »Pour une fille comme toi, ce n'est pas mal, » continua-t-il.

« Pardon? Une fille comme moi? » Demandais-je piqué à vif.

Il me fit un grand sourire pour réponse. Je vois. Il n'allait pas arrêter de me vanner pour autant. Je ne savais pas si il fallait que je m'en réjouisse ou non. Car ses vannes... Je m'y étais habitué, et j'aimais bien lui répondre. Depuis peu. Avant, ce n'était pas vraiment pour s'amuser, c'était plutôt dans l'agressivité. On se lançait plusieurs pics depuis la fin du cours. Et tous ceux qui avait eu le malheur de s'interposé s'en était reçu. S'était notre 'jeu' pas le leurs!

« Oh. Bella, » m'interpella Esmée. « Qu'est-ce que vous faite vendredi soir? »

« Rien, pourquoi? » Lui demandais-je.

« Ton père, Jasper et toi êtes invité à diner à la maison, » m'avertit-elle.

« D'accord, je lui préviendrai, mais sinon c'est bon. »

« Hey, et appelle Rosalie, j'aimerai bien qu'elle vienne elle aussi, » me demanda Emmett.

« Tu as son numéro, fais le toi même! »

Aujourd'hui était le dernier jour de cours avant les vacances d'avril. Mon examen de judo avait lieu ce jour même. Je stressais comme une dinde, alors que je savais que je m'étais amélioré, je savais que ma note allait augmenter, bien que je m'en fichais. Mais le fait de perdre au moment venu tout ce qu'Edward m'avait appris me faisait trembler d'appréhension. Il avait pris de son temps pour faire intégrer dans mon cerveau quelques prises qui pourraient me servir dont je serais capable de reproduire. Car m'apprendre des choses que je n'arriverais pas me servirais à rien. Logique. Le midi, je n'avais vraiment pas faim, mon estomac était complètement noué. Emmett s'amusait de mon état, alors qu'Alice, Edward et Jasper tentaient par tous les moyens de me faire manger. Pendant que Jasper maintenait ma mâchoire en la forçant à la garder ouverte, Edward me nourrissait. La scène aurait pu être amusante si elle se déroulait sur quelqu'un d'autre.

Arrivée devant les portes des vestiaires du gymnase, je fermais les yeux et pris de bonne respiration. Allons à l'abattoir! Alice avait mis son bras sous le mien et me tirait à l'intérieur. Jessica, Lauren et compagnie s'y trouvaient déjà et jacassaient comme des poules. Nous mîmes nos survêtements et allâmes attendre dans le gymnase. Le professeur fit l'appel, délimita les terrains, nous mis en binôme. On s'échauffa puis l'examen commença réellement.

Ce fut deux heures d'épouvante. J'avais aussi réussi à mettre plusieurs fois à terre Jessica et Lauren. Alice, malgré sa petite taille, avait gagné notre combat. Elle avait de la force la petite! À la fin, le prof était venu me voir pour féliciter mon travail. J'avais bien progressé et d'après lui, il fallait le faire remarquer. Ensuite il alla voir Edward, il avait appris qu'il m'avait donné des cours. Comme je le supposais, ils parlèrent de moi. Facile à comprendre, surtout avec un tel prof qui me pointait du doigt. Très discret n'est-ce pas? On retourna se changer.

On se retrouva tous au parking, où on se donnait rendez-vous chez les Cullen à dix-neuf heure. Un message de Rosalie me permit de savoir qu'elle était déjà chez nous. Quand soudain, un cri me fit sursauter...

« On est en vacances! Deux semaines de repos! »

« Emmett, pourrais-tu évité s'il te plait de me faire avoir une crise cardiaque, » m'écriais-je.

Il m'avait fait une peur bleue. J'enfourchai la moto de Jasper et on roula jusqu'à chez nous. Effectivement la voiture de Rosalie était garée dans l'allée. On entra, lui sauta dessus en guise de salutation. Elle me demanda des nouvelles de mon cours de sport, à croire que c'était l'exploit de l'année et fut contente du résultat. Je ne connaissais pas encore ma note, mais je savais que ma note serait au minimum doublée. Charlie n'était pas encore rentré. Rosalie lui avait donc préparé ses vêtements à mettre pour la soirée, soit un pantalon noir, une chemise noire, et une cravate pourpre. Une veste noire était également sortie. Mon père allait être classe ce soir, et ça, grâce à Rose. Pour lui, c'était bon.

En allant sur mon lit, ma tenue était elle aussi préparer. Et vu l'expression de la tête de Jasper quand il entra dans sa chambre, il devait être dans le même cas. Je n'avais pas détaillé les affaires mais j'espérais juste que ce soit portable. J'étais capable de m'habiller comme un clown, mais j'adorais Esmée et Carlisle. Ils étaient vraiment sympathiques et je ne voulais pas gâcher leur diner. Je pris un à un chaque vêtement. Alors il était composé d'un pantalon noir habillé et il était large en bas. Il y avait un chemisier blanc, avec une note sur laquelle était écrit « interdiction de fermer les trois dernier bouton » en gros je devais le porter décolleté. Des escarpins noirs à talon étaient sortis ainsi que mes sous-vêtements.

Rosalie entra dans ma chambre. J'entendis vaguement la douche couler, j'en déduisais que Jasper était dans la salle de bain et donc que je devais attendre mon tour. Je rangeais rapidement mon sac de cours. Rose s'installa sur mon lit et me fixa avec attention, signe qu'elle voulait qu'on parle. J'allais donc la rejoindre.

« Je stresse, » m'avoua-t-elle.

« Pourquoi? »

« Je vais rencontrer les parents d'Emmett voyons, » me fit-elle comme si c'était logique.

« Oh. J'avais oublié ce détail. »

« Merci, j'avais remarqué. Bon, à part ça, ta tenue te plait? »

« Oui, elle est classe, sobre, et elle reste simple. »

« Et encore, j'ai gardé les accessoires, » m'informa-t-elle avec un air mystérieux.

« Les accessoires? » M'étranglais-je.

« Bon, la douche s'est arrêter de couler, va à la salle de bain, moi je m'habille ici. »

Je fis ce qu'elle me commanda de faire. Après tout, ce n'était pas comme si j'avais le choix. Quand j'entrai dans la salle de bain, je crue m'étouffer. Il faisait une de ces chaleurs. Je passais rapidement sous la douche, ne m'y attardant pas plus. Je me séchais, et enfilais mes sous-vêtements. Quand je les avais regardés dans ma chambre, je n'y avais pas fait attention. C'était un ensemble noir, en satin et dentelle. Le haut du dessous était en bustier, mais surtout, c'était un ensemble porte jarretelle. Sexy. Si Alice savait ça. J'entrouvris légèrement la porte, pour faire entrer de la fraicheur et finissais de m'habiller. Je me brossais les dents, et retournais dans ma chambre retrouver Rosalie.

Quand j'entrai dans mon domaine, mon petit donjon, Jasper était déjà là. Il portait un pantalon noir, une chemise dorée, une veste noire, et un nœud papillon noir. Ce style lui allait bien. Alice allait fondre en le voyant. J'étais perdu dans mes pensées quand j'entendis la porte d'entrée claquer. Je fis un signe à Jasper qui disparut pour aider Charlie, lui prévenir que ça tenue était déjà prête. Pendant ce temps, j'examinais Rosalie. Elle portait une chemise noir, ouverte au niveau du col, qui était rentrée dans sa jupe taille haute rouge qui lui moulait bien les fesses. Une fine ceinture brillante entourait sa taille. Elle portait des talons rouges où le devant était ouvert. Ses cheveux étaient relâcher, et étaient lisser. Si j'étais un mec, je craquerais. Elle avait fait des yeux charbonneux, et sa bouche était naturelle avec une légère touche de brillant à lèvre.

Une fois que j'avais fini de la détailler, je la vis, avec tout son attirail à la main. Elle commença à me démêler les cheveux, pour que ce ne soit pas trop difficile au moment du coiffage puis s'attaqua au maquillage. Elle ne m'appliquait pas beaucoup de produit, juste le nécessaire. Elle travailla surtout sur mes lèvres. Je la sentis m'appliquer du fard à joue, et du mascara. J'entrevis rapidement mon reflet et vis que j'avais mes lèvres couleur sang. Sinon, tout le reste était léger. Puis elle me coiffa. Elle tira mes cheveux en arrière pour finalement les relâcher. Elle prit son fer à friser et le passa sur ma tignasse. À la fin, de parfaite boucle retombaient dans mon dos. Je pensais être enfin prête, elle me passa une veste, style veste d'homme, que je devais mettre. Puis me passa un sautoir noir et argenté. Je m'admirais, tournoyant sur moi-même. Je me regardais dans le miroir, contente du résultat quand elle arriva par derrière et posa délicatement un chapeau sur ma tête. C'était un chapeau haut de forme, très habillé. Il allait à ravir avec le reste de la tenue. On redescendit à la cuisine rejoindre les deux hommes de la maison. Une fois en bas, ils nous sifflèrent.

« Hé bien les filles, vous vous êtes faites toute belle à ce que je vois, » nous lança Charlie.

« C'est parce qu'il y aura de beau mâle à manger au diner, » répondit Rosalie.

J'étais stupéfaite. Je savais qu'elle était sans gêne pour certaine chose, mais c'était mon père. D'ailleurs maintenant il me regardait avec un drôle d'air. Il risquerait de me faire passer un interrogatoire, ou si ce n'était pas moi, ça serait les fils des Cullen. Il n'hésiterait pas à le faire lors de la soirée. Il fallait que je rattrape le coup. Mais avant que je ne dise quoi que ce soit, je vis Charlie soufflé.

« Ah c'est vrai. Vous êtes déjà de grandes filles, je vous revoie encore toute gamine à jouer dans les bacs à sable... »

« Bon, papa, on peut y aller? »

« Oui oui, allons-y. Vous avez tous ce qu'il vous faut? »

On prit nos sacs, et montâmes dans la voiture de Rosalie. On ne pouvait pas monter à quatre sur la moto de Jasper, et je ne nous voyais pas arriver dans la voiture de police de Charlie. J'étais devant, à la place du mort comme on dit, et discutais avec elle. En cinq minutes, on arriva chez les Cullen. Une autre voiture était là. Quand Rosalie la vit, elle siffla. C'était une fanatique de voiture, ne l'oublions pas. Elle m'informa que c'était une Porsche carrera. Elle était jaune canari. Et surtout, très jolie. Nous sortions de la voiture, et toqua à la porte. Esmée vint nous accueillir, bras grand ouvert. Elle nous fit tous une bise.

« Oh, tu dois être Rosalie c'est ça? » Lui demanda-t-elle.

« Oui, et vous, si je ne me trompe pas, vous êtes Esmée? »

« Effectivement. Oh, bonjour Charlie, comment vas-tu? Ça fait longtemps que tu n'étais pas passé à la maison. »

La discutions continua encore quelques minutes. C'était Alice qui vint nous chercher. On salua Carlisle, puis elle nous présenta son père. On connaissait déjà Maria, grâce à la soirée DVD, mais son père n'était pas présent. On alla rejoindre les garçons. Comme d'habitude, Edward était très... Hum... Charmant. Un pantalon blanc bien moulant, avec une chemise bleu marine. Et son regard... Une certaine chaleur s'installa dans le creux de mes reins. Je n'allais pas tarder à enlever ma veste, moi. On parla quelques instants de tout et de rien. Puis on fut appelé à passer à table.

Pendant le repas, tout le monde discutait avec tout le monde. Carlisle prit des nouvelles de mon examen de sport, se demandant si je devais prendre rendez-vous à l'hôpital, ce qui fit rire Charlie. Tout le monde était maintenant au courant de ma maladresse. Merci monsieur Cullen.

Après le plat, on avait le droit de faire une pause. On avait déjà bien manger, et on avait encore le dessert après. On s'installa sur le canapé, pendant que nos parents continuaient à discuter à table. Alors, Alice se leva proposant de faire un jeu.

« Hey hey, on fait un jeu genre action vérité, ou cap ou pas cap? »

« T'es sur? » Demandais-je pas assuré.

« Bien sûr que oui. J'adore ces jeux, c'est trop drôle, » affirma-t-elle à la limite de l'hystérie.

« Si tu le dit. »

Et c'est ainsi, qu'à mon plus grand malheur, le jeu débuta. On s'installa de façon à faire un cercle. J'étais entre Jasper et Rosalie. À côté d'elle, il y avait Emmett, suivit d'Edward et d'Alice. Mais avant tout chose, il fallait savoir qui allait commencer. Au bout de cinq minute, ils se mirent d'accord. C'était à Rose.

« Bon, humm... Donc c'est action vérité c'est ça? »

« Oui! »

« Alors heu, Edward, Action ou vérité? »

« Attention frérot, si tu réponds vérité, c'est que tu es une poule mouillé. »

« Action! »

« Okay, enlève ta chemise quelques secondes. »

« Oh! Rosie, me serais-tu infidèle? » S'exclama Emmett choquer.

« Bien sûr que non, » lui répondit-elle en lui faisant un clin d'œil.

Pendant ce temps je pu admirer mon ancien 'professeur' torse nu. Elle aurait dû lui demander d'attendre que tout le monde fasse une action pour la remettre et là, il pouvait être sûr que j'aurais répondu vérité jusqu'à la fin! Ça commençait bien! Dès le début, ils demandaient des trucs un peu chauds. Je n'allais pas apprécier. Enfin, si c'était les autres, je m'en foutais, mais je ne voulais pas que ça tombe sur moi. Soudain, je ressentie une vive douleur dans mon bras droit. Rosalie.

« Hey! La terre appelle la lune. Arrête de rêver cocotte. »

Rêver? Je jetais un rapide coup d'œil à l'Apollon d'en face et vis qu'il était toujours à sa place, et vêtue de sa chemise. Aurais-je vraiment rêvé? Tout cela n'était qu'une hallucination? Il y avait quoi dans le plat d'Esmée? Bref. Je les regardais tous et fis signe que tout allait bien.

« Bon on peut commencer alors, » s'exclama le petit lutin. « Hum hum... Rosalie, action ou vérité? »

« Allez, je vais dire, Action! »

« Saute autour de la pièce à cloche pied. »

J'entendis vaguement Rosalie jurée, puis elle exécuta son action. Finalement, si ça restait à ce niveau-là, ça allait. Je pensais vraiment qu'ils allaient nous faire faire des choses horribles. Rosalie vint vers nous, et s'assis. Elle grogna légèrement, et lança la fameuse question à Edward.

« Action! »

« Marche jusqu'à la porte la plus proche avec Bella et Alice accrocher à tes pieds. »

Il nous fit une tête assez hilarante, ce qui fit rire l'assemblée générale. Puis je réalisais ce que je devais faire. Pas que ça me gênais, j'espérais juste qu'il ne sentait pas trop fort des pieds. Avec Alice, on fit ce qui était demandé. Rose donna le top départ, même si il n'y avait pas de temps, et Edward commença son défi. Vu qu'on n'était pas trop lourde, il arriva, sans trop de difficulté, jusqu'à la porte en peu de temps. On se réinstalla en ce marrant.

« Jasper? »

« Action bien sûr. »

Pourquoi bien sûr? Rien n'était réellement sur. Je n'allais quand même pas être la seule à demander vérité. Après, ça dépendait de qui me poserait la question.

« Chante notre hymne national en rappant. »

« Pardon? » S'écria Jasper en écarquillant les yeux. « Désolé mais là ce n'est pas possible. »

« T'as un gage mon coco, » ria Rosalie.

« Bon bon bon, quel va être ton gage, » se demanda Edward à voix haute.

Il se leva, alla vers la cuisine et revint, un verre d'eau dans la main. Il le tendit à Jasper. On était tous là, en train d'examiner le verre de loin, se demandant pourquoi un verre d'eau, et surtout ce qu'il devait faire avec.

« Tu dois boire ce verre, juste boire. »

Dire que l'on était tous étonné était un euphémisme. Il n'y avait rien de marrant la dedans. On le regardait porter le verre à ses lèvres. Au moment où le liquide entra dans sa bouche, il recracha le contenu. Loupant de peu sa cousine. Edward riait aux éclats et lui dit qu'il devait tout boire. Notre lanterne, à nous autre joueur, n'était toujours pas éclairer. Jasper avala le reste et fit une grimace. Il nous expliqua alors que c'était un verre d'eau salée, très salée.

« Bon, à mon tour. Emmett, action ou... vérité? »

« Va pour Action. »

« Imite le son d'un pet sur le dos de la main de... D'Edward, » dit-il surement pour se venger du verre d'eau salée.

Emmett le fis sans rechigné, bien au contraire. Ça l'amusait. Edward, au contraire, avait la bouche grande ouverte d'être 'puni'. Le bruit était assez ressemblant, à croire qu'il avait fait cela toute sa vie. Edward avait l'air dégouté.

« Putain, Em' tu baves. T'es dégueulasse! » S'énerva-t-il.

« Oh, pleure pas Eddy. Bella! » Dit-il malicieux, « action ou, vérité? »

« Vérité, » fis-je pas trop assurée.

« Oh, tu n'es vraiment pas drôle Belly Bells. Bon, Quelle est la dernière personne que tu as embrassée, et sur la bouche? »

Mais je n'ai jamais embrassé qu'est-ce qu'il... Oui, il y avait bien eu Edward mais c'était un accident. Il y a aussi eu Mike, mais il m'avait forcé. Je m'étais tout de même fait un bain de bouche! Ils attendent ma réponse.

« Newton, » grognais-je.

Soudain, son regard s'illumina. Il l'avait oublié. Mais quel con. Allez calme toi Bella. Quand je relevais les yeux, je vis que Rose tapa derrière la tête d'Emmett. Personne n'aimait Mike ici.

« Alice, mon petit lutin préféré, » fis-je avec une voix aiguë faussement excité. « Action? Ou vérité? »

« Vérité. »

« Quelle est la chose la plus dégoûtante que tu aies jamais mangée? »

Alice se statufia. Seule sa bouche bougeait encore pour l'ouvrir et la refermer. À croire qu'elle avait quelques choses à cacher. Quand je vis Emmett et Edward pouffer, je savais qu'il y avait effectivement quelques choses. Mais quoi? Qu'avait-elle mangé qui pouvait être si horrible?

« Joker. Je veux dire, je demande le gage. »

Je lançais rapidement un regard vers Emmett, il me fit signe qu'il en parlerait après. Donc au final, on le saura.

« Protège-toi les fesses avec un coussin et tu recevras un coup de pied au derrière de tous ceux qui sont dans cette pièce. »

La tête qu'elle fit devrait être immortalisée. Elle était à mourir de rire. Et vu le regard noir qu'elle me lançait, j'allais le regretter. Elle se leva, et attrapa un coussin. Elle protégea ses fesses et fermait les yeux. Emmett et Edward ne s'était pas gêner pour taper fort. Au contraire, avec Jasper et Rosalie, nous avions juste donné un léger coup.

« Tu me le paieras, vermine, » me dit-elle. « Emmett, action ou vérité? »

« Je ne tente pas le diable, vérité. »

« As-tu déjà été gêné après avoir lâché un pet en publique? »

« Moi? Gêné? Nan mais tu rigoles? J'en suis plutôt fier! Puis les concours de pet c'est encore mieux. Les gars, faudrait s'en faire une partie un jour. »

« Si tu veux, je dirais à Jacob de venir, il adore faire ça, » lui proposais-je.

« Cool. Rosie, action ou vérité? »

« Vérité, » roucoula-t-elle.

« Quel est le plus gros défaut de ta voisine de gauche, donc Bella. »

« Humm... Facile, trop timide, trop naïve... Trop tout ça. Edward? » Demanda-t-elle.

« Action! »

« Hé hé hé, » fit-elle en voulant imiter un rire démoniaque. « En utilisant seulement tes dents, enlève un bas de Bella. »

« Mais qu'est-ce que vous avez avec moi? Qu'est-ce que je vous ai fait? »

Edward s'approcha donc de moi. Mais pourquoi il ne demande pas un joker? En plus je suis en pantalon, comment il va faire. Panique. Panique. Rose à l'aide. Et merde, je demande du secours à la traitresse.

« Euh, Rose, je ne suis pas en robe, » fis-je le visage rouge de gêne.

« C'est vrai, ils ne peuvent pas faire ça ici, Rose, tu les accompagne dans la salle de bain à l'étage, au cas où les parents arriveraient. Tu seras juges. Et Edward, tu devras le rapporter pour nous le prouver. »

Mayday. Mayday. Je n'avais jamais donné un tel accord. Rosalie, me tira le bras, et suivit Edward. Arrivé dans la salle de bain, elle m'ordonna de m'assoir sur les toilettes et d'enlever mon pantalon. Heureusement que je pouvais faire cela toute seule. Une fois fait, je regardais Edward qui s'approchait tel un fauve sur sa proie. Il se mit à genoux devant moi. Cette scène aurait pu être encore plus sexy dans d'autre circonstance. Et oui, même avec son œil au beurre noir, il était beau. Il déchaussa ma chaussure, que j'avais oublié d'enlever. Quand il vit que j'avais des portes jarretelles, ses yeux changèrent de couleur. Bizarre. Après avoir dégrafé le bas, il le fit glisser grâce à ses dents. Dents qui frôlaient ma peau et qui m'envoyaient pleins de frisson dans mon échine. Je sentais une douce chaleur s'insinuer dans mon bas ventre. Agréable. Voilà ce que ce gars me faisait subir. J'étais devenue complètement raide dingue de lui. Quand ses dents arrivèrent à ma cheville, je ne pouvais rien faire d'autre qu'un léger soubresaut. Petit réflexe que je ne pouvais pas empêcher, j'étais sensible à cet endroit. Et bizarrement, j'adorais ça. Bien vite, l'action prit fin. J'enfilais mon pantalon, et remettait mon escarpin. Tout à l'heure, j'étais rouge, mais là je sortais tout droit d'un four qui tournerait à fond. Arrivé au salon, Edward leur balança mon bas en signe de victoire.

« Jasper? »

« Action. »

« Fais semblant d'être un ventriloque en utilisant Emmett comme marionnette. »

Le sketch qui suivit fut d'une hilarité surprenante. Jasper ne le savait pas, mais il était doué. Emmett aussi était doué dans son genre, en pantin. Ça changeait. En plus Jasper lui faisait dire de grosses conneries. Rosalie les avait filmées grâce à son portable.

« Chérie, action ou vérité? »

-« Vérité, » répondit Alice de nouveau excitée.

« Si tu avais un tatouage, que représenterait-il, et sur quelle partie de ton corps? »

« Hum… ça serait 'vis tes rêves' en français sur ma nuque. Bella, action ou vérité? »

« Vérité. »

« Avec lequel des deux frères Cullen voudrais-tu dormir cette nuit? »

« Euh... Je ne sais... Je réfléchis. »

« Physiquement parlant, » me chuchota-t-elle.

« Je dirais Edward. Désolé Emmett, puis de toute façon, tu as déjà Rose. Frérot à ton tour! »

« Action s'il te plait.»

« Embrasse le joueur que tu veux dans le cou. »

« Rosalie, action ou vérité? » Demanda-t-il après avoir embrassé Alice.

« Action, pour m'amuser. »

« Fais semblant d'être un dompteur de lions avec le joueur de ton choix qui devra tenir le rôle du lion. »

« Emmett, mon roi de la jungle, tu viens? »

Ils nous firent un mini théâtre. Le rôle de dominatrice lui allait bien. Je la voyais bien porter la culotte dans leur couple. Après quelques temps, ils revinrent se placer à nos côtés.

« Emmett chéri, mon petit lion, » roucoula-t-elle avec de nouveau surnom, « action ou vérité? »

« Vérité! »

« As-tu déjà été surpris en train de faire quelques chose de mal? »

« Ouais, j'avais douze ans, ma mère m'a surpris en train de me masturber. Mon père lui a assuré que c'était normal. Par contre, là, j'étais gêné. Bref, on peut changer de sujet? Edward à ton tour. »

« Allez, je vais dire vérité, pour une fois. »

« Quelle personne aimerais-tu voir nue parmi nous? »

« Euh... Emmett, Alice, vous êtes de ma famille donc non. Jasper, désolé mais tu ne m'intéresse pas. »

« Hey, y a pas de soucis mec, » s'esclaffa-t-il.

« Donc j'ai le choix entre Rosalie et Bella. Et je vais choisir, tadatadam! Bella! » Dit-il en me regardant droit dans les yeux avec un sourire en coin adorable et énervant en même temps.