Chapitre n°19:

POV Bella:

Après la séance de shopping, Rosalie rentra chez elle. Des choses à faire ainsi que son sac de camping à préparer pour le jeudi. Il était vrai qu'elle avait des allures de mannequin, mais ce n'était pas le genre de fille à pleurer pour un ongle cassé. Cette fille était une véritable casse-cou.

J'entrai dans ma chambre, ranger mes nouveaux achats. J'étais épuisée et mes pieds endoloris. J'avais besoin d'un bon massage. Mais je revenais vite sur terre en entendant trois légers coups toquer à la porte de ma chambre. Je demandais à la personne d'entré, de toute façon, ça ne pouvait qu'être Jasper ou mon père. Je ne fus donc pas étonnée de voir mon frère rentré. Il avait une mine soucieuse. Ses sourcils étaient froncés, et il abordait une moue qu'il ne faisait que quand il était en intense réflexion. Il voulait surement me parler de quelques choses d'important. Sinon il ne se donnerait pas tout ce mal. Je le vis levez ses yeux bleus. Il était hésitant. Qu'est-ce qui pouvait être si important? Avec tout son manège, j'allais commencer à m'inquiéter. Il le remarqua et commença par me calmer.

« Tout va bien? » Me demanda-t-il, inquiet.

« Euh oui. Pourquoi? Je ne devrais pas? »

« Oh, si, si. Juste... Tu sais, tu es ma petite sœur, et je n'arrive pas à m'y faire que... »

« Jazzy! Arrête de tourner autour du pot et dis-moi ce qui te tracasse bon sang! »

« Bella, » grogna mon frère à l'entente du surnom. « Tu n'es plus une enfant. Voilà ce qui me tracasse! »

« Oh. Et où est le problème? Car ça je le savais déjà, merci. »

« J'ai vu que tu étais proche avec Edward. »

« Pas tant que ça... »

« Tu es ma petite sœur, j'ai peur pour toi, je m'inquiète, c'est normal. Je veux te protéger, t'éloigner tous ces hommes de toi. Mais tu as grandis, et c'est normal. J'avais beau faire l'indiffèrent, depuis un moment ça me turlupine dans la tête. Et aujourd'hui, je me suis décidé à venir en parler. Donc, je pense qu'on devrait avoir une conversation entre frère et sœur pour ça. »

« En gros tu veux qu'on parle de mes 'amours' et de ma prochaine vie sexuelle? »

« Exactement. Quoi que, pour ta vie sexuelle, on en reparlera plus tard. Quand t'auras trouvé un compagnon, » dit-il gêner.

« Okay, pas de soucis. Donc euh... par quoi est-ce qu'on commence? »

« Edward. »

« J'aurais dus m'en douter, » soufflais-je. « Que veux-tu savoir? Ou me dire. »

« J'ai remarqué depuis un petit moment déjà que vous ne vous disputiez plus. Vous vous taquinez... Tu le couves des yeux, et lui la façon dont il te regarde. On dirait qu'il va se jeter sur toi pour te manger, » rigola-t-il sans réelle joie.

« N'importe quoi! Tu divagues mon vieux! Moi? Le couver du regard? M'as-tu bien regardé? »

« Oh oui, justement. J'ai l'impression que vous vous cherchez, ça serait presque mignon. Vous formeriez un jolie couple, mais en même temps j'ai envie de lui arracher les yeux à chaque fois qu'il te regarde. »

« Je ne pense pas qu'on ait eu une telle discussion pour ta relation avec Alice. »

« Oui, mais la différence c'est que moi, je suis en couple avec elle. Toi, tu es encore célibataire. »

« Je suis assez grande pour savoir ce que je fais! »

« On ne peut pas dire que tu sois très expérimenté dans ce domaine. Je garderais quand même un œil sur Edward, pour être sûr qu'il ne se moque pas de toi. Okay? »

« Ai-je simplement le choix? » Demandais-je sarcastique.

« Non. Bon, maintenant que cette discussion est close, qu'est-ce que l'on mange ce soir? »

La discussion que j'avais eu avec Jasper m'avait tourmenté toute la nuit. Je n'avais pas cessé de gigoter dans tous les sens. À un moment, je m'étais même retrouver la tête aux pieds. C'était pour cette raison qu'en me levant le matin, j'avais de belles cernes violettes sous les yeux. Oh mon dieu, ce que j'étais affreuse. Pire que d'habitude même. Si Alice me voyait dans cet état... Mais que dis-je. Elle allait me voir. Et elle ne serait pas la seule car ils avaient décidé de tous m'accompagner, sauf Rosalie qui avait un empêchement. Que l'on m'achève directement. Je descendis en pyjama dans la cuisine, et me servis un bon bol de céréale, accompagner de deux grosses brioches tartiner d'une tonne de Nutella. Ensuite, je m'épluchais une clémentine et bus un verre d'eau. Ça c'est ce que j'appelais un bon petit déjeuner.

« Et bien Bella. Tu as prévu d'affronter un ours aujourd'hui? » Me questionna Charlie.

« On dirait. Si l'ours s'appelle Alice, alors je te répondrais par l'affirmative. »

« Je vois ça. Et pourquoi? Elle n'a pas l'aire si horrible? » Plaisanta-t-il.

« On dit que tout ce qui est petit est mignon, jolie et tout le tralala... mais qu'est-ce que c'est coriace c'est petite bête là! » Fis-je à moitié sérieuse.

« Allez, monte te préparer avant que Godzilla ne vienne le faire à ta place, » fis Jasper en entrant dans la pièce.

« Pas de soucis patron, j'y cours, j'y vole! » m'emportais-je comme une gamine.

« Pas trop, on n'a pas envie de te ramasser à la petite cuillère et de t'emmener à l'hôpital en brouette, » s'esclaffa mon père.

« Que c'est... gentil. »

Après ce bref moment remplie d'amour et de tendresse, je montais les escaliers le plus rapidement possible qu'il m'était donner et m'affala sur mon lit. Je remarquais alors que ma couette était par terre. Je cherchais dans ma tête les habits que je pourrais mettre puis, je me remettais sur mes deux pieds. Je fis quelques étirements, m'échauffant avant d'aller combattre sur un ring, et me plaçait devant mon lit, poing sur les hanches. J'attrapais la housse de ma couette, et enlevais l'intérieur. Je fis de même avec les oreillers. J'enlevais ensuite les draps, et le drap housse. J'emmenais le tout dans la buanderie, et fis tourner une machine. Je mis ensuite de nouveau linges à mon lit. Un véritable parcours du combattant avec ma maladresse. Je m'emmêlais dans les draps... Mais j'y étais habituer depuis, même si ma mère refusait que je fasse mon lit moi même quand elle était là. Je m'étais fouler le poignet en faisant une mauvaise chute à cause de cet exercice justement.

Cette fois ci, rien de casser, rien de fêler, tout allait bien en somme.

Je me pris un ensemble de lingerie rouge, un jean simple mais qui moulait bien les fesses, et un pull en col V et manche trois quart chocolat. Puis je filai à la douche. Après m'être bien savonner et bien détendu, je sortie. Les miroirs étaient tout embués. Je me séchais rapidement, me brossais les dents et m'habiller. Je pris le sèche-cheveux et attaqua ma tignasse. Une fois le boulot accomplis, et une pince dans les cheveux pour relever le tout – et après m'être maquiller simplement – je sortis de la salle de bain, et laissa la porte entre ouverte pour faire entrer la fraicheur du couloir.

Jasper passa à côté de moi, et entra dans la pièce que je venais de quitter. J'entendis vaguement un juron, concernant la chaleur qu'il y avait, puis le jet d'eau s'allumer. À partir de ce moment-là, je n'avais plus grand chose à faire. Bien qu'extérieurement je paraissais être calme, à l'intérieure de moi je bouillonnais d'impatience. J'allais avoir ma voiture. Enfin, ma voiture! Si j'avais été seule chez moi, j'aurais surement sautillé de joie comme le faisait si bien Alice. Mais Charlie était encore en bas, et Jasper dans une pièce voisine. J'ouvrais donc la fenêtre de ma chambre, en espérant me rafraichir les idées.

Environ une heure après – je m'étais étendue sur mon lit pour lire un livre – un klaxonne retenti. J'attrapais mon sac, et descendis dans l'entrée. J'enfilais mes converses, mis une veste et sortais dans la cours, suivit par mon frère. Alice arriva vers nous, me fit une bise, et sauta sur la bouche de son petit ami. J'étais quelques peu gêné. Les démonstrations affectives de ce genre n'étaient pas réellement ma tasse de thé, surtout quand je me retrouvais à moins d'un mètre de leurs échanges de salive. Beurk. Finalement, je comprenais la réaction de mon frère pour Edward, c'était à peu près la même chose mais à un degré différent. Je me tournais et me dirigeais vers la Volvo d'Edward. Je pensais voir Emmett au volant mais je me trompais et trouva le bel Apollon.

« Tu n'es pas puni toi? » Lui demandais-je en guise de salutation.

« Vu qu'on part acheté ta voiture aujourd'hui, mes parents ont décidé que ma punition c'était terminer cette nuit, à minuit. Si tu ne comprends pas le rapport, c'est normal car moi non plus. »

« Salut la crapote! Tu as de la chance que ton frère était à tes côtés, » m'informa Emmett.

« Hum? Et pourquoi? »

« Ce n'est pas bien de faire des folies de son corps toute la nuit? Non mais tu as vus ces cernes? »

« Merci Em'. Et pour ta gouverne, je n'ai fait aucune folie! C'est juste que je n'arrive pas à trouver le sommeil. »

« Ouais. C'est la même chose, » dit-il avec un haussement d'épaule.

« Pas du tout! Pour faire des folies de son corps, faut être deux d'abord!» Lui répondis-je en tirant la langue digne d'une gamine.

« Tu es encore saine et sauve, c'est le principale. Je me demande pendant combien de temps cependant »... pouffa le conducteur.

« Je te paris qu'Alice ne s'en rendra pas compte, » s'écria Emmett.

« Et moi je te paris que si!»

Et voilà qu'un pari concernant mes cernes venait d'être établi. Je m'étais installer derrière Edward, et bougonnais dans mon coin. Jasper et Alice nous rejoignirent – enfin – et heureusement pour moi, ce n'était pas le lutin qui s'installa à mes côtés. Rose m'avait envoyé un message 'Bonne chance'. Elle savait que j'aurais préféré qu'on ne soit que toute les trois. Alice, Rosalie et moi-même. Mais qu'à la place toute la bande c'était incruster.

On venait d'arriver chez un vendeur d'occasion. J'espérais y trouver mon bonheur. Je n'avais pas besoin d'une Ferrari, une voiture qui roule me suffisait. Et si possible solide. Je vis une petite Peugeot toute mignonne. Je m'y approchais, et regardais l'intérieur. Elle m'avait l'air vraiment convenable.

« Elle a l'air super, » sifflais-je.

« À l'air. C'est trop commun, on en voit partout et c'est moche, » fit Alice avec un air goguenard.

« En plus, elle ne ferait pas long feu avec toi, » pouffa mon frère à mes côtés.

Je repartis donc à la recherche de la voiture parfaite. Je la trouvais bien moi cette voiture. Tant pis. De toute façon, il n'y avait pas vraiment eu de coup de cœur, autant regarder ce qu'il y a d'autre. Si seulement Rose avait pu être là. Elle m'en aurait trouvé une super en moins de deux. Elle avait un sacré flair pour ces choses-là. Une camionnette à plateau attira mon attention. Elle me fait penser à celle qu'il y avait au parking le jour de mon arriver, sauf que celle-ci était bleu. Au moins, cette bête-là était solide. Je fis le tour pour voir l'état extérieur de ce phénomène. Il n'y avait pas trop de dégât. J'allais appeler le vendeur quand Emmett m'en empêcha.

« Tu ne comptes pas prendre cette chose? » S'égosilla-t-il.

« Et pourquoi pas? »

« Tu as vu l'intérieur? »

« Non, » me renfrognais-je. « C'est si horrible? »

« Oh oui. La stéréo est à chier! »

« Tu sais je m'en fiche complètement de ça. »

« Pff... c'est parce que tu n'y connais rien, mais il n'y a pas que ça. Il y a des files qui sortent d'un peu partout, le cuir de l'habitacle est en lambeaux. C'est juste une épave, il pourrait te la filer gratuitement vu l'état. »

« Hey mais c'est super! »

« Bien sûr que non, idiote! Tu peux être sûr de tomber en panne après avoir fait à peine cinq kilomètre, tu n'iras pas loin avec cet engin. »

« Alors que conseil tu Ô grand Emmett. »

« Faut que tu continues de m'appeler comme ça, j'adore. Les autres sont parties à la recherche à ta place, ils ont dû comprendre qu'on arriverait à rien si c'était toi qui menait l'enquête, » m'informa-t-il nonchalamment.

« Merci, que c'est gentil. »

Apparemment les autres n'avaient pas confiance en mes choix. J'en avais choisis que deux depuis notre arrivé, mais ils ont toujours trouvé de bon argument pour me les faire oublier. Ah croire que je n'avais pas l'œil. Je me renfrognais, et taper dans un caillou attendant les nouvelles des autres. Je marmonnais, pestais contre les autres, quand une Alice surexcité me saute au coup.

« On vient de te trouver un bijoux. »

« Et si elle ne me plait pas, » lui demandais-je.

Elle me regardait droit dans les yeux, sans même cligner, pendant quelques secondes. Elle ne rigolait plus, ne souriait plus, telle une statue sans émotion. Puis ses sourcils se rejoignirent légèrement.

« C'est celle-là que tu vas acheter. Elle te plait, tu en raffole, » me fit-elle sur un ton froid.

« Euh, je ne l'ai toujours pas vue. »

Puis, elle se secoua la tête, et semblait revenir à elle-même. Cette fille était folle. À croire qu'elle avait deux personnalités différentes. Maman, j'avais peur.

« C'est quoi ces cernes? » Me demanda-t-elle soudainement horrifiée.

« Je n'ai pas bien dormi cette nuit. Bon, allons voir ce fameux bijou. »

Je la suivis sans rien dire. Contente d'avoir réussi à changer de sujet aussi facilement, pour une fois. Emmett, Edward et Jasper était réuni autour d'une voiture. Je m'y approchais. Edward m'informa que c'était une Suzuki grand vitara. Elle était rouge pétant. Elle avait l'air en très bonne état, physiquement parlant. J'entrais à l'intérieur, vérifiait la radio, assez moderne. Emmett ne pourra pas lui reprocher. Elle était simplement parfaite.

« Je l'adore! » Affirmais-je.

« Tant mieux, maintenant tu vas me dire pourquoi tu arbores de telle cernes? »

« J'ai gagné, » entendis-je murmurer Edward à son frère.

« Je te l'ai dit. J'ai simplement très mal dormis. Morphée n'a pas voulu m'offrir ses bras cette nuit. »

« Tu aurais dû m'appeler. Moi je te les aurais offert, ça ne m'aurait pas déranger. Au contraire, » lança Edward.

« J'y penserais pour la prochaine fois, » lui répondis-je avec un clin d'œil.

Je tournais mon regard vers Jasper, et vis qu'il n'avait rien loupé de cet échange. Aurais-je le droit à une nouvelle discussion ce soir? Il allait falloir que j'appelle Rose pour en discuter avec elle. Au moins, j'étais sur de recevoir de bon conseil.

« Excusez-moi, combien coute-t-elle? »

« Oh, cette voiture vous intéresse? Elle ne coute que six mille soixante-cinq dollars. Une belle affaire croyez moi. »

Je comptais rapidement dans ma tête l'argent que je possédais. J'avais économisé assez d'argent pour m'en payer la moitié avant d'atterrir à Forks. Il fallait aussi ajouter l'argent que j'avais gagné grâce à mon boulot chez Victoria's Secret, l'argent que ma mère et Phil m'avaient donné exprès, ainsi qu'une petite contribution de la part de Charlie. J'avais juste assez. Voire même un peu plus.

« Très bien je la prend. »

Je l'accompagnais jusqu'à son bureau pour régler cette affaire. Alice et Jasper m'accompagnèrent pour je ne savais qu'elle raison. Je ne trouvais pas spécialement le vendeur louche mais bon. Je commençais à lui verser l'argent quand Alice déposa une petite liasse d'argent ainsi que Jasper.

« Qu'est-ce que vous faite? »

« Je veux payer une petite partie à l'achat de la première voiture de ma meilleure amie, » me répondit-t-elle d'une traitre.

« Et mon paquet correspond à une petite collecte entre Rose et moi. Nous aussi on voulait participer. »

Je les remerciais tous les deux en déposant un gros baiser mouiller sur leurs joues. Je me promettais d'appeler Rosalie une fois rentré. J'étais euphorique. Je sautillais dans tous les sens, une vraie gamine. Le vendeur me passa la clé de la voiture. J'allais rentrer chez moi, avec... Vitany. Oui, je baptisais ma voiture Vitany. Je trouvais ça jolie. Un gars me fit le plein, pendant que les autres décidèrent qui monteraient avec moi. Alice leva sa main en l'air, suivit de Jasper. Emmett allait faire de même, mais Edward le coupa. Eux resteraient ensemble.

Je venais de déposer Alice chez elle. Franchement, ma voiture était une crème, vraiment parfaite. C'était mon âme sœur. Okay, peut-être que j'exagérais, mais j'avais vraiment l'impression de ne faire qu'un avec. Bizarre. Avant de rentrer chez moi, je lui avais fait un bisou. Quand mon père me vit rentrer comme une petite folle, et en sifflant de joie, il fut surpris et me stoppa.

« Alors? Tu as trouvé ton bonheur? »

« Oh ouiii! J'en suis tombé amoureuse. Regarde. »

Je lui pointais du doigt ma nouvelle amie, et il acquiesça. Charlie pensait que cette voiture était faite pour moi. Il me demanda le prix qu'elle m'avait couté, et pensa donc que j'avais fait une bonne affaire. Je montais dans ma chambre, et m'affala sur mon lit, en serrant étroitement contre mon corps une peluche innocente. Je décidais alors d'appeler Rose.

« Coucou! »

« Et bien, tu es excitée dis-moi. »

« Une Suzuki grand vitara. »

« Hein? Je n'ai rien compris, reprend ton souffle, calme toi et refais là-moi. » Rigola-t-elle derrière le combiner.

« Ma voiture, celle que je viens d'acheter. C'est une Suzuki Grand Vitara. »

« Oh mais c'est génial. Je ne savais pas que tu recherchais un 4x4. »

« Pas spécialement, en fait ceux sont les autres qui ont choisi. D'après eux, je faisais des mauvais choix. »

« Oui, je les comprend. »

« Hey! T'es pour qui? Eux ou moi? » Demandais-je faussement vexé.

« Vous tous. Franchement, c'est une bonne petite voiture ça. Sinon, un 4x4 super, il y a le nouveau x5 de chez BMW. Ils en ont sorti un nouveau, un peu plus large, et on peut brancher notre IPod. Il est sublime. Le problème, c'est que ces grosses voitures, contrairement à ce que l'on pense, ne tiennent pas la route quand il y a de la neige ou du verglas, » grogna-t-elle.

« Pourtant, c'est un 4x4? »

« Oui, mais ceux sont de fausses idées. Dis, jeudi quand on ira au camping, on prendra ta voiture. Les garçons se débrouilleront. »

« Okay pas de soucis, » riais-je. « Ah, je te laisse. Jasper vient d'entrer dans ma chambre pour me déranger, » sifflais-je de mécontentement. « Je te rappelle plus tard. Bisous. »

Je raccrochais et me tournais vers mon frère. Je savais qu'il allait vouloir me parler. Quand je disais que c'était un grand frère TROP protecteur. Finalement, si je deviens vielle fille, il ne faudra pas se poser de question. Je lui fis une petite place sur mon lit, où il vint s'assoir.

Il m'incendia presque. Il ne voulait plus me voir flirter de la sorte sous ses yeux. Et bien le pauvre, il allait devoir souffrir en silence. Je ne comptais pas m'arrêter de sitôt. Déjà pendant le week-end, je prévoyais de bien m'amuser. J'avais en tête divers plans de torture pour mon binôme de tente. Oui, j'avais parfois des manières bizarres de draguer. Taquiner, draguer, flirter, torturer... C'était à peu près la même chose non? Bon, c'est vrai, peut-être pas. Mais le principal était de s'amuser. Donc toutes les recommandations de Jasper entraient d'une oreille pour ressortir de l'autre. Le clin d'œil que j'avais fait à Edward ne lui avait vraiment pas plus. Et bien qu'il se retourne. Il n'avait qu'à fermer les yeux.

Charlie nous demanda de descendre pour venir manger.

Après m'être remplie le ventre, j'avais rappelé Rose. Elle avait ris aux éclats en apprenant la réaction de son cousin. Elle m'assura qu'il s'y habituerait. Elle me posa pleins de question sur Edward, voulant connaître les détails de nos espèces de conversations. Quand je lui apprenais ce qu'il m'avait dit à propos de Morphée, elle m'obligea à l'appeler. Disant que ça pouvait être 'drôle'. Drôle. S'il était assez fou pour venir, il y aurait une forte chance de possibilité qu'il reparte à coup de fusil de la part de Charlie. Comme si il allait le laisser rentrer. On s'échangea une dernière phrase et raccrochais.

Je me tournais dans mon lit depuis plus de deux bonnes heures. Tout semblait calme dans la maison. Charlie était partie se coucher depuis un peu plus d'une heure, et la télé de Jasper était éteinte depuis bien longtemps déjà. Je repensais à la conversation que je venais d'avoir avec Rose. Est-ce qu'il serait vraiment venu? Ses parents l'auraient-ils laissé filer ainsi? Je rougissais rien qu'en l'imaginant venir toquer à ma porte pour venir me border, et m'aider à m'endormir. Tu deviens complètement folle ma pauvre fille. Il ne pensait surement pas ce qu'il t'avait dit voyons. Je faisais danser mon portable entre mes doigts depuis quelques minutes déjà. À chaque fois qu'il était face à moi, je ne pouvais empêcher mes yeux de fixer l'écran. Le nom d'Edward et son numéro était affiché. Je n'avais qu'à appuyer sur le petit bouton vert. Je sentais mon cœur s'emballer. Au moins, si je l'appelais je serais fixé. Je saurais enfin si c'était une plaisanterie ou non. Je fis un soi-disant faux mouvement – pour me donner une excuse au cas où – et appuyais sur le bouton d'appel.

-« Oui? » Demanda une voix légèrement rauque.

« Edward? » Chuchotais-je ne voulant pas me faire prendre par mon frère ou mon père.

« Bella? Qu'est-ce qu'il y a? » M'interrogea-t-il d'une voix ensommeiller.

« Désolé, je te réveil. »

« Ce n'est pas grave. Il y a un souci? »

J'hésitais. Il s'inquiétait alors que je l'appelais pour une connerie. Il allait m'en vouloir. Je n'osais plus rien dire.

« Bella? T'es là? »

« Oh, euh oui oui; désolé j'étais dans lune. »

« Tu voulais me dire quelques choses? Je te ferais dire qu'il est deux heures du matin. »

« Désolé. C'est juste que... que je n'arrivais pas à dormir, » fis-je de plus en plus bas.

« Oh.»

Il y eu un court silence. J'entendais sa respiration calme à l'autre bout du fils.

« Okay, j'arrive. » Me lança-t-il, puis il raccrocha.

Je demeurais statufier pendant quelques minutes. Il avait dit qu'il arrivait. Ce qui voulait dire qu'il allait venir. Logique. Oh mon dieu. Je venais de signer mon arrêt de mort. Il ne fallait surtout pas que les deux autres hommes de la maison l'apprennent ou j'étais morte. Je faisais les cents pas dans ma chambre. Comment allait-il venir? Pas en voiture j'espère, beaucoup trop visible. Ce n'était pas tous les jours que l'on découvrait une Volvo grise dans votre cours. J'avais ouvert ma fenêtre, et passer ma tête, espérant le voir arriver. Oui, je le guettais. Comme quand on guette l'apparition de ton premier rencard, espérant qu'il ne te donne pas de lapin. J'étais resté vingt minute comme ça, un plaid sur mes épaules, quand je le vis arriver.

Il était venu à pied. Oufff... Je lui fis signe, et je tapais mentalement la tête d'avoir fait un geste aussi idiot. Il allait s'apercevoir que j'étais accro. Il grimpa l'arbre qui se trouvait juste devant ma fenêtre, et monta ainsi jusqu'à moi. Il entra dans ma chambre. Il observa rapidement le tout avant de braquer ses yeux sur moi.

« Alors, comme ça tu n'arrives pas à dormir? » Demanda-t-il l'air de rien.

« Te moque pas de moi! »

« T'inquiète, et baisse d'un ton. Je ne pense pas que Charlie soit au courant. »

« Ni Jasper. »

Il leva un sourcil ne comprenant pas ma remarque. Puis, ses yeux s'illuminèrent et sa bouche forma un 'o' parfait. J'allais fermer ma chambre à clé, par simple précaution, sous les yeux rieurs d'Edward.

« Alors comme ça on fait des cachoteries? »

« Instinct de survie. Tout simplement, » répliquais-je.

« Comment ça tout simplement? » Insista-t-il.

« Oh tu m'énerves! »

Heureusement que la lumière était éteinte puisque mes joues étaient en feux. Ce n'était pas vraiment lui qui m'énervait, c'était mes réactions dû à son comportement. Ils se conduisaient normalement alors que moi j'étais gênée. Il fallait que je me reprenne. J'étais beaucoup moins confiante que d'habitude, et ça, il ne devait pas le voir.

« Que fait-on? Une partie de scrabble? » Plaisanta-t-il.

« Pourquoi pas. Je suis sûr que je te bas! » Fis-je complètement sérieuse, du moins en apparence.

« Je ne pense pas qu'on ait le temps de faire ce jeu. »

« C'est pourtant toi qui l'a proposé, faudrait savoir ce que tu veux dans la vie mon gars! »

« Ouais, mais tu as des heures de sommeil en retard, et sans exagérer. Tes cernes sous tes yeux le prouvent. Et Alice te tuerais si elle te revoyait avec cette tête-là, demain. »

« Hep, hep, hep. Qu'est-ce qu'il y a demain? »

« Oh, je n'en sais rien. Mais connaissant Alice, elle viendra surement te voir à l'improviste. Ou si ce n'est pas toi, c'est Jasper qu'elle ira voir. Mais elle viendra ici au final. »

« Et merde ! » Ronchonnais-je.

« Euh, dis-moi. On tient réellement à deux dans cette chose? » Dit-il en désignant mon lit du menton.

« Cette chose comme tu dis s'appelle un lit. Et dois-je te rappeler que la tente que nous avons choisis n'est que légèrement plus grande? »

« Okay. Je n'ai rien dit. Ton lit est parfais! »

« Merci. »

Après ce bref échange sans importance, je gagnai mon lit. Edward resta planter au milieu de la pièce quelques instants avant de s'installer à son tour dans mon lit. Il était resté habiller. Il avait surement conscience que je devais dormir, et que c'était question de vie ou de mort. Sérieusement.

Son buste était collé à mon dos. Je n'osais plus bouger. C'était à peine si je respirais. Mes yeux étaient écarquiller, et clignaient le moins possible. Mon cœur tambourinait avec force dans ma cage thoracique. J'avais l'impression qu'il allait tout arracher pour s'échapper, mais ce n'était pas possible, et je le savais. Edward dû le remarquer.

« Respire et calme toi, » me chuchota-t-il à l'oreille.

Facile à dire. Mais quand un véritable dieu grec vous tenait dans ses bras dans un lit, on ne pouvait pas rester indifférent. Et Rose qui m'avait encouragé à l'appeler. Comment voulait-elle que je m'endorme avec lui dans les parages. Il fallait que je m'y habitue pour jeudi.

Un son parvint à mes oreilles. Il fredonnait une berceuse. Une très jolie berceuse. Je ne comprenais pas les paroles, après tout, je ne savais même pas si il y en avait. Et c'était sur cette magnifique mélodie que je m'endormis.

POV Edward:

Quand Bella m'avait appelé, je n'en croyais pas mes oreilles. Jamais je n'aurais pensé qu'elle m'appellerait réellement. Je m'étais empresser d'accepter. J'avais mis un t-shirt et un jogging pour pouvoir faire croire le lendemain matin, ou plutôt dans quelques heures, que je m'étais levé pour faire un footing matinal. Ce n'était pas vraiment mes habitudes, surtout que j'aimais faire la grasse matinée quand on n'avait pas court. Mais je serais capable de devenir le meilleur menteur du monde pour la rejoindre.

J'étais venu en courant jusqu'à chez elle, en oubliant de prendre une veste. Il faisait froid, ce qui m'avait permis de me dépêcher. Heureusement pour moi, il ne pleuvait pas. À croire que le temps était avec moi. J'étais arrivé dans le coin de sa rue, et voyait sa maison. Une forme humaine se tenait à une fenêtre. En m'approchant, je vis que c'était Bella. Quand elle s'aperçut de ma présence, elle me fit signe de sa main. On aurait dit qu'elle était heureuse de me voir, mais ça devait être mon cerveau qui me jouait des tours. Oui, ça ne pouvait être que ça. Quoi que...

Je grimpais à l'arbre pour la rejoindre. Elle me laissa entrer. Il n'y avait pas de lumière, mais celle de la lune me permis de voir l'essentiel. Sa chambre n'était pas bien grande, je dirais même banal. Pas de style particulier, et rien qui ne laissait deviner qu'une belle jeune femme y dormait. Elle avait l'air stressé, mais pourquoi? On échangea quelques mots, et j'appris que Charlie et Jasper ne devaient surtout pas être au courant de ma présence dans sa chambre. C'est vrai que Jasper n'avait pas cessé de me jeter des coups d'œil dans la journée. Il m'observait sans arrêt. Un grand frère protecteur surement. Je la taquinais sur ses cachoteries. Son stresse rendait ses réactions excessive. Je trouvais ça mignon. Je l'imaginais très bien rougir, se mordre sa lèvre inférieur bien rose.

J'essayais d'apaiser l'atmosphère. Elle était légèrement tendue, et ce n'était pas très agréable. Mes conneries eurent l'effet escompté. Elle alla se coucher, et moi, je restais planter là, je la regardais à la limite de l'indécence. Quand je vis son regard tourner vers moi, je pris conscience de ce que je faisais, ou plutôt ne faisait pas. Je ne me déshabillais pas, ne voulant pas la mettre plus mal à l'aise, et l'entourait de mes bras. Elle s'était automatiquement raidie. Elle ne bougeait pas, et je n'entendais plus sa respiration. Qu'est-ce qu'elle faisait? Un concours d'apnée? Je lui faisais remarquer. Elle reprit son souffle. Je fredonnais alors une petite mélodie qu'elle m'inspirait depuis deux jours. J'essayerais de les retranscrire, plus tard, sur mon piano ou ma guitare. Ça faisait combien de temps que je n'y avais pas jouer. Je veux dire, jouer réellement de bon morceau, et pas juste me dégourdir les doigts. Sa respiration finit par se calmer, et devenir régulière. Elle venait de s'endormir. Il était rare qu'une jeune femme s'endorme ainsi dans mes bras. Cette sensation était grisante. Je humais ses cheveux, et ne tardais pas à la rejoindre.