Et bien, et bien! Voici une revenante!
Je ne sais pas quoi vous dire d'autre que je suis désolé pour cette longue (très longue même) attente.
Mais comme je vous l'avais dit sur la "note": je ne laisserai pas tomber mes fictions, même si je dois mettre dix ans pour un chapitre. (J'exagère, je sais.)
Malgré ma note, on m'a plusieurs fois demander si je l'abandonnais, donc non, non, non, et NON!
Et avec le temps, j'espère bien pouvoir améliorer mon style d'écriture (même si depuis bien un an, j'avais perdu l'envie d'écrire.)
Donc voici le chapitre 25, qui était déjà prêt dans mon ancien disc dur ext. Moi qui pensais l'avoir supprimé quand j'avais du réinitialisé mon ordi x)
J'espère malgré tout que ce chapitre vous plaira, et que les suivants arriveront plus rapidement. (Surtout que j'ai l'impression qu'on touche à la fin!)
Donc bonne lecture tout le monde!
Chapitre n°25.
Je ne savais pas ce qu'il venait de se passer mais il me semble que je n'avais jamais été aussi rouge de ma vie.
Je n'osais plus le regarder. Je zieutais tout, le paysage, le ciel, les insectes, tout sauf lui. Même mes mains, mes pieds devenaient soudainement des plus intéressants. J'appréhendais la moindre parole qu'il pourrait prononcer. Allait-il regretter son geste ? Voudra-t-il débuter une relation avec moi ? Il y a quelques temps, cette idée m'aurait répugné. Je ne sais pas quand ce sentiment avait changé. À partir de quand, et pourquoi ? Maintenant, une relation, c'était tout ce que j'espérais. J'avais peur, j'étais angoisser comme jamais, je ne voulais pas qu'il brise ce silence tout en espérant qu'il le fasse tout de même. J'étais toute chamboulée. J'avais chaud et froid en même temps, comme lors d'un début de malaise, mais je savais que ce n'était pas ça. Le simple fait de penser à lui, faisait que mon cœur battait la chamade. Jamais il n'avait été aussi rapide. S'il ne se calmait pas, je risquerai de faire une crise cardiaque bon dieu ! Alors c'était ça, être amoureuse ? Réellement ? Il y avait un tel affolement dans tout mon être. Je n'avais jamais ressenti ça, malgré les fois où je pensais aimer un gars. Je me trompais alors. Mais pourquoi battait-il aussi fort. Une image vint pour répondre à cette question silencieuse : Edward. Il en était la cause. Lui-même devait certainement mon cœur, les coups étaient tels qu'il n'y avait qu'un sourd pour ne pas les entendre ! Edward. Un prénom qu'il y a encore un an à peine, je trouvais vieux jeu, complètement démodé, mais surtout affreux ! Pourtant, sur lui je le trouvais juste magnifique. Saleté de sentiment qui nous faisait tourner la tête, à nous faire dire rouge quand on pensait bleu !
Mes yeux dérivèrent malgré moi sur Edward où je croisais son regard émeraude. Mes joues s'enflammaient de suite, sans aucune raison valable. J'essayais donc de casser le lien, de m'enfuir de ses yeux hypnotisant.
" Bella," m'appela-t-il dans un murmure. "Tu n'as pas à être gêner. Ton baiser était plutôt pas mal."
Je me retournais vers lui, en me demandant quand est-ce que j'avais réussi à lui tourner le dos, et le regardais à moitié choquer, et surprise. C'était un peu la douche froide. Une telle confusion régnait en moi, qu'aucune parole ne sorti de ma bouche. D'ailleurs c'était rare chez moi, étant connu pour être une grande gueule.
"Hey, je plaisantais. Essaye de te détendre un peu, tu me stresses."
"Que cherches-tu ?"
Au même moment que je prononçais ces mots, je les réalisais. Pourquoi avais-je posé cette question. Débile, débile, débile m'insultais-je mentalement. Pourtant, je savais pourquoi. Parce que mon cerveau s'embrouillait tout seul, et cela durait depuis un certain temps déjà.
Je me connaissais par cœur, et mon caractère ne m'était pas inconnu. Mes défauts étaient plus présents que mes qualités. Mon mental n'était pas vraiment charmant, mon physique rattrapait un peu tout cela mais n'arrivait pas à le faire oublier non-plus.
En regardant Edward, je sus que je l'avais pris au dépourvut. Il ouvrait la bouche pour la refermer aussitôt, cherchant sans doute ses mots, et passait machinalement sa main dans ses cheveux en alternant avec sa nuque.
"Peut-être plus qu'une amitié", dit-il enfin après ce qu'il me sembla-t-être une éternité. "Enfin, si tu veux."
Je ne l'avais jamais vu aussi décontenancer. Du moins durant les quelques mois que je l'avais connu, mais j'étais sûr qu'avant mon arrivé, il était déjà comme ça.
"Je suis ok," répondis-je d'un coup.
Ma réponse ne fut qu'un murmure plutôt rapide, et ma respiration s'arrêta net à la fin. J'avais peut-être peur qu'il me rétorque ''poisson d'avril'' ou une connerie de la sorte. Je sentis ma tête tourner légèrement, me faisant remarquer que j'avais oublié de reprendre ma respiration depuis trop longtemps.
Un sourire éblouissant vint se loger sur ses lèvres. J'en étais hypnotisé. Ce gars était vraiment beau, je pouvais bien l'avouer. Peut-être pas le plus bel homme non plus, si on incluait les acteurs, chanteurs… Sans oublier ceux qui possédaient une tête de mannequin ! Mais parmi les non-connu, les gens normaux, c'était lui le meilleur. Une petite voix dans ma tête me fit remarquer que lui non plus ne possédait pas un caractère facile. Je lui rendis son sourire. Il n'était pas aussi puissant que le sien, je dirais même assez pauvre. Si on devait les comparer, je le qualifierais de pathétique !
Nous n'avions réussi à joindre Alice et Jasper qu'une heure plus tard. Je ne voulais rien leur dire, mais notre air niais et nos mains enlacées nous trahissaient.
"Et bien enfin !" Souffla Alice toute souriante et nous envoyant un clin d'œil.
ooo
Cela faisait deux semaines que nous étions officiellement ensemble et pour l'instant, tout allait bien. On n'allait pas trop vite, à notre rythme. Je dirais même que ça stagnait ! Je ne savais pas vraiment comment me comporter. J'avais déjà eu des admirateurs, des légers flirts, même un faux petit ami mais jamais de réelle amourette. J'avais donc décidé d'appeler Rose qui s'y connaissait bien mieux que moi pour qu'elle puisse me donner quelques conseils.
"Reste toi-même Bells !" Me disait-elle, comme si c'était une évidence.
"T'es marrante ! Comment je fais ça moi ?"
"Dis-moi, comment est-ce qu'il t'a connu ? Comment étais-tu avec lui avant ?"
Je réfléchissais rapidement, me remémorant nos discussion depuis notré arrivée à Forks. "Dès que je pouvais, je le faisais chier, je n'arrêtais pas de me prendre la tête avec…"
"Je vois," me coupa-t-elle. Elle soupira comme si tout ça l'agaçait, ce que je comprenais.
"C'est grave docteur ?"
"Non, pas trop. Bon, malgré ton sale caractère, il a quand même réussi à tomber sous ton charme. J'avoue ne pas savoir comment il a fait, mais il a fait ! Depuis quand es-tu timide Bella franchement ? Ressort quelques pics, et embrasse-le juste après pour te faire pardonner. Continu à le taquiner sans trop le faire chier cette fois ci."
Voilà, ce qu'elle m'avait dit. Je soufflai un coup en me dirigeant dans la salle de bain. Je me regardais dans la glace et soupirais devant la banalité que j'étais quand je ne faisais pas attention à moi. Je n'étais pas comme ça à Phoenix, je sortais plus du lot qu'autre chose. Si je ne faisais pas d'effort, de n'importe quel point de vue, autant dire au revoir à Edward et à la Bella pétillante tout de suite et basta ! Bella Swan ne laissait jamais rien tomber, ou presque.
Je décidais d'envoyer un petit message à mon chéri, histoire de commencer ma renaissance.
« Fait de beau rêve Eddy. Evite de rêver d'une belle chevelure blonde muni d'une paire de yeux bleus s'il te plait. Car n'oublie pas que Jasper est déjà pris par Alice voyons ! »
Environs une minute plus tard, je reçu sa réponse et m'esclaffais.
« T'es complètement barge ma parole. Bonne nuit Bella. Ps : ne m'appelle plus Eddy ou je te mords ! »
Me mordre. J'imaginais diverse scène avec cette action, toute loin d'être catholique, et plus ça allait, plus ça empirait. Je lui envoyais une réponse.
« Mords moi mon beau, je te tends ma jugulaire. Voyons voir ce que peuvent faire tes crocs… »
« Ne me tente pas Bella. Je serais capable d'arriver sous ta fenêtre, grimper ton mur, d'entrer par effraction… »
J'étais à moitié sur. En serait-il vraiment capable ? Bon, ce n'était peut-être pas la première fois mais tout de même !
« N'oublie pas mon Shérif de père. Si tu n'as pas peur d'être accueillit par son arme pointer sur ta petite personne… »
« Hum. Je n'y avais pas pensé. Mais ça ne me dérange pas. Je peux moi-même dégainer mon arme. Et elle est loin d'être petite, crois-moi ! »
C'est moi ou c'était des allusions sexuelle ? Ma pauvre, ton cerveau se perverti de plus en plus. Ça devient flagrant. Fait gaffe et surtout tient ta langue. Je rougissais à ma propre pensé imaginant diverse scène érotique mettant en action cette fichu langue, et bon dieu qu'il faisait chaud d'un coup. Arf ! Les mecs avaient vraiment de la chance. Quand ils parlaient de sexe entre eux, on ne disait rien : ''c'est des mecs !'' Mais quand nous, on y faisait simplement allusion, on devenait des chaudasses, et merde ! Je riais tout de même une nouvelle fois en relisant son message et lui répondit.
« Désolé bonhomme, mon père préfère les femmes, ta belle arme n'a aucune chance, ça ne lui fera rien. Ton engin risque plus de le mettre en colère qu'autre chose d'ailleurs. Et pire si je devais être dans les parages. »
« Et mince, moi qui était tellement exciter par l'uniforme ! J'aurais au moins essayé. Si je ne peux avoir ni Charlie, ni Jasper, et bien… Et bien je crois que je devrais me contenter de toi alors. »
« Ne suis-je qu'un lot de consolation ? »
« Un lot haut de gamme même. »
« Dors au lieu de dire des conneries. »
« Ah oui ? Et qui a commencé, ma belle, dis-moi ? »
« Je ne sais pas. Ce n'est pas toi ? Si je crois bien, je suis sûr même. Pas toi ? »
On se souhaita une nouvelle fois bonne nuit et je posais mon portable sous mon oreiller. Le pauvre n'avait surement rien dû comprendre. Moi qui m'était renfermer depuis notre baiser venait tout juste de se réveiller, il n'était peut-être plus habituer de me voir comme ça. Le pauvre a été surpris je pense. Si seulement je pouvais être une petite souris, j'aurais aimé voir sa réaction. C'est sur ces quelques pensées que je m'endormi en rêvant d'Edward, comme d'habitude.
ooo
Je me dépêchais de déjeuner, une rapide tranche de Nutella à la brioche. Jasper appelait ça comme ça vu qu'il y avait plus de Nutella que de brioche donc depuis c'était rester. Je courais ensuite dans ma chambre pour me préparer. Je mis une tunique asymétrique, longue derrière et courte devant ce qui fait que je ne pouvais malheureusement pas la porter en robe, avec un short en jean assez clair. Je mis avec de petite tennis blanche, des talons auraient fait trop pétasse avec ce short, et allais dans la salle de bain faire mon brossage de dent, de cheveux, et maquillage assez nude.
Je pris ensuite mon sac de court et en sortant de chez moi, je vis qu'Edward était déjà là, adosser à la portière côté passager. Cheveux en bataille, lunette de soleil sur le nez, t-shirt moulant noir, fine veste en jean ouverte, et pantalon blanc. Carrément craquant. Je l'embrassais pour le saluer, évitant de lui sauter dessus. Il n'avait jamais été aussi beau depuis deux semaines quand même, et décidais malgré tout de lui titiller gentiment sa lèvre inférieur ce qui le fit sourire. Il ouvrit ma portière et me la referma une fois assise.
Edward passait me prendre chaque matin pour m'emmener au lycée, une habitude qu'on avait pris depuis la reprise des cours.
"Alors, as-tu passé une bonne nuit ?" Lui demandai-je.
"Oh oui, j'ai fait un très bon rêve. Chevelure blonde et yeux bleu me faisaient compagnie…"
J'allais lui répondre de laisser Jasper tranquille ou je le pousserai à porter plainte pour harcèlement mais il ne m'en laissa pas le temps et continua.
"Elle s'appelait Kate. Hum, superbe. Pis je peux te dire qu'elle était fichtrement bien armée, si tu vois ce que je veux dire," me dit-il en me mimant une grosse poitrine.
Je repris vie, et remarquais que ma bouche était grande ouverte. Je lui tournais le dos, boudeuse, telle une gamine. J'avais été prise à mon propre jeu et je n'aimais pas ça.
"Et toi ?" Me demanda-t-il innocemment.
"Pas grand-chose," grognais-je lorsque j'entendis un petit rire. "Juste Hugh Jackman en string léopard, David Tennant avec son slip éléphant rouge, ainsi que George Clooney et son mec qui regardaient la scène."
Il cala. L'avais-je choqué ? Je le regardais innocemment et lui demandais."Tu as calé mon chéri ?" Genre mais que ce passe-t-il. J'étais plus forte que lui à ces petits jeux. J'avais quelques années d'expérience dans ce domaine-là. Il grogna. Peu de temps après, nous arrivions à l'école.
"George Clooney est gay ?" me demanda-t-il.
"Ok, je te dis que je viens de rêver de quatre putin de beau mec pratiquement à poil, et c'est ça que tu retiens ?" Je soupirais. "Je ne sais pas de source de sur si il l'est ou pas, mais c'est la rumeur qui court depuis deux ans voire même plus maintenant, je ne fais pas spécialement attention aux années. De toute façon, ça ne me choquerai pas. J'ai toujours pensé qu'il faisait gay," fis-je en haussant les épaules. "Par contre, quand j'ai appris que Ricky Martin l'était, ça, ça m'a foutu un sacré coup merde !"
Il riait franchement tandis que je sortais tranquillement du véhicule en recherchant la moto de Jasper. Il emmenait Alice tous les jours avec, elle adorait avoir une occasion de serrer Jasper dans ces bras, malgré qu'ils soient ensemble depuis un bout de temps.
Soudainement, Edward m'attrapa par les épaules et me tourna pour lui faire face.
"Au faite, tu ne devais pas me montrer ta jugulaire ?"
Je la lui tendais en gloussant comme une gamine. Quand ses lèvres se posèrent sur mon cou, je me senti frémir. Je remerciai mentalement Rosalie et ses conseils qui avaient réussi à me rebooster comme il se doit. Notre relation était devenue bien trop calme. Il y avait quelques embrassades par ci par là, mais trop timide. Je n'étais plus à l'aise et ne me conduisais plus normalement, mais ce problème-là était désormais résolu. J'étais de nouveau pleinement heureuse, de nouveau moi, et Edward le ressentait, j'en étais sûr.
A l'heure du déjeuner, je retrouvai Alice qui avait déjà pris une table à la cafeteria. Je m'installais à ses cotés en attendant les autres.
"Bella," me dit-elle avec un air très sérieux, "dans deux mois il y a le bal de fin d'année. Il faut qu'on commence à prévoir nos robes, et tout le tralala ma vielle."
"Ouais c'est clair ! ça passe trop vite. Bon ce n'est pas non plus le truc que j'attend le plus au monde, mais j'apprécie ce genre de fête. Et c'est important de plus ! Mais surtout, juste après c'est les vacances, donc c'est comme si on fêtait ça en fait !"
"Oh oui. D'ailleurs il faudrait faire un grand barbecue, on inviterai plein de monde et tout. Une semaine avant la fête, car beaucoup partent dès le lendemain du bal."
"Bonne idée, mais pour ça on a le temps de préparer. C'est moins compliquer. "
"Swan ! On n'est jamais à l'avance pour prévoir quoi que ce soit !"
Je levais les yeux au ciel. Si ça n'en tenait qu'à elle, on commencerait déjà à prévoir mon anniversaire de septembre, mon futur mariage, celui de mes futurs enfants, … bref, tout quoi !
"Il faut s'organiser d'urgence un week-end shopping à Seattle. D'ailleurs, vu que Rose sort avec Emmett, elle devra venir avec nous vu qu'elle sera aussi présente au bal. Au faite, en parlant de couple, Edward et toi comment ça se passe ?"
"Bien, je me suis repris en main, ne t'inquiète pas," la rassurai-je.
"Oui j'ai vu ça, tu me semble plus vivante. Il y a encore quelques temps, tu étais grise, mais tu commences à te colorer. Je suis heureuse de te retrouver Bella."
"On va dire que Rosalie a réussi à me le faire comprendre, j'ai eu une bonne discussion avec elle au téléphone hier soir."
"Tu sais que si tu me l'avais demander, je t'aurais aussi secouer. Mais bon. Normal que tu fasses passer ta cousine avant ta super meilleur amie que je suis," fit-elle en reniflant.
"Serait-ce de la jalousie mademoiselle Brandon ?"
"Un petit peu," admit-elle en faisant la moue et avec une petite voix.
"Au faite, je te conseil de te méfier d'Edward." Ne comprenant pas pourquoi, elle attendit la suite. "J'ai entendu dire qu'il voulait me rendre cocu avec Jasper, un véritable coup de foudre parait-il."
"Oh merde alors", ria-t-elle en utilisant un ton ironique.
Juste après Emmett nous rejoignit avec Jasper suivit deux minutes après d'Edward. Une fois que mon copain s'était assis à notre table, Alice fit son grand numéro. Elle se leva, larme aux yeux, s'avança vers Edward assez surpris par ce changement d'attitude, et le gifla. Il était choquer, et surement perdu. Le bruit de la gifle fut suffisement puissant pour faire tomber le silence dans la salle ou nous nous trouvions. Tout le monde nous regardait, se demandant quel était le grand potin du jour. Quelques secondes après, Alice éclata.
"Comment oses-tu me faire ça ? Moi, ta cousine de chair et de sang ! Je ne te pensais pas comme ça Edward. Jamais je n'aurais penser que tu puisses tomber aussi bas. As-tu seulement penser à Bella ?"
Il nous regarda alternativement, perdu comme jamais. Je voyais très bien que les rouages de son cerveau cherchait la cause de tout ça, la connerie qu'il aurait pu faire à l'amener à une telle situation. Heureusement pour lui, il n'eut pas l'air de trouver quoi que ce soit pouvant le faire culpabilisé, sinon ça aurait véritablement dériver à une crise de ma part cette fois ci. Alice continua dans son jeu.
"Tu as voler mon mec ! Bella ne te suffit donc pas ? Il te faut aussi son frère ? Je ne savais pas que tu étais bi, merde tu aurais pus me prévenir. J'aurais pu veiller sur Jasper ! Pourquoi nous cacher tant de chose, pourquoi ?" Dit-elle en faisant redoubler ses pleurs.
Puis, elle traversa toute la cantine en pleurant telle une fontaine. Une sortie très théâtrale. Edward avait la bouche grande ouverte, stupéfait alors que Jasper avait recracher l'eau qu'il buvait à ce moment là, choquer des propos d'Alice. Au contraire, Emmett riait aux éclats, qui était le seul bruit dans le silence mortel de la salle.
Les élèves fixaient notre table avec une attention toute particulière. Je voyais déjà les ragots défiler sous mes yeux : Edward bi. Jasper et Edward en couple. Alice et Bella cocu. Allaient-elles suivre leur exemple et se mettre ensemble elles aussi ? Imaginer la réaction du grand Shérif. Du Dr Cullen, lui si brillant si parfait. Le savait-il ? Allait-il l'accepter ? Et Emmett, cachait-il lui aussi son jeu ? Il y avait de quoi faire avec la comédie qu'elle avait fait. Petit à petit, les chuchotements prirent place, et je rejoins Emmett dans son hilarité à force de voir la tête de mon copain, de mon frère, ainsi que de mes camarades. La révélation de notre lutin allait peut-être même faire tenir des rumeurs pendant une semaine.
Une minute après, elle revint dans la salle jusqu'à notre table, aussi souriante que jamais faisant de l'ombre aux pauvres sourires colgates qui apparaissaient dans les publicités de dentifrice. Le sien lançait des feux d'artifices tellement il était grand et joyeux. Elle monta gracieusement sur notre table et salua d'une courbette comme les artistes toute l'assemblée.
"Et bien, j'apprend pleins de chose avec Bella," fit-elle à l'adresse d'Edward en se ressayant.
Edward me lança un regard qui voulait clairement dire que j'allais avoir affaire à lui, ouille. Mon rire s'arrêta deux secondes, pour recommencer. Sa tête était presque hilarante. Je ne sais pas si il voulait paraitre sérieusement en colère, ou si s'était juste un regard qui se voulait au final taquin, mais je pris ça à la rigolade. La cantine redevint à ce moment là bruyante.
Emmett tapa fortement dans ses mains, assez pour faire sursauter quelques élèves des tables d'à coté, et devint sérieux.
"Les gars, j'ai une grosse nouvelle," fit-il de sa voix bourru.
"Nous sommes tout ouie," lui répondis-je en essayant de cacher mon hilarité et de paraitre sérieuse à mon tour.
"Avec Rosalie, nous avons postulé dans la même fac. Nous espèrons que l'on sera tout les deux pris là-bas. Si c'est le cas, et bien on compte enmènager ensemble dans un petit appartement."
"Whaou, c'est super," soufflais-je étonner et heureusement en même temps.
"Oui," dit Alice en hochant la tête. "Mais vous n'avez pas peur d'aller trop vite ? Après tout, ça ne fait que quelques mois que vous êtes ensemble, donc bon…"
"Je sais mais dis toi que tout ces gens qui vivent en colocation ne se connaissait pas avant."
"Oui peut-être mais c'est quand on commence à vivre avec quelqu'un qu'on commence à le connaitre pour de vrai. Les petites habitudes, les sales manies, le véritable caractère…"
"Et bien, comme ça on saura si on est fait réellement l'un pour l'autre."
Et voilà le début de nos tourtereaux en mode "en couple".
Qu'en pensez-vous?
Je voulais aussi vous prévenir que j'avais créer un compte twitter, pour pouvoir prévenir les lecteurs ayant un compte de l'avancer des travaux ;)
Donc si jamais vous avez envie de me suivre, rdv sur Astral77
