Note: Les personnages ne m'appartiennent pas et sont l'œuvre exclusive de JKR. Je me contente, humblement, de leur faire "subir" ce qu'il me plaît…
Merci pour ces premières lectures, ces premières reviews, j'espère que la suite répondra à vos attentes. La fiction est déjà bien entamée, mais je préfère publier au rythme d'une à deux fois par semaine, histoire de ne pas être prise de court par un éventuel et soudain manque de temps ou d'inspiration… Règle qui sera valable à partir du prochain chapitre: les deux premiers étant en quelque sorte un préambule à l'histoire, je préférais ne pas trop attendre avant de les publier.
Bonne lecture, et n'hésitez pas à me faire part de votre avis!
Chapitre II : 2 mai 1998
Alors que Voldemort s'était avancé vers le château suivi de ses fidèles, Hagrid à ses côtés portant le corps de Harry, une espèce de folie s'était emparée des derniers combattants. La force, ou même la rage du désespoir, ou l'énergie du condamné qui pense encore pouvoir changer son funeste destin… L'intervention courageuse de Neville avait mis le feu aux poudres et la lutte avait repris, plus virulente encore qu'au début de la nuit. Après le décès de Bellatrix Lestrange de la main de Molly Weasley, alors que Voldemort se débarrassait de ses trois adversaires d'un coup de baguette, Hermione avait vu ses derniers espoirs s'écrouler brutalement. Effarée, elle avait suivi des yeux les trois corps, sortes de pantins désarticulés grotesques, se débattre dans les airs, avant de s'écraser violemment à quelques mètres d'elle sur le sol de la Grande Salle. L'envol avait été si soudain, si imprévisible, que la jeune fille, pourtant pourvue d'excellents réflexes, n'avait même pas eu la présence d'esprit de lancer un sort pour amortir leur chute.
Alors qu'autour d'elle résonnaient les exclamations des autres combattants à la réapparition miraculeuse du Survivant, elle n'avait déjà plus conscience de son environnement. Dans un état second, elle s'était approchée de son ancienne directrice de maison. Si Kingsley et Slughorn s'étaient déjà péniblement relevés, regardant la scène qui se jouait entre Lord Voldemort et Harry Potter avec une attention mêlée d'incrédulité, Minerva McGonagall, quant à elle, était toujours inconsciente. Comme brisée par sa chute. "Pas elle! Non par Merlin, s'il-vous-plaît pas elle, ou nous sommes fichus…" avait pensé Hermione en s'approchant du corps du professeur. À l'instar de Dumbledore, elle l'avait imaginée éternelle, invincible, et ne voulait croire que celle qu'elle avait toujours admirée puisse être finalement défaite.
Incapable de décider ce qu'il convenait de faire à cet instant, elle était restée là, tenant la main de son professeur, regardant, paniquée, le sang former une flaque de plus en plus large, comme une auréole sinistre autour de sa tête. Des cris de victoire avaient fini par la faire sortir de sa torpeur. Jetant un œil à la scène se déroulant derrière elle, et avisant le corps sans vie de Voldemort avec un soulagement mêlé d'amertume – "Mais à quel prix!" – elle avait fait léviter McGonagall jusqu'à l'infirmerie, sans toutefois se résoudre à lui lâcher la main durant le trajet.
Le reste était flou dans son esprit. Elle savait, sans vraiment s'en souvenir clairement, que Pomfresh avait immédiatement pris en charge sa collègue avant d'ordonner à Hermione de s'asseoir dans un des lits pour qu'elle puisse l'examiner ensuite. Celle-ci, sourde aux invectives de l'infirmière, avait rejoint Ron et Harry sans même y penser, avant de les suivre dans le bureau directorial où ils avaient été reçus sous les vivats des portraits des anciens directeurs de Poudlard. Il lui semblait aussi se souvenir de Kreattur, le médaillon de Regulus Black fièrement accroché autour du cou, leur amenant des sandwichs dans la salle commune de Gryffondor, avant qu'ils ne s'écroulent de fatigue. À leur réveil, McGonagall avait déjà été transférée à Sainte-Mangouste. Si son trauma crânien avait facilement été soigné par Pomfresh, l'infirmière leur avait appris qu'il avait résulté de ce choc un coma qu'elle n'était pas apte à traiter.
Depuis ce jour, l'enseignante était sous la surveillance des médicomages, dans l'aile de l'hôpital sorcier réservée aux soins intensifs et longue durée.
