Relecture Brynamon.

Merci à Mortina Gelly, Narutine et Violettepoete pour leurs reviews.

En réponse à la tienne Cryspy : Merci !^^ La réaction de Ron arrive dans cette suite. Harry s'est dévoilé, c'est vrai que ça ne lui ressemble pas mais le contexte veut ça. Et Ginny qui accepte si simplement, ça ne tombe pas du ciel, tu le comprendras dans son pov.

En réponse à la tienne Jason06340 : merci beaucoup, ça me fait super plaisir ! La suite est là, profites-en !^^

Un chapitre plus long, plein de rebondissements. La fin se dessine même s'il reste encore quatre ou cinq chapitres avant l'épilogue.

Merci de me suivre.

Bonne lecture.


Chapitre 14 : Evidences et confidences.


POV GINEVRA WEASLEY

La veille au soir.

J'étais dans le bureau de mon père. J'y étais entrée en douce, il ne nous autorisait pas à y entrer sans lui. Ma mère et lui étaient partis en ville et Ron avait été rejoindre Hermione. Tant mieux, car il m'avait bassinée avec ses questions dès que j'étais revenue au stade pour le ramener à la maison. J'avais éludée.

-On a discuté Harry et moi.

Ensuite, je n'avais plus rien lâché, trop absorbée dans mes interrogations. Il m'avait agacée à persister et puis il avait reçu un message d'Hermione, une bénédiction…

Je détaillais l'étalage d'objets plus incongrus les uns que les autres, des objets que j'avais toujours survolé avec moquerie. Mon père avait des lubies et des loisirs un peu spéciaux. Il adorait le surnaturel et précisément la magie. Il s'enflammait quand il nous en parlait, persuadé que nous vivions parmi des mages. Mais cela nous glissait dessus. Maintenant tout cela prenait un sens concret et réel dans ma tête.

J'avais l'impression d'avoir traversé un mur quand nous étions arrivés au cimetière, je ne lui vais rien dit même si je brûlais de lui poser plein de questions. Mais j'avais vu sa détresse, elle avait résonné dans ma tête en chœur avec la mienne. Je m'étais accrochée à lui comme il s'était accroché à moi.

Je soupirai en y repensant. Je m'étais sentis moins seule, mieux. Et le quitter avait ravivé ma solitude.

J'effleurai du doigt la baguette en exposition, si familière maintenant quoique bien différente, lisant les inscriptions annotées par mon père sur un bristol blanc : « baguette en bois de chêne, marron, 22 cm, c'est un bois résistant qui assure protection et réussite. »

Il y avait encore d'annoté beaucoup d'éléments mais mes doigts furent attirés par une toupie argentée. Sur le bristol il y avait ces quelques mots « je ne sais pas ce que c'est mais il semblerait qu'elle tourne et siffle pour avertir d'un danger… »

A côté se trouvait une pierre difforme : « Bézoard : antidote à la plupart des poisons, pierre extraite de l'estomac d'une chèvre… »

Il y avait aussi des boules de voyantes, des cartes, des amulettes, une cape et d'autres objets innommables.

Je mourrais d'envie d'en savoir plus mais interroger mon père serait risqué, il pourrait de se douter de quelque chose sous mon brusque intérêt. Harry pouvait m'éclairer mais comment l'aborder de nouveau ? Ce qu'il était… me fascinait. Près de lui, je n'avais pas eu peur il n'était pas du tout celui que je pensais. Il était bien au-delà, en dehors de tout, unique et … magique. Hermione le savait-elle ? Etait-elle comme lui ?

Toutes ces questions me retournèrent le cerveau longuement jusqu'à ce que j'entende les pas lourds de Ron vers vingt-et-une heures. Il remontait vers sa chambre. Mes parents n'étaient toujours pas rentrés. Je me hâtai de le rejoindre et frappai deux petits coups.

-Ron ?

Pas de réponse.

-Ron, j'ai un truc à te demander. C'est au sujet d'Hermione.

Il ouvrit finalement. Son visage défait me conforta dans l'idée que j'étais dans le vrai.

-Quoi ?

-Laisse-moi entrer ! Râlai-je.

Il retourna s'allonger sur son lit, tout habillé. Il était perdu, ailleurs.

-Comment ça s'est passé ?

Il ferma les yeux, refusant de me répondre. Je ne tenais plus. Mais comment savoir sans révéler ce que je savais sur Harry. Il ne voulait sûrement pas que j'en parle. Il ne m'avait rien demandé mais c'était implicite.

-Comment elle va ?

-Mal.

-A cause de sa dispute avec Harry ?

-En partie.

-Tu connais la raison de leur embrouille ?

-Non. Et toi ?

Il s'était redressé, rouvrant les yeux, en alerte. Je n'aimais pas ce don qu'il avait de deviner certaines choses rien qu'en voyant ma tête. Je décidai d'être franche.

-Oui, je la connais mais cela concerne Harry, je ne peux pas t'en parler.

-Il te l'a bien dit à toi…

-Mais c'était différent.

-En quoi ?

Comment lui expliquer ?

-Nous nous sommes confiés l'un à l'autre, je lui ai parlé de Dean (bien après mais il n'avait pas besoin de le savoir) et lui m'a parlé d'Hermione et de sa famille.

Il me scruta intensément, provoquant une gêne, un malaise. Nous savions tous les deux des choses mais nous étions incapables de communiquer. J'abandonnai donc, et ce n'était pas mon style mais je savais aussi que jamais je n'avais vu mon frère si mal dans sa peau. Et je ne voulais pas accentuer cet état.

-Bonne nuit.

Je quittai sa chambre et rejoignis le rez-de-chaussée à tâtons. Je me servis un verre d'eau ( j'avais besoin d'une aspirine) et remontai quand un bruit à l'extérieur attira mon attention. J'étais dans le noir, les volets étaient fermés. Je passai par la porte de derrière et fis le tour, intriguée par ce bruit persistant. Instinctivement mon corps se raidit quand je reconnus Dean. Mon cœur se déchaina et ma colère aussi, une fois passée la surprise. Il lançait des cailloux sur ma fenêtre.

-Qu'est-ce que tu fais !

Il se figea un instant, puis avança vers moi d'un pas déterminé. Je l'attendis tout en repoussant violemment tout l'émoi qu'il m'inspirait. Cependant, une fois planté devant moi, ma colère diminua. Il affichait tant d'accablement…

-Ginny.

Je clignai des yeux, trop près de lui.

-Que viens-tu faire ? (Je raffermis ma voix). Pourquoi es-tu là !

-Je voulais m'expliquer…

-Vas-y.

J'écoutai ses paroles sans les entendre car étrangement mes pensées étaient retournées vers Harry et au bien-être qu'il m'avait procuré quand j'étais à l'abri contre lui dans le cimetière. Cette paix me manquait.

-Tu es la seule Ginny, j'en ai eu la certitude à cette soirée, quand tu es partie. Je suis libre désormais, reviens près de moi, je te promets de n'aimer que toi.

Ses paroles sonnaient justes mais je ne voulais pas de ce qu'il me proposait.

-Comment veux-tu que je te fasse confiance de nouveau Dean ?

-Je suis désolé, je m'en veux tellement.

-Tu t'en veux d'avoir été pris, constatai-je.

-De t'avoir fait souffrir, rectifia-t-il. Tu as raison de m'en vouloir, je n'ai pas été honnête. Mais c'est fini tout ça, je sais maintenant où est ma priorité.

Il y a quelques heures, j'aurais voulu entendre ces paroles mais plus maintenant.

-Tu aurais dû t'en rendre compte avant.

-Ginny…

Son abattement me fit vaciller, ma main s'élevait déjà vers son visage, un visage tant aimé, si parfait. Je lui effleurai sa joue. Je la retirai aussitôt, regrettant cet accès de faiblesse. Il m'enlaça aussi vite, voulant m'embrasser. J'eus le temps de goûter à ses lèvres mais elles avaient un goût de trahison. Mon esprit se révolta puis mon corps. Je le repoussai en vain, il me maintenait serrée contre lui avec désespoir. J'oscillais entre colère et tristesse. Passion et répulsion. Son étreinte se relâcha sous le choc d'un coup brutal porté par… Ron. Il tomba au sol, surpris, grimaçant et mon frère se jeta sur lui, le frappant encore avec une rare violence.

-Ron !

Je lui attrapai le bras des deux mains basculant en arrière pour contrer le poids du coup.

-Arrête !

Il obtempéra bon gré mal gré. Il se redressa, la poitrine saccadée, dardant sur Dean des yeux furieux.

-Tu ne sais pas la chance que tu avais, ma sœur elle t'aimait et toi tu n'as pas su t'en contenter ! Tu aurais dû prendre soin d'elle et la combler pour ce cadeau inestimable qu'elle t'offrait chaque jour sur un plateau. Tu ne mérites pas qu'elle pleure pour toi !

J'étais sous le coup de ses paroles, l'observant, décontenancée. Il releva Dean brutalement, le secoua encore, hargneux alors Dean s'emporta à son tour.

-Lâche-moi ! Cria-t-il. Je n'ai rien à te dire ! Ginny elle sait que je l'aime vraiment ! Elle le sait ! Hurla-t-il, elle l'a toujours su !

Ron le relâcha, aussi ébranlé que moi. Ils se tournèrent vers moi tous les deux dans un même mouvement.

-Je veux que tu partes Dean.

Je craignais de craquer, la muraille de mon cœur s'effritait. Sa poitrine se soulevait rapidement comme la mienne, son visage se relâchant dans une reddition visible.

-Si seulement…

-Si seulement quoi ? Lui demandai-je.

Il ferma ses poings. Ron étaient de nouveau sur ses gardes.

-Je voulais t'en parler Ginny.

-Non, c'est faux.

-Si ! Mais il fallait que miss je-sais-tout se mêle de ça !

Il aurait mieux fait de se taire. Ron grondait déjà, les nerfs à fleur de peau. Son attitude était liée à sa visite à Hermione, l'avait-elle rejeté ?

-Je t'interdis de parler d'Hermione !

Les lèvres de Dean se tordirent mais il ne répliqua pas. Il se détourna pour partir.

-Dean ? L'appelai-je.

Il s'arrêta, m'offrit son profil.

-Laisse Hermione et Harry en dehors de ça. Je te préviens. Pas de représailles.

Il plissa les yeux. Mon poil se hérissa sous sa colère jaillissante : une colère froide et dangereuse. Puis il s'éloigna dans la nuit sans un mot et le doute m'assaillit.


POV LILY EVANS POTTER

Ce matin

Je me sentis soulevée de terre et j'ouvris brutalement les yeux, sur mes gardes, serrant ma baguette instinctivement puis je me détendis instantanément en découvrant le profil de mon fils. Il me ramenait à la maison. Je me rappelai de tout juste en contemplant ses traits tendus et sombres. Je gardai le silence, posant ma tête sur son épaule. Il me posa dans le canapé, doucement.

-Rendors-toi maman.

Je cherchai son attention mais il s'était déjà redressé, détournant les yeux, me cachant quelque chose.

-Alan ?

Il me recouvrit du plaid et s'éloigna vers les escaliers sans un mot. Je me levai déjà pour aller à sa suite.

-Tu reste couchée, maman !

-Hum…

Mais j'obtempérai. Il voulait être seul. Je fixai longuement l'escalier où il avait disparu puis fermai les yeux, stressée. Je ne savais comment réagir, c'était la première fois que nous faisions face à une crise. Je ne voulais pas m'étendre sur Severus. Je lui en voulais affreusement. L'angoisse me prit aux tripes, je fis un bond hors du canapé, tant pis pour le repos, j'étais incapable de dormir. L'horloge indiquait sept heures du matin. Je montai à l'étage, Severus était debout face à la porte de la chambre d'Alan. Lui aussi portait les marques d'une nuit sans sommeil. Je me postai à ses côtés pour découvrir ce qui l'absorbait tant.

La chambre était vide !

-Où est Alan !

-Parti.

Sa voix ne manifesta aucune émotion mais cela ne voulait rien dire, je le connaissais suffisamment pour le savoir. Alan ne pouvait avoir transplané dans la maison, il avait dû s'éloigner pour le faire. Je courus vers la fenêtre, scrutant l'horizon avec précision. Mon cœur tambourinait.

-Alan ! Criai-je. Reviens !

-Il ne t'entendra pas, il est loin maintenant.

Je fis volte-face. Severus affichait un air détaché intolérable.

-Retrouve-le ! Retrouve-le maintenant ! Hurlai-je.

-Il va revenir.

Il s'éloignait déjà. Je voulais des réponses mais je ne pouvais lui parler, j'étais trop en colère. Je voulais mon fils d'abord. Je plongeai par la fenêtre, atterrit en douceur par un sort d'allègement. J'étais en pyjama.

-Accio cape.

La minute suivante, je la nouai autour de mon cou et me concentrai sur le paysage, les arbres, les champs. Je partis à sa recherche. Je remarquai qu'il avait pris Leonid avec lui ! Severus avait peut-être tort, et s'il ne revenait pas ?

Je connaissais ses coins favoris, je les explorai tous un à un. Pourtant, trois heures plus tard, je revins bredouille. J'étais effondrée.

La journée passa ainsi, moi dans un coin, Severus dans un autre. Puis la nuit tomba. Je rejoignis la chambre de mon fils et patientai, installée sur son lit. Cet endroit était si bien rangé que je ne pouvais pas m'occuper l'esprit en le remettant en ordre. Alan était un adolescent bien différent des autres…

Je fixai son réveil, subissant chaque seconde comme un coup de poignard. Je finis par somnoler. Mon estomac vide me tiraillait cassant la sérénité de l'oubli. Et puis, je m'apaisai car il y eut un doux contact dans mes cheveux.

-Alan ?

Mais en ouvrant les yeux, je ne perçus que le néant. Le néant. Je n'aimais pas cette sensation de vide. Elle existait déjà dans ma tête et dans mon cœur. Je ne rappelais pas de ma vie d'avant. Et cela ne me manquait pas car ça m'évitait d'avoir mal. Je n'avais aucune photo de mes parents ou de mon frère et de ma nièce car je craignais de me rappeler ce qui leur était arrivé et cette idée me terrifiait. Si ma tête avait voulu tout effacer c'était la preuve que cela avait dû être vraiment abominable. Et comme le meurtrier n'avait pas été retrouvé…

Je préférais concentrer mon amour sur ma famille. Elle était tout pour moi même si un manque subsistait. Je me doutais bien que c'était lié à mon frère et ma nièce, je devais tant les aimer que mon cœur s'en rappelait…

Je me redressai en voyant une boule de lumière entrer par la fenêtre gardée ouverte intentionnellement. Alan suivit. Il ne sembla pas surpris de me trouver là. Son visage était différent. Quelque chose en lui avait irrémédiablement changé. Il me parut plus adulte, plus déterminé et plus triste encore sans parler de cette colère latente. Je me levai et partis à sa rencontre, le pressai contre moi. Il était un peu plus grand que moi. Il m'obligea à le regarder par la seule force de sa volonté, je me troublai sous l'intensité de ses yeux verts. Une particularité génétique qui n'avait pas lieu d'être. Mais il était mon fils, je l'avais porté neuf mois et il ressemblait à son père donc il n'y avait qu'une chose à dire : la nature était parfois joueuse. Mais je m'en fichais, cela lui donnait un air angélique.

-Pourquoi tu es parti ?

-Je devais prendre une décision.

-Laquelle ?

Il me sonda, se cacha en lui-même brusquement.

-Non, ne te renferme pas ! Dis-moi ce qui ne va pas !

Il exhala un long soupir.

-Je t'aime maman, c'est tout ce que tu dois savoir.

OoooO

Le lendemain

J'avais dormi seule, après avoir harcelé Severus en vain, j'avais fini par abdiquer. Et ma rancune contre lui grandissait, se démultipliait. Il semblait ne pas en être gêné. Il était parti travaillé très tôt ce matin comme si de rien était.

Alan était avec moi dans la cuisine, nous déjeunions, Leonid sur son épaule, réclamant sa part.

-Je vais rester avec toi aujourd'hui chéri.

-Je croyais que tu travaillais aussi ?

-Je préfère…

-Ne fais pas ça. Va ouvrir le magasin, Leonid et moi allons venir avec toi si tu veux.

Cette idée m'enchanta. Je n'avais pas voulu réintégrer mon poste au Ministère. Severus m'avait alors poussée à me lancer dans ma propre entreprise, me trouvant extrêmement douée dans tout ce que je faisais. Il n'était pas objectif. Mais il avait eu raison. J'avais trouvé ce qui me motivait à me lever le matin quand mon fils n'était pas là.

Une heure plus tard, j'ouvrais ma boutique de fleurs artisanales. Je travaillais assez loin du Ministère à proximité du chemin de traverse. La matinée se passa très vite, j'avais beaucoup de commandes pour la soirée de la Saint sylvestre. Beaucoup de mes clients furent étonnés de m'y trouver avec mon fils et restèrent parfois en retrait devant Leonid. Ils n'avaient pour la plupart jamais vu Alan mais ils savaient qu'il était le fils du Chef des Aurors.

-Mme Rogue ?

Je me raidis en reconnaissant la voix. Je n'aimais décidément pas que l'on m'appelle ainsi. Je me redressai devant Bellatrix Jédusor. Elle était toujours aussi magnifique malgré son aura sombre, je l'avais rencontrée deux fois auparavant, je ne comptais pas mes études à Poudlard vu que je ne m'en souvenais pas. Une chose était certaine : je ne l'avais jamais aimée. Elle avait de plus des liens avec mon mari que je n'appréciais pas.

-Appelez-moi Lily, Mme Jédusor.

Je perçus un changement d'atmosphère, Alan s'était rapproché de moi, fixant cette femme avec menace.

-Eloignez-vous de ma mère ! Siffla-t-il.

Leonid aussi siffla, et une gerbe d'eau arriva en plein sur le visage de Bellatrix. J'en fus si choquée, mais ce ne fut pas le cas de Bellatrix qui se sécha aussi vite tout en observant mon fils et son bébé dragon avec attention. Je me raidis instantanément en la voyant s'approcher de Leonid avec sa main tendue vers lui. Il s'étrangla avant même de recracher de l'eau sur elle.

-Pas deux fois, dit-elle en effleurant son crâne à pointe, l'ombre d'un sourire sur ses lèvres. Belle créature, s'extasia-t-elle.

Il recula, Alan aussi. Elle retourna son attention sur moi :

-Je voudrais passer commande pour ce soir car nous organisons le réveillon et j'aimerais que ma maison soit remplie de vos fleurs exquises et originales.

-Très bien.

J'aurais dû me réjouir de cette aubaine (tous mes travaux allaient être exposés aux yeux de tous car les Jédusor était connus pour leur richesse et leurs relations) mais ce qui venait de se produire me poussait à rester sur mes gardes. Je reculai d'un pas à mon tour, pour être devant Alan et le cacher à sa vue.

-Je vous laisse faire le tour pour faire votre choix Mme Jédusor.

-Bellatrix, corrigea-t-elle.

-J'espère que votre mari appréciera lui aussi mon travail.

-C'est déjà le cas, mais il ne pourra en profiter il est en déplacement.

Comme par hasard. Personne ne l'avait jamais vu. Et cela m'intriguait. Elle s'engagea dans les allées. Je me tournai vers mon fils :

-Pourquoi as-tu réagi ainsi ?

Il ne répondit pas, sa baguette serrée dans sa main, surveillant Bellatrix.

-Alan tu me fais peur.

-Tu as raison d'avoir peur maman.

Bellatrix revenait déjà, des modèles flottant derrière elle. Nous passâmes commande sous l'œil sévère de mon fils.

-Vous êtes invités bien sûr, décréta-t-elle subitement.

-Nous allons rester en famille, s'interposa Alan.

-Ça, c'est ce que nous verrons, susurra-t-elle.

OoooO

Le reste de la matinée fut si chargée que je ne pus échanger avec mon fils. A treize heures, je prévins Alan que je devais aller voir son père. Il refusa de venir en prétextant qu'il gardait la boutique.

-Il finira par tout me dire, tu le sais Alan.

-Ne le harcèle pas, je te le conseille fortement.

Je restai saisie sous cette réplique qui lui ressemblait si peu. Ma rancune amplifia envers mon mari.

Je pénétrai dans le hall du Ministère d'un pas vif, je passai sous la sécurité sans problème et fonçai à son bureau. Il n'y était pas. Agacée, je fis demi-tour pour aller voir son adjoint, m'aventurant dans l'espace des Aurors. Il y régnait une atmosphère dense, mais à mon entrée tout cela cessa. Je sentis les regards pesants mais je les ignorai. Je n'aimais pas être le point de mire. Severus ne voulait pas que je vienne ici pour éviter d'être dévisagée comme si j'étais un Détraqueur. A croire que ma vision n'inspirait que malheur. J'avais toujours suivi son conseil. Mais aujourd'hui…

J'aperçus le bureau de Kingsley mais avant d'y parvenir, Nymphadora m'arrêta.

Une femme délicieuse cachant une peine profonde sous une fausse joie de vivre.

-Je peux vous aider Amelia ?

-Je cherche Severus.

-Il n'est pas ici.

-Aucune idée d'où il peut se trouver ?

-Non.

J'allais faire demi-tour quand la porte du bureau de Maugrey s'ouvrit. Alastor apparut, le visage toujours si peu avenant, suivit du jeune homme que j'avais croisé la dernière fois sortant du bureau de Severus. Alastor eut un moment d'arrêt, sans exprimer pour autant de la stupeur. Il bifurqua pour me rejoindre, le jeune homme sur ses pas.

-Amelia ? Ravi de voir que vous allez bien. Qu'est-ce qui vous amène ? Un souci ? Fronça-t-il les sourcils.

-Non, non, rien de grave.

Je détournai les yeux vers le jeune homme. Il attirait mon regard sans que je ne sache pourquoi. Il me dévisageait aussi, d'une manière peu amicale et c'était un euphémisme. Je tressaillis, gênée par ses iris vert luminescent. Je crus un instant être plongée dans les yeux de mon fils. Je ne pouvais m'en détacher.

-Je ne vous ai pas présenté, intervint Alastor. Harry, dit-il en le poussant devant moi, voici Amélia Rogue.

Celui-ci resta muet et droit comme la justice face à moi.

-Amelia, voici Harry, le fils de James Potter.

Je savais qui était James Potter : l'ennemi de Severus.

-Bonjour Harry.

Je lui tendis la main. Il m'observa, méfiant. Hésita. Je ne voulus pas le mettre mal à l'aise, je baissai ma main, lui souris à la place. J'avais envie de lui sourire. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il me rappelait Alan.

-D'où tenez-vous ces beaux yeux verts ?

Il parut surpris voire même interloqué par ma question incongrue.

-De ma mère.

Prononcer ces mots lui coûtait. Cela me rendit triste.

-Vous avez réglé vos conflits avec mon mari ?

Il se figea, son visage se déforma de colère.

-Non.

Je n'insistai pas, consciente du malaise. Severus n'était pas très aimé mais c'était souvent le cas quand on dirigeait, m'avait-il répliqué un jour où je lui en avais fait part.

Je m'apprêtai à partir.

-Si vous le voyez Alastor, dites-lui de passer me voir à la boutique, c'est urgent.

-Quel en est l'objet ?

J'hésitai puis me sentis stupide de le faire.

-La soirée chez les Jédusor.


POV RONALD WEASLEY

Un peu plus tôt

J'étais complètement effondré. Je voulais partir mais je ne pouvais me résoudre à la quitter. Son cri de désespoir m'avait atteint en plein cœur. Je tentais de démêler les embrouilles de mon cerveau surchargé. Comment, mais comment tout cela avait pu dégénérer ainsi ? Hier encore j'étais juste un gars amoureux s'inquiétant de ne pas avoir de nouvelles de sa copine (enfin ce n'était pas vraiment certain ça non plus) et aujourd'hui j'étais le seul espoir de cette même personne, la personne la plus importante de ma vie, afin qu'elle retrouve ce qu'elle avait perdu mais je n'étais pas capable de l'aider, je n'arrivais même pas à savoir si elle tenait réellement à moi. Pourtant ses yeux …son corps m'appelait. Je n'avais pas rêvé ce qui s'était passé entre nous mais hier soir toutes ces révélations m'avaient mis à mal. J'avais cru qu'elle me menait en bateau et puis j'avais eu des preuves et cela étaient bien pire. J'étais tombé dans un truc de fou. Mon père avait toujours eu raison.

J'étais reparti chez moi parce que je ne voulais pas qu'elle voit mes doutes. Je ne voulais pas lui montrer que j'étais mal.

Et puis chez moi, j'avais pu enfin faire le point, mais il avait fallu que Dean débarque.

-Ronald.

Je me redressai, le cœur oppressé.

-Non ne pars pas !

Elle se redressa aussi, courut vers moi en contournant la table. Face à moi cependant, elle n'osa rien. Ses yeux brillaient, me suppliaient. N'écoutant que mon cœur, je la pris dans mes bras. Elle s'agrippa, éclata en sanglot.

-Ne pars pas.

-Ne pleure pas.

Ses larmes remplirent mon cœur, le ressoudèrent, le scellèrent. Ma conviction première refit surface dans une étonnante clarté. Elle me voulait près d'elle dans un besoin bien réel et vital. Cela me suffisait, en tout cas pour l'instant sachant ce que je savais.

-Je t'aiderai, je te le promets.

OoooO

Je lui avais proposé de l'emmener au travail. J'allais au même endroit de toute façon.

-Je croyais que tu avais changé de site ?

-Juste pour la journée, mais je voulais que tu crois que c'était définitif, lui avouai-je.

Elle ne répliqua pas, esquissa même un léger sourire. Installée sur le siège passager, elle retrouva cet air préoccupé. Nous roulions vers le centre ville.

-Tu penses à Harry ?

Elle fit un signe de tête.

-Il vit des moments difficiles.

-Lesquels ?

-Je préfère ne pas en parler. Ça le concerne de près, c'est très personnel, ne te vexe pas.

-Je comprends.

Je mis de la musique pour détendre l'atmosphère. Elle grimaça. C'est vrai : nous n'avions pas les mêmes goûts.

-Je te dirai bien de changer mais cette fichue boite-à-gants…

Je restai sceptique devant la boite qui s'ouvrit subitement…toute seule. Hermione se penchait déjà, attirée par je ne sais quoi. Elle enfourna sa main et saisit quelque chose. Elle exhiba une clef qui brillait. Je l'avais complètement oubliée, je me rappelai du jour où je l'avais trouvée.

-Quand tu m'as heurté dans le hall, tu es partie très vite, je suis parti un peu après toi et je l'ai aperçue sur le sol, près de ma voiture.

-Je n'ai jamais vu de clef de cette forme. Et regarde la matière…

Elle était devenue translucide, des reflets colorés se muaient dedans. Elle rapprocha la clef de son visage. Je cherchai un endroit pour me garer afin de pouvoir regarder aussi. A l'arrêt, je me penchai dessus à mon tour.

-On dirait des images.

Elle plissa les yeux :

-C'est trop petit.

Elle s'évertua en vain d'agrandir la clef mais rien à faire. Elle était immuable.

-Il te faut une loupe, dis-je pragmatique.

-Tu as raison, s'enflamma-t-elle.

A croire qu'elle n'y avait pas pensé. Elle avait retrouvé son aplomb, cet œil vif et affuté. J'étais soulagé de la voir ainsi. Je commençais vraiment à réaliser que tout était lié, que nous étions liés. Elle fixa sa montre, fronça les sourcils.

-Tant pis, je serai en retard.

-Nous ne sommes pas…

-Je vais faire un détour. Je dois aller chez mon père.

-Je t'y emmène dans ce cas.

-Je ne veux pas que tu sois…

-En retard, la coupai-je, je le suis déjà.

Elle se désola. Mon cœur fondit par sa réelle inquiétude.

-Je t'y emmène, ne discute pas !

-Dans ce cas, capitula-t-elle, j'ai un moyen plus rapide pour nous y rendre.

Heu…en effet. Je manquai de tourner de l'œil, l'estomac en vrac. Cela me rappela la fameuse soirée. J'étais penché, les mains sur mes genoux. Sa main sur mes cheveux, elle se pencha pour me regarder :

-Ça va aller ?

-Comment tu appelles ce mode de déplacement ?

-Transplaner.

-Cela consiste en quoi ?

Elle m'expliquait mais moi j'avais encore du mal à m'en remettre.

-Je ne veux plus jamais transplaner.

La magie finalement ce n'était pas si cool. Je me redressai, elle m'examina avec compassion.

-Moi aussi, je déteste ça. Je ne le fais que très rarement.

-Où sommes-nous ?

-Derrière chez mon père. Allons-y.

Elle me tira par la main, entra dans la maison comme dans un moulin. Je n'eus pas le temps de détailler, elle courut directement vers une pièce.

-Le bureau de mon père, m'éclaira-t-elle.

Elle fouilla dans son tiroir, trouva une loupe et la hissa en signe de victoire. Je me postai près d'elle pendant qu'elle examinait la clef, elle étouffa une exclamation :

-C'est nous !

Je me penchais à mon tour, perplexe. Les images étaient comme des photos prises à certains moments clef de notre relation. Notre premier contact, notre diner, notre premier vrai baiser dans le hall de l'immeuble de Neville, notre petit-déjeuner en famille, les révélations dans sa chambre, notre étreinte de ce matin, la découverte de la clef…

-Oh ! S'exclama-t-elle, il y en a une nouvelle.

En effet, nous nous vîmes en train de détailler la clef avec la loupe. C'était super space.

-Que fait-on maintenant ?


POV DRAGO MALEFOY

Hier j'avais passé ma journée enfermé chez moi, ignorant les appels et le harcèlement de Rita. J'avais fait le vide dans ma tête. Pourtant la culpabilité était bien présente. Le visage d'Astoria me persécutait.

J'étais devant le bâtiment depuis plus d'une heure, guettant son arrivée. Je me décidai à passer les tourniquets, je m'étais suffisamment mis en retard. Avais-je envie de me confronter de nouveau à Hermione ? Potter lui avait-il dit ce que j'avais fait ? Quelle conclusion allait-elle en tirer ? Les choses m'échappaient encore une fois. Je n'aimais pas être en position de faiblesse.

J'attendis néanmoins encore un peu vers l'acceuil. Je voulais savoir à quoi m'attendre. Après cinq minutes, j'allais monter dans l'ascenseur quand je les vis entrer ensemble ! Elle s'affichait avec lui, lui tenait la main. Mais que faisait-elle ? Que cherchait-elle ? Elle ne pouvait l'aimer. En quoi pouvait-il l'attirer ? Lui plaire ? Une nouvelle complicité les unissait. Un lien visible et dérangeant. Je n'étais pas le seul à les observer mais elle s'en fichait semble-t-il.

Je pris donc l'ascenseur mais je croisai son regard alors que les portes se refermaient. J'étais sous le choc.

Dans mon bureau, je me mis au travail sans attendre désireux d'oublier son regard vengeur. J'avais une pile de dossier et deux rendez-vous en fin de matinée.

Je la vis passer dix minutes plus tard sans un regard. J'aurais préféré qu'elle me confronte. Cette indifférence était pire. Que devais-je faire ? Après une minute, mue par une pulsion incontrôlable, je décidai de marcher vers elle, comme un face à face en pleine guerre. Mais la vision de ma belle-mère, me coupa en plein élan. Elle se dirigeait elle aussi vers le bureau de mon patron. Le cœur chambardé, je voulus la rattraper mais je me heurtai à Hermione qui en revenait apparemment. Ses yeux dans le vague se posèrent sur moi, s'allumèrent, se noircirent. Elle savait. Mon cœur vola en éclat. Incapable d'en supporter plus, je m'excusai en la contournant voyant Rita s'installer dans le bureau de mon boss. Elle me laissa faire contre toute attente.

J'y rentrai sans m'annoncer, interrompant un début de conversation. Rita me lança un sourire narquois et dur.

-Laissez-nous une minute Maitre, exigea mon Chef.

Je m'opposai, il se montra plus sec. Plein de rancœur, j'obtempérai.

Je surveillai leurs mouvements à travers les baies vitrées, essayant de saisir la teneur de leur propos. Je n'arrivais pas à décrypter leur conversation. Je devais en avoir le cœur net. Je me hâtai vers mon bureau pour prendre ma baguette, le couloir vide me permettrait d'agir en toute discrétion. Sauf qu'une fois à l'intérieur, les rideaux se tirèrent, la porte se verrouilla et avant même que je n'ai dit quoi que ce soit, Hermione apparut dans mon champ de vision, assise, raide, et dangereuse.

-Assied-toi !

-Que fais-tu dans mon bureau ?

-Je suis venue te prévenir Malefoy.

Je me crispai par l'utilisation méprisante de mon patronyme.

-Ne t'avise plus jamais de t'en prendre à Ronald.

Je devinai sans doute possible de qui elle me parlait. Elle bouillait, pourtant son sang-froid était impressionnant. J'aurais aimé afficher la même chose. Au lieu de ça, je serrai les poings. Furieux…

…contre moi.

J'étais face à elle, et je n'arrivais pas à la jeter hors de mon bureau. Elle ne pouvait que constater que ses paroles m'affectaient. J'étais plus bas que terre, piétiné. Ces seuls mots prouvaient son attachement à cet homme.

-Pourquoi lui ?

Elle parut surprise.

-Je n'ai pas à te répondre.

Je me tournai vers les fenêtres immenses de mon bureau, cherchant une échappatoire à travers l'étendu du paysage urbain du centre de Londres. Ma baguette me faisait cruellement défaut même si elle n'était pas si loin.

-Mais je vais le faire quand même.

Mon cœur bondit, j'attendis, desserrant mes poings, trouvant la force d'encaisser ce qui allait suivre.

-Il est tout le contraire de ce que tu es… et de ce que je suis.

Insinuait-elle que nous étions similaires elle et moi ? Cette idée ne m'aidait nullement.

-Il ne juge pas, ne se fie pas aux apparences. Il est gentil…

-Pfff.

-Il est attentif, m'ignora-t-elle. Sincère, généreux et honnête.

-L'homme parfait, raillai-je.

-Il a des défauts, nous en avons tous. Mais tout cet ensemble me plait et quand il me voit, il me voit réellement. Il ne se contente pas de la surface.

Je lui fis face, son visage exprimait tant de passion que cela me donna envie de passer par la fenêtre.

-Moi aussi je te vois telle que tu es Hermione.

-Ça m'étonnerait.

Elle avait perdu cette flamme, recouvra la dureté qui lui était propre.

-Tu es arrogante, imbue de toi-même, indécemment intelligente, méprisante, orgueilleuse.

Elle s'était levée, pâle comme la mort. Je lui disais enfin ce que j'avais sur le cœur, la délivrance ultime. Je me libérais d'elle.

-C'est pour cela que tu m'as fait du mal ?

-Non, avouai-je.

-Tu me mens encore, même aujourd'hui.

-Je t'ai fait du mal parce que je t'aimais déjà au-delà de toute raison.

Elle se pétrifia. Elle parut tomber des nues mais je ne fus pas dupe. Elle le savait, c'était visible comme le nez au milieu de la figure.

-Mais il faut que tu me crois, jamais je ne t'aurais privée de ton cœur Hermione. Je ne suis pas un monstre comme tu sembles le croire.

Un silence s'installa. Nous étions loin de tout. Loin de la réalité environnante. Elle était suspendue à mes lèvres dans une attente insoutenable. Elle se méfiait et elle… espérait. Je me sentis démuni devant tant d'espoir.

-Dis-moi… raconte-moi ce qui s'est passé… Drago.

J'hoquetai presque. Elle avait explosé mes dernières défenses.

-J'ai utilisé un sortilège inconnu contre toi. Je n'en connaissais pas les effets.

-Pourquoi t'en es-tu servi dans cas, souffla-t-elle, éprouvée.

-Je l'ai obtenu par un autre sorcier, en qui j'avais confiance.

-Qui ?

Je restai silencieux sur ce point.

-Qui, Drago ?

J'étais écrasé par la supplique sous-jacente.

-Tom Jédusor junior. Il était avec nous en cours.

Elle fouilla dans sa mémoire, sans résultat visiblement.

-Tu es en train de me dire que c'est lui qui a …

-Oui. Il était là, il s'en est emparée et il a disparu. Je n'ai rien pu faire.

-As-tu seulement essayé ? Murmura-t-elle, les yeux brillants de douleur, en s'asseyant.

-Je n'en ai pas eu le temps, tout a été très vite.

-Tu aurais du me le dire.

Elle m'insufflait sa douleur, mon cœur se vida de toute substance. Elle avait raison.

-J'ai eu peur, je savais que tu ne me croirais pas et que tu m'incriminerais. Ai-je tort ?

-Ce n'est pas une raison.

-Je sais. Mais je te dis les choses comme elles se sont passées.

Elle jaillit de la chaise avec fureur, fit un pas dans ma direction.

-Tu as été lâche, tu t'es enfui et tu m'as laissée me débattre. Et tu dis que tu m'aimais.

Le coup fut dévastateur.

-J'ai dû partir mais toutes ces années loin de toi ont été difficiles.

Et le mot était faible.

-Difficile ? Siffla-t-elle.

Avant même de réagir, elle pointait déjà sa baguette sur moi :

-Avis !

Une horde d'oiseaux apparut, je reculai.

-Oppugno !

Ils m'attaquèrent, je me débattis avec force mais les coups de becs se firent de plus en plus douloureux.

Et puis tout cessa, Hermione n'était plus en vu, mon visage en feu s'apaisa, et mon patron entra dans le même laps de temps.

-Vous allez bien ? Me demanda-t-il en me dévisageant.

Je repris contenance face à son air perplexe.

-Oui, soufflai-je.

Je m'assis sur mon siège.

-Où est ma belle-mère ?

-Partie.

-Que voulait-elle ?

-J'ai des choses à vous dire, venez dans mon bureau.


J'attends votre avis. La suite dans quelques temps, je retourne sur mon autre fic.