Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.
Personnages: Francis, Arthur essentiellement. D'autres personnages présents (Yao, Matthew, Alfred, ect...)
Parings: Fruk (ça commence enfin)
Genre: Romance
Rating: T
Partie V
Francis regardait la neige qui tapissait le sol, emmitouflé dans des vêtements chauds. Les deux petits le regardaient. Alfred tendit sa main couverte d'un gant chaud pour attraper un flocon. Et il regarda le serviteur de son père. «Je n'ai jamais joué dans la neige.
- Moi non plus.» Renchérit Matthieu, et il gloussa quand un flocon lui tomba sur le front. Ils firent tout deux quelques pas et tombèrent, s'étalant dans la neige blanche, ouvrant de grands yeux avant d'éclater de rire.
Francis se baissa et prit un peu de la matière blanche dans ses mains. Il se souvenait de ces journées dans la montagne, quand il était jeune. Il s'amusait avec des enfants des environs et rentrait pour se voir donner un chocolat chaud par les domestique. Mais quand il avait été plus grand, ses tuteurs avaient considéré que ce n'était pas digne de son rang de jouer comme ça.
Avoir de la neige entre les mains lui rappelait des souvenirs et il eut un sourire mélancolique. Il se tourna vers les deux petits et fit, d'un ton joyeux «Et si on faisait un bonhomme de neige?
- C'est quoi?
- Une forme dans la neige, que l'on fait soit même.»
Alfred eut l'air enthousiaste, et Matthieu gloussa. Ils semblait impatients de découvrir comment faire un bonhomme de neige. Francis leur montra comment faire une boule et la faire rouler pour qu'elle grandisse. Bientôt ils s'y mirent tout les trois, riant car les deux petits s'étalèrent plusieurs fois après avoir dérapé dans la neige.
Arthur, derrière la fenêtre de son bureau, un verre d'alcool à la main, regardait le trio qui jouait dehors avec un sourire amusé. Il rit doucement en voyant les formes sculptées dans la neige, et son regard s'adoucit quand les deux enfants se jetèrent sur Francis qui leurs lançait des boules blanches. Il but une gorgée et les regarda à nouveau pendant quelques instants. Puis Francis leva les yeux et le vit, et lui fit un signe moqueur. Arthur gloussa doucement et son regard se fit plus tendre. Alfred n'avait jamais été si joyeux et si ouvert avec quelqu'un. Il semblait si heureux. Et son nouveau serviteur avait l'air plus détendu également.
Ton regard a changé Arthur. Tu es redevenu heureux et souriant, comme avant. Le noble n'eut pas besoin de se retourner pour savoir que le pirate était derrière lui. Celui-ci pencha la tête et eut un doux sourire. Il a le même sourire que mon second...on ne peut pas y résister hein! T'es bien comme moi gamin.
«La même apparence et le même nom, oui je sais...» soupira Arthur, posant son verre vide sur une déserte. Il haussa un sourcil quand Francis mima se s'écrouler à nouveau dans la neige sous les boules lancées par les deux petits. Décidément son serviteur était doué avec les enfants. C'était une bonne chose. Il avait bien fait de lui faire jouer la nourrice en plus du reste. «Dis...tu parle de ton histoire comme un fabuleuse histoire d'amour...cependant...tu l'as enlevé alors qu'il était marié, et qu'il venait d'avoir son deuxième enfant...» Il ne se souvenait plus trop de cette partie de l'histoire. Et il avait toujours eu du mal à comprendre comment l'autre avait pu tomber amoureux du type qui l'avait kidnappé, l'arrachant à sa famille, à une vie heureuse. «Il a du te détester au début...»
Il n'aimait pas sa femme. Il avait été marié de force. C'est surtout de laisser ses fils qui ne lui a pas plût. Et il étouffait, enfermé dans cette vie sans goût, une vie de monsieur tout le monde. Le métier de son paternel, et le fait d'être destiné à avoir le plus de gamins possibles, une vie sans saveur et gouvernée par la religion. Il a vite prit goût à l'aventure. Et quand il a voulu savoir comment aller ses enfants, il a apprit que sa belle-famille l'avait fait déclaré mort. La dispute qui avait suivit l'annonce de cette nouvelle avait été terrible. Son doux second s'était refermé sur lui-même. Et avait même refusé de manger. Il se sentait dépossédé de ses enfants. Il pleurait en songeant que le plus jeune ne le connaîtrait jamais. Rien de ce qu'avait pu dire le pirate n'avait été écouté. Il l'avait même frappé. Sauf que le capitaine ne s'était pas laissé faire. Une claque? D'accord. Une seconde?Hors de question! L'esprit eut un soupir imperceptible. Il m'en a beaucoup voulu.
«Tu m'étonnes. Tu t'attendais à quoi au juste? Qu'il te clame son amour éternel?» Railla le riche héritier, d'un ton clairement moqueur.
L'autre lui lança un regard peu amène et détourna la tête, croisant les bras. Vexé, il avait décidé de faire la tête et de ne pas regarder son descendant.
Arthur haussa un sourcil «Si je me souviens bien, il a été blessé et le fait que tu le soigne l'a calmé?» Ça faisait un moment qu'il n'avait pas entendu l'histoire et avait un trou de mémoire.
Non, c'est moi qui ait été blessé. Ma blessure était importante et j'ai été dévoré par la fièvre un long moment. Il a veillé sur moi tout le temps. Il dit qu'il avait eu peur de me perdre moi aussi. Et sa fierté mise à part, c'était bien agréable que quelqu'un prenne soin de lui. Et voir ses yeux brillants quand il s'était enfin réveillé l'avait rendu heureux. Après ça on a beaucoup parlé et il a fini par me tomber dans les bras.
Arthur l'avait entendu souvent celle-là. Et il eut une pensée bien acide, qu'il ne put s'empêcher de lancer, un sourire narquois aux lèvres «Qui te dit qu'il n'a pas succombé à ce syndrome...où le kidnappé prend faits et causes pour son ravisseur?»
Le regard noir de son ancêtre le fit frémir. Il regretta d'avoir fit ça. Cependant il savait que sa question n'était pas idiote. Mais qui touchait là où ça agaçait profondément.
Pourtant, l'esprit ne sembla pas si fâché que ça. Il eut même un sourire amusé. Et secoua la tête, avant de dire, d'un ton conciliant: En fait, j'avais un cristal. Ce cristal était magique et brillait selon les sentiments qu'on me portait. Un jour, j'ai voulu savoir ce qu'il ressentait vraiment et j'ai posé la pierre entre deux pendant qu'il dormait. Il a brillé d'une douce lueur blanche. Et c'est là que j'ai su qu'il serait à moi pour toujours.
Arthur haussa un sourcil et sembla pensif. «J'aimerais étudier une pierre comme ça.» Ce devait être quelque chose d'exceptionnel. Il était curieux de tout ce qui touchait à la magie. Et une pierre qui pouvait lire les sentiments, ça c'était incroyable.
Elle était sur mon bateau quand je suis entré dans cette caverne. Il soupira et alla à l'autre bout de la pièce, regardant les flammes. Je suppose que mes hommes ont gardé mes effets. Cette pierre a du être échangé contre une belle somme d'argent, si ils ont réussi à ouvrir mon coffre. Ça le dérangeait un peu. Il avait eu tant de mal à la trouver et penser qu'elle était utilisé en bijou et pas comme elle le devrait l'énervait un peu.
«Sauf que ton plus fidèle homme a apporté à la famille un coffret scellé qui t'appartenait. Personne n'a réussit à l'ouvrir. Il est toujours rangé dans le grenier.» Peut-être que la pierre était à l'intérieur, caché au milieu d'objets personnels?
L'esprit cligna des yeux Sérieusement? Je sais comment ouvrir ce coffret. Avec un sort. Il savait que la magie était utilisée dans la famille, qui restait discrète à ce sujet. Mais...regarde juste si la pierre est là...normalement elle y est. Peut-être. Il tourna la tête vers son descendant qui hocha la tête, pensif.
«J'irais plus tard...»Il n'était pas prêt à fouiller dans le passée. Pas tout de suite.
Il sursauta la porte s'ouvrit et Alfred entra, les joues rouges et les cheveux ébouriffés. «Papa!» il enlaça les jambes de son père, avant de babiller, joyeusement «C'était vraiment bien, Francis m'a montré comme faire un bonhomme de neige et on a fait une bataille!» Il gazouilla encore quelques paroles avant de s'apercevoir de la présence du pirate. «Oncle Arty!»
Salut gamin, alors tu pousse droit? Fit l'esprit, faisant un signe à l'enfant, d'un ton assez doux. Le petit hocha la tête avec un grand sourire.
Son père lui ébouriffa les cheveux avant de le prendre dans ses bras:«Qu'est-ce que tu fais là Alfred? Tu ne veux pas prendre une collation? Après avoir joué dehors, tu dois avoir envie d'un ton chocolat chaud non?
- Si mais je veux que tu vienne la prendre avec moi! Tu ne travaille pas là non?
- Tu ne préfère pas la prendre avec Matthieu?
- Pourquoi il ne pourrait pas la prendre avec nous?»
Arthur hésita, comment expliquer la chose à son fils. Ce n'était pas facile à dire. Il se passa la main dans les cheveux et dit, doucement «Il est le fils d'un domestique.
- Et alors?» répliqua le petit en gonflant les joues.
Le pirate ricana, s'attirant un regard noir. Il ne l'aidait vraiment pas. Mais c'était bien son genre de ne pas se soucier de la différence de classe. C'était un loup de mer, un rebelle, qui méprisait les riches, sauf sa famille (et encore, lui devait être une exception).
Soudain on frappa à la porte et Francis entra, Matthieu n'osant pas poser un pas dans la pièce, serrant sa peluche contre lui, lançant des regards inquiets au noble. «Excusez moi, Alfred m'a échappé...
- Qu'est-ce que je t'ai dis?
- ...De te tutoyer, c'est vrai.» marmonna le plus grand, avant de tourner la tête vers le pirate. Arthur crut qu'il allait crier, réagir ou quelque chose comme ça. Mais au lieu de ça, il le regarda d'un air curieux et fit «Tiens toi aussi tu as un fantôme d'un ancêtre qui te ressemble comme deux goutte d'eau.
- Oui mais celui-là a un langage bien fleuri.» Le noble ouvrit de grands yeux et s'exclama, surpris d'un ton effaré «Comment ça ''moi aussi''? Tu as aussi l'esprit d'un ancêtre qui te ressemble?» La coïncidence était très forte et il avait du mal à y croire.
Francis hocha la tête «Oui. Il s'appelle comme moi d'ailleurs.» il regarda l'esprit d'un regard étonné, et même curieux. Cela plaisait à Arthur.
Tu as donc souvent croisé mon doux second. Ravi de faire ta connaissance gamin. Lança l'esprit, d'un ton joyeux. C'était bien ce qu'il pensait, ce jeune homme de 26 ans était bien le descendant de son amant. Plus aucun doute là dessus. C'était trop fort comme ressemblance.
«Ha...C'est vous le ''petit lapin''?» fit soudain Francis, un sourire amusé aux lèvres.
Arthur ouvrit de grands yeux et retint un éclat de rire, jetant un regard moqueur à son ancêtre qui était figé, bouche grande ouverte. Alfred sembla ne pas comprendre et le capitaine réagit finalement au quart de tour. NE M'APPELLE PAS COMME CA!
«Où est le problème? C'est mignon comme surnom.» Fit Francis avec un grand sourire, presque innocemment et Arthur décida qu'il adorait vraiment son nouveau serviteur. En voilà un qui osait se moquer aussi ouvertement du pirate, même si lui aussi aimait bien jouer à ce jeu-là.
Ne tente pas ta chance jeune homme.
«Vous ne me faite pas peur...petit lapin.» Et cela fut dit avec le sourire. Et un air terriblement innocent . Visiblement le domestique s'amusait beaucoup.
RAHHHHH
Ce fut trop pour Arthur qui éclata de rire, se disant qu'il avait là un excellent moyen de chantage sur son ancêtre. Il n'était pas au courant de ce surnom et comptait bien en profiter maintenant qu'il savait cette nouvelle information.
«Pour un terrible pirate qui a écumer les mers...se faire surnommer ''lapin'' c'est un peu la honte.
- C'est un adorable surnom affectueux non?
- Ton ancêtre avait pas peur pour oser l'appeler comme ça...»
L'esprit alla déprimer dans un coin sous le ricanement de son descendant. Celui-ci était ravi d'avoir eu le dernier mot. Le flibustier était souvent trop acharné pour lui laisser le plaisir de clore la conversation.
Arthur revint dans son bureau, un précieux coffret entre les mains. Il le posa sur son bureau et s'assit face à l'objet. Il se frotta le menton et prononça la formule permettant de l'ouvrir. Il souleva ensuite le couvercle, et regarda à l'intérieur. Des papiers, un carnet, et des bijoux. Mais surtout une pierre qui semblait être de cristal. Il la prit entre ses doigts et la regarda, pensif.
«Alors c'est ça le joyau qui lit les sentiments?»
Avec un rictus, il se demanda si il brillerait à proximité de Francis. Puis il se gifla mentalement. Il se fichait des sentiments de son serviteur. Il le voulait, le désirait et c'était tout.
Il ne tomberait pas dans le même piège que son ancêtre, à enlever un beau jeune homme, guidé par le désir, pour ensuite tomber amoureux de lui. Il ne voulait plus tomber amoureux. Une fois lui avait suffit, il était trop méfiant. Des aventures lui suffisaient largement. Il ne désirait pas se trouver quelqu'un a qui passer la bague au doigt. Non, il voulait juste une nuit de délice avec Francis, c'était tout. Et l'autre ne semblait même pas d'accord avec ça. Mais qu'importe, il l'aurait.
Il posa la pierre devant lui et prit le carnet, dont les pages étaient jaunies par le temps. Il le feuilleta. Des mots étaient écrits, sans doute à la plume. Les pensées sur son ancêtre avait couché sur le papier, décrivant ses pensées et ses sentiments. Il n'avait sans doute pas pensé que quelqu'un le lirait. Heureusement qu'il n'était pas là, sinon Arthur n'aurait pas cessé de l'entendre. Il tourna une page, lisant les mots avec un sourire amusé.
Le pirate parlait de son captif. De comment son désir s'était peu à peu changé en autre chose. Il aimait le prendre dans ses bras, goûter ses lèvres, caresser ses doux cheveux. Il aimait sa voix, son odeur, sa chaleur. Il aimait parler avec lui, se disputer avec lui. Il adorait se perdre dans le plaisir avec lui. Son désormais second lui était indispensable, et son bonheur, son humeur semblait dépendre de celui-ci.
Arthur ricana. Qui aurait cru que son ancêtre était aussi romantique? Il s'était fait avoir, sans aucun doute. Mais il n'avait pas malmené l'ancêtre de Francis...enfin pas tout à fait.
Il rangea le carnet, et referma le coffret, avant d'enfermer le joyau dans un tiroir fermant à clé. Elle pourrait toujours servir un autre jour.
Il se leva et alla dans sa chambre. Personne n'était là. Francis refusait de l'aider à s'habiller, arguant qu'il pouvait le faire tout seul et qu'il n'était pas manchot. Le noble avait capitulé avec le sourire, amusé par l'impertinence.
Il se changea, enfilant un costume tiré à quatre épingles. Il se dirigea ensuite vers la salle d'eau pour se passer de l'eau parfumé ici et là, et se coiffer. Il se lança un sourire dans la glace. Il était beau et le savait, malgré tout ce que les gens pouvaient dire sur ses sourcils. Il savait qu'il provoquait des choses par ses actes et en profitait abusivement. Il avait eu de nombreuses conquêtes, hommes comme femmes, après tout. Et peu de personnes avaient su éveiller son intérêt assez longtemps pour rester dans sa couche plus d'une nuit. Rare étaient ceux qu'il avait possédé plusieurs fois. Un rire lui échappa. Pour le moment, étrangement, personne ne l'intéressait. Toute son attention était concentré sur son nouveau serviteur. Il le désirait ardemment. Et l'aurait. Ce n'était qu'une question de temps. Francis lui tomberait dans les bras et aimerait chaque instant.
Il sortit de la pièce et se retrouva nez à nez avec l'objet de ses désirs. Celui-ci lui fit un sourire insolent. Et signala, nonchalamment «Votre cravate est de travers...» Il tendit les mains et rajusta la morceau de tissu. Ses doigts frôlèrent la peau dorée d'Arthur qui lui lança un sourire charmeur.
«Tu testes ma patience mon mignon. Tu as donc si envie de me toucher?» Il avait prit une intonation caressante, presque une invitation. Ce n'était qu'un jeu à cet instant mais il avait envie de s'amuser.
Francis ricana «Vous avez qu'à espérer.» Et il tourna les talons, retournant en cuisine sans un regard en arrière, d'un pas mesuré, comme pour provoquer ouvertement son employeur.
Le noble ouvrit de grands yeux, fixant ce derrière délicieusement serré dans ce pantalon et sourit avec un brin d'impatience. '' Attends un peu mon joli'', songea-t-il, amusé, ''Bientôt tu gémira sous moi.'' Il en était persuadé. Personne ne lui résistait longtemps. Il était le plus fort à ce petit jeu. Et ce ne serait pas Francis qui gagnerait. Il était patient et savait attendre le bon moment pour attraper sa délicieuse proie. Celle-ci ne verrait rien venir et serait totalement à sa merci. Et ne regrettera rien.
Il se dirigea vers la chambre d'Alfred et ouvrit la porte. Son fils jouait avec Matthieu, et riait de ce qu'ils faisaient. Il était habillé de son pyjama et avait déjà manger.
«Papa!» S'écria l'enfant en le voyant. Il se leva et courut vers lui. Arthur s'accroupit pour le prendre dans ses bras. Alfred rit et s'exclama «Tu sens bon.
- Je donne une réception ce soir.
- Je peux venir manger du gâteau?
- Non, tu vas rester sagement dans ta chambre. Tu verras ton oncle Carwyn demain. Et tu auras des restes de gâteaux également demain.
- Mais moi j'en veux ce soir!» Protesta le plus jeune, tapant du pied par terre. Il ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait pas venir au salon, profiter des adultes et jouer avec eux, mangeant de bonnes choses avec son papa.
«Alfred!» fit sévèrement Arthur, plissant les yeux pour intimider son fils. Il n'avait jamais céder, n'avait jamais laissé son fils venir à ses fêtes. Il était trop petit. D'ici quelques années, il pourrait venir et aller ensuite se coucher mais à quatre ans, il était trop jeune pour ça.
L'enfant gonfla les joues, boudeur. Il croisa les bras et détourna la tête, vexé. Il avait envie de manger des sucreries ce soir. Pourquoi ne pouvait-il pas? Ce n'était pas juste! «Juste un petit morceau.»
Arthur était décidé à ne pas céder. Il ne devait pas laisser passer tous les caprices de son fils. Le petit avait nettoyé ses dents, c'était trop tard. «Demain!» Il chercha une idée pour changer les pensées de son fils et en eut une. Le sourire aux lèvres, il se pencha et fit, doucement «Et si Matthieu dormait avec toi cette nuit? Comme ça, vous pourrez faire une bataille de polochons!»
Alfred ouvrit de grands yeux et eut un immense sourire à cette idée. Il ne pouvait pas jouer en se réveillant le matin parce qu'il était tout seul. Il pourrait s'amuser avec son ami cette fois. Et jouer même après l'histoire peut-être. «D'accord!» C'était bien mieux que manger du gâteau!
Son père soupira de soulagement. Il espérait juste que son enfant n'allait pas sortir en douce pour aller à la cuisine pour tenter de piquer des douceurs. Il ébouriffa les cheveux du petit et sortit en disant, doucement «Bonne nuit mon chéri.»
Arthur regarda la salle à manger, agréablement décoré. La grande table était mise, d'une façon délicate et distinguée. La pièce était bien chauffé. Il passa au salon où un feu brûlait dans la cheminée, une table avec des rafraîchissements avait été mise, avec des mises en bouches. Il y avait même un sapin décoré. Une tradition du royaume de son nouveau serviteur, qu'il avait reprise. Et ça plaisait à son fils en plus. Tout était parfait. Il jeta un coup d'oeil à ses domestiques, tous habillés soigneusement. Yao était là et travailler exceptionnellement ce soir.
«Les invités seront bientôt là. N'oubliez pas, respect et discrétion! Ma réputation est en jeu. Je reçois des personnes importantes.
- Du moment que ça n'est pas une orgie.
- Lars, tu veux une diminution de salaire?» gronda le noble, lui jetant un regard noir. Le cuisinier lui répondit par un rictus narquois et détourna les yeux en sifflotant. N'entendant plus rien, Arthur le quitta des yeux et rajusta sa cravate, nerveux. Tout était parfait mais il craignait toujours que quelque chose perturbe ses réceptions. «Ou tu veux juste me provoquer?
- Pas de jolies filles célibataires cette fois? Vous voulez pas passer du bon temps?
- Tu cherche vraiment une punition...» Ricana Arthur, détournant les yeux. Hors de question qu'il passe pour un débauché de la pire espèce. S'il voulait que son doux captif lui cède, il fallait jouer serré et minutieux. Et il avait l'impression que prendre du bon temps ne jouerait pas en sa faveur vis-à-vis de son serviteur. «Voyons, je suis un gentleman.»
Lars ricana, Jolien roula des yeux et Yao toussa. Visiblement ils n'y croyaient pas le moins du monde. Agacé le noble prit un air menaçant, les regardant avec un avertissement clair dans les yeux. Il susurra d'une voix claire «Faîtes attention à vous, je n'aime pas qu'on joue de ma patience.»
Francis vit ses nouveaux amis frémir, comme s'ils craignaient quelque chose. Mais rien ne vint. Et il sentit l'atmosphère se réchauffer.
Arthur eut un sourire et fit «Au travail.» Il alla boire un verre au salon. Il savoura le silence et le crépitement du bois dans la cheminée.
Quand il entendit la cloche, il se releva, prêt à aller accueillir ses invités. Son frère, Carwyn, était parmi eux. Il serra la main de son aîné qui semblait de bonne humeur. «Alors, tout s'est bien passé?
- On a arrêté tous les complices et tu as totalement disparu des preuves. Bien joué. Ils seront jugés bientôt.
- Et Alister?
- Tu sais comment il est. Il a influencé le prince héritier dans le bon sens. Enfin a influencé le demi-frère du prince pour qu'il influe son cadet comme il faut.»
Arthur eut un petit rire, et entraîna son frère vers le salon, pour lui offrir un verre. Bientôt les autres invités arrivèrent et tous se retrouvèrent dans la pièce principale pour boire quelques verres avant le dîner. Francis entra dans le salon pour servir. Il était mal à l'aise, et garda les yeux baissés, mal à l'aise. Son cœur battait vite, il se sentait faible et vulnérable.
«Il est mignon lui.
- Je l'ai engagé depuis peu.
- N'est-ce pas prince bâtard du royaume que nous avons vaincu?»
Francis serra les dents et préféra ne pas regarder le responsable de ces paroles. Il frémit quand il sentit des regards sur lui. «Tu as de la chance Arthur, il est vraiment beau.» il croisa le regard amusé et satisfait de son employeur et eut soudain envie de le frapper. De lui renverser de l'alcool sur ses vêtements.
Il respira un peu mieux quand il quitta le salon, pour aller aider en cuisine. Il détestait qu'on parle de lui comme ça et espérait que ils changeraient bien vite de cible.
Francis réajusta sa prise sur ce foutu noble. Celui-ci gloussa et s'agrippa pour ne pas tomber. Une odeur d'alcool flottait autour de lui et il eut un hoquet. «Je crois...que j'ai trop bu héhéhé.»
Le serviteur maudit ses collègues et le frère de son employeur pour lui avoir laissé le sale boulot. Ça les faisait bien rire en plus ces monstres. Il serra les poings, bien décidé à ne pas montrer de faiblesses. Ce type ne l'aurait pas à l'usure, et il ne gagnerait pas de points dans cet état-là.
Le rire de ce Kirkland lui parvenait aux oreilles. Il se frottait contre lui en murmurant des paroles sans aucun sens. Il était plus que ivre. Il le laissa tomber sur son lit sans aucune précaution. Et regarda les joues rouges, les yeux brillants et les cheveux en batailles.
Il refusa d'admettre qu'il était mignon.
Il posa la chandelle sur la table de nuit et entreprit de déshabiller le noble, grimaçant sous les paroles de l'autre.
«Hoo impatient mon mignon?» gloussa Arthur, levant docilement les bras pour qu'on lui retire sa chemise.
«Ne rêvez pas non plus.» fut la réponse froide et distante. Francis refusait de donner des espoirs à une personne ivre. Quoi? Non ça ne voulait pas dire qu'il accepterait si l'autre était sobre non plus. Quelle idée. Il enleva la cravate et la jeta au sol, au milieu des vêtements chiffonnés. Il regarda le pantalon et murmura «Courage...» avant de s'y mettre, faisant tomber l'autre sur le dos et lui enlevant chaussures, chaussette et pantalon. Kirkland n'avait maintenant plus que son caleçon. Il avait la peau étonnement lisse et dépourvue de marques. Elle était légèrement dorée et imberbe. Il se gifla. Il ne matait pas ce dépravé.
Il se détourna et ramassa les vêtements pour les emmener dans la laverie quand il sentit une main sur ses fesses. Un gloussement lui fit froncer les sourcils. «Je crois que vous avez vraiment trop bu monsieur.
- Naaann appelle moi Arthur.» chouina l'autre, passant ses bras autour du cou de son serviteur, frottant sa tête contre la joue de l'homme sobre. «Je veux un câlin.»
Francis prit une grande inspiration. Il ne craquerait pas. Il tiendrait bon. Il voulut se dégager en partir mais l'autre le tenait bien et réussit à le faire tomber au sol.
«Lâche moi tout de suite ou je te cogne!» il se contint cependant. Il ne devait pas le frapper, peu importe comment il se comportait. Quel ennui.
«Embrasse moi et je te lâche.» Marmonna Arthur, les joues cramoisies, d'un ton rauque. Il se frotta à son employé, en souriant comme un idiot.
Francis hésita vraiment à le frapper. Ce n'était pas une bonne idée de le faire.
«Non.
- Si!
- J'ai dit non!
- Et moi je t'ordonne de le faire.
- Vous êtes quoi, un gamin?» railla Francis, cessant de lutter pour regarder l'autre d'un œil moqueur. Il était vraiment bête quand il était ivre. Ce serait un bon moyen de chantage tiens. Dommage qu'il n'avait aucun moyen d'immortaliser tout ça.
«Juste un baiser.»
Il n'allait pas le lâcher.
Francis voulut protester une nouvelle fois mais Arthur le prit de court, plaquant ses lèvres contre celles de son captif. Ce fut un baiser aussi léger et rapide d'un frôlement mais Kirkland avait un sourire satisfait et heureux quand il eut fini.
«Z'êtes content?
- Oui!»
Arthur se releva et alla vers son lit en chantonnant un air de son pays, laissant un Francis médusé sur place. Quoi c'était tout? Il s'attendait à être plus harcelé que ça. Soulagé il se releva et sortit, laissant un noble bourré sur son lit, espérant que l'autre ne reparlerait jamais de ça.
A suivre
