Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.
Personnages: Francis, Arthur essentiellement. D'autres personnages présents (Yao, Matthew, Alfred, ect...)
Parings: Fruk (ça commence enfin)
Genre: Romance
Rating: T
Partie VI
Francis soupira, s'installant un peu mieux sur la banquette de la voiture. Ils voyageaient depuis quelques jours déjà en direction du manoir secondaire de la famille Kirkland. Visiblement Arthur y passait un mois au printemps et trois mois en été. Il avait donné un congé d'un mois à ses serviteurs et n'avait emmené que son cocher qui servirait de valet également. Apparemment, d'après ce qu'il avait entendu, cette seconde demeure était plus conviviale. Arthur agissait plus comme un père de famille, travaillait moins et était plus détendu. Francis espérait qu'il n'en profiterait pas pour reprendre ses tentatives de séduction avec plus de force qu'avant. S'il avait du temps libre, il allait en profiter, c'était certain.
Il pouvait toujours essayer!
Il posa son regard sur les enfants qui dormaient, fatigués par le voyage. Cinq jours de route, c'était épuisant. Ils devaient arriver aujourd'hui mais ils n'y étaient pas encore.
Son regard se posa à nouveau sur Kirkland qui lui sourit «tu verras, c'est un endroit magnifique. Il y a un jardin clôturé mais aussi un grand parc allant jusqu'à une rivière et plein d'arbres qui doivent être en fleurs à l'époque. Ce parc est fermé et personne ne peut y rentrer. L'été on l'ouvre parfois au gens du village pour le grand festival.
- Vous semblez heureux d'y aller.
- J'aime me retrouver dans un lieu calme et paisible, où je peux être juste moi. Sans des réceptions ou des soirées, sans des montagnes de papiers à remplir, sans mes frères pour me harceler de lettres où ils se moquent de moi. Là-bas, je peux être juste moi. Et profiter de mon fils.»
Francis hocha la tête, il savait que Kirkland était quelqu'un d'important. Il était souvent absent, allant il ne savait où. Il organisait souvent des soirées ou allait à celles d'autres. Il avait rarement du temps libre pour lui-même, pour son fils. Il était en droit de vouloir des vacances. Mais être face-à-face avec cet homme pendant des heures n'avait rien de facile.
Au début, Arthur lisait, dans un profond silence. Les deux enfants parlaient joyeusement, jouant sur la banquette. Car oui il s'était installé à côté de son employeur pour que les petits puissent jouer ensemble, sur un support.
Francis avait regardé le paysage, les champs et les villages. Le printemps se voyait partout, les fleurs s'ouvraient dans tout milieu verdoyant. La voiture n'allait pas trop vite, le galop des chevaux était régulier. Au début, il n'avait pas vu le temps passer.
Puis il y avait eu des arrêts, dans de petits villages où l'on semblait connaître Arthur dans l'auberge. On demanda donc bien vite qui il était. Il fut même prit pour l'époux de Kirkland. Et celui-ci avait le culot d'en rire et d'en sourire, laissant passer un temps avant de répondre. La première fois il lui avait écrasé le pied, lui décochant un regard noir. Puis il avait laissé tomber, laissant l'autre faire.
Il appréciait ce voyage. Il n'avait pas beaucoup voyagé dans son existence, restant cantonné au palais à partir d'un certain âge. Il ne voulait pas l'avouer mais il aimait cette nouveauté dans sa vie. Et le faire avec son fils avait quelque chose de formidable. Matthieu connaîtrait autre chose que les murs de toujours la même maison. C'était déjà ça. Il s'aperçut qu'il ne pensait pas à l'idée de rentrer chez lui...mais d'un autre côté, son chez-lui semblait avoir tellement changé. Il ne devait plus y avoir sa place. Alors il pouvait peut-être rester avec ce foutu noble pour le moment?
Le voyage durait une semaine. Bien vite, il s'ennuya. Rester silencieux n'avait rien de réjouissant après tout. Il plissa les yeux et se tourna vers Arthur. Celui-ci semblait dormir. Ses yeux était clos et ses traits paisibles. Il respirait calmement, les bras croisés sur le poitrine. Sa respiration était douce et lente et un fin sourire ourlait ses lèvres.
Francis trouva qu'il avait quelque chose d'adorable, de beau. Il tendit la main, écartant une mèche couleur sable du front de Kirkland. Celui-ci grogna dans son sommeil et se tourna vers lui, comme s'il recherchait un contact.
«Il dort comme une masse...» Il prit le livre sur les genoux d'Arthur et le referma, le posant sur la banquette entre eux. Sauf que l'endormi s'écroula alors sur lui, dans un soupir de bien-être. Francis sursauta et retint son réflexe de repousser sèchement l'autre. En plus, il préférait ne pas faire de mouvements brusques devant Alfred qui ne comprendrait pas qu'il frappe son père.
«Quel enquiquineur.» grogna-t-il entre ses dents, restant immobile.
Il posa son regard sur son fils qui jouait avec les petites figurines de bois d'Alfred avec celui-ci. Et ils parlaient joyeusement, inventant une histoire au fur et à mesure. Il eut un doux sourire et se laissa aller sur le dossier, fermant les yeux pour tenter de se reposer un peu. Il faisait tiède dans le véhicule et le rythme était assez rapide.
Francis sortit de son sommeil pour voir que les enfants baillaient, serrant chacun une peluche contre eux, leurs jouets traînant sur la banquette et par terre. «Les enfants?
- Papa, tu dors plus?
- Non. C'est le voyage, ça m'endort.
- Dis tu nous racontes une histoire?» fit Alfred, serrant son jouet en forme de lapin. Il semblait un peu fatigué.
Francis secoua la tête «Ne dormez pas maintenant, nous allons bientôt nous arrêter pour manger.
-Mais papa dort lui.» protesta le fils d'Arthur d'un ton plaintif, se frottant les yeux. Le rythme de la voiture l'endormait un peu et il aurait bien aimé fermer les yeux et faire la sieste.
«Si vous dormez maintenant, vous ne pourrez pas faire la sieste.» Il sourit doucement et expliqua avec patience «Ton papa ne fait pas le sieste, donc il peut dormir maintenant.»
Matthieu qui serrait son ours en peluche contre lui intervint «J'ai faim.»
Son père rit et fit «Normalement, on va s'arrêter bientôt. Ne t'en fais pas. Et je suis certain que ça sera aussi bon que les dernières fois.»
Alfred se mordit la lèvre «Raconte nous une histoire!
- Ho oui une histoire. Une jolie!» Renchérit Matthieu, un grand sourire aux lèvres, l'air joyeux.
«Raconte l'histoire de mon ancêtre pirate!» s'exclama le fils de Kirkland en tapant des mains.
Francis n'était pas certain de connaître la version de Kirkla nd. Cependant il connaissait celle de son propre ancêtre, celui qui avait été enlevé. «Je la connais, mais elle est différente de celle que tu entends souvent.
- Raconte!»
Le jeune père obéit, se mettant à narrer l'histoire, prenant parfois des tons différents, faisant de l'humour, faisant parfois des commentaires qui faisaient rire les petits. Et bien vite, la voiture s'arrêta. Il entendit leur cocher sauter au sol et ouvrir la porte. «Nous sommes arrivés à l'auberge monsieur.»
Francis secoua le noble, le tirant petit à petit du sommeil «Réveilles toi la marmotte.» Lança-t-il, repoussant le poids de son épaule. Avec un grognement, l'endormi ouvrit les yeux et se passa la main dans les cheveux, clignant des yeux. Son serviteur le fixa et lâcha, d'un ton distant «Nous sommes arrivés à l'auberge.» Hors de question de montrer qu'il avait oublié que l'autre était blotti contre lui, qu'il avait même apprécier le contact avant ça.
Et hors de question d'admettre à lui-même que ce foutu Kirkland était mignon quand il était encore un peu endormi.
«Bonjour la tête toute chiffonnée.»
Arthur grogna et passa la main dans ses cheveux, une moue agacée aux lèvres et il descendit, prenant chaque enfant pour les poser au sol puis tendit la main à l'autre blond «Tu permets?»
Un regard noir ne le déstabilisa pas et il attrapa la main fine de son serviteur pour le faire descendre délicatement. «Tu verras, cette auberge est très conviviale, et la nourriture y est bonne.
Si on me prend encore pour ton foutu mari, je te cogne.»
Il haussa un sourcil devant le large sourire d'Arthur. Quoi? Celui-ci était ravi à l'idée de se faire cogner? Bizarre. Ou alors il était ravi d'être tutoyé? En tout cas, il ne prit pas garde à ce sourire lumineux...même si il le rendait mignon.
Le manoir était petit et confortable. Entouré d'un jardin clôturé et du grand parc. Celui-ci était plein d'arbres en fleurs. Il faisait doux et le ciel était bleu, dépourvu de nuages. Leur cocher était le seul serviteur présent dans la demeure, outre Francis. Et il fila tout droit au sous-sol pour allumer la chaudière pour avoir de l'eau chaude rapidement.
«Mon frère a passé un séjour ici jusqu'à ce matin...il a donc laissé un garde-manger plein.» expliqua Arthur, se tournant vers l'objet de ses désirs, un agréable sourire aux lèvres. «Puisque tu sais cuisiner, tu te chargeras des repas.» Il se tourna vers les enfants et fit, d'un ton doux «Je vais vous montrer votre chambre, tout a été apprêté pour vous.»
Francis fut laissé seul et soupira, se dirigeant vers la cuisine, remarquant que seule une porte la séparait de la salle à manger. C'était confortable, aéré, et les placards étaient pleins de nourriture.
«Au travail.»
Arthur, de son côté, laissa les enfants s'amuser dans leur chambre et alla au salon, où il prit un journal qui jour, posé à son attention par les serviteurs de son frère. Il se laissa tomber dans le fauteuil, se mettant à lire. Mais ses pensées tournaient rapidement dans son esprit. Il comptait bien profiter de ce séjour pour séduire cette beauté qui vivait sous son toit. Déjà, être presque seul avec lui et les enfants donnaient l'impression d'être une famille. Et il se sentait bien. Libre de faire ce qu'il voulait, de s'occuper de son fils, d'être lui-même...Il eut un soupir de bien être. Un bruit de verre le fit lever les yeux.
Francis lui posa un verre de whisky sur la table basse devant le fauteuil, avec un de petits morceaux de nourriture. Arthur sourit «Merci. Tu viens prendre un verre? Nous n'avons jamais pu boire tous les deux, ni de discuter véritablement.»
L'autre n'eut qu'une vague hésitation mais hocha la tête, retournant en cuisine quelques instants et revint avec un verre. Il s'assit dans l'autre fauteuil, face à son employeur. Il chercha un sujet de conversation et fit: «Vous venez souvent ici?
- Souvent. Je suis venu l'année dernière. Deux fois. Avant Alfred était trop jeune pour voyager, donc je laissais cette demeure à mes frères.
- C'est très tranquille.
- Grâce au parc, nous sommes assez éloignés de la petite ville. De l'autre côté de la rivière il y a l'autre partie du parc, qui a été offerte aux habitants de la cité. Notre partie est ouverte en été, durant les festivals. Le reste du temps, personne ne peut entrer chez nous. Tu verras cet été, c'est très animé.
- J'aime les coins de nature comme ça, c'est très agréable.
- Tu ne voyageais pas?
- Non. Certains de mes frères pouvaient voyager mais je restais cloîtré au château. J'étais considéré comme un être fragile. Je ne tombais jamais malade mais on ne voulait pas que je parte. Quand j'étais petit, j'allais dans la famille de ma mère à la montagne mais mon père a ensuite voulu que je reste auprès de lui.» Il s'ennuyait, seul dans le palais. Ses frères, surtout Antonio et Marco, partaient parfois, et lui ne comprenait pas pourquoi il était coincé là. Il n'avait aucune tâche importante qui imposait qu'il reste sur place.
Arthur fronça les sourcils. Il but une gorgée et baissa les yeux. Il n'avait jamais été étouffé par sa famille. Dernier-né, il était relativement libre. Mais il s'était battu pour prendre la place de chef des Kirkland. Désormais il pouvait toujours voyager mais cela signifiait beaucoup de travail au retour. C'était plutôt son frère aîné qui, coincé au palais royal, ne pouvait se déplacer à sa guise. Bien entendu le bâtard royal avait une résidence secondaire et dans ce cas, son amant le suivait mais à part ça, il était cantonné au château. Le noble reposa son verre et souffla, doucement «J'ai l'impression que tu n'étais pas heureux.
- ….Qu'est-ce qui vous fais dire ça?
- Et bien...tu était coincé chez ton père, à organiser des fêtes, tu étais seul, sans beaucoup d'amis et entouré de personnes qui ne voyait que ce que tu étais, pas qui tu étais.»
Francis se mordit la lèvre, détournant la tête, serrant les poings. Il prit une grande inspiration et son cœur se serra. Pourtant son amertume prit le dessus «Tu ne sais pas ce que c'est...d'être seul, sans appuis réels, sans amis qui se soucient vraiment de toi. Les gens te vois comme un bâtard, pas comme un jeune homme méritant, certains pensant que tu prendras part au premier complot pour prendre le trône. J'avais l'impression d'être juste une jolie poupée exposée aux yeux de tous. J'ai trouvé une femme, nous avons eu un enfant...c'était accidentel mais j'étais heureux d'être père, je voulais l'épouser, après tout c'était ma faute si elle s'était retrouvé mère et j'étais bien décidé à assumer mes responsabilités, même si je n'éprouvais pas vraiment d'amour pour elle. Mais mon père a voulu la marier à son fils illégitime aîné. Elle est parti quand il a refusé. Elle voulait être libre et ne voulait pas que je l'épouser parce que je m'y sentais forcé. J'ai donc élevé seul Matthieu. Puis j'ai été traité en trophée par les foutus soldats de ton royaume.» il prit une inspiration et trembla. Il espéra que l'autre n'avait pas prit ombrage de son énervement ou de ses paroles.
Mais non, le regard vert était doux et compréhensif. Arthur eut un sourire triste et soupira «Amélia..m'a vraiment deçu. Elle pensait que je tirerais parti de ma position. Quand elle a vu que ce n'était pas le cas, elle est partie...sans compter qu'elle ne voulait pas d'enfant. Elle ne le prenait jamais dans ses bras, m'a laissé le nommer sans donner son avis. Au baptême d'Alfred, elle ne l'a pas tenu une seule fois. Elle n'a pas donné son opinion pour un parrain et une marraine. Et je l'ai surprise dans les bras d'un autre un jour. Je l'ai chassé et je ne l'ai plus jamais revu. Je suppose qu'elle prend du bon temps avec son cher amant...quoique j'en doute: il a tout perdu...» il prit un air faussement innocent en faisant tourner le liquide dans son verre «Je me demande bien pourquoi...» il s'était vengé. Peut-être était-ce puéril mais il s'était senti mieux après avoir ruiné ce type. Son frère avait d'ailleurs joué un rôle intéressant, utilisant ses relations pour faire tomber la disgrâce sur cet homme si riche et influent sur qui Amélia avait lancé son dévolu. Aux dernières nouvelles, elle avait quitté le pays sur un bateau pour des terres lointaines, sans un regard en arrière. Au moins elle ne reviendrais pas le harceler.
Francis eut un rire discret. Puis il but une gorgée d'alcool, débouchant la bouteille pour remplir à nouveau les verres. «Tu es rancunier en fait.
- A ma place, tu en aurais fait autant non? Mon honneur était en jeu. En me trompant, elle m'avait humilié.Heureusement tout cela est resté secret, je n'ai pas été vu comme un cocu.»
Son serviteur haussa un sourcil et demanda «Tu l'aimais?»
Arthur resta silencieux, se resservant un verre. Il haussa les sourcils en voyant que l'autre retirait la bouteille. Il but une gorgée et dit, calmement «Non. Elle m'a approché à une époque où ma famille me poussait à me marier. Nous nous entendions bien...du moins je le croyais. J'ai pensé que je pourrais être heureux avec elle. Mais elle me trouvait trop sérieux. Elle aurait voulu paraître à la cour, s'amuser plus, profiter plus de sa position pour rencontrer du monde. On a du avoir un enfant rapidement pour satisfaire les...» il fit un geste de la main pour englober quelque chose. «...bref elle disait que je lui avais volé sa liberté, que je l'enchaînais...on se disputais de plus en plus...jusqu'au jour où je l'ai surprise dans les bras d'un riche personnage. Suite à ça, je l'ai chassé, ait rompu le mariage et je lui ai interdit de revenir.» il posa son verre vide, les yeux plissés. «La seule bonne chose qu'elle m'ait apporté, c'est Alfred.»
Francis resta silencieux. Il se disait que tout de même l'autre avait du être blessé. Et il semblait avoir du mal à faire confiance puisqu'il n'avait pas refait sa vie avec quelqu'un. S'il avait été trompé, il ne croyait peut-être plus en rien et si on l'avait forcé à épouser quelqu'un sans amour...peut-être n'y connaissait-il rien à ce niveau? Il accumulait les conquêtes, séduisait ici et là, mais connaissait-il le vrai amour?
«Tu es très seul en fait.
- Qu'en sais-tu? J'ai des amis et je passe beaucoup de nuits dans les bras de personnes diverses.» Il fonça les sourcils en voyant le regard compréhensif de son invité permanent. Celui-ci avait touché un point sensible. Il se sentait parfois très seul. Il avait certes des amis mais il lui manquait quelqu'un avec qui échanger de la tendresse, de l'amour...ce que des amants d'un soir n'allait certainement pas lui donner. Il ne recherchait que le plaisir et jamais plus mais cela, parfois, lui manquait terriblement. Il avait parfois froid tout seul dans son grand lit. Mais sa confiance avait été mise à mal et il ne voulait pas ouvrir son cœur à d'éventuelles nouvelles blessures. Même s'il n'avait pas aimé Amélia, il lui faisait confiance et pensait qu'elle était son amie.
Le regard de Francis était étonnement doux «Je comprend ce que tu ressens tu sais.» Il savait ce qu'était cette douloureuse solitude, ce manque d'une personne qui nous comprend et nous aime, il vivait ça aussi.
L'autre rougit et répliqua, tendu:«Ne...Ne dis pas n'importe quoi.» Arthur se leva d'un bond, rouge aux joues et s'exclama «Je vais chercher les enfants pour le repas. Tu n'as qu'à retourner en cuisine.» Et il s'éclipsa dans ce qui ressemblait fort à une fuite.
Le serviteur soupira et se leva, murmurant pour lui-même «Comme quoi, j'ai touché juste..» Mais il était surpris, il ne s'attendait pas à ce que Arthur souffre de la même ''solitude'' que lui. Il ne le voyait plus vraiment de la même manière. Toutes ces conquêtes...c'était des nuits sans lendemain, une absence de tendresse. Quand il était ivre il se blottissait dans ses bras, câlin et se contentait d'un baiser aussi léger que rapide. Ce foutu Kirkland avait juste besoin d'amour...Francis eut un doux sourire en songeant à ça puis se flanqua une baffe mentale en voyant où ses pensées le menait «C'est pas comme si il me faisait de l'effet ou quoique ce soit..» Parce que peu importait ce manque, Arthur avait du briser des cœurs avec ses aventures sans suite. Et Francis se refusait à subir une déception. Il ne voulait pas se retrouver avec un cœur brisé. Il ne voulait pas être une aventure sans lendemain. Il ne céderait pas à ce type. Il lui fallait résister.
Même s'il devait avouer que ce type lui plaisait de plus en plus.
Ils étaient installé sur l'herbe, ayant fait un pique-nique sous les arbres en fleurs, pas très loin de la rivière. Francis lisait un livre tandis que Arthur surveillait les enfants qui jouaient un peu plus loin, se courant joyeusement après. Une large pièce de tissu était étalée au sol avec des aliments dessus.
Arthur tourna la tête vers le magnifique être à ses côtés «Tu te plaît ici?
- C'est un endroit tranquille. C'est idéal ici pour les petits.» Il rit quand Matthieu plaqua Alfred au sol pour le chatouiller. Ils rirent tous les deux avant de se précipiter vers les deux adultes «On peut manger?»
Ils firent un vrai festin, parlant de tout et de rien, comme si aucune barrière ne les séparaient. Les deux petits s'entendaient très bien. Et les deux plus vieux commençaient à sentir que quelque chose se passait entre eux. Ils ne définissaient pas la chose mais le noble se sentait de plus en plus sûr de lui à ce sujet. Il osa frôler son 'serviteur' plusieurs fois, lui faisant des sourires aimables et taquins. Il s'amusait bien, et adorait la moue agacée de Francis. C'était un vrai plaisir de le voir si expressif.
«C'est délicieux.» fit-il d'un ton doux, et il était sincère. C'était bien meilleur que ce que faisait Lars, mais ce n'était pas le même type de cuisine non plus. En tout cas, Alfred dévorait, mangeant sans aucune élégance. Arthur haussa plus d'une fois un sourcil en voyant cette manière de savourer le repas. Ce n'était pas très propre. Heureusement Francis lui avait mis une petite serviette autour du cou. A côté, Matthieu mangeait aussi avec les mains mais plus calmement, plus délicatement. Ils étaient vraiment différents ces deux-là.
«Content que ça te plaise.
- C'est vrai, c'est bon!» S'écria Alfred, levant les bras vers le ciel, un grand sourire aux lèvres «Je peux avoir du gâteau?
- Moi aussi?»
Francis eut un sourire patient et répondit «Attendez que monsieur Kirkland ait terminé. On prendra le dessert tous ensemble d'accord?»
Les deux petits hochèrent la tête, mais fixèrent le noble avec impatience. Rien que par jeu, celui-ci ralentit son rythme, et se resservit. Il s'amusa de voir que son fils frétillait littéralement, les yeux rivés sur le gâteau. «Sois patient Alfred!» Il sourit «Je fais honneur au repas que Francis nous a préparé.
Le petit se mordit la lèvre et joua avec un soldat de bois et soudain releva la tête «Dis papa?
- Hum?» Il termina sa bouchée et regarda son enfant qui le fixait avec curiosité. «Tu as un problème?
- Non. Mais...Dis ce matin au village, les gens ont demandé si Francis était ton...» Il chercha ses mots, hésitant «Heu...mari.» Il cligna des yeux et demanda, innocemment «C'est vrai?»
Les deux plus vieux rougirent et se jetèrent un coup d'oeil avant de répliquer, d'une même voix et du même ton «Non.»
Alfred eut l'air déçu «Alors...Francis ne seras pas ma nouvelle maman?»
Arthur pouffa, sous le regard noir de son invité permanent. Il trouvait ça très drôle, et regarda les joues rouges de l'autre adulte. Celui-ci avait une moue absolument adorable. Et il regarda son fils, disant d'un ton tendre «Non. Mais tu sais, ce n'est pas une fille donc il ne serait pas une maman mais un autre papa.»
Matthieu pencha la tête de côté «Alors vous allez pas vous marier?
- Non!» fit Francis, coupant la parole à Kirkland.
Les deux enfants eurent l'air déçus. Alfred fit une petite moue adorable «Alors on ne deviendra pas frères? Les gens ont demandé si Mattie était mon nouveau frère.»
Arthur chercha ses mots. Comment expliquer la chose à ces enfants. Cette idée avait du leur plaire et ils étaient déçu. Il allait parler quand l'autre le prit de vitesse, puis plaquant la main sur la bouche pour le faire taire. «Non, pas de mariage pour le moment. On ne se marie qu'avec quelqu'un qu'on connaît bien.
- Mais tu es là depuis longtemps!» protesta le petit garçon, croisant les bras. Visiblement il avait entendu trop de contes de fées et pensait à un beau mariage pour son papa tout seul.
Francis eut un petit rire gêné «Pas tant que ça.
- Papa a épousé maman très vite.» objecta Alfred, qui savait plus de chose que son père pensait. Un de ses oncles devait être responsable.
«J'étais obligé.» Grommela Arthur, ce qui n'aida pas vraiment la situation. Il toussota et reprit, patiemment et lentement «Ce n'est pas la même chose avec Francis. Nous sommes amis, c'est tout.»
Les enfants allaient demander autre chose mais une assiette avec un beau morceau de gâteau chacun fut posé dans leurs mains. Ils eurent un grand sourire et dévorèrent la pâtisserie.
Arthur soupira de soulagement «Crise évitée.
- Crois-tu?Ils en reparleront.
- Ils ont envie d'être frères, c'est mignon.» Il prit la part de gâteau que lui tendait Francis et eut un sourire doux. L'air gourmand de son serviteur était adorable, la façon qu'il eut de lécher sa cuillère aussi. Une petite trace de crème était présente au coin de ses lèvres et le noble refusa de la regarder, il ne voulait pas éprouver la moindre envie d'embrasser son captif. Pas devant les enfants, surtout après une discussion pareille. Et il présentait qu'il se prendrait une claque s'il essayait.
Il mangea une bouchée, prenant son mal en patience. Il l'aurait. Juste un peu de patience. Avant la fin du séjour, il aurait passé le cap des baisers. Peut-être même plus. Mais il ne voulait pas précipiter les choses. Il fallait attendre son heure. Et il savait agir en prédateur. Un sourire gourmand ourla ses lèvres, quand il croisa le regard de l'autre, et il lécha un peu de crème qui s'y était déposé.
Oui il faisait un geste tendancieux.
Et voir Francis rougit valait vraiment le coup également.
Celui-ci grogna «Sers-toi de ta serviette au lieu de faire ton intéressant...» mais une légère rougeur trahissait son trouble, à la grande satisfaction de son interlocuteur.
Sans attendre, celui-ci passa son bras libre autour de la taille de son 'invité' et lui sourit innocemment. Il reçut un regard noir mais l'autre ne fit rien pour se dégager.
Arthur ouvrit les yeux en reprenant son souffle. Il passa son bras sur son visage. Une malédiction lui échappa tandis qu'il sortait de sous ses draps. Son corps était brûlant. Il venait de faire un rêve sur Francis et lui. Un rêve très chaud, et cependant bien agréable pour lui...mais très frustrant puisqu'il ne pouvait avoir le vrai. Il décida d'aller lire dans la bibliothèque. Il ne parviendrait pas à se rendormir à une telle heure. L'aube se profilait au loin. Il se rafraîchit le corps à l'eau froide et s'habilla, sortant ensuite de sa chambre. Il passa devant une fenêtre et s'arrêta, surpris. Que faisait Francis dehors si tôt?
Il descendit et poussa la porte, allant vers le banc où se trouvait l'autre blond, étonné de le voir si pensif. Il ne l'avait même pas vu arriver. Il s'installa à côté de lui et posa sa main sur le poing de son 'invité' qui sursauta et se tourna vers lui. «Ha c'est toi...
- Tu es très matinal.
Tu peux parler.» Ricana Francis en levant les yeux vers le ciel qui prenait des teintes colorées. Il se sentait mal à l'aise avec ce noble. Son cœur battait trop fort. Il était donc tombé sous son charme? Il se maudit pour s'être fait avoir. Il ne lui tomberait pas dans les bras, pas si facilement. «Je pensais à des choses...
- Au fait, je me demandais...
- Oui?
- Retournerais-tu chez toi si tu le pouvais?» Arthur détourna les yeux, refusant de croiser son regard, il craignait d'entendre la réponse. Étrangement il ne voulait pas le voir partir. «Ou préférerais-tu rester dans ce royaume?
- ….Je ne sais pas.» En toute vérité, il ne pouvait pas répondre. Retourner chez lui, redevenir un simple bâtard au yeux de tous. Avoir des gens qui ne l'approchaient que par intérêt? Et donner la même vie à son fils? Ici, même si Arthur était pénible, il le traitait pour ce qu'il était et pas parce le fils d'Aelius. Il était lui-même avec lui. Et son fils avait un ami, était heureux. Le seul bémol c'était qu'il était quand même un peu prisonnier. Il n'avait pas vraiment d'amis, mis à part les serviteurs de ce noble. «Je me sens quand même captif.
Arthur réfléchit un court instant. C'était vrai. Et même s'il invitait souvent ses amis, Francis restait un domestique. Ce n'était pas l'idéal pour avoir des gens avec qui parler. Peut-être devrait-il faire de lui un invité qui vivrait chez lui? «Te donner une place de serviteur n'était sans doute pas une bonne idée. Je pourrais changer ça. Tu serais une personne qui vit chez moi et que je protège. Tu participerais à mes repas et mes fêtes que nous organiserons. Et tu pourrais te tisser des relations.»
Francis le regarda avec des yeux ronds. «Vraiment?
- Oui. Je pense que ça sera pour le mieux.»
Un sourire timide fut sa réponse et il eut une satisfaction profonde. Il avait fait le bon choix. Cela permettrait à son prisonnier de se faire des amis, même s'il serait toujours captif chez lui, sous sa surveillance. Il ferait en sorte qu'il voit certain de ses frères et sœur. Et son invité lui serait reconnaissant et peut-être seraient-ils plus proches?
«Merci.»
Arthur remarqua que l'autre avait desserré son poing et qu'il entrelaçait son doigt avec les siens. Il se sentit bêtement heureux. Et leva son autre main pour caresser la joue pâle. «Tu ne te rases pas?
- J'aime avoir une légère barbe. On me forçait à me raser chez moi, pour préserver mon apparence efféminé. On trouvait que cette légère barbe faisait mauvais genre.
- Pas du tout.» Rit Arthur, se rapprochant légèrement. Il était presque étonné de son audace. Mais il devait tenter le coup. Tant pis s'il se prenait une baffe. Il l'aurait fait au moins. Et il le désirait trop pour se retenir.
«T'es un peu proches là.
- Oui, et alors?» murmura le noble en s'approchant en peu plus, sentant le souffle chaud sur son visage. Où était passé son assurance? Il déglutit et se lança, posant ses lèvres sur celles de Francis, dans un baiser doux et rapide. Il se recula, satisfait et insatisfait en même temps. Il sentit son cœur battre encore plus vite et croisa le regard troublé de son invité.
Rien.
Aucune réaction.
Arthur prit un peu d'assurance et embrassa une nouvelle fois Francis, lâchant sa main pour la prendre dans ses bras. Une main était posée dans le dos de l'autre blond tandis que la seconde main était perdu dans ses cheveux. Il se détacha des lèvres roses et vit les joues rouges de son invité-serviteur. Il recula un peu, hésitant. Il aurait aimé un baiser plus profond. Il allait dire quelque chose quand un baiser lui coupa net la parole, il étouffa un gémissement surpris, entrouvrant les lèvres de surprise. Incapable de reprendre le contrôle, il fut à moitié submergé par les sensations. Quand Francis le relâcha, il le regarda les yeux rond, la respiration haletante. L'être face à lui avait les joues rosés, les lèvres rougis et légèrement gonflées et les yeux un peu brumeux. Un silence maladroit s'installa et Arthur chercha quoi dire.
Il avait été dominé.
Il avait été prit de court.
L'autre l'avait dominé.
Et il avait aimé ça.
Francis sembla mal à l'aise et allait partir mais Kirkland le retint, le serrant contre lui, posant le menton contre son épaule. «Reste, juste quelques instants..» il voulait savourer ce moment. Et plus que tout...il croisa le regard bleu et, poussé par une impulsion, embrassa à son tour son, il l'espérait, futur amant.
Hors de question qu'il le laisse avoir ''le dernier mot'' dans leurs premiers baisers.
Le pirate errait dans la maison vide. Il s'ennuyait. Arthur était absent, il ne pouvait pas l'ennuyer et les serviteurs n'étaient pas là non plus. Quand à Yao, il était insensible à toute plaisanterie. Peut-être devrait-il partir voir son doux second? Ils se retrouvaient dans la grotte maudite, le seul endroit où il pouvait se voir, se parler. Mais ne plus pouvoir le toucher lui faisait mal.
Quelle était cette malédiction? Et il ne pouvait même pas faire de recherches. Il était coincé. Il ne prit pas garde à l'impression de froideur qui l'envahit.
Triste, il flanqua un coup de poing sur la meuble près de lui et un choc s'en suivit. Il se figea.
Quoi? Il avait frappé la table? Comment était-ce possible? sentit une fébrilité l'envahir et recommença son geste, concentré au maximum. Et son poing frappa le bureau.
Les yeux écarquillé, il tenta de comprendre, regardant sa main. Il savait qu'il était étrange. Il n'avait pas eu le souvenir de mourir, il s'était réveillé dans cet état d'esprit. De même pour son amour. Il n'était pas argenté et transparent, il avait toujours ses couleurs, même s'il était un peu transparent. Mais il était comme un fantôme, il traversait les choses et les gens.
Comment pouvait-il avoir une solidité maintenant?
Il voulut recommencer, perdu dans ses pensées mais échoua cette fois, sa main traversa le bois. Il se concentra à nouveau et cette fois le choc eut lieu. Donc s'il voulait, désormais, il pouvait toucher des choses? Les prendre et les utiliser? Il pourrait interagir avec des objets? Une vague de joie l'envahit. Il pourrait lire, il pourrait faire des recherches sur sa malédiction. Et peut-être, si son amant avait aussi obtenu cette capacité, le toucher lui? Heureux il chercha les causes possibles de cela et son regard se posa sur le bureau. Il ressentait la magie et savait que sa pierre était là. Il savait aussi où était la clé. Il voulait voir quelque chose. Vérifier quelque chose. Il était impatient de voir si sa pensées était vraie ou pas, si sa théorie était plausible.
Après avoir ouvert le tiroir, il sortit la pierre et la regarda, yeux plissés avant de tenter quelque chose: une formule magique lui échappa et fonctionna.
Il pouvait faire ça à nouveau. Une sourire ourla ses lèvres, et il se sentit enfin moins impuissant, plus fort, plus utile. Il pouvait faire de nombreuses choses désormais et pourrait non seulement faire des recherches sur la malédiction mais aussi ennuyer ses descendants. Et peut-être toucher son doux second, juste pouvoir le toucher, lui prendre la main, peut-être lui donner un baiser.
Heureux, il vit le joyau s'illuminer d'une lueur rose et sourit. «Arthur, Arthur...c'est donc ça la réponse? Ce n'est pas un hasard si Francis et toi vous nous ressemblez. Vous êtes la clé pour notre délivrance.»
Peut-être que...
Il n'osait y croire.
Ne voulait pas se faire de fausse joie...
Un bruit le fit sursauter et il se retourna. Quelqu'un était dans la maison. Était-ce Yao? Il traversa le mur et chercha la source de ce bruit. Deux silhouettes apparurent à son regard et il plissa les yeux. C'était des inconnus. Il en était persuadés. Et ils n'étaient certainement pas là en simple visite.
Une voix retentit «Tu es sûr qu'il n'est pas là? Je ne voudrais pas tomber sur lui, on dit que c'est un démon quand il a une arme en main.
- J'ai des sources. Il est dans sa résidence secondaires. Et ses serviteurs sont en congés.» Un rire retentit. «Cette maison est une merveille. Elle doit être bourré de richesses. Cherchons les bijoux et l'argent.»
Le pirate grogna. Des voleurs. Ils allaient regretter d'être entrer dans la demeure de sa famille. Il était très protecteur envers sa famille et ses possessions. Maintenant qu'il pouvait toucher des choses il allait pouvoir se débarrasser de ces intrus. Il prit un chandelier et vola derrière les voleurs. Ceux-ci ne se doutaient de rien. Il leva son arme improvisée et frappa celui qui se trouvait derrière. Celui-ci s'écroula, un gémissement de douleur s'échappant de ses lèvres. L'autre se retourna et le chandelier qu'il tenait éclaira le pirate qui eut un sourire de prédateur.
«Bonsoir...» susurra l'esprit d'un ton terrifiant, s'élevant un peu plus dans l'air tout bien montrer ce qu'il était en réalité.
L'homme se figea en voyant au travers de l'être face à lui. Il trembla «Un...un...
- Fantôme. C'est ça que vous cherchiez comme mot?» Gloussa le pirate, s'approchant lentement et tournant autour de l'intrus, un sourire diabolique aux lèvres.
L'autre ouvrit la bouche et poussa un hurlement, et voulut frapper l'esprit mais sa main passa au travers de l'être face à lui.
«Ha non, ça, ça ne marche pas!»
Il recula, fixant l'homme avec un air perçant. Il vit l'autre voleur se relever et eut un rictus quand leurs yeux se posèrent sur lui. Il eut un sourire plein de dents et fit d'un ton sinistre «Bouh!»
Les deux hommes hurlèrent et fuirent, il les suivit en marmonnant des choses terrifiantes, agitant le chandelier éteint. Un fracas épouvantable se fit entendre, ils étaient tombés dans l'escalier et avaient atterrit dans la malle vide qui était ouverte en bas. Le pirate pencha la tête de côté et se pencha sur lui et susurra «Je vais vite revenir pour emporter vos âmes!» Et il claque le couvercle de la malle en poussant un rire diabolique.
Cette nouvelle capacité de tenir des choses étaient décidément très pratique.
Il allait pouvoir s'amuser.
Omake
Yao plissa les yeux et fit, d'un ton interrogatif «Donc...ils sont dans la malle?
- Oui.» Ricana le pirate, sans la moindre gêne.
Le secrétaire d'Arthur soupira et le regarda, perplexe «C'est toi qui as fait ça?
- Oui. Je peux toucher les choses maintenant.» Déclara-t-il, fier de lui.
- Bon je vais appeler monsieur Kirkland.
- C'est ça, fais venir le petit mouton.
- Ne donnes pas ce genre de nom à monsieur Carwyn.
-Bah quoi? C'est mignon non?»
Il regarda Yao partir d'un air agacé. Ce type n'avait aucun humour. Soupirant il décida d'aller lire dans la bibliothèque. Au moins il pouvait faire ça maintenant. Il ne s'ennuierait plus à tourner en rond dans les pièces.
A suivre
