Salut tout le monde !

Je souhaite sincèrement remercier à tout ceux qui se sont mit en follower ! MERCI !

Surtout, n'hésitez pas à écrire une review (j'avoue adorer les lire !)

Voila suite en espérant que cela vous plaise toujours ! Bonne lecture !


Dés que la porte se ferma, il se serait cru dans un autre monde. Aucun son extérieur ne rentrait dans l'habitacle de la voiture. Au vu de l'épaisseur des portes, elle était surement blindée. Une vitre séparée les passagers arrières et le conducteur. Il reporta son attention vers la petite qui était assise à ses côtés.

- Tu vis avec ton frère ?

- Oui. Mes parents sont très souvent en voyage d'affaires. Donc nous sommes tout le temps tous les deux.

Le silence s'installa. Il regardait le paysage défiler. Ils sortaient de Beacon Hill. Seulement 5 minutes après, la voiture ralentit devant un portail qui était en train de s'ouvrir. L'allée traversait une forêt assez dense. On ne voyait pas ce qu'il y avait au bout. Puis une bâtisse se profila au bout de la route. Au fur et à mesure qu'ils s'approchaient, elle prenait de plus en plus de place. Pour finir par boucher complètement la vue. Stiles resta la bouche ouverte de stupeur. Il n'avait jamais vu une telle maison. Aussi grande, aussi belle. Elle avait plusieurs étages. S'étendait sur plus de 100m de longueur. Les escaliers pour monter vers la porte d'entrée étaient en marbre blanc. Et la porte d'entrée. Elle était aussi large que sa chambre.

La petite sortit et fut accueillie par des aboiements. Des chiens. Stiles sortit à son tour. Et vît deux gros chiens arriver à toute allure vers la jeune fille. S'ils ne ralentissaient pas, ils allaient la percuter de plein fouet. Le garde du corps cria.

- Alphonse, Théodore STOP !

Mais rien n'y faisait. Les chiens continuaient leur course folle, heureux de revoir leur maitresse. Stiles se mit devant elle et siffla. Les chiens pillèrent net. Finissant même en rouler bouler à cause de leur élan. L'homme en noir s'approcha d'eux.

- Mlle, Monsieur vous a souvent répétée de ne pas sortir tant que les chiens ne sont pas autour de la voiture.

Cora fit une moue désappointée, sachant qu'elle avait désobéi. Il se tourna vers l'adolescent.

- Impressionnant ce sifflement.

- C'était la seule chose que mon père a trouvé pour me faire arrêter de parler quand j'étais petit.

Le garde du corps le regarda en haussant un sourcil mais ne dit rien. Stiles suivit Cora qui s'était avancée pour aller caresser les chiens.

- Je serai vous je ferai attention. En dehors de la famille Hale, ils ne laissent personne les toucher.

Stiles écouta les recommandations et n'approcha pas plus. Ce fut les chiens qui le firent à la grande surprise des deux autres personnes. Ils s'approchèrent doucement et le reniflèrent. L'un deux leva la tête et remua la tête. Ecoutant son instinct, Stiles tendit la main doucement et caressa le chien. Ce dernier laissa pendre la langue de contentement. Le deuxième chien se frotta à sa jambe pour quémander les mêmes caresses.

- Vous êtes pleins de surprises dit le garde en regardant encore tout étonné le jeune homme caressant les deux molosses.

Voila plus d'un an qu'il était aux services de la famille Hale et il n'avait jamais put approcher l'un des chien à plus de 5 mètres sans qu'ils se mettent à gronder en montrant des dents. Cora était toute joyeuse.

- J'étais sûr qu'ils allaient t'aimer. Tout comme moi dit-elle avec un grand sourire en se jetant dans ses bras.

Stiles la réceptionna et lui fit un gros bisou sur la joue. Il se releva et porta la petite fille dans ses bras. Les chiens ne les lâchèrent pas d'un pas en tournant autour d'eux pour réclamer d'autres caresses. Alors qu'ils s'approchaient de la porte, ils purent entendre quelque chose tomber et se fracasser, surement en de très nombreux morceaux.

- Attendez là, je vais voir ce qu'il se passe dit le garde du corps sur un ton qui ne laisser place à aucune réplique.

Il poussa la grande porte et la referma derrière lui. Le temps que la porte resta ouverte, on put entendre des cris d'une jeune femme.

- Encore elle ! s'énerva d'un seul coup Cora.

- Qui ça elle ? demanda Stiles, incapable de laisser sa curiosité de côté.

- Kate, dit-elle en crachant presque.

Elle se dirigea vers la porte.

- Oulla, que fais-tu ? demanda le jeune homme.

- Je vais sauver mon frère de cette sorcière répondit-elle le plus sérieusement du monde.

Et rien ne semblait vouloir la faire changer d'avis. Stiles souffla. Il nota dans un coin de son esprit qu'il allait devoir essayer de ne pas contredire la petite à moins de vouloir affronter une vraie tornade. Ils ouvrirent prudemment la porte. Malgré sa lourdeur et sa grandeur, elle ne fit pas le moindre bruit.

Stiles resta scotché sur place. Il y avait du marbre partout. Des dorures également. Il ne savait plus où donner de la tête puis se rappela le pourquoi du comment il était rentré dans la maison ? Manoir ? Château ? Il suivit la petite dans le méandre des pièces. Il vit des pages imprimés éparpillé dans la salle précédent les voix. Il les ramassa toutes et les examina. Lui et sa curiosité maladive. Elle le perdra il en était sûr. Mais pour le moment, il examina ce qu'il avait sous les yeux. Plusieurs informations le firent soulever les sourcils. Il se rapprocha alors de l'entrée de la pièce où avait lieu la violente dispute.

- Mlle, je vous pris de bien vouloir quitter cette demeure ! lança le jeune garde du corps.

- Ta gueule le chien, on ne t'a rien demandé ! C'est à ton maitre que je parle ! cria une jeune femme.

- Kate, je t'interdis de parler comme ça à mes employés ! dit une voix masculine.

Stiles en retint son souffle. Elle avait un tel charisme, une telle intonation qu'il ne put s'empêcher de passer la tête par la porte pour savoir qui avait une telle voix. Son regard tomba sur deux prunelles bleues azur, qui le fixaient. Il se cacha immédiatement derrière la porte. On l'avait remarqué. Il calma sa respiration. En tout cas essaya.

- Espèce de sale connard ! Tu me fou en cloque et tu n'assumes même pas. Tu me rejettes même ! Quand les médias vont savoir ce que tu as fait, ta réputation va en prendre un sacré coup crois moi dit-il avec un sourire machiavélique.

C'est là où les documents qu'avait ramassés Stiles prenaient tout son sens. Cependant, certains points étaient complètement incohérents. C'était un test de paternité. Il relut bien les informations et n'hésitas plus une seconde.

- Au risque de vous décevoir, Mlle, mais je doute que ce test soit authentique. D'ailleurs, je peux même affirmer qu'il s'agit d'un faux grossier.

Tout le monde s'arrêta de parler et pour ceux qui étaient de dos, se retournèrent pour regarder l'intrus qui avait parlé.

- Et t'es qui sale connard pour oser …

Elle ne finit même pas sa phrase qu'une petite boule brune fonça vers elle.

- Ne parles pas à Stiles comme ça ! cria-t-elle.

La jeune femme leva la main comme pour mettre une claque à l'enfant. Elle ne put même pas finir son geste. Une main la retint.

- Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous ne ferez pas de mal à cette enfant ! dit Stiles sur un ton dur et sans équivoque.

La jeune femme recula d'un pas sous la menace mais repartit à la charge. Personne d'autre n'avait bougé dans la pièce. Le jeune homme aux yeux bleus azur regardait l'inconnu avec insistance. Quant au garde du corps, il n'avait même pas eu le temps de faire le moindre geste. L'adolescent était drôlement rapide.

- Et qu'est ce qui vous fait dire que les papiers sont des faux ? dit-elle avec un sourire, sûr d'elle.

- Tout simplement que l'être humain est composé de chromosomes X et Y. Pour la femme c'est XX et pour l'homme c'est YX. Et sur votre test, et bien c'est YY. A moins que vous soyez une nouvelle espèce d'humains en pleine mutation chromosomique, permettez-moi de douter de la véracité de ce test. De plus, je connais très bien le laboratoire dont l'adresse est mentionnée sur les papiers. Et je peux vous dire qu'ils n'utilisent pas ce genre de mise en page pour donner les résultats des tests. Donc voila pourquoi je dis que votre test est faux.

Au fur et à mesure, la jeune femme devenait livide. Elle qui croyait avoir trouvé le plan infaillible, elle se faisait avoir à son propre jeu.

- Je vais faire cours Kate, mais tu as intérêt à entendre et comprendre : remets encore une fois les pieds ici et je peux te garantir que tu le regretteras !

La voix grave fit de nouveau frémir Stiles. Comment une voix pouvait lui donner de telles sensations ? Kate recula et lança des éclairs à Stiles puis aux autres personnes.

- Tu vas me le payer crois moi ! murmura-t-elle à l'attention du jeune homme aux yeux bleus azur.

Elle partit comme une furie arrachant le faux test des mains du jeune homme. Ils entendirent les chiens aboyer et la jeune femme crier et se mettre à courir sur les cailloux de l'allée.

- De toute façon, ils ne l'ont jamais aimée dit Cora sur un ton amusé.

Comme celui de son frère pensa Stiles. La petite se précipité dans les bras de ce dernier.

- Et si tu me présenté petite princesse lui dit son frère !

Stiles eu un hoquet de surprise. Il lui avait donné le même surnom que lui-même avait donné à la petite. Elle pointa du doigt le jeune adolescent.

- Stiles. Derek. Derek. Stiles fit-elle succinctement.

Le dénommé Derek regarda le dénommé Stiles. Il reposa la petite au sol et s'avança d'un air sérieux vers l'adolescent. Ce dernier ne savait plus où se mettre. Il lui tendit la main.

- Je voudrais vous remercier pour avoir sauvé ma sœur hier mais aussi pour m'avoir enlevé une épine du pied.

Il ne sut quoi répondre et serra la main qui lui était tendue. Il se retourna vers le garde du corps.

- Isaac, j'ai entendu un sifflement tout à l'heure. C'était quoi ?

- Il s'agissait du jeune homme derrière vous. Il a arrêté net les deux chiens qui s'étaient élancés à la rencontre de votre sœur qui n'a pas écoutée vos recommandations Monsieur.

Derek baissa les yeux vers sa sœur.

- Je t'avais dit quoi ? Tu sais très bien qu'ils te sauteront dessus et te feront mal ! lui dit-il sur un ton voulant être celui du reproche.

Mais Cora savait très bien ce qu'il en était. Elle sera fort son frère qui lui rendit son étreinte. Elle glissa quelques mots à l'oreille de son frère. Ce dernier reposa la petite au sol.

- Isaac, faites venir la gouvernante pour faire nettoyer tout ce bazar et prévenez que pour ce soir, nous aurons une personne de plus.

- Mais …

- C'est la moindre chose que je puisse faire pour remercier le sauveur de ma sœur dit-il sans même le regarder et en partant dans une autre pièce.

Stiles ne savait définitivement pas quoi faire ni quoi dire. Il envoya rapidement un message à son père qu'il ne mangerait pas à la maison ce soir. Cora le prit rapidement par la main.

- Viens, je vais te montrer ma chambre ! dit-elle en l'entrainant dans le hall d'entrée pour monter les escaliers en marbres.

Il était plongé dans ses pensées. Cependant, il en sortit en voyant la chambre de la petite fille. La plupart des pièces de sa maison aurait put rentrer sans difficulté dans la chambre. Il y avait des jouets partout, des poupées trainaient à droite et à gauche. Il en remarqua une qui était sur un coussin. La fameuse poupée qu'il avait vue la veille. Avant que la petite n'ait put lui demander de jouer avec elle, Isaac passa la tête par la porte.

- Monsieur, je peux vous parler ?

Stiles souffla de soulagement intérieurement. Il s'imaginait déjà en train de coiffer des poupées, les maquiller et tout ce qui s'en suit.

- Je reviens très vite ! dit-il en voyant la tête renfrognée de Cora.

Il lui ébouriffa ses cheveux et passa la porte. Une fois assuré que la porte était bien fermée, il souffla.

- Merci dit-il. Je me voyais déjà en train de … il ne finit pas sa phrase qu'un fou rire le prit.

Suivit de peu par le garde du corps. Ils mirent quelques minutes à se calmer.

- Je n'ai eu le temps de le faire hier. Mais je souhaite sincèrement vous remercier d'avoir sauvé la petite Cora. Monsieur ne me l'aurait jamais pardonné, et moi non plus.

- Ce n'est rien, ne t'inquiètes pas ! Et puis arrêtes de m'appeler Monsieur et de me vouvoyer, on a presque le même âge ! dit Stiles.

Isaac avait 20 ans. Il allait sur ses 21 dans quelques semaines.

- Très bien … Stiles ? dans un semblant de question.

Ce dernier lui fit un clin d'œil.

- Les parents de tes protégés travaillent dans quoi ?

- Ils sont propriétaires de plusieurs usines de productions dans tout le pays et quelques unes à l'étranger.

Il repensa alors à l'incident qui avait eu lieu un peu plus tôt.

- Et qui était cette folle ?

- Kate Argent? Une fille que Monsieur a rencontrée il y a quelques mois et qui est tombée amoureuse de lui. Mais ce ne fut pas le cas de Monsieur. Elle n'accepta pas la rupture et depuis, elle faisait tout pour qu'il revienne avec elle. Mais avec ce qu'elle a fait aujourd'hui, il n'y a plus aucune chance !

Stiles avait bien deviné alors. Cette fois-ci il fit attention à tout ce qui l'entourait. A croire que la totalité du bâtiment était en marbre. Les couloirs étaient presque aussi larges que des routes. Les fenêtres faisaient 3 fois sa taille. Isaac lui fit faire le tour de la maison ? Manoir ? Château ? Il n'arrivait toujours à définir le bon mot. Quelqu'un vint à leur rencontre.

- Si Monsieur le souhaite, le diner va être servi dans moins de 15 minutes dans la grande salle dit cette personne en fixant Stiles.

- Et toi ? dit ce dernier, une fois que la personne fut partie, en se tournant vers Isaac.

- Je ne mange jamais à la même table que Monsieur. Je ne suis qu'un simple serviteur répondit Isaac laconiquement.

Stiles ne connaissait pas du tout les habitudes de vies des gens beaucoup plus riches. Le garde du corps l'accompagna jusqu'à la dite salle et le laissa entrer tout seul. Autant le reste de la bâtisse était magnifique, autant la salle dans laquelle il venait de pénétrer était tout simplement somptueuse. Il y avait du cristal partout. Des miroirs aussi. On aurait put mettre plus de 20 personnes autour de la table sans qu'il n'y ait le moindre souci. Quelqu'un lui indiqua sa place. Il alla s'assoir, tout penaud. Derek et Cora étaient déjà attablés. Le repas se passa dans un silence de mort. Stiles n'osait pas regarder autour de lui. Il se demandait souvent ce qu'il y avait dans son assiette. Mais après avoir gouté, trouvant cela bon il mangea de bon appétit. Cora ne donnait pas sa part au chat. Elle dévorait tout ce qui pouvait lui tomber sous la main. Quant à Derek, il picora plusieurs fois dans son assiette tout en lisant des papiers. Stiles le regarda plusieurs fois à la dérobade. Il devait avoir même pas 22/23 ans. Et pourtant, il paraissait si soucieux, si préoccuper malgré le masque sans émotion qu'il prenait. Sans qu'il s'en rende compte, le jeune Hale avait arrêté de lire et le regardait lui aussi. Il trouvait le jeune homme intriguant. Il avait su en quelques instants apprivoisé la tornade qu'était sa petite sœur et l'avait aidé avec Kate. Arriva le dessert sous les cris de Cora. Stiles avait à peine commencé, qu'elle avait déjà presque fini le sien. Elle se mit à lorgner sur celui du jeune homme. Cela ne lui échappa pas. D'un petit geste et un clin d'œil il lui fit signe de le rejoindre de son côté de la table. Elle n'hésita pas instant. Silencieusement, elle se glissa sous la table. 2 secondes après, elle réapparut à côté de Stiles. Ce dernier la prit sous les bras et la posa sur ses genoux. La petite attrapa la coupe de glace et mangea ce qu'il restait. Elle frissonna sous l'effet du froid.

- Il ne faut pas manger trop vite petite princesse ! Tu vas avoir mal aux dents sinon ! dit Stiles avec un sourire.

Derek arrêta de lire de suite et reporta son regard sur le jeune homme et sa sœur. Il avait utilisé le même surnom que celui qu'il donnait à sa sœur. Au lieu de l'énervait, ça l'intrigua encore plus. Il savait juger les gens dés le premier coup d'œil (en tout cas, la plupart du temps) et il savait que le jeune homme était quelqu'un de bien, de foncièrement gentil.

Stiles sentit un regard sur lui. Il tourna la tête et croisa le regard de Derek. Un regard froid et calculateur. Pas un regard mauvais. Mais un regard sans chaleur, sans émotion.

La petite finit rapidement le reste de la glace de Stiles. Elle se cala alors contre son torse et commença à somnoler. Il ne luit fallut même pas quelques minutes pour s'endormir. Stiles lui caressa la joue pour lui enlever les dernières traces de glace. Une femme d'un certain âge s'avança vers lui pour la prendre dans ses bras. Il fit non de la tête. Il se leva tout en la portant. Tout doucement, il demanda qu'on le conduise à la chambre de la petite. La vielle femme ne semblait pas vouloir le laisser faire. Mais un simple regard de Derek la stoppa net. Malgré elle, elle accompagna Stiles jusqu'à la chambre.

Dés qu'il passa la porte de la salle à manger, Isaac entra par une autre porte, plus petite.

- Je veux tout savoir sur lui ! dit Derek.

- Bien Monsieur. Je ferai mon possible répondit le jeune garde avant de sortir à nouveau par la petite porte.