Voila la suite ^^ Merci encore pour les review :D
Bonne lecture !
Stiles avait l'impression qu'on l'appelait. Mais n'arrivait à savoir si c'était dans son rêve ou alors dans la réalité. Quand quelqu'un le secoua comme un prunier en criant son nom, il décida que ce cauchemar ne pouvait pas être réel et se retourna dans le lit, s'enroulant dans ses draps et couverture.
- Je vous avez prévenu que pour le réveiller il fallait plus qu'un tremblement de terre.
- Vous n'avez pas vu la petite à l'œuvre.
Cette dernière lui donna raison. Elle monta sur le lit, se glissa sous les draps et commença à chatouiller Stiles. Sous cette attaque purement déloyale, le jeune homme ouvrit grand les yeux et ne put s'empêcher de rire aux éclats. Il souleva la couette et découvrit une petite tête brune. Quand il reconnut la petite Cora, qu'il tourna la tête et qu'il vit son père et Isaac dans l'encadrement de la porte de sa chambre, il poussa un cri de stupeur et remonta les draps et couverture vers lui.
- Mais mais … bégaya-t-il
- Aller, debout Stiles ! lança Cora.
Ce dernier regarda son réveil. Trop dormi ? Il était que 9 heure du matin. La petite savait-elle au moins ce que voulait dire dormir le matin ?
- Depuis êtes-vous là ? demanda-t-il à Isaac
- Depuis 8h. Mlle s'est réveillée de bonne heure et te réclamé déjà. Avec l'accord de Monsieur, nous sommes venus. Elle a voulu vous réveiller plus tôt mais votre père n'a pas voulu. Je dois dire que je suis étonné par l'autorité de ton père dit-il en se retournant vers lui.
Beaucoup de personnes se sont cassé les dents pour la faire obéir. Et votre père, d'un seul mot a sur se faire obéir.
On pouvait lire un certain respect dans la voix du jeune garde du corps.
- Disons que je ne fus pas un cadeau non plus étant petit ! répondit Stiles avec un petit sourire.
- Et tu crois que c'est différent maintenant ? lança son père tout innocemment.
- Papa ! cria Stiles plus pour la forme.
Il savait que son père plaisanté.
- Bon, si je ne vous dérange pas, j'aimerai bien pouvoir me lever et me changer pour vous rejoindre dans le salon.
Comprenant le sens de sa phrase, Isaac attrapa la petite furie et la sortit de la chambre. Son père descendait déjà les escaliers. Avant qu'il ne ferme la porte, il put voir le caleçon du jeune homme. Un caleçon Winnie l'Ourson. Il ferma la porte et ne put se retenir de pouffer. Finalement, il n'était qu'un simple adolescent.
Le jeune lycéen les rejoignit dans la cuisine et s'arrêta net devant le monticule de nourriture qu'il y avait sur la table. Croissants, pains au chocolat, au raisin et plein d'autre chose.
- Vous compter me rendre obèse ? demanda Stiles.
- Je me voyais mal arrivé pour la seconde fois, te réveiller et les mains vides, lança Isaac devant une tasse de café.
Cora attaquait déjà une poche de choux à la crème. Il passa à côté d'elle et lui ébouriffa les cheveux.
Il se servit un verre de jus d'orange et attaqua lui aussi. Isaac n'en revenait pas. Comment pouvait-il autant manger et être aussi svelte ?
- Je me le demande encore ! se lamenta son père. Je ne mange qu'un quart de ce qu'il a prit et je prends plusieurs kilos à vu d'œil.
Stiles ne put répondre la bouche pleine. Une fois rassasié, Stiles se leva et s'étira. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas eu un tel petit-déjeuner.
- Merci Isaac ! Tu devrais venir plus souvent dit-il en rigolant.
- Moi aussi ? demanda Cora avec un air suppliant.
- Mais oui toi aussi, ma petite princesse.
Elle descendit de sa chaise et se jeta dans les bras de Stiles. Son père était étonné. Son fils avait toujours était un peu taciturne. Et n'acceptait pas facilement le contact avec les autres. Mais avec cette enfant, cela semblait complètement différent.
Pendant ce temps, quelqu'un d'autre se réveilla. Il se leva, enfila sa robe de chambre et se dirigea vers la porte. Il remarqua une enveloppe au sol. Il la ramassa et l'ouvrit. Ce qu'il lut lui apprit beaucoup de chose. Et il en comprit bien d'autres.
Stiles s'installa dans le salon avec son père, Cora et Isaac. Son père ne put déroger à la règle du policier, et même en n'étant pas en service il commença à poser des questions. Il savait qu'il s'agissait de la petite fille que son fils avait sauvée deux jours auparavant. Stiles avait sentit la question et y répondit avant même que son père n'ouvre la bouche.
- Je te présente Cora Hale et Isaac, son garde du corps.
- Garde du corps ? sourcilla le sheriff avant de se rappeler le nom de famille.
Attendez : Hale, comme la famille Hale ?
- Oui Papa, comme la famille Hale, répondit son fils comme s'il s'agissait d'une évidence.
Son père ne savait plus quoi penser. Hale. L'une des familles les plus influentes du pays. Et voila que son fils était ami avec l'un des enfants Hale. Il se tut pendant un moment. Stiles connaissait son père. Il fallait du temps pour assimiler les informations. Il se leva et se tourna vers les trois jeunes.
- Bon, j'ai posé ma journée aujourd'hui. Autant en profiter non ? Il me semble qu'il y a une fête foraine dans le coin et …
Stiles poussa un cri de joie. Tout le monde sursauta. Cela faisait tellement longtemps qu'il voulait faire quelque chose avec son père. Et ce dernier lui proposer d'aller à une fête foraine avec lui. Il sauta dans les bras de son père qui le sera très fort. Personne n'eu besoin de convaincre Cora. Elle n'y était jamais allée mais en avait entendu parler. Et elle avait hâte de voir ce que c'était. Pour son plus grand bonheur, ils prirent la voiture du Sheriff qui fit sensation à leur arrivée sur le parking de la foire, sur la grande place de Beacon Hill. Le téléphone de Stiles bipa. Scott. Il lui envoya un message comme quoi il était à la fête foraine. Ce dernier ne répondit même pas. Mais se pointa en 5 minutes un sourire jusqu'aux oreilles.
- Sheriff saluât-t-il de la tête.
Il attrapa la petite Cora et lui un bisou sur la joue qui lui fit rosir les joues. Il se redressa et serra la main du garde du corps.
- Heu … dit-il ne sachant toujours pas le prénom du jeune homme.
- Isaac dit ce dernier, un sourire aux lèvres.
Une fois les présentations faites, Stiles, suivit des autres allèrent d'une allure rapide faire un tour des attractions.
Son père passa devant un stand de tir et remarqua une magnifique peluche en forme de loup. Il savait que son fils adorait ces animaux. Il demanda ce qu'il fallait faire pour avoir la peluche. Il s'agissait surement de la plus grosse peluche du stand. Le forain, ne connaissant pas le sheriff fut surprit de la demande. Cela faisait plusieurs mois qu'il avait la peluche et personne n'avait put encore la décrocher.
- C'est un prix spécial. pour cela il faut réussir à toucher les 6 cibles en mouvements. Attention, la vitesse change régulièrement dit-il avec un petit sourire, étant sûr que l'homme allait rater.
La façon dont le père de Stiles prit le fusil à plomb alerta de suite le forain. Il n'avait pas à faire à un amateur comme il le pensait. Le résultat lui donna raison. Il ne lui fallut même pas 10 secondes pour toucher en leur centre les 6 cibles. Il félicita le tireur pour la prestation et lui tendit l'énorme peluche.
Le père alla rejoindre son fils et ses amis au manège suivant. Il s'agissait d'un manège à sensation. Seul Scott et Stiles étaient montés. Isaac était resté avec Cora qui boudait de ne pas avoir put faire le manège.
- Votre fils est quelqu'un d'intriguant dit Isaac sans arrière pensée.
- Je me le dit tout le temps qu'il est différent des autres. Depuis la mort de sa mère, je me suis enfermé dans le travail et je l'ai complètement négligé. Je pensais qu'il avait besoin d'être seul pour accepter se disparition. Mais je me trompais lourdement. Je vais y remédier autant que je le pourrai.
Il se tut. Il ne savait même pas pourquoi il parlait de ça. Mais cela lui fit du bien. De vider son sac à quelqu'un qui n'avait pas d'aprioris ni de préjugés.
Le manège s'arrêta et les deux adolescents descendirent en se tenant à la rambarde tellement ils avaient été secoués dans tous les sens. Stiles vit tout de suite la grosse peluche que tenait son père. Ce dernier rougit et la tendit à son fils. Stiles n'en revenait pas. Il la prit et embrassa son père plusieurs fois. On pouvait lire dans ses yeux à quel point il était heureux d'être là avec son père. Scott le remarqua et tapa dans le dos de son meilleur ami.
Ils continuèrent et firent plusieurs attractions avec Cora. Cette dernière voulut faire la maison hantée mais personne ne voulut l'emmener.
- Il parait qu'elle est vraiment bien cette année ! lança Scott avec une étincelle d'envie dans les yeux.
- Tu n'as qu'à y aller avec Isaac ! lança Stiles.
- Hein ? répondit l'intéressé. Mais non je dois surveiller …
- Pff ne dis pas n'importe quoi ! Je vais m'en occuper. Amuses toi un peu aussi hein ! dit Stiles tout en le poussant vers Scott qui montait déjà dans un wagon.
Il n'osa pas dire qu'il avait peur du noir. Il tourna la tête et sourit quand même à Stiles et Cora qui lui faisait de grand coucou. Le sheriff avait sentit le malaise du jeune homme mais n'avait rien dit. Ce n'était pas lui de dire quelque chose.
A peine franchit les portes, le jeune homme blond se crispa. Scott s'en aperçu et lui tapota la main gentiment. Isaac ne se détendit pas pour autant. Il eu du bruit autour d'eux. Le wagon s'arrêta alors. Il faisait un noir complet.
« Petit incident technique déclara une voix dans un micro. Veuillez ne pas descendre de vos wagons »
Ce fut la chose de trop pour Isaac qui agrippa le bras de Scott. Ce dernier comprit alors qu'il avait réellement peur. Il posa une main sur l'épaule de l'autre et le sentit trembler comme une feuille. Il n'hésita pas une seconde, ne réfléchissant même pas à ce qu'il faisait. Il prit le jeune homme dans ses bras. Il lui passait la main dans les cheveux en lui chuchotant des mots rassurants. Les tremblements se calmèrent un peu mais ils ne se lâchèrent pas pour autant. Isaac était bien contre le torse du jeune adolescent et Scott appréciait de tenir le jeune homme dans ses bras. Il ne savait pas pourquoi il appréciait ça mais il se posera la question plus tard. Pour le moment, il se devait de rassurer le jeune homme. Puis les wagons se remirent en route. Isaac se redressa mais ne lâcha pas la main de Scott. Ce dernier caressait du pouce le dessus de la main du jeune garde du corps. Le tour dura environ 10 minutes. Et à aucun moment, l'un des deux ne lâcha l'autre. Alors que leur wagon passait les portes de sortie, Isaac lâcha la main de Scott et lui fit un petit sourire.
- Merci dit-il doucement.
Scott acquiesça de la tête. Stiles vit qu'Isaac était plus pâle que d'habitude mais ne fit pas de remarques. Cora s'avança vers son garde du corps et lui prit la main. Elle avait beau être jeune, elle avait conscience de ce qui l'entourait. Ils y passèrent toute l'après-midi. Ils finirent par s'arrêter devant un stand qui vendait des pommes d'amour, des barbes à papa et toute sorte de confiseries. La petite voulu une barbe à papa. Stiles lui offrit à son grand étonnement. Elle n'avait pas l'habitude qu'on paye quelque chose pour elle. Elle pouvait tout avoir d'un claquement de doigts. Il fit de même envers Isaac et son meilleur ami, son père ne voulant rien manger. Lui-même se prit un beignet au Nutella.
Puis tout le monde décida de rentrer. Stiles proposa de cuisiner. Scott ouvrit grand la bouche pour dire quelque chose.
- Oui Scott je vais en faire ! dit Stiles en levant les yeux au ciel.
Ce dernier se tourna vers Isaac.
- Et si nous invitions Derek ? lança-t-il.
Tout de suite le garde du corps mais aussi Cora se tendirent.
- Heu inviter Monsieur ? Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée … répondit-il géné.
- Ben pourquoi ? Il doit s'ennuyer tout seul dans votre maison ? Manoir ? Château ?
Tout le monde rigola à l'énumération des évocations de l'habitation de la famille Hale.
Isaac se laissa finalement convaincre bien qu'il était sur de connaitre déjà la réponse. Il alla dans le salon et appela. Tout le monde était resté dans la cuisine mais sans faire le moindre bruit.
- Allo Monsieur ?
- ….
- Monsieur Stiles souhaite vous inviter à dîner.
- ….
- Monsieur ?
- ….
- Très bien. Nous vous attendons. Demandez à Gaël de vous accompagner, il connait …
- ….
- Mais Monsieur !
- …
- Bien. A tout de suite.
Il raccrocha, ne comprenant plus rien. Il pensait connaître Monsieur. Mais finalement, ce dernier était encore plein de surprise.
