Comme promis, le bonus. J'ai écrit ce chapitre afin de donner la possibilité d'avoir une autre fin.


Loin, très loin de Beacon Hills, un hurlement déchira les airs et un homme aux allures de loup s'élança à corps perdu dans une course effrénée. La pleine lune aidant il se transforma complètement poussé par une douleur lancinante et harassante. Pourquoi était-il un jour partit ?

Cela avait commencé par un pressentiment. Puis, très vite, était venu le malaise, persistant, lui broyant les entrailles. Il n'aurait jamais dû le quitter. Pourquoi n'avait-il pas écouté son cœur ? Cela faisait des années qu'il n'avait plus ressenti de douleur aussi vive, de celle qui vous transperce de part en part et vous laisse pourtant entier et en vie, pour vous blesser encore plus fort la prochaine fois.

Mais tout n'était pas perdu. Il lança une nouvelle lamentation et plus déterminé que jamais accéléra la cadence. Il voulait être là-bas avant le lever du jour.


Moite de sueur, Stiles s'éveilla dans un brusque sursaut poussant un cri effroyable. Il secoua la tête jetant des regards anxieux tout autour de lui quand ses yeux se posèrent sur les rayons de la lune filtrant par la fenêtre entrouverte. Angoissé et perdu, il plaqua une main tremblante sur sa gorge ses ongles griffant sa chair. La tête lui tournait et une terrible nausée lui nouait l'estomac. La respiration saccadée, les yeux exorbités, le cœur battant à tout rompre, il exhalait une terreur farouche. Quel épouvantable et tragique cauchemar il venait de faire !

Une douleur insupportable étreignait la poitrine du jeune homme qui tentait tant bien que mal de ne pas craquer face à tant d'émotions refoulées. Ses yeux le piquaient et il cligna des paupières pour refouler des larmes menaçant de s'échapper. Il se refusait à pleurer. Ce n'était qu'un rêve, rien de plus qu'un putain de maudit rêve même s'il avait été bien trop réel à son goût. Mais il n'y avait aucune raison de sangloter. Rien de tout ça n'était vrai. Que ce soit le retour de Derek à Beacon Hills annonçant un danger, une merveilleuse nuit d'amour emmêlés l'un dans l'autre, l'appel de Lydia, ou bien encore leur mort à tous les deux. Rien, absolument rien n'était la réalité. Pas même ce fichu lien entre le loup et l'humain. Il avait juste fait un terrible cauchemar. Alors pourquoi se mettre dans tous ses états ?

Stiles aurait pu trouver n'importe quel prétexte mais il ne pouvait se voiler la face. Il connaissait les réponses à ses questions silencieuses. Il laissa alors tomber le masque et se mit à pleurer à chaudes larmes son corps se contractant sous des sanglots incontrôlés. Oui, rien de tout ce qu'il avait vécu en cauchemar n'était concret mais cependant, une chose demeurait. Ses sentiments pour Derek. Il l'aimait et cet amour le consumait.

Seul dans les ténèbres de sa chambre, les genoux contre lui et la tête enfouie dans ses bras, Stiles n'entendit pas l'intrus pousser la fenêtre ni même s'approcher posant sur lui un regard rougeoyant.

Derek dévisagea longuement l'humain ses prunelles brillant comme deux diamants éternels. La détresse de Stiles était palpable et elle lui prenait aux tripes. Il comprit alors à quel point il lui avait manqué et comme il avait eu peur de le perdre à jamais.

Silencieusement, il combla la distance entre lui et Stiles s'agenouillant près de son lit.

- Stiles !

Plus qu'un murmure, une douce caresse qui donna un léger frisson au jeune homme.

- Stiles !

Derek voulait le toucher mais il craignait de le faire sursauter.

- Je dois être complètement atteint, voilà que j'entends la voix de Derek maintenant. Maudit cauchemar.

Stiles se recroquevilla davantage. Son esprit lui jouait des tours. Il était seulement empêtré entre rêve et réalité.

- Tu n'es pas fou Stiles. Je suis bien là.

Comme pour appuyer ses dires, Derek alluma la lampe de chevet ce qui l'effet escompté sur Stiles qui sursauta de frayeur. Il se serait mis à hurler si le loup n'avait posé ses mains de part et d'autre de sa tête pour l'empêcher de pousser ce qui s'apprêter à être un cri strident fortement désagréable.

- Je t'en prie, ferme-là ! Je n'ai pas fait tout ce chemin pour t'entendre me hurler dans les oreilles.

Tout en parlant Derek le relâcha mais il eut droit en retour aux mains de Stiles tâtant son visage comme pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas là d'un mirage. Il leva les yeux au ciel mais le laissa faire observant l'humain qui semblait totalement déconnecté de la réalité. Quand ses mains dévalèrent sur sa poitrine, Derek les emprisonna et força Stiles à le regarder dans les yeux essuyant au passage quelques unes de ses larmes.

- Stiles ! Tout va bien. Je ne suis pas une hallucination. Tu n'es plus dans ton cauchemar.

A ces mots, Stiles parut reprendre vie mais secoua vivement la tête.

- Derek ?

- Oui. Je suis là.

- Mais…qu'est-ce que…je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu fais là ? Comment es-tu entré ? Non, laisse tomber cette question, ça je sais. Où étais-tu ? Et comment t'es au courant pour mon rêve ? Et…

Derek soupira bruyamment ennuyé par autant de questions qu'il écoutait à peine. Alors, dans un geste totalement imprévisible mais tendre, il captura les lèvres de Stiles dans un baiser étourdissant. Quand leur étreinte prit fin, il contempla avec satisfaction le visage devenu cramoisi de son amoureux, mais surtout il se félicitait de lui avoir cloué le bec pendant quelques secondes.

- Si tu pouvais la fermer cinq minutes et prendre le temps de réfléchir tu n'aurais pas à me poser toutes ces questions agaçantes.

Stiles, les yeux dans le vague était décontenancé par les propos du loup, mais surtout il était totalement bouleversé par son baiser et ne parvenait à mettre son cerveau en route. Il avait bien trop pleuré et il était épuisé par sa nuit cauchemardesque.

Dépité devant l'air ahuri du jeune homme, Derek capitula. Visiblement, l'humain n'était pas en état de comprendre quoique ce soit et il était lui-même trop fatigué pour tout lui raconter maintenant. Il avait couru une bonne partie de la nuit après s'être réveillé d'un terrible cauchemar où lui et Stiles perdaient la vie. Ils se parleraient demain. Bien décidé à rester, il se redressa, retira ses vêtements conservant uniquement son boxer et ordonna à Stiles de se pousser.

- Mais mais… qu'est-ce que tu fais ?

Pas que Stiles fut mécontent de devoir partager son lit avec le loup, mais il n'était pas sur de vraiment comprendre ce qui se passait. Trop de choses arrivaient d'un coup et il était difficile de suivre. Et puis Derek était bien trop sexy…

- Écoute-moi bien par ce que je ne te le dirais pas deux fois ! Commença Derek en lui attrapant le menton pour l'obliger à le regarder dans les yeux. Je t'aime Stiles Stilinski et je te promets que tant que tu seras prêt de moi il ne t'arrivera jamais rien.

Derek lui accorda une minute pour s'imprégner de ses paroles avant de se détourner pour éteindre la lampe et se coucher remontant les couvertures sur eux.

- Maintenant, dors !

Stiles se laissa faire quand Derek le força à se tourner et qu'il le captura dans l'étau de ses bras. Il ne comprenait toujours pas ce qu'il se passait mais il savait au plus profond de lui que tout ceci était cette fois ci bien réel et qu'il ne ferait plus jamais de cauchemar tant que Derek serait près de lui.

Avant de s'endormir, il susurra sa plus intime confession un demi-sourire sur les lèvres.

- Je t'aime Derek !

Dans son dos, des yeux comparables à la couleur du sang brillèrent plus intensément l'espace d'un instant avant de reprendre leur éclat naturel. Bien sur qu'il l'aimait, il ne pouvait en être autrement. Et demain, quand le soleil se lèverait Derek lui raconterait probablement l'histoire d'un lien unissant un homme et un loup. En attendant, ils allaient profiter de leur corps collés l'un à l'autre et de leurs mains entrelacées, le tout dans un parfait mélange d'amour et de douceur. Tout était bien même si Derek ne s'expliquait pas qu'il puisse à travers un rêve être redevenu un alpha. Il décida de mettre ça sur le compte de son amour pour l'humain. Avant de se laisser tomber dans les bras de Morphée, il déposa un tendre baiser dans le cou de son amant un délicieux sourire étirant ses lèvres.


Voilà, cette fic est définitivement terminée. Merci de m'avoir lue.