Salut tout le monde ! Je remercie vraiment beaucoup toutes les personnes qui me donnent des reviews. J'essaye de répondre un maximum à chacun d'entre vous.

Voila la suite de l'histoire.

Bonne lecture !


Il rejoignit les autres dans la cuisine. Il y régnait un silence presque religieux. 4 paires d'yeux le regardaient fixement.

- Monsieur va venir d'ici peu répondit succinctement Isaac.

Cora retint un hoquet de stupeur. Depuis plusieurs mois, son frère n'était pas sortit de chez eux. Stiles se rendit compte de l'attitude de Cora. Mais soupçonna le jeune homme de ne pas avoir tout dit.

- Et ? dit-il en le regardant fixement.

- Il vient à moto. Seul.

Cette fois-ci, Cora ne put retenir un cri.

- Mais ce n'est pas juste ! Pourquoi lui il peut sortir sans personne alors que moi j'ai toujours quelqu'un avec moi ! dit-elle en se mettant à bouder.

Stiles se baissa à son niveau et la prit dans ses bras.

- C'est parce que ton frère s'inquiète beaucoup pour toi et qu'il ne veut pas qu'il t'arrive pas quelque chose essaya-t-il de la rassurer.

La petite le regarda, des larmes aux yeux. Elle jouait très bien la comédie se dit Stiles en voyant une petit lueur dans les yeux de la petite fille qui ne mentait pas. Il se releva et lui passa la main dans les cheveux.

- Tu lui as donné l'adresse ?

- Connaissant Monsieur, il la connait déjà dit le jeune homme en regardant le sol.

Stiles devint soupçonneux d'un seul coup. Avait-il fait une enquête sur lui ? Remarque, cela lui parut logique mais quand même, il aurait préféré qu'on lui demande directement.

- Bon, ce n'est pas tout, mais il est temps que je m'y mette.

Aller, hop tout le monde sort de la cuisine ! J'ai besoin d'espace ! Et non Scott tu ne peux pas rester avec moi. Si tu reste, il ne restera plus grand-chose à faire cuire.

Le susnommé fit les yeux outrés de quelqu'un que l'on accusé à tort mais ne put rien faire contre le regard de Stiles qui se voulait intraitable.

Quelques minutes plus tard on entendit Stiles fredonner pendant qu'il commencer à cuisiner. Il chantait tout et n'importe quoi. Mélangeant les paroles des chansons mais aussi des paroles de son invention. Cela donné un mélange très particulier, et parfois, pas forcément agréable à entendre. Cora se boucha plusieurs fois les oreilles. Son père intervint.

- Quand il est comme ça, impossible de faire quoique ce soit pour l'arrêter. Mais je peux vous rassurer que sa cuisine est bien meilleur que ces …

Il ne trouva pas de mots pour qualifier les paroles que prononcer Stiles. On pouvait le voir de temps en temps par l'encadrement de l'entrée de la cuisine se déhancher sur les paroles qu'il chantait. Isaac ne put s'empêcher de pouffer. Un regard vers Scott et ça se transforma en fou rire.

- Je vous entends ! cria Stiles

Cela ne fit que les rendre plus hilares. Cora les rejoignit et son père avec le sourire jusqu'aux oreilles. Puis la sonnette d'entrée sonna. Avant quelqu'un ne se lève, Stiles était déjà sur la porte en train de l'ouvrir. Les mains pleines de farine, le visage aussi, il ouvrit à Derek. Qui marqua un temps d'arrête devant le jeune homme recouvert de farine. Il leva un sourcil en se demandant s'il avait bien fait de venir et s'il n'entrait pas dans une maison de fou.

- Tines Derek ! Vas-y rentre. Tu n'as qu'à rejoindre les autres au salon pendant que je fini de faire à manger.

En l'entendant parler, Isaac et Cora se tendirent à nouveau. Comment aller prendre Derek le fait qu'on le tutoie ? Apparemment bien, puisqu'il entra sans faire la moindre réflexion. Il observa alors l'intérieur de la maison. Elle était bien plus petite que celle où il habitait. Mais dégageait bien plus de chaleur humaine. On pouvait sentir l'amour dans cette maison, la présence de chaque habitant se faisait ressentir. Ses yeux tombèrent sur la photo d'une femme. Surement sa mère pensa Derek. Il avança alors vers l'endroit que Stiles lui indiqua avant de retourner vers les fourneaux.

- Derek cria Cora avant de s'avancer vers lui pour qu'il la prenne dans ses bras.

Ce qu'il fit. Elle lui planta un bisou sonore sur la joue. Il regarda alors le garde du corps de sa sœur et lui fit un signe de tête appréciateur. Ce dernier se détendit. Il avait eu peur quand il avait du appeler Monsieur pour lui parler de l'invitation de Stiles. Puis les yeux du jeune homme se posèrent sur Scott. Seule personne qu'il ne connaissait pas. Il connaissait déjà le père de Stiles pour avoir déjà fait appel à lui sur une affaire de vol. Isaac prit les devant avant Scott. Il lui posa une main sur l'épaule.

- Voici Scott McCall, le meilleur ami de Stiles, Monsieur.

Depuis ce qu'il s'était passé dans le manège de la maison hantée, Scott se posait milles questions. Il avait apprécié de sentir le jeune homme contre lui, tout tremblant. Il avait aimé lui passer la main dans les cheveux pour le rassurer. Et là, il appréciait le contact de sa main contre son épaule. Que lui arrivait-il ?

Le geste n'échappa pas à Derek qui ne releva mais qui le rangea dans un coin de son esprit. Cela fait un an que le jeune homme était au service de sa famille. Malgré son jeune âge, il avait fait un très bon travail jusqu'à présent. Il se tourna alors vers le Sheriff.

- Bonjour Sheriff lui dit-il en lui tendant la main.

- Bonjour Monsieur Hale. Heureux de vous rencontrer dans d'autres circonstances répondit se dernier en serrant la main du plus jeune.

- Hein ?

L'exclamation fit tourner la tête de tout le monde vers la cuisine. Stiles s'y tenait, avec les assiettes et les couverts à la main ainsi que les verres dans un équilibre très précaire.

- Tu connais Derek, Papa ?

- Oui. C'était sur une affaire de vol il y a un an ou deux.

Sous le choc de la nouvelle, Stiles voulut avancer. Mes ses jambes ne le suivirent pas et tomba la tête la première.

Scott en meilleur ami, connaissait par cœur Stiles. Le voyant avec autant de choses dans les mains, il s'était levé pour intervenir en cas de catastrophe. Qui ne manqua d'arriver. Pendant qu'il se jetait sur la vaisselle qui tombait, Derek intervint et retint par le bras le jeune homme qui tombait. Alors que sa main entrait en contact avec la peau de Stiles, ils sentirent tous les deux une sortent de courant électrique les parcourir. Ils se regardèrent dans les yeux et chacun put lire l'étonnement dans les yeux de l'autre. Une fois remit debout, Derek le lâcha, mettant fin à la sensation bizarre. Stiles passa la main sur l'endroit où Derek l'avait attrapé. Sa peau était comme brulée. Pourtant il n'y avait aucune trace. Cela se passa seulement en quelques secondes, et personne n'y fit attention. Sauf les deux protagonistes. Détournant le regard, gêné, Stiles s'excusa et reprit les assiettes des mains de Scott qui refusa de lui laissait autre chose dans les mains.

- Te connaissant, on va avoir besoin de remplacer toute la vaisselle de la maison avant la fin de la soirée.

- Scott ! cria Stiles.

- C'est déjà fait 4 fois ! lança son père en riant.

- Pff, c'est juste que je n'aime pas la vaisselle que tu avais acheté, dit Stiles, rouge comme une pivoine.

Ce fut dans la bonne humeur qu'il installa la table. Elle était assez grande pour accueillir tout le monde sans avoir à se serrer. Puis Stiles fixa Isaac. Quelque chose le chiffonnait depuis un moment déjà.

- Heu Isaac, tu comptes garder ton costume longtemps ?

Ce dernier leva la tête. Il ne voyait pas le souci qu'il y avait avec son costume.

- Ben tout le monde est habillé normalement, il n'y a que toi qui semble dans cette tenue. Et j'avoue que ça me fait bizarre.

Si tu veux, je peux te prêter quelques vêtements !

- Mais ! tenta de répliquer Isaac.

Mais avant même qu'il ait put dire quelque chose, il était entrainé par Scott et Stiles dans la chambre de ce dernier. Il jeta un regard vers Monsieur. Il lui semblait avoir vu un léger sourire sur les lèvres de ce dernier. Mais avait dû rêver.

Stiles fouillait déjà dans ses tiroirs et armoires pour trouver quelque chose à lui prêter. Il savait qu'il avait un ou deux t-shirt trop grand pour lui. Après, il avait acheté un jean il y a peu et n'avait pas eu le temps de faire faire l'ourlet. Il lui tendit le tout et indiqua la salle de bain pour qu'il se change.

Il en ressortit quelques minutes après. Le jean lui allait plutôt bien mais le t-shirt était encore un peu petit. Il lui tendit le second qu'il avait trouvé. Au lieu de retourner dans la salle de bain pour se changer, il enleva celui qu'il avait. Scott retint de justesse une exclamation. Le jeune garde du corps était carrément bien foutu. On pouvait voir les muscles fermes sous la peau, les abdominaux clairement dessinés.

- Et ben dis donc, tu es sacrément bien foutu ! dit Stiles disant tout haut ce que pensaient les deux amis.

Scott lança un regard de panique vers son meilleur ami. Mais ce dernier ne le capta pas.

- Merci dit Isaac en enfilant le deuxième t-shirt. Dans mon métier, il faut se tenir en forme. Je fais du sport tout les jours.

Le second t-shirt, un t-shirt représentant le S de superman en plein centre lui allait très bien. Scott acquiesça silencieusement en posant un autre regard sur le jeune blond frisé. Les yeux d'Isaac se posèrent sur celui de Scott. L'adolescent remarqua alors la couleur des yeux de l'autre. Bleus. Aussi bleu de que le ciel. Stiles assista à la scène et son cerveau se mit en marche tout de suite. Il échafauda plusieurs hypothèses mais une seule retint son attention. Il se mit à sourire. Il fallait tout de même interrompre l'instant. Tout le monde les attendait en bas.

Cora s'avança et regarda de haut en bas son garde du corps.

- Je veux que tu sois habillé comme ça quand tu es avec moi ! dit-elle avec une voie impérieuse.

Isaac leva les yeux vers Monsieur. Ce dernier acquiesça.

- Si c'est que vous voulez Mlle ! répondit-il.

Contente d'avoir obtenu ce qu'elle voulait, elle rejoignit son frère. Une sonnerie indiqua que ce qu'il y avait dans le four était cuit.

Stiles se dirigea vers la cuisine pendant que tout le monde prenait place à table. On l'entendit jurer plusieurs fois. Puis finalement arriva avec trois plats. Dans les mains. Derek s'était levé le premier pour venir en aide au jeune homme. Isaac resta sans voix. Monsieur qui aide quelqu'un ? Il ne l'avait jamais vu comme ça. Décidément, ce Stiles avait quelque chose de très spéciale pour changer les gens autour de lui. Ils posèrent les plats sur la table et Stiles monta en vitesse vers sa chambre. On l'entendit à nouveau jurer. Il descendit avec quelques pansements au bout des doigts. Tout le monde comprit alors qu'il s'était brulé.

- J'ai oublié de prendre quelque chose pour attraper les plats dit-il comme pour s'excuser.

Son père leva les yeux vers le ciel sous l'incrédulité de Derek et d'Isaac. Scott lui rigolait.

- Franchement Stiles, si tu n'existais, je pense que l'on s'ennuierait fermement !

Tout le monde fut d'accord sur ce point.

Stiles avait préparé des pizzas aux boulettes de viande.

- Scott, je te pris d'en laisser pour les autres dit son meilleur ami, le plus innocemment du monde.

Scott s'offusqua et avala de travers. Stiles n'eut pas le temps de l'en empêcher, qu'Isaac, se trouvant à côté de lui, lui tapa dans le dos pour l'aider. Son meilleur ami se leva en quatrième vitesse et se précipita vers Scott. Ce dernier n'arrivait plus à respirer. Personne n'avait vu la chose venir. Et ne savait encore moins comment réagir. Mais Stiles semblait connaitre les gestes par cœur. Il se mit derrière lui, enlaça son torse dans ses bras et posa ses deux mains en un poing au niveau de son sternum. Il appuya et remonta. Il essayait de faire régurgitait. Cela ne fit rien les premières secondes, puis dans un dernier geste, Scott recracha la part de pizza qu'il avait avalé tout rond, sans même le mâcher.

- Idiot lança Stiles qui tenait toujours son ami.

Il le fit assoir sur sa chaise et repartit dans sa chambre pour en descendre quelques secondes plus tard avec un inhalateur. Il lui tendit. Scott en prit deux doses. Ses épaules s'affaissèrent de soulagement quand il retrouva sa respiration. Tout le monde le regardait ainsi que Stiles. Derek ne fixait que Stiles. Sous ses airs de maladroit, il avait fait ce qu'il fallait sans fausse note. Il avait su intervenir rapidement.

Après cet incident, Scott mangea que des petites bouchées et qu'il mâcha bien correctement.

- C'est la pizza préférée de Scott dit Stiles à la fin de repas tout en débarrassant.

Son meilleur ami, pour éviter d'être à nouveau sous les feux de la rampe, se leva rapidement et débarrassa. Une fois qu'ils furent seuls tous les deux dans la cuisine, il se tourna vers son ami.

- Merci ! dit-il simplement.

Il savait qu'il n'y avait pas besoin d'en dire plus. Stiles comprenait très bien les non dit.

- T'inquiète mon pote ! C'est normal ! Tu es mon meilleur pote, je dirai même plus mon frère ! Il faut bien s'aider !

Son vis-à-vis se lança.

- Que penses-tu d'Isaac ?

Stiles arrêta ce qu'il faisait.

- Pourquoi tu me demande ça ? dit-il avec un sourire en coin de bouche. Scott devint tout rouge et baissa la tête.

- Il te plait ?

Le jeune homme ne dit rien mais ses joues devinrent encore plus rouges. Stiles lui posa la main sur son épaule.

- Tu sais, que tu aimes un garçon ou une fille ne changera rien pour moi ! Tu es et tu resteras à jamais mon meilleur pote !

Scott releva la tête, les yeux brillant. Il prit Stiles dans ses bras et lui fit un câlin. Stiles lui rendit son étreinte. Scott renifla et rompu le contact. Ils finirent de faire la vaisselle. Le fils du propriétaire des lieux prit des bacs de glaces et les amena dans le salon.

- Qui veut une glace ? demanda-t-il.

Cora cria « moiiiiii » et se précipita vers le jeune homme. Elle voulut cassis, fraise et chocolat. Le mélange écœura un peu Stiles qui lui fit quand même. A peine la coupe servit, qu'elle l'attaqua de bon cœur. Elle frissonnait à chaque cuillère. Lorsqu'elle releva la tête, un rire cristallin envahit le salon. Stiles était plié en deux. Tout le monde regarda alors la petite Cora. Scott le suivit. Isaac sourit de toutes ses dents. Le sheriff eu un peu plus de retenue mais ne réprimât pas un rictus d'amusement. Quant à Derek, ben il souriait plus que timidement. Il n'avait pas l'habitude de sourire. Encore moins de rire.

Le Sheriff n'avait pas entendu son fils rire comme ça depuis la disparition de sa femme. La petite avait vraiment une bonne influence sur l'adolescent. Il observa Derek. Il savait le garçon très renfermé sur lui-même, très taciturne. Encore pire que Stiles. Derek ne se savait pas observé. Puisque lui-même regardait Stiles qui reprenait son souffle après avoir tant rit. Il servit tout le monde et remit les bacs de glace au congélateur. Cora s'installa d'office sur les genoux de Stiles. Elle s'endormit quasiment aussitôt. Il attendit un peu et se leva pour la déposer sur son lit. Il s'allongea quelques instants à côté d'elle. Et ne sentit même pas le sommeil l'envahir. Scott, ne voyant personne redescendre au bout de 10 minutes, monta.

- He, venez voir ! chuchota-t-il du haut des escaliers.

Tout le monde monta doucement et s'avancèrent vers la chambre du jeune homme. Ils virent Stiles profondément endormi auprès de Cora, un rayon de lune éclairant son visage. En paix. Derek en eu le souffle coupé. Il trouvé le jeune homme magnifique. Il n'avait jamais eu d'attirance pour aucun garçon. Il avait eu de nombreuses conquêtes féminines. Mais aucune d'elles n'étaient sérieuses, elles en voulaient toujours à son argent et sa réputation. Il n'avait jamais posé le regard sur un garçon. Jusqu'à la fois où il vit une tête dépassée de la porte lors de sa dispute avec Kate. Il avait croisé son regard et n'avait pas réussir à se le sortir de la tête.

Scott, aux côtés d'Isaac, avait passé négligemment sa main dans le dos du garde du corps pour s'appuyer et regarder. Se rendant compte de ce qu'il avait fait, il la retira immédiatement. Isaac avait sentit la main dans son dos. Le contact lui avait procuré de nombreuses sensations. Il avait déjà eu quelques aventures avec des garçons. Il se savait gay. Mais le jeune adolescent l'était-il ? Ressentait-il quelque chose pour lui ?

Scott se posait toujours autant de question. Mais l'acceptation de Stiles avait ouvert de nouvelles voies. Il n'avait eu de chance avec les filles, se prenant râteau sur râteau. Peut-être était-il simplement différent et qu'il fallait juste qu'il l'accepte.