J'ai passé une bonne partie de ma soirée à écrire la suite ! Surement le plus chapitre que j'ai écrit, toute fic confondues ^^ et ce n'est pas fini !

Bonne lecture en tout cas ! Et vive les reviews :D

Scott stoppa net dans son élan en voyant Stiles et Derek si proches. Enfin, surtout leur visage.

- Oups boulette dit-il en se tournant vivement.

Derek souffla et s'éloigna de Stiles à son grand déplaisir. Le jeune homme était encore tout électrisé par ce qu'il avait lu dans les yeux de son vis-à-vis, du contact sur son visage. Et d'avoir sentit son souffle si prés de son visage.

Finalement, Stiles se remit à respirer et la tête lui tourna. Sans s'en apercevoir, il avait retenu sa respiration. Il fut prit de vertige et manqua de tomber. Un bras fort et ferme le soutint. Derek. Il l'aida à s'assoir. L'adolescent reprenait contenance petit à petit. Il devait jouer la personne qui ne savait pas. Sauf que c'était lui qui avait proposé à Isaac d'inviter son meilleur ami au cinéma.

- Super dit-il en y mettant tout sa conviction et son énergie. Et il veut que vous y alliez quand ?

Scott n'avait toujours pas bougé. Son cerveau essayant d'analyser ce qu'il avait vu quelques minutes plus tôt. Il leva les yeux et croisa le regard de son meilleur ami.

- Mais mais … tenta-t-il de prononcer

Son regard faisait de nombreux aller retours entre Stiles et Derek.

- Qu'est ce qu'il y a Scott ? lança Stiles soufflant d'agacement devant le comportement du lycée.

Le regard froid et dur de Derek qui se trouvait derrière Stiles le fit ravaler sa salive. Finalement, il ne dirait rien.

- Rien en fait ! Je crois que je vais partir dit-il en franchissant la porte d'entrée.

- Je crois que je vais faire de même dit Derek en se dirigent à son tour vers la porte.

Stiles ne savait pas quoi faire. Devait-il retenir l'ainé ou le laisser partir. Il avait l'impression que s'il le laisser franchir la porte, il ne le reverrait plus. Il suivit Derek jusqu'à sa moto. Ce dernier enfilait son casque.

- Derek, attends !

Le jeune homme se retourna. Le visage de Stiles était juste à quelques millimètres. L'adolescent combla le vide et déposa un baiser rapide et chaste sur les lèvres de Derek. Le corps du jeune homme fut parcouru par un courant électrique. Jamais il n'avais connu ce genre de sensation. Et ça lui fit peur. Il enfila rapidement son casque, monta sur sa moto et partit. Laissant Stiles pantois.

Dés que la porte se referma, Stiles s'effondra et se mit à pleurer. Mais que venait-il de faire ? Il avait fait fuir la seule personne qu'il ne voulait pas voir partir. Il resta ainsi quelques minutes. Puis son corps bougea tout seul. Il montât les escaliers. Malheureusement, il loupa la dernière marche. Lui et sa maladresse. Il dévala l'escalier dans l'autre sens. Il sentit mais entendit aussi plusieurs os se casser. Surement des côtes. Sa tête cogna le sol avec force. Il sombra alors dans l'inconscience.

Derek venait tout juste de partir. Scott n'était pas loin. Il avait attendu que le jeune homme parte. Il se dirigea alors vers la maison du Sheriff. Avant même qu'il ne frappe à la porte, il entendit son meilleur ami pleurer toutes les larmes de son corps. Il avait assisté à la scène. Stiles déposant un baiser sur les lèvres de Derek. Ce dernier partant comme s'il devait fuir. Il s'apprêtait à partir mais entendit d'un seul coup des bruits de chutes et des gémissements. Il ouvrit en grand la porte et trouva son meilleur ami aux pieds de l'escalier, la tête en sang. Il cria et se précipita vers son meilleur ami. Il sortit, les mains tremblantes, son téléphone de sa poche et composa le numéro des urgences.

Quelqu'un décrocha. Il reconnut de suite la voix.

- Maman ! Stiles est tombé dans les escaliers, il y a du sang partout ! dit-il en sanglotant.

- Scott ! je fais partir une ambulance tout de suite. Pour le moment, il faut que tu arrêtes le saignement. Trouves quelque chose pour appuyer sur la plaie …

Elle continua à lui parler doucement mais fermement. Il ne fallut que quelques minutes pour que l'ambulance arrive.

Derek ne comprenait pas ce qu'il lui avait prit. Il avait fui devant un simple adolescent. Mais les sensations qu'il avait ressenti lui avait fait peur. Comme quelqu'un, surtout un garçon, pouvait lui faire ressentir ça. Il roulait doucement pour ne pas avoir un accident alors qu'il était plongé dans ses pensées. Il vit les lumières de l'ambulance venir dans le sens inverse de son sens de circulation. Elle se dirigeait vers le lotissement de maison qu'il venait de quitter. Soudain, comme si son cœur se serrait, il eu un sombre pressentiment. Il fit rapidement demi-tour et accéléra vers la maison de Stiles. Son pressentiment s'était révélé exact. Stiles était étendu sur un brancard, la tête en sang. Il sauta de sa moto qui tomba au sol, enleva son casque tout en courant. Il aperçu Scott qui était dans l'entrée de la maison, les yeux humides d'avoir pleuré.

- Que s'est-il passer ? hurla-t-il.

Scott le vit. Un éclair de rage passa dans ses yeux. Derek ne le vit pas venir. Le poing de l'adolescent s'écrasa sur sa mâchoire. Il recula sous l'impact. Il regarda le lycée, incrédule, la douleur irradiant sa mâchoire, sa tête.

- C'est de ta faute s'il est dans cet état ! Ne l'approche plus jamais ! lança Scott avec hargne et colère.

Derek resta interdit. Puis réalisa ce qu'il venait de se passer. Sa fierté en avait prit un coup. Son regard se fit dur. Il regarda Scott et s'avança vers lui. Le lycéen couina et reculait au fur et à mesure que l'autre s'avançait.

Une sirène les sortir de leur affrontement. L'ambulance repartait. Et la voiture du Sheriff qui arrivait dans le sens inverse. John ne descendit même pas de la voiture. Il savait que c'était son fils qui étant dans l'ambulance. Lui qui n'aimait pas les hôpitaux, il ne pouvait pas y échapper cette fois-ci. Il aperçu rapidement Derek et Scott se faisant faces. Il réglera ce qu'il s'est passé quand il le pourra. Pour le moment, il devait suivre l'ambulance qui transportait la seule personne qui l'empêcher de sombrer.

Derek se retourna, ramassa son casque et sa moto et démarra. Il partit en direction de chez lui. Scott, s'étant calmé, récupéra les clés de la jeep de son ami et fonça vers l'hôpital.

Stiles y resta une semaine. A la fin, il hurlait presque pour qu'on le laisse sortir. Tout le monde le connaissait. Ils l'avaient souvent vu lorsque sa mère était hospitalisée. Chacun comprenait pourquoi il ne voulait pas rester une minute de plus. Bien que ses blessures soient soignées très rapidement, à la grande surprise des médecins, ces derniers voulaient être sur qu'il n'y aurait aucun séquelle. Alors qu'il préparait ses affaires, une des infirmières rentra.

- Bonjour Stiles !

- Bonjour Emma, répondit le lycéen avec un grand sourire.

- Cela fait plaisir de te voir sourire.

- Je suis désolé. Depuis la disparition de maman, je ne peux plus être dans un hôpital dit-il pour s'excuser.

- Nous le savons tous ne t'inquiètes pas.

En fait, je suis venu te voir parce que j'ai appris quelque chose il y a quelques minutes.

Elle s'arrêta. Elle connaissait le jeune homme. Elle se savait curieux. Cela ne manqua pas. Elle avait capté toute son attention.

- Il y a un certain Derek qui a appelé tous les jours pour prendre de tes nouvelles. Voir même plusieurs fois. Il semblait vraiment inquiet.

A entendre son nom, Stiles se tendit tout de suite. Emma s'en aperçu. Elle s'approcha du jeune homme et lui posa la main sur l'épaule.

- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mais je pense que tu es important pour lui. Et il semble important pour toi.

- Je ne sais pas. J'ai jamais ressentit ça dit-il en s'asseyant sur le lit.

La boite était ouverte. Il déballa tout ce qu'il ressentait. L'infirmière le serra fort dans ses bras.

- Je ne peux te dire qu'une chose : c'est de foncer. Tu sais, on ne rencontre pas la bonne personne tous les jours !

- Mais, c'est un garçon ! répondit Stiles pour essayer de se défendre tout en sachant très bien que c'est plus par instinct qu'autre chose.

- Et alors ? lança Emma. Je ne vois pas le problème, dit-elle avec un sourire.

L'acceptation d'Emma ouvrit comme une porte dans l'esprit de Stiles. Il comprenait maintenant. Il comprenait ce qu'il ressentait pour Derek. Il devait le voir. Dés que possible. Une fois que tout le monde lui ai dit au revoir, Stiles sortit de l'hôpital. Ce fut comme un coup de poing. Mais en moins fort. Quelque chose le serrait fort par la taille. Cora. Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Stiles l'attrapa et la serra fort.

- Je suis la Cora ! lui dit-il tout en la serrant fort.

Il vit Isaac à quelques mètres qui lui souriait.

- Tu n'imagines pas tout ce qu'on a du faire pour l'empêcher de venir te voir pendant la semaine.

- Tu as bien fait ! Ce n'est pas un endroit pour un enfant. Quel qu'il soit dit-il

- Elle ne fut pas la seule à être intenable ! lança Isaac le plus innocemment du monde.

Cora sortit sa tête du coup du jeune homme. Elle reniflait à tout va.

- Derek était tout grognon. Il cri sur tout le monde. Même moi …

Stiles devint tout rouge.

- Je te ramène chez toi ?

- Non, il faut que je parle absolument à Derek.

Ne posant pas plus de question, Isaac ouvrit la voiture. Cora ne lâchait pas la main de Stiles. 20 minutes plus tard, ils arrivèrent devant la maison ? Manoir ? Château ? de la famille Hale. Stiles sortit le premier, se mettant devant Cora. Il eu raison car les chiens arrivèrent en courant comme des fous. Il siffla une fois. Ce fut le même résultat. Les chiens culbutèrent tête la première dans leur élan. Stiles se mit à rire et s'approcha des chiens pour les caresser. Rejoint quelques secondes après par Cora.

Derek stoppa son geste. Il avait entendu le sifflement. Cela ne voulait dire qu'une seule chose. Mais il se posait encore tellement de questions. Stiles voulait-il de lui ? Pourquoi il ressentait quelque chose pour lui ? Un garçon ?

Il se donna encore plus à fond dans ce qu'il faisait pour se vider l'esprit. Pendant un temps.

Après un nombre incalculable de léchouilles (Stiles eut l'impression d'avoir prit une deuxième douche), Cora le tira par la main pour l'emmener jouer avec elle.

- Attends, j'ai quelque chose à faire ! Je reviens jouer avec toi juste après lui dit-il en lui faisant un bisou sur la joue.

Elle bouda un peu mais se rassura dés qu'il lui dit qu'il la rejoindrait pour jouer avec elle.

- Isaac, où est Derek ?

Le garde du corps savait dés le début qu'il allait vouloir lui parler. Comment cela allait-il se passer ? Il indiqua la direction où était Derek. Ne lui disant pas ce qu'il faisait. Il fallut presque plus de 20 minutes à Stiles pour trouver la salle où était Derek. Il s'était perdu plusieurs fois et avait demandé son chemin. Il s'approcha doucement de la porte. Il entendait quelqu'un souffler bruyamment. Il tourna très doucement la poignée. Qui ne fit aucun bruit. Il en remercia presque Dieu. Il entrouvrit tout aussi doucement la porte. Il ne passa la tête que quelques secondes.

- Woof poussa-t-il ne pouvant pas se retenir.

Il rentra immédiatement la tête. Il revit alors le petit sourire d'Isaac lorsque celui-ci lui indiqua où été Derek. Il se mit à le maudire. Il repensa à ce qu'il avait vu 2 secondes avant. Derek en train de faire des tractions. Torse nu. Stiles se mit à jurer. Il savait le jeune milliardaire bien battit. Mais à ce point. Des abdominaux saillants, des muscles à fleur de peau. Il sentait son cœur s'accélérer au fur et à mesure qu'il revoyait dans son esprit l'anatomie du jeune homme.

Derek avait entendu. Il avait entendu l'exclamation du plus jeune. Il arrêta ses tractions et s'approcha à son tour de la porte. Doucement. Il écouta.

- Mais putain, ce n'est pas possible d'être aussi bien foutu ! entendit-il.

Il passa la tête par la porte. Stiles marchait de long en large dans le couloir. Il ne l'avait pas vu. Le lycéen s'arrêta puis souleva son pull et son t-shirt.

- Il ne va jamais vouloir de moi. Je suis tout maigrichon, blanc comme un fantôme …

Il continua à essayer de trouver tous les défauts qu'il avait pour se rassurer. Il ne sentit pas Derek s'approcha doucement de lui. Il sursauta et ne fit plus un geste lorsqu'il sentit des mains se poser sur ses hanches et le coller contre quelque chose de dur, plein de muscle.

- C'est comme ça que tu me plait …

La voix douce et grave le fit frissonner de la tête jusqu'au pied. Il sentit un souffle dans son coup.

- Hum hum …

Derek et Stiles sursautèrent.

- Monsieur, je souhaite vous faire part de …

- A non ! Pas encore ! cria Stiles.

Les deux personnes furent surprit de coup d'éclat du jeune homme.

- Excusez-nous mais on doit parler de quelque chose ! dit-il en prenant Derek par la main et l'emmenant dans la salle de sport.

Il claqua et verrouilla la porte derrière lui. Le domestique était complètement surprit mais sourit de toute ses dents. Stiles ne réfléchissait plus. Il agissait que par instinct. Il plaqua Derek contre le mur et l'embrassa. Il gémit lorsque le baiser lui fut rendu. Derek posa ses mains sur les hanches du lycéen et l'attira encore plus à lui. Il accentua son baiser. Son corps était complètement électrisé par le contact de Stiles sur ses lèvres. C'était la même chose pour Stiles. Sans s'en rendre compte, il avait passé ses jambes autour de la taille du jeune homme. Il avait oublié quelque chose. Vital, il le savait. Mais il ne se rappelait. Jusqu'au moment où il dut s'arrêter pour respirer. A oui, il avait oublié de respirer. Il s'aperçut alors de sa position. Derek avait passé ses mains sur ses fesses pour le maintenir et lui-même avait enroulé ses jambes autour de la taille de son vis-à-vis. Il devint rouge comme une tomate.

Il se détacha de Derek.

- Excuses-moi, je ne sais pas ce qu'il m'a …

Il ne finit pas sa phrase. Derek l'avait embrassé à son tour. Il ne posa plus de question. Ils s'embrassèrent pendant de longues minutes. Puis quelqu'un frappa. Insista même. Derek souffla d'agacement et se sépara de Stiles.

- Quoi ? lança-t-il.

La porte s'ouvrit doucement. Il s'agissait du domestique qui les avait interrompus dans le couloir.

- Excusez-moi de vous déranger à nouveau Monsieur, mais c'est important !

- Parlez !

- Mais …

- Vous pouvez le faire devant lui ! dit Derek en prenant le jeune adolescent par les hanches et le plaquant contre lui.

Il était toujours torse nu.

- Vos parents. Ils seront là dans 2 heures Monsieur.

Ca eut l'effet d'une bombe sur Derek. Il se détacha de Stiles et se dirigea vers le domestique. Puis, se retournant, il accourut vers Stiles, déposa un rapide baisé.

- Prévenait tout le monde. Que tout soit en ordre dans une heure ! lança-t-il.

Le domestique blanchit devant le temps que laissé Monsieur pour tout mettre en œuvre. Mais sortit de la pièce en courant pour prévenir tout le monde.

- Ce n'est pas que je n'aime pas, mais ca serait utile que tu t'habilles non ? lança Stiles.

Et en même temps prendre une douche … Toute cette sueur me donne des idées …

- Des idées ? Quoi comme idées ? dit Derek sur un ton sirupeux, électrique et surtout où l'on pouvait entendre l'excitation.

Stiles recula un petit peu, sous le choc mais avec un grand sourire.

- Pas moyen Derek ! On ne se connait que depuis peu et tes parents arrivent dans très peu de temps !

- Et alors ? dis Derek en se rapprochant de Stiles doucement, tel un prédateur s'avançant devant sa proie.

Stiles faillit céder devant le regard bleu azur où il pouvait lire toute l'envie du monde. Mais devait résister.

- J'ai une règle : 3 rendez-vous. 3 rendez-vous et après ça, dit-il en désignant son corps, sera tout à toi !

- Tout sera à moi ? lança Derek.

- Oui … murmura Stiles tout rouge.

- Alors nous aurons ces 3 rendez-vous lui dit Derek en l'embrassa doucement.

Il put voir une lueur de joie dans les yeux du lycéen. Il alla prendre sa douche. Et se changer. Pendant ce temps, Stiles essaya de retrouver la chambre de Cora. Elle était allongée sur son lit, endormi, serrant dans ses bras sa poupée préférée. Il s'approcha d'elle et l'embrassa sur le front. Il resta prés d'elle quelques instants. Derek apparut dans l'encadrement de la porte.

- Elle t'aime beaucoup tu sais.

- Moi aussi je l'aime beaucoup cette petite princesse.

Le jeune homme s'avança. Il passa son bras autour du torse de Stiles et posa sa tête dans le coup du jeune homme. Stiles respira.

- Tu sens bon … dit-il par réflexe.

- Heureusement après une douche non ?

Stiles rigola. Il déposa un rapide bisou sur la joue de Derek.

Il y eu du mouvement dans le lit.

- Je le savais ! hurla Cora qui sautait partout.

Elle plaça son visage entre celui de Derek et Stiles.

- Vous êtes des amoureux ? demanda-t-elle le plus sérieusement du monde.

Stiles se pencha et lui dit quelque chose à l'oreille qui élargit son sourire jusqu'aux oreilles. Elle regarda Derek dont elle attendait une réponse. Le jeune homme regarda Stiles qui était tout rouge. Il lui dit quelque chose à son tour à l'oreille.

- Un bisou maintenant ordonna la petite.

Derek posa une main sur la nuque de Stiles et l'attira à lui pour l'embrasser. Il avait vraiment du mal à rester loin du corps de l'adolescent maintenant qu'il y avait gouté un peu. Ils s'embrassèrent. Un peu trop longtemps au gout de la petite qui les sépara.

- A moi maintenant ! dit-elle.

Derek et Stiles lui firent un bisou en même temps sur chaque joue. Elle était aux anges. Derek se souvint alors de quelque chose.

- Au fait Cora, Papa et Maman rentrent dans pas longtemps ! Il faut te faire belle pour les accueillir d'accord ?

La nouvelle fut accueillie par des cris de joie dans toute la chambre. Ils sortirent tous les deux de la chambre.

- Faites lui prendre un bain et habillez-là s'il vous plait ! dit Derek à la gouvernante qui le regarda de travers pendant quelques seconde avant d'acquiescer et de rentrer dans l'antre du dragon tellement elle criait de joie.

Derek sentait la gêne de Stiles. Il lui prit la main.

- Il va falloir t'y faire. C'est mon monde lui dit-il.

Bon il faut que je te laisse. J'ai quelques petits trucs à faire aussi de mon côté.

- Tu veux que je parte ?

- NON ! lança Derek se retournant vivement.

Non je veux que tu restes. J'ai cru te perdre une fois. Il est hors de question que je te laisse partir à nouveau.

Se rendant compte que ce qu'il venait dire ressemblait carrément à une déclaration, il se retourna et commença à partir. Stiles se colla à son dos.

- Ne m'abandonne pas alors ! Jamais ! Je tiens trop à toi ! Dés la première fois que je t'ai vu …

Stiles sanglotait. Il n'arriva pas à finir sa phrase. Derek lui prit les mains et les serra fort.

- Jamais ! Tu m'entends ? Jamais je ne te laisserai tomber !

Il l'embrassa le plus tendrement qu'il put. Il passa ses doigts sur le visage de Stiles pour essuyer les larmes qui tomber. Ce que aucun d'eux n'avait vu c'était les quelques domestiques qui avaient assisté à la scène. Jamais ils n'avaient vu le fils de leur employeur parler autant et surtout faire preuve d'autant de tendresse. Derek releva la tête, se sentant observé.

- C'est comme ça que vous travaillez ? tonna-t-il.

Tout le monde s'éparpilla comme une ruche à qui on venait de mettre un coup de pied.

- Bon faut que je file ! A tout à l'heure fit Derek.

Pendant ce temps, Scott avait bien d'autres préoccupations. Isaac. Il était passé tous les jours voir Stiles à l'hôpital. Il avait essayé de lui changer les idées mais rien n'avait fait. Son meilleur ami ne supporté pas les chambres blanches aseptisées. Son rendez-vous avec le jeune homme blond approché. Il était nerveux. Que devait-il mettre ? Quel parfum ? Quels types type de film il aimait ?

Alors qu'il faisait des essayages, sa mère entra et stoppa net. La chambre du lycéen était un vrai champ de bataille. Il y avait des vêtements, jean et tshirt confondus, partout sur le sol et sur lit.

- Je peux savoir ce qu'il se passe ici ? demanda Melissa ayant déjà une idée sur la réponse.

- Je vais au cinéma Samedi et je ne sais pas quoi me mettre.

- Heu Scott nous sommes Mercredi, tu as le temps de choisir une tenue non ? lança sa mère

Son fils ne l'écoutait pas. Il continuait de vider ses tiroirs et armoire.

- Scott McCall !

Son nom claqua comme un ordre. Il arrêta toute action et se retourna vers sa mère.

- Et si tu me disais comment elle s'appelle ? dit sa mère avec un léger sourire.

Scott était complètement prit au dépourvu. Sa mère avait devinait juste pour le rendez-vous mais pas forcément pour la personne. Il ne pouvait pas cacher ça à sa mère. Il se mit à murmurer.

- Qu'est ce que tu dis ?

- ….

- Bon tu parles plus fort s'il te plait ? commença à s'énervé Melissa.

Elle savait que si elle ne tirait pas les verres du nez de son fils, il ne dirait rien.

- Ce n'est pas une fille …

La nouvelle frappa Melissa de plein fouet. Si ce n'est pas une fille ? Alors ça veut dire que son fils était gay ?

Elle s'approcha de son fils qui gardait les yeux plantés à regarder le sol.

- Et comment s'appel l'heureux élu ?

Il leva la tête et croisa le regard de sa mère. Il put y lire tout l'amour qu'elle lui portait. Il la prit dans ses bras et se mit à pleurer. Elle avait rarement vu son fils dans cet état.

Ils passèrent l'heure qui suivit à parler d'Isaac. Il avait les yeux dans le vague dés qu'il évoquait comment était le jeune homme. Elle connaissait les symptômes. Son fil était vraiment amoureux. Elle l'aida même à ranger sa chambre et à choisir ses vêtements pour la sortie du samedi. Il alla se coucher. Il osa envoyer un message à Isaac.

« Tu veux aller voir quel film samedi ? »

Le téléphone d'Isaac vibra. Un message de Scott. Son cœur battit la chamade. Si un simple message de l'adolescent le mettait dans tous ses états, qu'est ce que ça serait samedi ?

Il répondit qu'il aimait tous styles. Et qu'il était sur qu'il ferait le bon choix.

Scott reçu la réponse. Il se leva directement et consulta les films passant au cinéma de Beacon Hill. Il y avait le nouveau Thor qui venait juste de sortir.

Il alla se recoucher et pensa à sa mère. Il ne pensait pas que sa mère allait aussi bien réagir en apprenant qu'il allait sortir avec un garçon. Lui-même avait encore du mal à réaliser.

Il ne put aller voir Stiles le lendemain ni le vendredi à cause de son travail à la clinique. Il lui envoya un message en le prévenant. Stiles avait très bien comprit.

Voila deux heures que Stiles tournait en rond dans la maison ? Manoir ? Château ? des Hales. Il voyait tout le monde s'afférer. Il sortit alors faire un tour. Il sentit les chiens arriver vers lui. Il s'amusa avec eux. Son rire cristallin s'éleva dans les airs et atteint la résidence. Plusieurs domestiques regardèrent par la fenêtre le jeune homme qui s'amusait avec les chiens. Et qui semblait avoir su amadouer le fils de leur employeur. Toutes les lumières s'allumèrent le long de l'allée.

- Stiles ! cria Derek depuis le perron.

Le jeune homme le rejoignit. Il lui prit la main. Cora se mit de l'autre côté de Stiles et lui prit aussi la main. L'armée de domestique se mit juste derrière. Une voiture arriva alors. Une vielle Rolls Royce des années 40 reconnut Stiles. Elle était magnifique. Il sentit Derek tremblait. Il lui serra la main tendrement. Un femme sortit de la voiture. Elle juste éblouissante pensa Stiles. Cora lâcha sa main et couru dans leur direction.

- Maman ! lança-t-elle.

- Ma petite-chérie ! répliqua sa mère.

Elle prit sa petite dans ses bras et la serra très fort.

- Et moi, je n'y ai pas le droit ? lança une voix masculine.

Stiles avait trouvé d'où venait la voix de Derek. De son père.

- Papa !

Elle tendit ses bras pour que son père la prenne dans ses bras. Derek lâcha la main de Stiles et s'avança à son tour.

- Père, Mère dit-il plus modéré que sa sœur.

Son père reposa Cora au sol mais lui tenant toujours la main. Il s'approcha de son fils.

- Derek dit-il en lui tendant la main.

Mais Derek avait quelque chose d'autre en tête. Ce qui étonna tout le monde, son père et sa mère les premiers. Il prit son père dans ses bras. Ce dernier, n'ayant pas du tout l'habitude de voir son fils faire preuve d'émotion, ne savait pas quoi faire. Un regard et un geste de sa femme lui indiquèrent quoi faire. Il passa la main dans les cheveux de son fils.

- Je suis content de te revoir, mon fils !

- Tu m'as tellement manqué Derek dit sa mère en le prenant dans ses bras. Derek lui rendit l'étreinte.

Ils se regardaient tous les deux. Qu'avait-il put se passer pour que leur fils change à ce point ? Derek se détacha. Il se tourna vers l'entrée et fit signe à Stiles de venir.

Ce dernier ne comprenait pas. Ils n'étaient même pas un couple, enfin officiellement. Et il le présentait déjà à ses parents. Cela voulait dire que c'était vraiment sérieux. Qu'il voulait de lui. Le cœur gonflait de bonheur mais aussi de timidité, il s'approcha de Derek et du reste de sa famille.

Comme si Cora avait sentit le malaise de Stiles elle lui sauta dans les bras.

- C'est tonton Stiles ! dit-elle naturellement.

Derek et Stiles faillirent faire une syncope. Quant aux parents, ils ne comprenaient plus rien. Qui était le jeune homme que leur fils avait appelé ? Pourquoi leur fille semblait tellement attachée à lui ?

- Je vous présente Stiles. Mon futur compagnon ! dit Derek d'un trait.

Le jeune lycéen devint alors tout rouge sous l'énoncé que fit le jeune homme. Le regard du père se fit tout d'un coup froid et scrutateur. Il détailla Stiles de la tête au pied.

Le jeune homme respirait la bonté même. Il ne semblait pas capable de faire du mal à qui que ce soit.

Derek connaissait son père. Il savait qu'il analysait Stiles. Il sentit obliger de rajouter.

- Ne te fis pas aux apparences. Il est plus fort qu'il n'en a l'air. Il a mit au tapis …

- Derek ! cria Stiles pour pas qu'il aille plus loin. Il n'aimait pas qu'on fasse son éloge.

Le père fit un signe de la tête. Ils en parleraient plus tard.

- Bienvenu Monsieur Stilinski. Il va falloir que l'on parle de deux trois petites choses !

- Chéri, ne lui fait pas peur ! s'exclama la mère de Derek.

- Ne vous inquiétez pas Madame. Mon père va avoir la même réaction par rapport à Derek.

Il avait une voix pure, sans artifice, sans ténèbres constata Eléna. Pourtant, elle semblait décelait dans le regard de ce dernier une souffrance enfouie. Mais elle était là. Elle verrait ça plus tard.

Elle s'approcha de Stiles et l'embrassa. Il respira le parfum. Le même parfum que sa mère. Il se perdit quelques secondes dans ses souvenirs. Cela ne manqua à personne. Puis il revint à la réalité comme si de rien n'était.

- Ce n'est pas tout, princesse, mais je te pose ! Tu commences à être lourde.

Il déposa la petite qui se réfugia dans les bras de son père. Isaac s'avança.

- Bienvenue chez vous Madame et Monsieur Hale.

- Isaac ! Ca me fait plaisir de te voir lança le père en tapant sur l'épaule du jeune homme.

Les parents saluèrent tous leur domestique. Derek et Stiles restèrent en arrière.

- Tu vas bien Stiles ?

- Oui, oui ne t'inquiètes pas ! lui répondit-il avec un petit sourire. Mais on pouvait sentir comme un voile de tristesse sur ce dernier.

Le repas se déroula normalement. Cora finit son diner sur les genoux de Stiles à manger sa glace. Elle s'endormit à nouveau. Cette fois, il confia la petite à la gouvernante qui alla la coucher. Il avait discuté avec les parents de Derek. Des gens brillants. Très brillants. Et très intelligents. Derek ne dit rien du repas, écoutant Stiles parler. Il n'en revenait pas. Le jeune homme lui avait caché qu'il était aussi cultivé, qu'il était aussi intelligent.

Puis à la fin du repas, le lycéen reçu un appel de son père. Lui demandant où il était et de rentrer. S'excusant platement, il demanda si quelqu'un pouvait le ramener. Le père claqua des doigts. Isaac entra.

- Oui Monsieur ?

- Ramènes Stiles chez lui s'il te plait !

- Très bien Monsieur.

Derek n'osait pas bouger pour lui dire au revoir.

- Hum hum !

Il regarda sa mère qui lui fit un signe de tête en direction du jeune homme qui passait la porte. Il se leva précipitamment et rejoignit l'adolescent. Ils regardèrent sortir leur fils.

- C'est beau d'être jeune ! Tu te rappels quand nous nous sommes rencontré ? dit son père.

- O oui ! Je t'ai trouvé tout de suite l'homme le plus séduisant du monde.

- Et moi la femme la plus belle que j'avais vu.

Isaac passa par le garage pour aller chercher la voiture. Il n'y avait personne dans le couloir cette fois-ci. Derek en profita. Il embrassa avec passion Stiles qui lui rendit sa passion.

- Ne fais pas de bêtises !

- Moi ? Faire des bêtises ? Moi qui suis un ange incarné répondis Stiles en faisant ses yeux de chien battu.

Ils entendirent la voiture se garer.

- On se voit bientôt !

- J'espère bien oui !

Stiles monta dans la voiture. Isaac lança la conversation.

- Tu as un effet bénéfique sur Derek, c'est impressionnant. En quelques jours, il a complètement changé. Il était intenable pendant que tu étais à l'hôpital. Comme un loup en cage.

- Pourquoi il n'est pas venu me voir ?

- Il était persuadé que tu lui en voulais de ce qu'il s'était passé.

- Au début oui, mais après je me suis dit que c'était de ma faute s'il avait fui.

- Je suis heureux pour toi et pour lui. Vous allez bien ensemble !

- Et toi alors ? Scott ?

- Comme tu m'as dit, je l'ai invité au cinéma Samedi.

- Oui j'ai remarqué, vu comment il a déboulé chez moi l'autre soir.

Ils parlèrent tout le chemin du retour. Une fois sortit, il se pencha au dessus de la portière et regarda Isaac.

- Je suis sur que tout se passera bien. Tu sais, Scott est parfois long à la détente. Il lui faut un coup de pouce de temps en temps !

Il rentra chez lui.

- Stiles, c'est toi ?

- Oui Pa !

- Tu aurais put me prévenir que tu étais sortit de l'hôpital !

- Ben je voulais le faire, mais Isaac et Cora sont venus me chercher. Et je devais parler à Derek.

- Et alors ?

Stiles savait très bien que son père savait qu'il se passait quelque chose entre lui et le jeune Hale.

- Ben pour le moment, pas grand-chose mais ça semble bien partit !

Il ne voulait pas rentrer dans les détails.

- Bon très bien ! Mais prends soins de toi s'il te plait hein !

- Promis Pa !

- Bon vas te coucher, demain nous partons pour le weekend !

Il jura intérieurement. Comment il avait put oublier ? Comment il avait put oublier que depuis la mort de sa mère, lui et son père partaient le weekend au bord de l'océan. Endroit qu'adoré sa mère.

La semaine à venir s'annonçait longue et difficile.