voila la suite mes petits loups (louves).

bonne lecture et vive les reviews.

Scott n'avait qu'une chose en tête : son rendez-vous avec Isaac l'après-midi même. Il se réveilla de bonne heure. Avant même son réveil. Ce qui n'arrivait jamais. Il se leva, nerveux. Il alla prendre son petit déjeuner et croisa sa mère qui prenait son café dans la cuisine.

- Si seulement, c'était la même chose pour le lycée ! dit-il

- Maman ! se plaignit Scott pour la forme avant de déposer un bisou sur la joue de sa mère.

- Ne soit pas si nerveux ! tout se passera bien.

Le jeune adolescent ne répondit pas et plongea sa tête dans son bol de céréales. Sa mère partit travailler peu de temps après. Elle souhaita bon courage à son fils. Ce dernier se retrouva seul dans la maison. Il monta dans la salle de bain et se fit couler un bain. Il savait que ça lui ferait du bien. Il resta plus de 2 heures dans la salle de bain. Il en ressortit un peu moins anxieux. Alors qu'il finissait de mettre ses chaussures, quelqu'un frappa. Son cœur fit un bon dans sa poitrine, et ce fut tout fébrile qu'il alla ouvrir. Isaac.

- Bonjour dit-il tout bas en regardant ses pieds.

- Salut Scott ! dit le blond frisée en souriant devant la tête gêné du lycéen.

Il le fit entrer en attendant qu'il finisse de se préparer. Le jeune garde du corps regarda vite fait l'intérieur de la maison. Il savait qu'il vivait seul avec sa mère.

- Tu es venu comment lui demanda Scott.

- Avec ma voiture.

- Tu veux que l'on prenne ma moto ? Ce sera plus simple pour se garer.

Isaac acquiesça. Scott lui tendit un casque. Il s'assit derrière lui et passa ses mains autour du torse de l'adolescent. Heureusement pour Scott qu'il avait le casque, sinon il aurait put faire concurrence avec une tomate bien mûre. Isaac remarqua que le jeune ne semblait pas trop mal foutu pour son âge. Ils arrivèrent devant le cinéma. Il n'y avait pas beaucoup de monde pour le moment. Scott indiqua alors le film qu'ils souhaitent qu'ils aillent voir. Cela convint à Isaac. Ils s'installèrent dans la salle. Le film n'avait pas encore commencé. Ils n'échangèrent aucune parole en attendant. Scott trop nerveux pour dire quoique ce soit et Isaac ne savait pas quoi dire pour rassurer l'adolescent. Le film commença. Les lumières s'éteignirent. Leurs mains n'étaient à seulement que quelques millimètres l'une de l'autre. Il ne manquait vraiment pas grand-chose pour qu'ils se touchent. Le film les aida un peu. Scott sursauta et posa sa main sur celle de d'Isaac. Ce dernier se demanda s'il allait l'enlever. Mais elle resta en place. Soudain, la main de Scott essaya de croiser ses doigts avec ceux du jeune blond. Son cœur fit un bon. Il serra alors la main pour lui faire comprendre qu'il aimait.

Scott ne quittai pas le film des yeux. Mais sa main semblait s'être s'animée toute seule. Il sentit Isaac lui serrait les doigts, entrelacés. Il souffla de soulagement. Puis, avant même de réfléchir à ce qu'il faisait, il posa son sa tête sur l'épaule du jeune garde du corps. Isaac frissonna au moment du contact. Il posa alors sa tête sur celle de Scott. Ils restèrent ainsi pendant tout le reste de la diffusion du film.

Lorsque la salle fut à nouveau sous les projecteurs, ils restèrent ainsi. Tout le monde autour d'eux les regarder. Certains en souriant, d'autres avec des regards plus méchants. Avec presque de la haine. Mais eux ne voyaient rien du tout. Ils réalisèrent qu'ils ne restaient plus qu'eux dans la salle. Ils se levèrent tout en gardant leurs mains accrochées l'une à l'autre. Au moment de franchir les portes, Scott se retourna, se mit sur la pointe des pieds et déposa un rapide baiser sur les lèvres d'Isaac. Puis reprit sa route, soudainement mal à l'aise par l'audace dont il venait de faire preuve. Ils se dirigèrent vers la moto du jeune homme. Ils la trouvèrent complètement démantibulée. Scott s'arrêta sous le choc. Ils entendirent des rires derrières eux. Ils se retournèrent. Un groupe de 5 jeunes étaient là, à les regarder de travers.

- Alors les pd, on est de sortit ? lança l'un d'eux.

Surement le chef pensa Isaac.

- C'est vous qui avez fait-ça ? demanda le jeune garde du corps sur un ton froid.

- Ouais et alors ? Tu vas faire quoi ?

- Ceci dit-il en s'élançant vers le groupe.

Il avait subit beaucoup de moqueries quand il était plus jeune. Mais il avait changé depuis. Beaucoup changé. Le chef fit signe à deux d'entre eux de s'occuper de lui. Ils furent à terre en l'espace de quelques secondes. Le chef se leva, surprit de la tournure des évènements.

Scott retrouva l'usage de ses membres et de la parole. Il aperçu Isaac se battre et mettre au tapis deux brutes. Il s'avança et se mit à ses côtés.

- Tiens, voilà l'autre qui vient à la rescousse de sa tapette ! lança le chef tout en riant.

L'un des deux assaillants qui étaient au sol avait dans les mains une barre en bois. Scott la ramassa.

- Vous allez me payer ce que vous avez fait !

Il s'élança à son tour. Il tenait le bâton d'un geste sur et efficace. Il faucha deux autres personnes. Le chef se retrouva alors tout seul.

- On fait moins le fier maintenant dit Scott près à en finir avec celui qui avait détruit sa moto.

Deux voitures de polices arrivèrent à toute vitesse. Un adjoint du Sheriff descendit.

- Scott c'est toi ?

- Tiens Matt ! lança l'adolescent. Viens t'occuper d'eux. Si tu ne le fais pas, je le ferai moi-même.

L'adjoint n'avait jamais connu le jeune homme dans cet état. Il s'avança alors vers le seul encore debout.

- Encore toi ! Ca t'as pas suffit la raclée que vous avez prise la dernière fois. Il faut que vous continuiez vos conneries ! Et bien crois moi que c'est la dernière avant un moment !

Il finit assis à l'arrière du véhicule. Il ne savait pas quoi penser. Depuis quand les lycéens savaient se battre ? Cinq de ses gars étaient dans un sale état suite à la rencontre d'un autre lycéen. Il lui avait semblé frêle et puis finalement avait donné une raclée mémorable. Et là, par deux jeunes pédales en plus. La honte.

Scott avait presque envie de pleurer. Il avait travaillé dur pour pouvoir se pailler sa moto. Et voila qu'elle était en miette. Isaac le prit dans ses bras et le sera fort. Un client, ayant vu la scène, se proposa de les ramener.

Après avoir remercié à plusieurs reprises la personne, ils se dirigèrent vers l'entrée de la maison de Scott. Ce dernier fit signe à Isaac de le suivre à l'intérieure. Il ne savait pas que sa mère était déjà rentrée de sa journée de travail.

Il entra tout en discutant avec Isaac sur l'état de sa moto.

- Tiens Scott, déjà de retour ? lança sa mère en le voyant débouler dans la maison.

Elle vit la mine sombre de son fils et se précipita vers lui.

- Que s'est-il passait ? demanda-t-elle, inquiète.

Ils lui racontèrent ce qu'il s'était passé. Elle remarqua que son fils n'avait pas lâché la main d'Isaac depuis qu'ils étaient rentrés. Isaac essayait de calmer et de consoler l'adolescent en caressant sa main avec son pouce.

- Ca ira mieux demain, mon chéri ne t'inquiètes pas ! Et pour ta moto, je vais voir ce que je peux faire.

Elle savait qu'elle devrait faire des heures supplémentaires en quantité pour pouvoir payer une nouvelle moto à son fils. Mais elle estima qu'il en valait la peine. Il embrassa sa mère et montât, suivit par Isaac. Le jeune garde du corps pénétrait enfin dans l'intimité du lycéen. Il sourit en voyant la chambre. Et remarqua un équipement de Crosse dans un coin de la chambre. Voila pourquoi il maniait si bien le bâton l'après-midi même. A peine franchit, Scott le prit dans ses bras et le serra fort. Il leva son visage vers lui. Et l'embrassa. Isaac y répondit avec douceur. Ils s'allongèrent sur le lit et continuèrent leur séance de bécotage. Isaac ne voulait pas presser le jeune homme même s'il en avait terriblement envie. Scott se mit en chien de fusil et l'attirât à lui pour le sentir contre son dos. La tentation fut encore plus grande pour le blond.

- Restes dormir lança timidement Scott.

Comme réponse, il eut plusieurs baisés dans le coup qui fit battre encore plus vite son cœur. Et son excitation grimpa encore plus haut. Mais il ne voulait pas précipiter les choses. Ils s'installèrent correctement et discutèrent une bonne partie de la soirée. Sa mère frappa pour les prévenir qu'elle sortait avec des collègues et qu'ils voulaient quelque chose, ils pouvaient se servir dans le frigo. Ou commander des pizzas. Ils se commandèrent des pizzas et s'installèrent devant la télé. Scott ne s'éloignait jamais d'Isaac. Il avait toujours moins d'un mètre entre les deux garçons. Il était plus d'une heure du matin quand ils montèrent se coucher. Sa mère n'était pas encore rentrée. Scott se déshabilla rapidement sous le regard scrutateur d'Isaac. Il avait eu raison. Pour son âge Scott était plutôt bien foutu. Comment les filles ne pouvaient pas le voir ? Il ne comprenait pas, lui qui trouvait le lycéen plus que très charmant. L'adolescent se glissa rapidement sous la couette. Il fut rejoint par Isaac. Les seules fois où il avait dormi avec quelqu'un, c'était avec Stiles. Isaac posa sa main sur le torse du jeune homme. Il pouvait sentir son cœur battre fort. Et surtout rapidement.

- On n'est pas obliger de faire quoique ce soit tu sais !

- Je sais oui … mais j'en ai envie ! répondit Scott.

Il monta alors sur Isaac et le regarda. Il le dévorait littéralement des yeux. Isaac ne restait pas inactif non plus. Ses mains se firent baladeuses et elles caressaient le corps du jeune homme. En lui donnant des frissons. Scott se pencha pour embrasser le jeune homme. Ses mains encadrèrent la tête du frisé et l'attira à lui pour partager un baiser langoureux et passionné. Isaac commença à déposer des baisers sur le torse du jeune homme. Ce dernier respira fort tellement que ce simple contact le mettait dans tous ses états. D'ailleurs, Isaac remarqua son état et sourit. L'adolescent possédé une très belle virilité. Il passa lentement ses mains sous son boxer et les laissa sur ses fesses. Scott lui jeta un regard plein de luxure. Et ce fut partit. Ils ne s'endormirent que très tard sur le matin. Chacun avait un sourire sur les lèvres. Ils étaient bien, dans les bras de l'autre. Ils passèrent la journée de Dimanche ensemble. Melissa sentit que quelque chose avait changé. Que son fils était moins timide, moins stressé. Elle se douta de ce qu'il s'était passé dans la nuit. C'est pour ça qu'elle avait dormi chez une de ces collègues.

- Au fait Maman, tu n'es pas rentrée cette nuit ! dit Scott.

- Non, j'ai dormi chez Emma. Je voulais bien dormir dit-elle avec un sourire.

Cette fois-ci ce fut au tour d'Isaac de rougir.

Stiles et son père rentrèrent dans la soirée du Dimanche. Même si c'était suite à un événement funeste, le fait d'être partit tous les deux leur avait fait le plus grand bien. Il monta sans manger et se coucha. Il envoya un message à Derek pour lui souhaiter une bonne nuit et s'endormit quelques secondes plus tard. John attendit avant d'aller se coucher. C'était la même chose chaque année. Cette semaine va être dure. Il attendit une heure puis entendit. Il grimpa en vitesse et entra dans la chambre de son fils. Qui venait d'hurler. Il s'approcha du lit et prit son fils qui pleurait à chaudes larmes.

- Elle me manque tellement dit-il entre deux sanglots.

- Moi aussi bonhomme ! Mais je suis là. Je ne vais te laisser !

Stiles se réveilla plusieurs dans la nuit. John prit le téléphone de son fils et déprogramma les réveils pour aller au lycée. Il était hors de question qu'il aille au lycée dans cet état. Stiles se réveilla dans la matinée. Il ne comprenait pas pourquoi il faisait si jour dans sa chambre. Quant il prit son téléphone il vit l'heure. 11h. Il sursauta et se leva d'un bon avant de retomber presque aussitôt. Il fut prit de vertiges. Il fallut qu'il attende quelques minutes pour pouvoir se mettre sur ses jambes sans que la terre tangue sous ses pieds. Il vit alors un papier par terre. Qui était surement sur sa table de nuit au départ.

« J'ai appelé le lycée. Reposes toi. Je reviens ce soir. Ton père qui t'aime »

Il se rassit sur le lit et pleura. Il erra comme un zombie pendant toute la journée. Il n'avait même pas faim. Tous les souvenirs de sa mère l'assaillaient par vague. John rentra avec les courses. Il lâcha tout quand il ouvrit la porte et découvrit Stiles au sol, roulait en boule, en train de pleurer. Il se précipita sur lui.

- Je suis là mon garçon ! lui dit-il en le prenant dans ses bras.

Il le monta dans sa chambre. C'était la première fois qu'il retrouvait son fils comme ça. Cette année va être difficile.

Derek s'inquiétait. Il n'avait pas eu de nouvelles de Stiles de la journée. Et encore moins le soir. Il tourna en rond pendant une bonne partie de la soirée. Il décida qu'il irait chercher Stiles le lendemain pour l'emmener au lycée. La nuit fut la même qu'avant pour John et son fils. Ils ne dormaient que par intermittence. L'un faisant des cauchemars et l'autre le prenant dans ses bras pour le calmer.

Le lendemain, laissant son fils dormir un peu, le sheriff partit un peu avant. Il voulait passer par l'hôpital pour voir si quelqu'un pouvait aider son fils. Repartant avec une poche de médicaments, il alla travailler. En fin de matinée, son 1ier adjoint entra dans le bureau. Il vit le sheriff endormit dans son fauteuil, des dossiers à la main. Il ressortit doucement et ferma la porte.

- Le premier qui fait du bruit, je l'étrangle avant de le jeter à la mer ! lança-t-il.

Il n'avait pas besoin d'être menaçant. Tout le poste savait qu'à cette période, le sheriff ne serait pas beaucoup présent. Ils s'attelèrent encore plus à leurs tâches, voulant soulager au maximum leur supérieure.

Derek arriva vers 7 heures devant la maison de Stiles. La voiture du Sheriff n'y était pas. Il frappa à la porte mais n'entendit aucun bruit. Il devait l'avoir loupé. Son père avait dût l'emmener. Alors qu'il allait remettre son casque, il entendit crier. Les cris venaient de la chambre de Stiles. Il n'hésita pas un instant. Ne pensant pas à son geste, il enfonça la porte. Elle lui résista. Il visa alors une fenêtre avec son casque. Elle se brisa sous le poids de l'objet. Il fit attention à ne pas se couper. Il entendait toujours les cris du jeune homme. Il se retrouva dans la cuisine. Il se repéra et se retrouva au 1ier étage en quelques secondes. Il ouvrit la porte. Et vit Stiles se battre avec ses draps en hurlant et en pleurant. La scène lui brisa le cœur. Il appelait sa mère sans cesse. Lui disant de ne pas partir. De rester avec lui. Derek le prit dans ses bras et le consola. Il fallu un bon moment avant que le jeune homme se calme et ne retombe dans un sommeil agité. Il faisait peur à voir. Il était tout pâle et il avait des cernes qui devenaient noires autour des yeux. Et il puait la transpiration. Derek enleva sa veste. Il alla dans la salle de bain et fit couler l'eau chaude. Il souleva le jeune homme. Il lui semblait léger comme une plume. Il ne se réveillait toujours pas. Il le déshabilla en essayant de ne pas le reluquer. Et le déposa avec douceur dans la baignoire. Il lui fit sa toilette, le sécha et l'habilla de vêtements propres puis le remit dans son lit.

John ouvrit les yeux. Il s'était assoupi pendant un petit moment. Il regarda sa montre. 15h00. Il se leva d'un bon. Il avait dormi pendant plus de 5 heures. Et pourquoi personne n'était venu le réveiller. Il remarqua alors que son bureau était dans la pénombre. Il n'avait pourtant pas souvenir d'avoir baissé les stores. Il ouvrit la porte de son bureau. Tout le monde était concentré sur son travail. Il n'y avait quasiment pas de bruit. En dehors d'un ou deux téléphones qui sonnait. Son adjoint le vit et s'approcha.

- Ton fil a plus besoin de toi que nous ! Rentres chez toi. Ne reviens que quand ton fils ira mieux !

Il vit plusieurs de ses collègues acquiescer aux paroles prononcées. Il remercia son subordonné et partit chez lui, le cœur un peu plus léger. Il aller pouvoir se concentrer sur son fils. Sa dernière raison de vivre. Il vit la moto noire dans l'allée menant à l'entrée de la maison. Il ne la reconnut pas du premier coup. Puis remarqua la fenêtre de la cuisine brisée. Ses sens rentrèrent en alerte, prit son arme à la main et pénétra dans la maison à pas de loup. Il fit le tour du rez de chaussée mais ne trouva personne. Il monta alors en étant prêt à faire ce qu'il fallait pour se défendre et défendre son fils. Il entendit des chuchotements dans la chambre de son fils. Il ouvrit la porte à coup de pied et pointa son arme. Sur Derek. Qui ouvrait grand les yeux et louchait presque sur l'arme du Sheriff pointait sur lui. Reprenant contenance, il plaça un doigt sur sa bouche pour éviter que John ne fasse trop de bruit. Il se leva et indiqua au père de Stiles de le suivre en dehors de la chambre, dont il referma avec précaution la porte.

- Mais enfin, que fais-tu ici ? Et comment tu es rentré ?

Derek lui expliqua. Il s'excusa pour la fenêtre brisée et prévint le Sheriff qu'il la ferait remplacer. Ils s'installèrent dans la cuisine.

- Que représente mon fils pour toi ? dit de façon direct John.

Derek en recracha presque la gorgée qu'il venait de prendre. Il réfléchit un moment.

- Votre fils a sauvé ma petite sœur. Lorsqu'il est venu la première fois chez moi et que j'ai vu ses deux grands yeux marron, je n'ai pas réussi à les oublier.

- Stiles a cet effet sur les gens. Quand il rentre dans la vie de quelqu'un, on ne peut plus l'oublier. Ni s'en passer. Sa mère était pareille.

- Comment était-elle ? demanda Derek.

John avala une bonne partie de sa bière pour se donner courage et raconta. De la naissance de Stiles jusqu'à sa disparition. Ils furent coupés à un moment par des cris de Stiles. Ils se précipitèrent tous les deux. John laissa faire Derek. Il était doux et tendre avec son fils. Il sentait qu'il pouvait lui faire confiance pour prendre soin de son fils. Il le regardait avec un tel regard. Le même qu'il avait quand il regardait sa femme. Un regard plein de tendresse. Ce qui contrasté complètement avec le Derek qu'il avait connu quelques années plus tôt, lors de sa déposition pour un vol sur leur propriété. Plusieurs minutes après, ils redescendirent tous les deux. John continua son récit.

Vint alors le moment de se coucher. Il ne fit aucune remarque lorsqu'il vit que Derek rejoignait son fils dans sa chambre. Le jeune homme se colla à l'adolescent et lui chuchota à l'oreille.

- Je suis là, tu ne risque rien !

Comme si Stiles avait entendu, il serra la main de Derek.

Le lendemain, le jeune homme fut réveillé par des cris et des cailloux qu'on lançait à la fenêtre. Il lui fallut un moment pour émerger et encore plus reconnaitre la voix qui criait. Il jura et se leva en faisant attention à ne pas réveiller l'adolescent. Il ne s'était réveillé qu'une fois dans la nuit. Les draps étaient trempés par ses pleurs et sa transpiration.

Il descendit les escaliers sans prendre le temps de s'habiller. Il ouvrit la porte !

- Scott ! Fermes-là ! Stiles dort ! dit-il sur un ton ferme et brut.

Scott resta interdit. Il s'attendait à tout, sauf à voir Derek ouvrir la porte. En boxer. Il se reprit.

- Et toi que fais-tu là ? lança-t-il sur la défensive. Et en boxer en plus. Qu'as-tu fais à Stiles.

Derek le tira à l'intérieure de la maison et le plaqua contre un mur.

- Mais putain, quand on te dit de la fermer, ça t'arrive d'écouter ? Si tu me le réveille, je te jure que je t'étripe et que je te donne à bouffer à mes chiens.

Scott trembla. Peu de personne arrivait à lui faire peur. Derek en faisait partit. Se rendant finalement compte de sa tenue, Derek remonta et redescendit quelques instants plus tard avec son jean et t-shirt. Scott lui tendit une tasse de café.

- Alors que fais-tu ici ?

Il lui raconta succinctement. En évitant le passage de la fenêtre brisé.

- Chaque année c'est pareil. Mais j'ai l'impression que c'est pire cette année. J'étais venu pour le faire sortir un peu. Mais je crois que je vais partir …

- Non, c'est bon reste. Je pense qu'il sera content de te voir se radoucit Derek.

Ils n'entendirent pas Stiles descendre doucement les escaliers. Il marchait au radar en essayant de se concentrer sur les voix dans la cuisine. Il avait reconnu celle de Derek mais pas la deuxième. Il se glissa doucement derrière Derek et glissa ses mains, glacées au passage, sous le t-shirt de ce dernier. Il sursauta au contact froid. Mais n'enleva pas les mains.

- Bonjour toi dit Stiles en lui faisant un bisou dans le cou.

Il tourna la tête.

- Tiens, bonjour Scott ! lança-t-il le plus naturellement du monde. Il était en caleçon.

Il s'approcha du frigo. Son ventre criait littéralement famine. Il ouvrit ce dernier et contempla ce qu'il y avait dedans. Son cerveau se mit en marche. Et remarqua la situation incongrue qui s'offrait à lui. Lui en caleçon en plein milieu de la cuisine, Derek d'un côté et Scott de l'autre côté. D'ailleurs, son meilleur ami ne prononçait pas le moindre mot en le regardant fixement. Ses neurones firent des étincelles et poussa un petit cri. Il referma vivement le frigo et remonta en moins de temps qu'il n'en fallu pour le dire dans sa chambre. Il revint un peu plus habillé, les joues rouges. Il ne s'était pas encore regardait dans un miroir. Il ne savait qu'il faisait vraiment peur à voir. Derek s'approcha de lui.

- Tu vas bien ? lui demanda-t-il d'un air inquiet.

- Oui oui ne t'inquiètes pas ! J'ai juste les crocs.

Il sortit tout ce qu'il pouvait du frigo. Beacon, jambon, fromage, salade et tout plein de sorte de légumes. Son père semblait avoir prévu le coup. Il se prépara une mixture qui donna la nausée à Scott et à Derek. Personne ne le dérangea pendant qu'il mangeait. Une fois mangé, et la vaisselle faite. Il amena son t-shirt à son nez.

- Bon il serait temps que j'aille prendre une douche moi !

Il passa à côté de Derek lui donna un rapide baisé et remonta.

- Il est toujours comme ça ?

- Oui. Il ne veut pas montrer sa douleur aux autres. Il lui faudra encore quelques jours pour allait mieux.

Chacun plongea dans ses pensées. Quand un cri les fit sursauter. Derek passa le premier et fonça la salle de bain. Stiles semblait choqué.

- Depuis combien de temps ?

Derek ne comprenait pas. Scott si.

- Ca va faire 3 jours …

Stiles s'effondra presque par terre. Il fut retenu de justesse par Derek.

- 3 jours répétait-il. Il eu un sursaut de volonté.

- Et papa ?

- Il est au travail.

- Mais il doit être fatigué …

- C'est moi qui me suit occupé de toi cette nuit.