Hello tout le monde ! Voici la suite.
Désoler pour l'attente, mais j'ai eu beaucoup de boulot donc moins de temps pour écrire !
Bonne lecture ! Et vivre les revew :D
Stiles réfléchissait. Pourquoi Derek semblait tenir à lui ? Pourquoi lui ? Question qu'il se posait de plus en plus. Il regardait Derek sans trop le voir, perdu dans ses pensées. Sentant qu'il était temps qu'il s'éclipse, Scott descendit, laissant les deux garçons seuls.
- Mais pourquoi ?
- Pourquoi quoi ? demanda Derek peut-être un peu trop brusquement.
Stiles se tût. Son vis-à-vis s'en aperçu et dépose une main sur la joue du jeune adolescent.
- Que se passe-t-il ?
- Pourquoi ? répondit-il avec des sanglots qu'il n'arrivait pas à retenir. Pourquoi es-tu avec moi ? Pourquoi veux-tu de moi ? Je n'ai rien à t'offrir. Je ne suis pas riche. Je suis pleins de défauts, je n'arrête pas de parler, de brailler, je suis blanc comme un fantôme et maigre comme un clou, je suis hyperactif et …
Il ne finit pas phrase. Derek venait de l'embrasser. C'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour empêcher le jeune homme de dire des bêtises. Comment pouvait-il penser qu'il n'avait rien à lui offrir ? En l'espace de quelques jours, il avait complètement chamboulé sa vie. Et pour rien au monde, il ne reviendrait en arrière. Il embrassa avec plus de fougue son compagnon. Qui, après un moment de surprise, lui retourna son baisé. La température monta d'un seul coup dans la salle de bain. Stiles avait déjà passé ses mains dessous le t-shirt de Derek. Quant à lui, il parcourait déjà le torse du jeune homme. Il eu un sursaut de volonté. Il arrêta les mains de Stiles et les prit dans les siennes.
- Je t'ai promis 3 rendez-vous. Je tiendrais parole. Maintenant, laves-toi et rejoins nous en bas.
Il se leva, embrassa l'adolescent, sortit de la salle de bain et referma la porte.
Dés que la porte fut fermée, il s'appuya sur un mur, hors d'haleine. Jamais personne, avec un baisé, ne l'avait mit dans un tel état. Il regarda son pantalon et rigola tout bas. Il avait été à deux doigts de ne pas tenir sa promesse. Mais il se devait de tenir. Même si la tentation devenait de plus en plus grande.
Stiles était dans le même état que lui. Si Derek n'avait pas arrêté de lui-même, il n'aurait jamais eu la volonté de le faire de lui-même. Intérieurement, il se maudit d'avoir imposé ces 3 rendez-vous. Il s'imagina alors ce qu'il aurait put se passer s'il n'avait pas dit ça. Il se mit à rougir en imaginant. Pour se calmer, il se mit sous la douche et fit couler l'eau.
Derek descendit quelques minutes après s'être calmé. Scott avait allumé la télé et avait monté le son, s'attendant à les entendre. Il fut surprit de voir le jeune homme descendre.
- Et Stiles ? demanda-t-il
- Sous la douche.
- Tout seul ?
Derek ne lui répondit même pas sous la remarque idiote qu'il venait de faire. Scott s'en rendit compte et détourna son attention sur la télé. Le silence s'installa entre les deux. L'un ne savait pas quoi dire et l'autre ne voyait pas l'utilité de parler. Les deux réagirent lorsqu'ils entendirent la porte de la salle de bain s'ouvrir. Puis la porte de la chambre s'ouvrir et se fermer.
Stiles finissait de se sécher. Il repensa à l'image que lui avait renvoyée le miroir. Il en avait eu peur. Jamais il n'avait été dans un tel état après des crises. Ses pensées dérivèrent irrémédiablement vers sa mère. Il sentit la crise venir. Il essaya de se calmer en respirant et expirant lentement et en vidant complètement ses poumons. Cela marcha. Quelques secondes seulement. Elle revint à la charge. Il sentait comme un poids de plus en plus lourd sur ses épaules. Il s'effondra au sol en se cachant le visage avec ses mains et ses larmes se mire à couler. Les sanglots gagnèrent en intensité. Soudain sa respiration eu un raté. Puis un autre. Et encore un. Il avait de plus en plus de mal à respirer. Il essaya de bouger mais ses muscles étaient complètement tétanisés. Dans un sursaut de volonté, il fit tomber sa chaise.
Quelque chose était tombé dans la chambre de son meilleur ami remarqua Scott. Il aurait dût l'entendre râler ou se plaindre de s'être fait mal. Mais là rien.
Derek regardait Scott. Lui aussi avait entendu le bruit. Mais il ne connaissait pas encore Stiles comme son ami pouvait le connaitre. C'est quand celui-ci se dirigea presque en courant vers la chambre de l'adolescent qu'il commença à vraiment s'inquiéter. Scott retrouva Stiles au sol, en train de suffoquer.
- Stiles, regardes moi ! lui dit-il doucement. Je suis là. Derek aussi est là.
Pour preuve, quelqu'un lui sera la main.
- Nous sommes là tous les deux. Il ne va rien t'arriver. Ecoutes ma voix, calme-toi.
Il répétait sans cesse ces paroles. Derek remarqua qu'il avait des gestes sûrs. Il avait dût faire ça de nombreuses fois par le passé. Stiles ne quittait pas des yeux ceux de Scott. Il s'agrippait d'une main à son t-shirt et de l'autre serrait la main de Derek. Il retrouva petit à petit sa respiration.
- Merci Scott dit-il faiblement
- Mais de rien mon pote répondit ce dernier en souriant.
- Je suis désoler Derek …
- Désoler de quoi ?
- De tout ça, de …
- Ne dis pas de bêtises ! Je ne sais pas dans quel état je serai si j'avais perdu ma mère ou mon père répondit-il tout en déposant un baisé sur les joues encore humides de son compagnon.
Stiles essaya de passer ses bras autours de son coup mais était trop faible. Le jeune homme l'aida et le déposa sur le lit. Seulement quelques secondes après, il s'endormit.
- J'ai toujours était là quand il faisait ses crises. Un jour, il en a fait une en pleine classe. Tout le monde le regardait comme un monstre de foire. Certains ont même rigolé.
Ils sont sortit de la classe avec le nez cassé. Et assez d'heures de colle pour le reste de l'année.
Jamais je ne l'abandonnerai !
J'ai vu comment il te regarde, tu sais. La seule personne qu'il a regardait comme ça c'était une fille. Dont il était amoureux depuis la maternelle.
Derek l'écoutait sans dire un mot. Il en apprenait plus sur celui qui prenait de plus en plus de place dans son cœur. Il voulait en apprendre plus !
- Je crois que son nom était Lydia. Il disait toujours qu'il allait l'épouser, qu'ils achèteraient une maison ensemble et qu'ils auraient plein d'enfants.
Le regard qu'il a pour toi est le même, mais en plus intense. Je ne l'avais rarement vu aussi heureux depuis plusieurs années. Tu es une bonne chose pour lui.
Sans même s'en rendre compte, il se retrouva plaqué au mur, le visage de Scott à quelques centimètres de lui.
- Si tu oses lui faire le moindre mal, je te promets que je te retrouverai et que je te ferai payer très cher que tu lui auras fait.
L'adolescent avait plus de force qu'il n'y paraissait. Il arrivait à peine à bouger. Faisant un signe de tête montrant qu'il avait bien prit en compte la menace, Scott se recula et le lâcha. Puis lui tapa dans le dos.
- Bon, là je crois qu'il est partit pour un bon moment. Que vas-tu faire ?
Il n'eut même pas besoin de réponse. Derek s'était allongé à côté de Stiles, et l'avait prit dans ses bras. Sachant que son meilleur ami ne risquait plus rien, il dit au revoir et retourna chez lui. Il déposa son vélo dans le garage où se trouvaient les restes de sa moto. Il ne comprenait pas la haine des gens.
Derek resta jusqu'au lendemain matin. Son père l'appela pour qu'il rentre, il devait voir certaines affaires ensembles. S'assurant que Stiles allait mieux, il s'en alla. Tout en restant inquiet. Il envoya un message rapide à Isaac lui demandant de passer dans l'après-midi pour voir si Stiles allait bien. Il ne savait pas que le garde du corps et le meilleur ami de son compagnon étaient ensembles. Il lui répondit qu'il n'y avait pas de souci et qu'il devait lui parler de quelque chose.
Il arriva et rejoignit son père dans son bureau. Ce dernier ne dit rien sur sa longue absence. Ils se mirent au travail. Il leur fallut presque la demi-journée pour traiter les dossiers qu'ils devaient voir ensemble.
- Alors, comment as-tu connu le jeune Stilinski ? demanda son père.
Il expliqua alors la mésaventure de Cora. Ce qui fit froncer très fort les sourcils du père.
- Et comment en es-tu venu à ressentir quelque chose pour lui ?
Il n'y avait que très peu de tabou dans la famille. Chacun respectait la vie privée de l'autre. Mais en cas de souci, il savait que ses parents étaient très ouverts. Et que s'ils pouvaient aider quelqu'un, ils le feraient sans se poser de questions.
- Je ne sais pas hésita Derek. Je crois que c'est venu naturellement. Quand j'ai croiser son regard pour la première fois je suis tombé dedans. Et je n'ai jamais pût en remonter.
Se père se mit à rire à son étonnement.
- Tu sais, ce fut un peu la même chose pour toi et ta mère. Et regardes où nous en sommes maintenant.
Son fils comprenait.
- Ne le laisse pas s'échapper ! Tu le blesseras un jour, surement.
Derek voulu rétorquer mais une main tendu de son paternel l'arrêta aussi efficacement qu'une balle.
- Laisses-moi finir. Même si tu sais que tu ne le blesseras jamais intentionnellement, tu le feras. C'est inévitable. Tous les couples traversent des eaux troubles par moment. Mais il faut en ressortir encore plus fort.
Votre relation n'en est qu'à son début. Et pourtant, j'ai vu le regard que tu poses sur lui. Et inversement. Vous êtes fait l'un pour l'autre, cela ne fait aucun doute.
Prends soins de lui. Il semble assez fragile. Conserve son innocence, c'est sa plus grande faiblesse mais aussi sa plus grande force.
Il écoutait son père. Il y avait bien longtemps qu'ils n'avaient pas parlé comme ça. Tous les deux.
- Je vais te dire honnêtement : ta mère et moi étions vraiment inquiets. Tu revenais régulièrement avec une fille différente. Tu semblais heureux, alors nous n'avons rien dit.
Derek acquiesça. Jusqu'à maintenant, il n'avait que jouer une pièce de théâtre où il était l'acteur majeur et les autres, ses pantins. Il faisait semblant pour ne pas inquiéter les gens autour de lui. Encore moins ses parents. Mais son univers avait complètement éclaté avec l'arrivée de Stiles. Il lui avait rendu sa vie et avait ouvert un autre chemin.
A la fin de leur discussion, son père le prit dans ses bras. Il lui rendit son étreinte. Il sortit du bureau. Isaac semblait l'attendre.
- Comment va Stiles ? demanda-t-il, l'inquiétude le prenant à la gorge.
- Bien Monsieur. Son père avait posé sa journée.
Le blond put voir les épaules de son vis-à-vis se détendre et souffler de soulagement.
- Tu voulais me demander quelque chose ?
Isaac devint tout rouge. Il savait qu'il n'aurait pas dut. Mais il savait maintenant que Monsieur ne lâcherait pas le morceau. Alors il essaya d'amener la chose doucement.
- Tu sais que j'ai horreur que l'on tourne autour du pot. Dis moi ce qu'il y a.
Il expliqua alors ce qu'il s'était passé avec Scott lors de leur sortie au cinéma. Sans rentrer dans les détails. Derek souriait intérieurement. Il avait rapidement comprit que son garde du corps ne restait pas insensible face au meilleur ami de Stiles. Il comprit rapidement où voulait en venir Isaac.
Scott entendit un bruit de moteur mais ne le reconnu pas. Il se plaça à la fenêtre de sa chambre et regarda. Qu'il quitta aussitôt pout descendre en trombe les escaliers. Il alla ouvrir la porte à la même vitesse. Puis sauta au coup d'Isaac. Ce dernier ne s'attendait pas autant d'enthousiasme. Il se reprit et embrassa l'adolescent.
- J'ai envie de toi lui souffla le lycéen.
Ils n'avaient même pas encore passé la porte d'entrée.
Deux heures après, ils étaient blottis l'un contre l'autre, sous la couette.
- Au fait, pourquoi es-tu passé ?
- A oui ! Habilles-toi, il faut que je te montre quelque chose.
Scott s'habilla, intrigué par le comportement de son petit ami. Ils allèrent au garage où se trouvé l'épave de sa moto et la moto avec laquelle était venu Isaac. Scott la lorgna de suite. Elle était magnifique.
- C'est … ? dit-il des étoiles dans les yeux.
- Oui, c'est bien une Aprilia RSV 1000R Mille.
Scott laissa ses mains se balader sur la carrosserie de la machine de course. Machine que même en rêve il n'avait espérer voir, et encore moins toucher. Et encore, il n'avait pas tout vu. Isaac lui tendit un casque. Scott n'en revenait pas. Il allait monter dessus. Il fut encore plus surprit quand le blond lui donna les clés. Il tremblait quand il mit les clés sur le contact. Il savait qu'il n'avait pas encore l'âge pour conduire. Mais il ne pouvait pas dire non.
Ils firent un tour de 30 minutes, en prenant les petites routes afin d'éviter les éventuelles voitures du bureau du Sheriff. Quand il coupa le moteur, Scott pleurait presque de joie. Il savait qu'il n'aurait surement plus jamais l'occasion de monter et encore moins de conduire une telle moto. Une fois le casque enleva, il s'approcha du garde de garde et l'enserra dans ses bras.
- Merci beaucoup dit-il tout ému.
- Attends, ce n'est pas fini souffla Isaac, heureux de voir l'effet de son souffle sur la peau de son jeune amant.
Scott s'écarta. Que pouvait lui réserver encore le garde du corps ? Il lui tendit une pochette. Contenant des documents. Il l'ouvrit. Et lu. Et faillit pousser un hurlement. Il avait entre les mains le certificat de la moto. Et elle était à son nom. Il leva la tête.
- Non, c'est trop dit-il en restant soufflé par l'émotion.
- Ne dis rien ! Cela me fait plaisir ! Et puis, c'est un peu de ma faute si ta moto est en mode épave maintenant.
Isaac se retrouva plaqué contre le mur du garage, Scott l'embrassant à pleine bouche.
La voisine avait décidé de sortir son chien. Elle avait entendu le bruit infernal de la machine des voisins. Elle n'appréciait que peu le jeune homme. Toujours en train de faire du bruit. Et son insupportable ami qui n'arrêtait jamais de parler. Cela faisait un moment qu'il n'était pas venu. Elle voulait aussi dire au voisin de faire moins de bruit. Elle vit de la lumière dans le garage et s'approcha. Elle passa la tête par la porte, son chien levant la patte sur le mur attenant. Elle eu un hoquet de surprise. Elle se retourna, prit son chien dans ses bras, et courut presque pour rentrer chez elle, et s'enfermer à double tour. Elle venait de voir son voisin embrasser un autre garçon. Un blond. Elle en resta choquée pendant plusieurs jours. Elle était persuadé qu'ils faisaient ça en douce, sans que la mère du jeune homme ne le sache. Elle devait lui dire. Elle devait lui parlait que son fils prenait la mauvaise voie et que Dieu ne le sauvera pas s'il continuait.
