Salut tout le monde ! Vraiment désoler pour le retard ! Non, ne me fapper pas ...
Je publierai le suivant (qui sera surement le dernier) dans la journée !
Bonne lecture en tout cas !
Et surtout merci à tout ceux qui me suivent, aussi bien sur cette fic que sur les autres !
Il n'y avait pas un bruit dans la salle. Personne ne revenait de ce qu'il venait de se passer. On aurait dit une danse. Jamais le père de Derek n'avait vu quelque chose comme ça. Les deux adolescents avaient en parfaite symbiose pendant un moment. Chacun complétait les gestes de l'autre. Et le tout dans un mouvement de grande fluidité. Ces deux là cachaient quelque chose. Il en était sur.
Il s'approcha à son tour de Stiles. Ce dernier, méfiant, se mit en garde.
- Inutile mon garçon. J'ai vu ce que je voulais voir. Très impressionnant !
- Merci monsieur répondit l'adolescent les joues devenant rouge sous le compliment.
Scott lui posa brièvement la main sur l'épaule avant de rejoindre Isaac qui avait toujours la bouche ouverte.
Il savait se battre. Peu de personne arrivait à le battre. Mais ce qu'il venait de voir était d'un tout autre niveau. Il n'avait pas besoin de poser de questions. Ses yeux en disaient long. Son compagnon se pencha vers lui.
- Je t'expliquerai tout plus tard ! lui souffla-t-il en l'embrassant.
Derek s'approcha de Stiles. Il lui tendit une serviette.
- C'est à ton tour d'aller prendre une douche dit-il dans un demi-sourire.
Stiles se souvint d'un coup ce qu'il s'était passé dans la douche le matin même. Il rougit encore plus. Cela n'échappa pas au père de Derek.
- Viens me voir après, il faut que l'on discute de deux trois petites choses. Derek, tu peux venir ?
Il le demanda par pure forme mais ce dernier savait qu'il était préférable de le suivre.
Stiles se repéra dans le dédale de couloir et trouva la chambre de Derek. Il n'y était encore jamais entré. Il poussa la porte et ne fut pas surprit pour autant. La chambre avait quelque chose d'aseptisée. Il n'y avait qu'un lit, un bureau, une chaise et un ordinateur. Il n'y avait rien d'autre. Il allait devoir remédier à ça rapidement. Il se dirigea vers la salle de bain. C'est là qu'il fut surprit. Elle faisait deux fois la taille de sa chambre. Elle était immense. Avec une grande baignoire dans un coin et une douche à l'italienne avec jets de massage dans un autre. En se rapprochant de la baignoire, il aperçut des petits trous. Un bain à bulle ! Alors qu'il se penchait pour regarder, il sentit quelqu'un le prendre par la hanche.
- Tu veux essayer ? dit une voix suave et pleine d'envies.
Il n'avait pas besoin de se retourner. Le souffle qu'il sentait dans son coup le fit frissonner. Il ne fallut pas longtemps pour que la baignoire soit remplie. Ils restèrent dedans pendant un bon moment.
Stiles se reposait, blottit contre le torse de Derek. Il était bien. Il était heureux.
Derek avait les yeux fermés. Lui aussi se sentait bien. Il se sentait complet pour la première fois de sa vie. Il avait quelqu'un qui l'aimait et qu'il aimait. Sa famille allait bien. Il dépose un baiser sur le front de Stiles qui le regarda. Il ne put résister à l'appel de ses lèvres.
Ils sortirent de la salle de bain plusieurs dizaines de minutes plus tard. Jamais il n'aurait cru qu'il pouvait aimer quelqu'un à ce point. Et le faire sien était un plaisir sans cesse renouvelé. Il ne s'en lasserai jamais.
Ils allèrent tous les deux rejoindre le père de Derek dans son bureau.
Ce dernier sourit devant le visage radieux qu'avait son fils. Il ne l'avait jamais vu comme ça. Enfin si, mais cela datait d'il y a longtemps.
- Bon, Stiles. Il faut que tu m'expliques certaines choses.
L'entretien dura une bonne partie de l'après-midi.
Scott avait suivit Isaac jusqu'aux quartiers des gardes du corps. Ils en croisèrent quelques uns qui se tenaient les côtes ou alors boitaient un peu. Scott se pinça les lèvres. Isaac lui posa une main sur l'épaule.
- Ne t'inquiètes pas pour ça. Monsieur est beaucoup plus dur avec eux !
Cela ne soulagea qu'à moitié le jeune homme. Isaac l'emmena dans sa chambre. Chacune avait sa propre salle de bain. Il se mit sous le jet de la douche avec bonheur. Il ferma les yeux pour en profiter un maximum. Il sentit une présence qui venait de le rejoindre. Il sourit. Il était heureux. Il avait enfin trouver quelqu'un. Il se retourna et embrassa Isaac.
- Je t'aime souffla-t-il dans un soupir.
Isaac répondit à son baisé. Il n'avait jamais autant aimé quelqu'un. Il savait que Scott était jeune mais il s'en fichait. Il ferait tout pour lui.
Ils restèrent pendant un bon moment sous la douche. Tous les gardes du corps étaient au courant de son attirance pour les garçons mais chacun s'en fichait. Ils étaient ici pour le travail pas pour autre chose. Chacun avait la vit privée qu'il voulait.
Quelqu'un souffla. Elle était enfin arrivée. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas fait la route à pied. D'habitude elle prenait le bus. Mais elle avait estimé que c'était urgent et n'avait put attendre ce dernier. Elle poussa la grande porte en bois. Il y régnait un grand silence. Un silence religieux. Elle entendit du bruit dans l'une des loges au fond. Elle s'y dirigea en trottinant. Elle devait faire vite. Elle ouvrit la porte qui grinça. L'homme se trouva à l'intérieure de la pièce sursauta et se retourna vivement.
- Vous m'avez fait peur !
- Désoler mon père. Mais je viens vous parler d'une affaire urgente !
Le ton qu'elle employa alerta le prêtre. Il l'a fit assoir et l'écouta. A la fin de son récit, il réfléchit bien. Ce dont elle parlé était sans aucun doute un péché. Mais de nos jours, cela ne voulait plus dire grand-chose. Et puis, il n'était pas foncièrement contre. Certes sa foi l'empêchait de cautionner ce genre de chose, mais si les deux personnes s'aimaient, pourquoi les en empêcher ?
Il croisa le regard de la vielle dame. Elle attendait. Attendait qu'il dise quelque chose, qu'il fasse quelque chose.
- Merci d'être venu m'en parler. J'irai les voir dans la soirée. Mais je ne vous garantit rien !
- Merci mon père. Je sais qu'ils vous écouterons. Ils le doivent pour le salut de leur âme ! cria-t-elle presque.
Elle ressortit de l'église rassurée. On l'avait écouté et on allait faire quelque chose. Il fallait faire quelque chose rapidement avant qu'ils ne se perdent en chemin et qu'ils ne puissent plus jamais en revenir. Cette fois-ci pour le retour, elle prit le bus.
Stiles avait expliquer sa théorie et comment il voyait les choses. Sa vision claire et simple de la situation surprit ses deux interlocuteurs. Ils n'avaient pas eu assez de recule pour voir les choses dans leur ensemble. Maintenant qu'on leur avait mit le doigt dessus, cela leur sembla normal.
- Bon, nous appliquerons ce modèle à partir de la semaine prochain sur une de nos usines.
- Mais mais essaya de rétorquer Stiles. Il ne s'attendait pas du tout à ça.
- Mais quoi ? Je ne vois pas le problème. Tu m'as ouvert les yeux sur de nouveaux horizons et je souhaite voir ce que cela donne le plus rapidement possible.
De plus, vu que c'est ton idée, il est normal qu'une part te revienne.
- Comment ça ? demanda Stiles tout en ayant une idée de la réponse.
- Si tout fonctionne bien, tu recevras une part de 10% des bénéfices.
Le cerveau de Stiles fit rapidement le calcul. 10%. Cela représentait une somme énorme.
- Je ne peux accepter ! Ce n'est pas mon argent c'est ….
- Il n'y a pas de discution possible. Nous verrons cela dans un mois.
A ces derniers mots, l'adolescent comprit qu'il n'aurait pas le choix. Il n'en revenait pas. D'ailleurs, il n'était pas au bout de ses surprises. Mais il ne le savait pas encore.
- Bon ce n'est pas tout, mais il est l'heure de passer à …
La sonnerie d'un téléphone retentit. Stiles devint rouge de honte et attrapa rapidement son téléphone. Au fur et à mesure de la conversation, il devint blanc. Derek s'inquièta tout de suite. Il s'approcha de son compagnon. L'adolescent raccrocha.
- Que se passe-t-il ?
- Tu te rappel le souci que nous avons hier soir ?
Derek s'en rappela très bien. Il fit un signe de tête.
- Ben apparemment, elle aurait remit ça ! Cette fois-ci, elle ne serait pas venu seule !
- Elle commence à me ...
Il ne put finir sa phrase.
- Que se passe-t-il ? demanda le père de Derek.
Son fils lui expliqua alors ce qu'il s'était passé la veille avec la voisine de Scott.
- Alons-y alors ! répondit se dernier en prenant le téléphone.
- Tu viens avec nous ? demanda Derek surprit.
- Ben oui ! Et puis, je veux rencontrer le père de ton compagnon.
Cette fois ce fut Stiles qui tremblait. La rencontre entre les deux pères. Il était heureux que cela se fasse mais pas de cette manière. Il aurait voulu préparer le terrain. Pour que tout se passe bien.
Derek le sentit de tendre. Il fut auprès de lui en quelques pas.
- Tout va bien se passer. Mon père est quelqu'un de gentil … Enfin la plupart du temps dit-il dans un demi-sourire.
Cela ne rassura pas complètement le jeune homme.
Le père de Derek avait appelé une voiture. Stiles envoya un message à Scott pour qu'il le rejoigne dans le hall d'entrée.
Il fut suivit par Isaac.
- Que se passe-t-il ?
- Il se passe que l'autre harpie a remit ça ! Elle est à la maison … Avec un prêtre !
- Hein ? fut la seule réponse de Scott.
Ils montèrent tous dans la voiture. Tout le monde fut surprit de voir le père de Derek conduire.
- On ira plus rapidement dit-il tout simplement en appuyant sur la pédale de l'accélérateur.
Stiles se crispa tout de suite. Il sentit la crise de panique arriver. Il regarda Derek d'un air implorant.
- Papa ! cria-t-il
Le père regarda dans le rétroviseur et vit que le petit-ami de son fils n'allait pas bien du tout. Il se gara sur le côté de la route. Stiles sortit de la voiture tout tremblant. La crise menaçait toujours. Cela faisait un moment qu'il n'en avait pas eu. Derek le tenait. Scott était resté dans la voiture mais était prèt à intervenir au cas où. Il devait laisser Derek s'occuper de la situation. Il allait devoir s'y faire.
Derek prit le visage de Stiles entre ses mains.
- Respires à fond ! Il ne t'arrivera rien, je suis là ! dit-il avec assurance.
Il put lire de la peur dans le regard de son vis-à-vis. Il fallut attendre plusieurs minutes pour qu'il se calme. Il remonta dans la voiture. Derek le prit dans ses bras pour le rassurer. Le père de Derek repartit mais en roulant tout doucement.
Ils arrivèrent devant la maison du Sheriff. Stiles sortit de la voiture en premier et fonça vers l'entrée. Il fut suivit pas tout le monde.
Lorsqu'ils arrivèrent au niveau de la cuisine, ils virent le Sheriff assis en face de deux personnes. La vielle femme et un homme assez jeune. D'une trentaine d'années. Elle se pencha ver lui et lui dit quelque chose en pointant du doigt les 4 jeunes garçons. Personne n'avait vu le père de Derek derrière. Il resta en arrière pendant un petit moment.
- Fiston, je te présente le Père Jeff !
- Bonjour mon Père.
- Bonjour Stiles. Et je suppose que tu es Derek dit-il à l'encontre du jeune qui se dressait à ses côtés.
Ce dernier confirma de la tête. Le père décida de se faire connaitre. Dés qu'il l'aperçut, le prêtre se leva tout de suite.
- Monsieur Hale ? Que faites-vous ici ?
- Bonjour Jeff. Je suis venu accompagner mon fils et son compagnon.
La vielle dame couina en entendant les derniers mots.
- Je vous l'avait dit … Ce sont des pécheurs ! Il faut faire quelque chose.
C'était trop pour Stiles.
- A non ca suffit maintenant ! cria-t-il.
Tout le monde le regarda étonné de son coup de colère.
- Nous avons le droit de vivre comme on veut. Alors fichez-nous la paix avec vos histoires de Dieu qui n'existe même pas !
- Comment osez-vous dire qu'il n'existe pas ? se leva la vielle dame, tout aussi énervé que Stiles !
- Vous voulez que je vous prouve qu'il n'existe pas ? dit Stiles sur un ton menaçant.
- STILES !
Tout le monde sursauta. C'était Scott. Son meilleur ami se tourna vers lui et s'aperçut de la boulette qu'il allait faire. Derek se posait de plus en plus de question. Qu'avait-il voulut dire par prouver que Dieu n'existe pas ?
Il n'eut pas le temps d'approfondir sa réflexion. Son téléphone et celui de son père venait de sonner à l'unisson. Chacun décrocha.
- QUOI ? hurla le père de Derek. J'arrive tout de suite dit-il alors qu'il raccrochait.
- Que se passe-t-il ? demanda Stiles un mauvais présentiment montant en lui.
- C'est Cora … Personne ne sait où elle est ! répondit Derek sur un ton mécanique.
