Chapitre 13

PDV Isa

« Subir : être l'objet sur lequel s'exercent une force ou un pouvoir non voulus, l'action de personnes ou d'événements inévitables ou pénibles. »

Voilà mot pour mot ce que je ne suis plus, alors oui, j'aurais pu attendre que ces parasites reviennent tranquillement refaire surface dans ma vie et qui plus est dans mon travail. J'aurais pu attendre lundi, mais voilà, je ne suis plus cette fillette apeurée qui laisse les autres choisir pour elle. J'agis, des fois trop vite, souvent trop fort, mais ne vaut-il pas mieux avoir des remords que des regrets ? N'ayant ni l'un ni l'autre je ne vois pas pourquoi je me priverais de leur couper l'herbe sous le pied.

Quelques coups de téléphone aux hôpitaux, car je suis certaine que Carlisle est relié à l'un d'entre eux. Une fois localisé, il me suffit de quelques mensonges et je suis en possession de leur adresse, armée d'une détermination à toute épreuve.

PDV Edward

Nerveux ? Moi, non pensé donc. J'en suis juste au point d'envier les humains qui trompent leur anxiété avec des tiges de nicotine.

Quatre jours, que nous sommes arrivés en ville ! Nous avions trouvé le plan parfait, nous devions reprendre contact avec Bella par le biais de son travail, Jasper avait grandement aidé pour « l'entretien d'embauche », injectant suffisamment de confiance dans l'esprit du directeur du FBI qui nous a tout simplement offert le poste que l'on convoitait dans cette brigade « non conventionnelle », mais efficace, bref, une heure plus tard, Morgan nous quitter, nous promettant qu'il se chargerait de tout.

Tout était parfait, mais voilà, c'était sans compter Isabella, comment a-t-elle su ? Quoi qu'il en soit, Alice s'est figée, dans une vision, il y a tout juste vingt minutes et nous a annoncé que Bella arrivait, là dans quelques minutes. Quatre jours, que je m'acharne à répéter inlassablement les paroles que je souhaite lui dire avec des mots préparés, les intonations soigneusement choisies comme mes comportements, brefs, je répète depuis quatre jours, et maintenant plus rien, pas le début d'une phrase ne me revient.

– Par pitié, arrête ! ! !

C'est Jasper, il n'en peut plus. Tout le monde est stressé et lui s'évertue à essayer de calmer le jeu, mais rien n'y fait.

– Trois minutes.

Alice, alias « Melle tic-tac clash ». Elle avait prévenu que ma belle arrivée en colère. Rien d'étonnant à ça, car contrairement à ce que l'on me rabâche depuis bientôt une semaine je la connais bien et nous voir débarquer comme ça dans sa vie ne doit pas être à son goût. Dans les premiers temps suite aux révélations de tous les miens, dire que je n'avais pas été surpris de son comportement aurait été l'euphémisme du siècle. Après, de longues heures à réfléchir a comment et surtout au pourquoi, je me suis rendu à l'évidence. Bella a toujours été combative, courageuse et bien souvent butée. Nous l'avions connue, adolescente. Une fleur à l'aube de sa vie, mais aujourd'hui elle est devenue une superbe femme et à l'instar de ses formes, son caractère a évolué. Mais elle reste ce qu'elle a toujours été, un chaton bagarreur qui se prend pour un tigre.

– Une minute.

Esmé, lisse pour la trois centièmes fois le plaid du canapé, Alice en fait de même avec nos tenues, Jasper ne compte plus les tsunamis de sérénité qui diffuse, Emmett saute partout et Rose, trompe son stresse à lui crier dessus, Carlisle se tient près de moi à croire qu'il a peur que je saute par la fenêtre et moi je cherche ces PUTAINS de phrases, mais toujours rien.

– TROIS.

La famille se poste au salon.

– DEUX.

Les regards se fixent vers la porte.

– UN.

Les respirations se bloquent.

TOC-TOC-TOC

Mes parents se dirigent vers la porte, il est normal que ce soit eux qui l'accueillent en premier, enfin, je n'ai pas insisté non plus trop occupé à savoir ce que j'allais lui dire.

La porte s'ouvre et son odeur me frappe en plein visage et comme à notre première rencontre le besoin qui se fait ressentir me submerge, mais contrairement à ce que je pouvais imaginer, il est loin d'être meurtrier. J'ai soif d'elle oui, mais pas de son sang, tout mon corps est au supplice, elle est là à porter de main, ma drogue, ma raison de vivre.

– Isabella, quel bonheur de te revoir !

– Carlisle, Esmé, je suppose que ma visite n'est pas une surprise.

Son ton, est sec et froid, mais le son mélodieux de sa voix, sera toujours le plus beau pour moi, si j'en crois l'intonation elle est bel et bien en colère, mais peut m'importe, elle est là.

– Je t'en prie entre, nous sommes tous là, il est vrai que nous t'attendions.

– Bella, ma chérie...

– Esmé, je vous en prie pas de faux-semblant.

Elle avait balayé l'accueil de ma mère du revers de la main, la dépassant pour entrer dans le salon, la tristesse du regard d'Esmé n'a pas entamé la froideur de Bella, on va y aller doucement, parce que tout chaton qu'elle est lorsqu'elle sort les griffes, mieux vos que nous restions prudents, nous avons tout le temps.

J'étais posté devant ma famille et lorsque je la vis franchir l'arche d'entrée du salon, j'eus qu'une envie, me jeter sur elle pour la prendre dans mes bras, mais lorsque son regard se posa sur moi je vis ses prunelles et dedans y régnait la plus grande des confusions émotionnelles qui m'a jamais été donné de voir, un tourbillon de colère, mais aussi de grandes souffrances et cette dernière se loge directement dans mon cœur. Sa démarche est nonchalante et la dirigeant droit vers moi, mais alors qu'elle n'était qu'à quelques centimètres elle me contourna d'un mouvement d'épaule pour ne m'offrir qu'un frôlement. Je savais Bella blessée, et emmurée dans sa colère, et que le chemin menant à sa confiance serait sinueux, mais ça fait mal. J'avais espéré que peut-être...

– Je vois que vous n'avez pas lésiné sur les moyens. Toute la famille, rien que ça.

Ma belle est calme, elle évolue dans la pièce comme pour une visite de courtoisie, mais lorsqu'elle voit le cadre sur la cheminée nous représentant elle et moi la grimace qu'elle affiche n'est que dégoût. Est-ce le cas ? Non voyons, ce ne sont que mes peurs qui me soufflent pareil bêtise. C'est ma Bella, elle ne peut pas avoir fait un trait définitif sur nous, tout le prouve de toute façon elle est juste en colère.

Bella nous fait face en prenant appui sur la cheminée, bras fermement croisés sur la poitrine, signe de protection ou de fermeture émotionnelle je ne peux pas le déterminer.

– Je sais que vous êtes là pour me parler, alors je vous en prie, faites.

Elle ment. Je le sais parce que, nous ne sommes pas là uniquement pour lui parler et cela, elle ne peut pas le savoir vu que nous-mêmes avançons beaucoup à l'aveuglette, elle est venue sans savoir la réelle raison de notre arrivée en ville, mais ça ne l'empêche pas de se jeter dans la gueule du loup, après ça que l'on ne me dise pas qu'elle a réellement changé.

En bon tacticien qu'il est, Jasper ouvre le bal. Le plan est simple, tout faire pour pouvoir déclencher ses sentiments afin de nous guider dans nos paroles ou alors nous donner l'alerte en cas de problème, parce que oui ils se méfient des capacités de Bella, c'est d'un ridicule absolu, comme si elle pouvait nous faire le moindre mal physique.

– Isa, avant toute chose je tiens à m'excuser de mon comportement le soir de ton anniversaire, j'aimerais pouvoir trouver un moyen de me faire pardonner tout le mal qui en a découlé, mais comme on dit ce qui est fait est fait. Notre départ de Forks a été la conséquence de mes actes et croit bien que je le regrette amèrement, ce n'était pas à toi de payer pour mes fautes. Pardon. Notre retour dans ta vie peut te paraître inapproprié, mais la vérité est qu'il nous est impossible d'y rester plus longtemps exclu. Tu connais suffisamment de choses pour savoir que personne ne peut me cacher ses sentiments et depuis ces dernières années c'est la peine qui prédomine, et lorsque je dis, peine, il serait plus juste de parler de deuil. En mon nom, je te demande encore une fois pardon.

Mon frère qui s'était levé pour parler à Bella se rassoit de manière à laisser place à Emmett qui à son tour se place devant elle et c'est ainsi que tout le monde lui présenta leurs excuses. Emmett maladroitement, Alice timidement, rose, elle est en retrait, et ne voit pas en quoi elle devrait s'excuser, mais la déclaration la plus touchante restera celle d'Esmé.

– Bella, parce que pour moi tu resteras toujours Bella, je comprends pleinement ta colère. Nous la méritons tous, et bien pire. Moi, qui te considérais et te considère toujours, comme ma fille je n'ai pas été digne de ta confiance et crois le j'en souffre, lorsque Edward nous a demandé de partir nous y avons vu le moyen de te laisser vivre ta vie, la vraie vie, pas une existence pleine de secrets de combat et surtout de dangers, je savais que ta perte me serait difficile, mais j'ai accepté de l'endurer dans le seul but de ton bonheur, pardonne-moi ma fille.

Jasper me signale par pensée que malgré tout cela il ne ressent toujours rien de la part de Bella, on ne l'atteint pas ! ? Ce n'est pas possible, si eux ne peuvent pas le faire je sais que moi j'en suis capable, cela a toujours été ainsi, je m'avance devant elle pour lui prendre les mains, elle se laisse faire tout en fixant ces dernières, c'est plutôt bon signe.

– Ma Bella, j'ai tant de choses à te dire que je ne sais pas par où commencer...

– Alors, ferme ta gueule !

Chaos, froid immense et plus que jamais désertique.

Mais qui es-tu ? Jamais Bella ne m'aurait dit ça, et ce dégoût dans tes yeux lorsqu'ils se posent sur nos mains enfin réunies, à qui appartient cette haine qui assombrit ton regard, se sourire de contentement qui naît de tes si douces lèvres lorsque tu me vois ainsi immoler de tes paroles, muet, interdit de toutes réactions à cause du choc que tu viens délibérément de causer, je voudrais te crier d'arrêter le geste que tu effectues en retirant tes mains des miennes, mais mon cri reste emprisonner dans ma gorge, mes mains refusent de retenir les tiennent, mon corps, mon cœur me hurle un message que mon esprit ne veut pas comprendre, non ce n'est pas possible, mais la douleur est telle qu'elle ne peut venir que d'une seule chose, la perte. J'ai perdu Bella.

Mes yeux cherchent dans les siens, une lueur, une étincelle juste un début d'espoir, même de la pitié si le faut, mais la seule chose que j'y trouve est l'indifférence. Je la vois détourner le peu d'attention qu'elle m'a offert vers mon père et comprends qu'il lui parle, ça ne sert à rien, c'est fini, nul mot ne pourra changer son choix.

Alice, en voyant mon inaction devant les paroles de Bella, me rappelle une certaine mise au point faite quelques jours plus tôt « si c'était pour baisser les bras au premier obstacle, ça ne servait à rien de venir. Tu t'attendais à quoi ? Alors, tu vas bouger ton cul, tu dois te battre Edward, cela se fera pas du jour au lendemain, cinq ans qu'elle avance seule. Ses réactions sont normales"

Elle a peut-être, enfin sûrement raison. Je ne dois pas perdre espoir même si c'est tout ce qu'il me reste, je finis par m'éloigner d'elle, pour reprendre le fil de la conversation.

– Voilà, Isa tu nous as entendus, mais j'imagine, que toi-même, tu as des choses à nous dire.

Le sourire qu'elle affiche ne m'inspire rien de bon, elle n'attendait que ça, elle va parler pour faire mal, ça se sent et personne ne sera épargné, mais avant ça elle s'allume une cigarette, prenant les premières bouffées de celle-ci comme délais de réflexion. Pure mise en scène, je sais que ses mots sont déjà choisis avec minutie.

– Ça y est, c'est fini ? Belle prestation. Bravo, je suis impressionné par un tel débit de connerie. Alors, je commence par qui ?

Elle nous jauge, les uns après les autres un regard dur pour chacun, sauf moi je n'ai pas assez d'importance pour mériter son regard, elle n'aurait pu trouver pire que l'ignorance, mais cela me conforte sur le fait qu'elle cherche par ce biais à me faire mal donc que j'existe quand même à ses yeux, enfin j'espère.

– Commençons par toi, Jasper. Alors en ce qui te concerne, sache que je n'ai jamais pensé à t'en vouloir pour cette fameuse soirée, au contraire j'ai une profonde pitié pour toi. Lorsque j'ai rencontré votre clan, tu m'as été présenté comme le maillon faible, preuve que l'intelligence vampirique n'est pas si supérieure que ça. Que tu sois traité ainsi par ceux que tu nommes sans honte ta famille est tout simplement pitoyable.

– Tu sais très bien que j'ai été sanguinaire pendant longtemps, j'ai moins de résistance que les autres je ne vois pas en quoi cela est pitoyable.

– Laisse-moi t'expliquer mon point de vue alors, tu possèdes bien le don d'empathie. Bien, donc les « autres » savent ton passé, avec tes sois dissente difficultés, ce qui doit mettre en doute leur confiance. Jusque-là, nous sommes bien d'accord ? Très bien, mais ne leur est-il jamais venu à l'esprit que, non seulement tu subissais ta soif, mais également la leur à cause de ton talent. Cela fait sept soifs à gérer, plus le manque de confiance ? Le soir de mon anniversaire, tu as ressenti le manque de sang humain de tout le clan en plus du tien, et le fait que tu es considéré comme responsable est plus que pitoyable, c'est pathétique.

Je me rends compte, à quel point elle a raison dans ses paroles. Jasper n'a jamais été le plus faible bien au contraire.

– Bref, ceci étant dit, passons aux choses plus sérieuses, Alice, alors toi tu t'excuses en me disant que notre amitié te manque ? Sache que ce n'est pas mon cas. Ton amitié n'était qu'un leurre sinon comment cautionner ces dernières années et enfin Esmé, ha la maman de tout ce joli monde, vertueuse, aimante, altruiste vous me dites m'aimer comme une fille ? Que Dieu m'en garde comme il en a gardé votre enfant d'une mère telle que vous.

Carlisle bondit sur cette réplique. Notre mère est brisée et recroquevillée sur l'effet du pieu qu'elle vient de recevoir dans le cœur. Pourquoi fais-tu ça Bella ?

– Tu vas trop loin. Tu n'as pas le droit de dire pareil blasphème.

La scène qui se joue devant nous est ahurissante, mon père hurlant sur Bella, et cette dernière le défiant du regard n'est nullement impressionnée de se retrouver devant un vampire furieux, parce que oui mon père est furieux de voir son épouse face à cette méchanceté.

– Je n'ai pas le droit ? Je vais vous montrer à quel point j'ai le droit de le faire.

Elle sort de son sac à dos un DVD, et l'insère dans le lecteur, la télécommande en main elle se retourne face à mon père.

– Vous êtes venus faire face à vos erreurs si j'ai bien compris toutes les conneries que l'on m'a déblatérées, alors faite le, ne détournaient pas la tête pour une fois.

Elle enclencha le film débutant ainsi notre enfer, sur l'écran nous y découvrit la petite Lola expliquant avec tous les détails que l'on lui demandait pour décrire les sévices de son père. Nous aurions tous mille fois préféré vivre plusieurs semaines de transformation plutôt que d'entendre les paroles de cette enfant. Violence physique, destruction mentale, viol à répétition, humiliation, soumission et le témoignage ne fut qu'un début, s'en sont suivi les photos commentées par les experts médicaux qui montraient les cicatrices des mauvais traitements, brûlure à l'acide, au fer rouge, cette enfant ne pourra jamais avoir de vie de femme, jamais avoir d'enfant, notre torture est menée par une Bella implacable qui nous rappelle à l'ordre chacun notre tour lorsque nous détournons le regard.

Lorsque le film se termine nul besoin de vous donner une idée du poids du silence de la pièce et l'état de tous.

– Vous êtes tous COUPABLES ! Coupable de non-assistance à personne en danger ! Lola une enfant de cinq ans ! Et vous vous permettez d'imaginer pouvoir me demander de vous comprendre ? Toi Alice et tes visions étaient peut-être trop occupées à pouvoir préparer votre prochaine séance de shopping pour offrir un tant soit peu de considération à cette enfant. Toi Emmett, qui a été rendre visite au père le menaçant de je ne sais quoi en cas de mauvais traitement sur sa fille. Sais-tu seulement ce que cela a déclenché votre départ ? Toi Esmé ne me dit pas que tu ne le savais pas, et tu te proclames mère. Laisse-moi te dire que tu ne seras jamais digne de ce nom, et enfin vous, Carlisle être dit dégueulant de compassion. Vous vous évertuez à inculquer à votre famille, mais qui ne sont en fait que vos apôtres, le culte du « végétarisme », mais pourquoi faire Carlisle ? Dites-le-moi ? Parce que vous voyiez aujourd'hui ce n'est pas votre statut de vampire qui est accusé et coupable, mais bien votre statut d'individus humains, mais vous devriez être ravis, car votre théorie s'avère juste votre humanité est bien présente, hypocrite et lâche préférant détourner la tête plutôt que de tendre la main. Alors, rendez services au monde et laissez parler votre réelle nature parce que si vous l'aviez fait et qu'un seul d'entre vous avait tué soit le père de Lola ou même la petite cela aurait été moins cruel que de la laisser à son propre sort.

Sur ce, elle prend ses affaires, et lance le boîtier du DVD sur la table.

– C'est une copie. Vous n'avez qu'à la garder, pour vous rappeler la réelle valeur de votre humanité.

Non, cela ne peut pas se terminer ainsi, lorsque je la vois se diriger vers l'entrée pour partir je bondis sur elle, mes mains sur ses épaules lui interdisant le moindre pas de fuite.

– Bella, je t'en supplie. Laisse nous t'expliquer pour Lola, oui nous sommes coupables, non je suis coupable moi seul, ma famille n'a fait que me suivre, jamais je n'aurais imaginé que cela se produise ainsi, je comprends ta colère, mais je n'y avais pas songé lors de notre départ comme on a tenté de te le faire comprendre nous souhaitions te préserver de nous et ….

À ce moment précis, je sentis une sensation très étrange, un déferlement de haine, je relève la tête et pour la première fois j'ai peur. Je n'ai pas peur de perdre Bella, j'ai peur d'Isa elle-même. Elle me fixe de ses yeux que je pourrais d'écrire comme l'âme des ténèbres, alors que mon visage se décompose d'horreur le sien voit naître un sourire des plus sadiques.