CHAPITRE 17

Un silence de plomb est tombé dans mon bureau, mais plusieurs choses se passent simultanément. L'entrée de Morgane, suivi du téléphone qui sonne avec pour préfixe les trois chiffres de Forks, sonnerie qui fait écho à mon portable qui lui affiche clairement le nom de Grim. Je prends mon portable, Grim n'appelle jamais, j'en déduis que l'urgence est là.

À peine ai-je décroché que j'entends un sifflement significatif à la vitesse et mon ami qui débite ses paroles si vite que je peine à le comprendre.

– Isabella, tu te rends immédiatement chez moi, tu boucles tout et promets-moi que quoiqu'il arrive tu garderas ton amulette, j'arrive le plus vite possible.

– Que se passe-t-il ?

– Laisse-moi arriver, jure-moi de ne pas prendre de décision avant que je sois là Isabella.

– D'accord.

Le téléphone du bureau n'arrête pas de sonner, je sais que les parents d'Angela doivent avoir été mis au courant, mais je n'ai pas la force de leur présenter mes condoléances, je bascule l'appel vers la salle informatique, Keïz comprend immédiatement et va prendre l'appel.

Lorsque je relève la tête, je vois Morgan qui s'avance vers moi, mais aussi Edward, qui ne me lâche pas des yeux.

– Isabella, je tiens avant toutes choses à vous dire que vous avez évidemment tout mon soutien en ce qui concerne la perte de votre amie, mais malheureusement je suis aussi là pour des raisons beaucoup plus officiel.

Je ne dis rien, à quoi bon de toute façon je sais que cela ne changera rien.

– Je vous ai prévenu ce matin que nous étions sur la ligne jaune, malgré ceci vous avez commis une grave erreur en pénétrant sans mandat dans le container, vous savez pourtant qu'il s'agit d'une propriété privée.

Je fusille Edward du regard et lui me renvoie, un putain de sourire en coin.

– Le vice de procédure est énorme malgré le fait de circonstance aggravante dû à cette cruauté, on peut expliquer l'absence de mandat, en vers le présumer coupable peut se comprendre, mais il en est beaucoup moins, pour les supposés complices. Nous perdons toute chance de comparaître ces derniers devants la cour, et ceci est très grave et pas digne de vous.

Je ravale le flot d'insultes qui naît dans ma gorge pour le traître derrière mon directeur pour me concentrer sur ce dernier afin de sauver les meubles, il faut qu'il nous laisse l'enquête.

– Nous étions là-bas pour sauver une gosse ! L'urgence était de mettre l'enfant en sécurité, oui j'ai pris l'initiative de passer outre l'autorisation, j'étais persuadé d'avoir entendu quelque chose et dans le cas de libération d'otages les mandats ne sont pas obligatoires.

– Ne m'apprenez pas la loi, chef Swan ! Je joue suffisamment avec ses limites afin de vous couvrir pour être au courant de ce genre de détails, mais moi aussi j'ai des comptes à rendre et il me devient de plus en plus dur, de faire face à la pression qu'exercent les différents chefs de service sur votre brigade et particulièrement sur vous pour pouvoir maintenir le navire sans qu'en plus vous vous couliez vous-même.

Suis-je en droit de dire que j'en ai suffisamment marre pour ne plus pouvoir en supporter davantage, peu importe, les faits sont là.

– D'accord et alors, ils veulent ma tête et bien qu'ils la coupent. J'en ai plus rien à foutre, mais je peux vous faire le serment sur ma vie que l'enculé qui s'en est pris aux miens n'en ressortira pas vivant lorsque je lui aurais mis la main dessus, avec ou sans votre accord.

– Écoutez Isabella. La seule chose qui peut encore sauver cette situation est que les trois victimes hormis la petite n'étaient pas rattachées directement à cette unité officiellement. Ce qui ne vous implique pas au premier degré, parce que si cela devenait une affaire personnelle aux yeux de tous et non en huis clos sachez, que je ne pourrais plus rien. Je serais contraint de vous enlever l'enquête. J'ai une réunion pour en débattre qui commence d'ici une heure, je ferais mon possible, mais je ne vous garantis absolument rien.

Il quitte mon bureau sous le regard de tous, certains étonnés de la tournure de la situation d'autres comme Brass écœuré et évidemment Edward qui jubile.

– Que tout le monde sorte sauf toi Cullen, Brass ferme la porte et va rejoindre Keïz en salle informatique pour commencer les recherches.

Tout le monde exécute ma demande et j'attends patiemment que ma porte se ferme avant de me jeter sur Edward pour le choper au col.

– Pourquoi ? Angela et cette gosse n'ont rien à voir avec nos histoires pourquoi tu n'as pas appelé Morgane pour se putain de mandat.

Il n'est en rien impressionné par ma colère bien au contraire à croire qu'il n'attendait que ça et comme pour envenimer la situation il me répond sur un ton innocent.

– J'ai bien essayé, mais le réseau ne passait pas.

Il se fout de ma gueule, mais je sais que je ne peux pas l'atteindre surtout ici et maintenant, son sourire me dégoûte au point de me faire faire un geste qui ne me ressemble en rien, je lui crache en pleine gueule avant de le relâcher et me barrer, mais il me saisit le poignet en me forçant à écouter ses paroles.

– Tu sais à quel point j'aime les belles mélodies et crois-moi Isa lorsque je te dis que la symphonie de ta descente aux enfers n'aura qu'un seul chef d'orchestre, moi.

– Va te faire foutre Cullen.

Il me relâche prestement et je n'ai pas le temps de répliquer avant l'entrée de Keïz.

– Chef on a un gros problème.

– Je te suis.

Je sens Keïz mal à l'aise, mais après ce que nous venons tous de vivre comment en serait-il autrement.

Lorsque je rentre, Brass vient se placer à ma droite avec dans les yeux un sentiment que je ne lui connaissais pas.

– Il se passe quoi ?

C'est Keïz qui expose le problème.

– Voilà, j'ai cherché à localiser la vente et il se trouve que la vidéo que nous avons suivie ce matin n'était qu'un leurre.

– Oui merci, ça, on avait tous compris, abrège Keïz.

– Oui, mais il s'agit d'une vidéo qui fait partie des archives de la brigade de Seattle.

– Quoi ?

– Ils ont infiltré les réseaux informatiques de nos collègues et se sont servis de leur archive pour nous berné, mais ce n'est pas tout Isa, lorsque j'ai voulu prévenir leur équipe qu'ils avaient été infiltrés ils m'ont appris qu'eux aussi ont été dupés ce matin et leur vidéo à eux vient de nos archives à nous.

– Tu es en train de me dire que les enculés qui en ont après nous ont un total accès à notre système informatique ?

– Oui.

– Tu vas me dire immédiatement comment avec un matos pareil tu as pu laisser faire ça sans rien voir ?

Brass me prend par les épaules et me met face à lui.

– Isa, l'équipe de Seattle est dans le même cas que nous et leur informaticien n'a rien vu aussi, mais écoute-moi et calme-toi. Ils ont fait la même découverte que nous. Le corps a été identifié il y a quelques minutes, il s'agit de ton père Isa.

Il me faut un moment pour bien comprendre ce que Brass vient de m'annoncer.

– Non ce n'est pas possible ils ont dû faire une erreur, il ne peut pas être mort, ce n'est pas possible.

J'entends ma voix qui tourne à l'hystérie en moins de deux heures, j'ai perdu les deux seules choses qui me donner encore l'envie de m'accrocher. Bien que mon père ne me parle plus, je suis devenu flic, une bonne flic en plus, il doit être fier un peu non ? Il ne peut pas être parti sans que l'on ait pu se parler avant que l'on se soit expliqué, non ce n'est pas possible, je refuse que ça le sois.

– Isa calme toi, s'il te plaît.

– Ne me touche pas, Brass ! Foutez-moi la paix.

– Isa on fait quoi de notre côté ?

– Vous avez de l'expérience servez-vous-en.

Je claque les portes de la brigade, je pris pour que personne ne me suive. Mes méninges tournent à la vitesse de mon moteur, les visages se succèdent, mon doc, Angela, la petite Mélanie et maintenant mon père, tout ça pourquoi ? À cause de moi, je suis maudite et toutes les personnes qui m'entourent sont voué à mourir, la route devient floue, mes larmes que je pensais à tout jamais tari depuis des années coulent abondamment sur mon visage, il serait si simple de dévier la trajectoire de ma moto sur un camion et en finir une bonne fois pour toutes, mais une litanie chante dans ma tête « Justice, vengeance », oui je me vengerais, non je les vengerais et après seulement j'en finirais avec cette merde qu'est ma vie.

En règle générale j'aurais été me défouler sur n'importe quelle proie potentielle, mais je sais que si j'ouvre les vannes je ne les maîtriserais pas, si je veux assouvir ce besoin de vengeance il va falloir que je fasse sans.

Je roule jusqu'à m'en vider la tête autant dire plusieurs heures et rentre finalement chez moi, pour y voir mon répondeur qui clignote à s'en rompre la diode, j'active machinalement la lecture pour y entendre les messages en me servant une triple vodka.

« Bella, heu... c'est Jacob heu... écoute je sais que ça fait un bail qu'on s'est pas vu, mais j'ai appris pour ton père, si t'as besoin de quoi que ce soit... »

– Hormis qu'on me foute la paix ça va aller ! Retourne jouer à la balle.

Je passe au suivant.

« Isa c'est Brass t'as éteint ton portable, écoute …bref, appel moi s'il te plaît »

– Ouais j'y penserais.

« Isabella, c'est Morgane, je suis navré pour votre père et comme je vous l'ai dit ce matin... enfin je n'ai plus d'autre choix, la sécurité informatique de tous les services est compromise et donc l'enquête a été transférer je peux vous certifier... »

– bla-bla-bla

« Isabella, c'est Madame Weber...

– Merde.

"je vous tiens personnellement responsable de la mort de ma fille, si elle ne vous avait pas suivi dans votre folie, jamais mon bébé n'aurait connu cet enfer, je vous interdis de salir sa mémoire en assistant à son enterrement"

J'arrache le boîtier du répondeur pour l'envoyer valser dans un coin de la pièce.

– Allez tous vous faire foutre.

En laissant tomber ma tête sur le bar je vois mon amulette qui se balance autour de mon cou, je prends le bijou entre mes doigts, je ne contemple pas sa beauté, la finesse des détails ni la pureté de cette couleur sombre qui je le sens m'attire de plus en plus, non je n'y vois que la facilité que ma vie serait si je décide de l'enlever. Chaque débordement écourte mon espérance de vie, je le sais, ce pouvoir est trop grand pour un pauvre corps comme le mien, mais finalement je n'y tiens pas à la vie alors pour quoi me priver de partir en emmenant le plus de personnes avec moi en enfer.

Je ressasse mes réflexions morbides seule dans mon appartement aussi sombre que mon humeur lorsqu'un courant d'air se fait ressentir du salon derrière moi.

– Combien de fois je t'ai dit d'utiliser la porte Grim.

Ses mains glaciales viennent se poser, sur mes épaules, douces caresses ou preuves de soutien peu importe, il est là.

– J'en ai marre de me battre. Tu me dis bénite des dieux. Moi, je t'assure que si quelqu'un s'est penché sur mon berceau ce n'était pas ceux que tu dis. Tu devrais me fuir toi aussi, regardes, même Cullen a compris, et veux ma mort.

Ses mains passent de mes épaules à ma nuque faisant des allers-retours simulant un début de massage, mon corps se détend à ce simple geste, je me laisse aller contre son torse dur et qui n'a jamais été aussi sécurisant, je m'offre même le luxe de clore mes paupières. Grim présent, je peux relâcher ma vigilance.

– J'ai perdu l'enquête à cause de lui, enfin en parti. Pourquoi tout devient si merdique d'un seul coup ?

Mais bien évidemment, seul le silence me répond, pas comme si j'attendais une logique à tout ça de toute façon.

– Lorsqu'on est rentré de chez les Cullen, tu m'as demandé si j'avais senti quelque chose de particulier qui pourrait expliquer le fait que je sois restée consciente. Je t'ai dit non, mais il s'est bien passé un truc, quand il m'a touché les mains c'était bizarre, je n'ai pas réussi à les retirer, c'est comme si mon corps m'avait hurlé un genre de message et après quand il m'a appelé Bella tout a disparu. Comment t'expliques ça toi ?

Ma porte d'entrée vole littéralement en éclat pour laisser place à… Grim ?

Je fais volte-face pour me retrouver face à Edward qui me toise de toute sa hauteur, mais ce n'est pas l'expression de son regard qui me fait reculer, c'est sa couleur, l'ambre de ses prunelles a fait place à un rouge bordeaux au reflet rubis.

Il n'a rien dit, et rien fait, mais je suis pourtant complètement stupéfaite. Je n'arrive pas à détacher mes yeux des siens. Je connais Edward et j'ai l'habitude de la couleur des yeux de vampire non végétarien, mais voir cette couleur sur lui est tout simplement choquant. Je me rends compte que l'Edward que j'ai connu n'est plus. J'aurais dû m'en douter, à ses actes ou ses paroles,mais inconsciemment, je pensais que c'était à cause de ce que je leur ai dit samedi, mais ça vient d'autre chose sans savoir quoi je peux profondément le ressentir.

Edward bascule la tête sur le côté comme s'il ne comprenait pas mon comportement et je vois quelque chose dans ses yeux, assez furtif pour passer inaperçu, mais je sais ce que j'y ai vu. Grim s'approche de nous, je ne l'ai jamais vu si menaçant, mais Edward s'éloigne de moi les mains en évidence devant lui comme pour montrer à mon ami qu'il ne cherche aucunement les ennuis et en un battement de cils il disparaît par la fenêtre. Grim se précipite, mais au dernier moment fait demi-tour pour m'enlacer vérifiant au passage si je suis encore entière, courte accalmie avant la tempête.

– Tu peux me dire ce que tu faisais dans ses bras ?

– Je n'étais pas dans ses bras !

– Écoute si je n'avais pas l'entière certitude de la qualité de ma vue je pourrais peut-être t'accorder le bénéfice du doute, mais c'est pas le cas alors tu m'expliques tout de suite.

Bon OK il est furax là. Je vais jouer franc-jeu, mais ses questions à lui sont à mille lieues des miennes.

– Je pensais que c'était toi.

C'est bien la première fois que je vois Grim lever les yeux au ciel.

– Merci pour la comparaison je suis vraiment touché Isabella.

– Oui bon, ça va ! J'ai passé une journée plus que merdique. Il fait noir, j'ai peut-être relâché ma vigilance.

– Isabella, cela fait des années, que je t'entraîne à toujours rester sur tes gardes, à combattre et te maîtriser tout ceci pour que tu te fasses avoir par un bébé vampire à peine âgé d'un siècle et toi tu me dis que tu as peut-être relâché ta vigilance c'est une blague ?

– Oui OK j'ai compris, écoute je vais bien et je me ferais plus avoir ça te va ?

– Non, mais je n'ai pas le temps d'en débattre plus, qu'est-ce que tu lui as dit ?

– Rien.

J'ai répondu plus vite que je n'ai réfléchi, évidemment que je lui ai dit certaines choses qu'il n'aurait jamais dû savoir, comment j'arrive à me foutre dans des merdes pareil ? Un détail me revient sur le déplacement de Grim et autant changer de sujet.

– Qu'est-ce que tu faisais à Seattle ?

– C'est quoi qui parle là ? La flic ?

– Mon père a été… assassiné dans les alentours de Seattle te sachant assez sédentaire la coïncidence me choque excuse-moi.

– Ne te trompe pas d'ennemis Isabella, je sais pour ton père je suis désolé que tu aies à vivre ça, mais je n'étais pas là-bas pour ça enfin même si je suis certain qu'il doit existé un rapport.

– Vas-y raconte, de toute façon je ne peux pas tomber plus bas.

– Je savais que la mort de ton père te toucherait, mais pas à ce point, tu m'as toujours certifié avoir tiré un trait définitif sur lui.

– J'avais tort, quand on m'a dit… enfin bref je me suis rendu compte que si j'étais devenu flic ce n'était peut-être pas par hasard, cette envie de me démarquer, d'être toujours la meilleure peut-être que c'était aussi pour prouver que je n'avais pas si mal tourné que ça, enfin je sais plus.

– Je suis sûr qu'il était fier de toi, ce que tu fais pour tous ces gosses reste admirable et combien de parents peuvent dormir tranquille auprès de leurs enfants grâce à toi. Tu as tué beaucoup de pédophiles et se faisant sauver encore plus d'enfants ne doute jamais de ça.

– Ce n'est pas le sentiment que j'ai depuis ce matin, on a retrouvé Mélanie et Angela dans un container, toutes les deux assassinés.

– Comme ton père, à la différence qu'il était seul.

– Le deuxième avertissement.

– Où en est l'enquête ?

– Morgan l'a retiré à la brigade. Les systèmes informatiques ont été piratés, tu imagines la suite.

– Si le FBI a été compromis, ça passe dans les mains de la sécurité nationale.

– En moins de vingt-quatre heures, j'ai tout perdu, ma meilleure amie, mon père, une de mes protégées et bientôt mon job.

– Je sais que tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire, mais pour le dernier point ce n'est peut-être pas plus mal. Ce que je veux dire c'est que vu la tournure des choses tu te retrouves beaucoup plus libre, sans compter qu'en vue des menaces tes gars seront probablement bénéficiaires d'une protection.

– Si tu le dis, qu'entends-tu par, "Vu la tournure des choses" ?

– Ceux qui te traquent ne sont pas humains Isabella.

Stop ! N'en jetez plus, la coupe est pleine.

– Quoi ? Comment ça pas humain ? Quel vampire serait assez dingue pour s'en prendre à nous ?

– J'ai bien un candidat en tête de liste, mais je n'ai pas pu en avoir la certitude à Seattle.

–Je veux tout savoir Grim.

– Ça fait quelque temps déjà que j'ai repéré des intrusions dans les alentours de la part du clan royal.

– Les Volturi ? Tu m'as toujours dit que l'on n'avait rien à craindre d'eux.

– Oui et c'est toujours le cas, mais trois d'entre eux ont été tués à Seattle et malgré que nous n'ayons rien à craindre d'eux ce n'est pas le cas pour le commun des vampires, si un être peut tuer trois soldats de la garde royale il ne serait pas prudent de ne pas y consacrer quelques recherches.

– Qu'as-tu trouvé à Seattle ?

– Une armée de nouveau-nés a été créée, ce qui expliquait la présence des Volturi qui se sont chargés de la décimer, mais c'était un piège afin de les attirer.

– Les Volturi n'ont pas que des amis je ne vois pas en quoi on peut être impliqué.

– Parce que sur les lieux de la mort des trois gardes j'ai trouvé cela.

Il me dit ça en me tendant un portefeuille et malgré le temps qui est passé je le reconnais tout de suite, je l'ouvre et y vois le visage de mon père sur sa carte de police.

– C'est les nouveau-nés qui ont tué mon père ?

– Non, le timing ne correspond pas et en plus un jeune vampire n'aurait jamais pu se contrôler suffisamment pour élaborer un tel plan ou même tuer un sbire des rois.

– Qui est que ça veut dire ?

– Ça veut dire que ce vampire en a après toi et s'est servi des gardes pour nous montrer qu'il n'est pas à prendre à la légère, de plus en vue de ce que tu m'as raconté en ce qui concerne votre découverte il n'est probablement pas seul.

– Dans ce cas, pourquoi ne pas venir me tuer directement ?

– Je connais ce genre de schéma pour le pratiquer depuis longtemps avec Aro. C'est une vengeance personnelle. Il veut te voir souffrir pour mieux te détruire.

– Et pourtant, tu me dis qu'en tête de ta liste des coupables potentiels tu as un nom.

– Je ne suis sûr de rien, mais le fait que ce mystérieux vampire exerce sur toi par le biais de tes proches une continuelle pression sert beaucoup trop les desseins d'Aro pour que je le pense innocent à tout ça.

– Et lorsque tu dis qu'Aro a des projets, tu parles de quoi exactement ?

– Il te veut dans sa garde, en tant que vampire cela va de soi.

– Jamais je ne le rejoindrais.

– Ne l'aurais-tu pas fait pour sauver ton père ?

– Je… ne sais pas.

– Nous avons tous nos limites Isabella. Toi, comme tout le monde. C'est pour cela que je te demande de… Isabella ?

– Quoi ?

– Où est ton amulette ?