Chapitre 36
PDV ISABELLA
Si depuis plusieurs semaines les événements s'étaient succédé à une vitesse effréné, l'attente que nous subissons est encore pire.
Ça fait cinq longs jours que notre famille est immobile et bien que de les veiller ne fera pas accélérer les choses, j'ai un mal fou à les quitter des yeux. Edward l'a bien compris puisqu'il a abandonné l'idée de m'en dissuader, de mon côté je l'écoute et essaye de me comporter comme la femme enceinte que je suis, repos étant le seul mot qu'Edward a dans la bouche depuis des jours.
Après avoir pris soin de mettre maman en sécurité, Grim était revenu et bien qu'il le cache derrière une agressivité que je pense excessive envers Yann, je sais que mon ami souffre beaucoup de cette situation. En contrepartie, Yann ne fait rien pour que les choses se passent en douceur, il est tout en suffisance et sarcasme et bien que je le pratique depuis des années avec mon protecteur l'attitude de Yann me dérange. Ai-je pris la bonne décision en acceptant sa présence ou aurais-je dû écouter avant tout les conseils de Grim.
– Tu réfléchis beaucoup trop mon ange.
Edward arrive avec ce qui doit être une tisane à en croire l'odeur que ce truc dégage, de la verveine ! Quelle horreur ! Les combats ne me manquent pas, non évidemment, mais être traitée en poupée fragile commence gentiment à me courir sur le système.
Je pense « Sais-tu où tu peux te la foutre ta flotte ? », mais je dis ;
– Merci mon cœur.
Après tout, l'intention est bonne, et Edward n'a pas à payer le prix de mes humeurs qui changent si vite que même moi j'en ai le tournis, pauvre jasper lorsqu'il se réveillera il va encore souffrir.
Jasper tout comme les autres sont devant moi et bien que je sache qu'ils vont se réveiller, j'ai peur. Mon esprit, bien que fatigué turbine à plein régime sur la suite des événements.
– Cesse de t'inquiéter Bella, ils vont bien, Yann et Grim sont pour une fois d'accord sur ce point.
– Où sont nos démons ?
– Dans le salon, en train de se regarder en chien de fusil. Tu n'as pas froid ? Tu veux un pull ?
Et voilà ! ça recommence ! Mon dieu que j'aime cet homme, mais là tout de suite qu'est ce que j'aimerais qu'il se taise et arrête se manège, et pour compléter le tableau Yann arrive sur la terrasse avec dans les mains une véritable tasse de café.
J'ai un sourire désolé pour Edward qui ne montre que de l'indifférence pour le démon.
– Bella ?
– Oui, je suis désolée Edward, mais la verveine c'est vraiment horrible.
– La joie du premier trimestre mon amour, mais regarde par là !
Je tourne la tête vers la direction qu'il me désigne et mon souffle se bloque dans ma gorge, Rosalie bouge. Ma main se loge dans celle d'Edward et je m'accroche à lui comme si cela pouvait me prouver que je ne rêve pas, mais à ses yeux emplis d'émotions je sais que nous sommes enfin arrivés au moment tant attendu.
Des grognements des uns et des autres se font entendre et cela sonne à mes oreilles comme la plus belle des mélodies, celle de la vie.
Mon premier geste est d'aller vers eux afin de pouvoir les aider à se relever, comme on le ferait pour de grands malades. Mes épaules disparaissent sous les mains de Grim qui m'empêchent d'avancer.
– Laisse-les se réveiller Isabella, les retours peuvent être parfois violents, il serait ennuyeux qu'un nouvel incident se produise.
Les voilà tous debout et après quelques secondes d'incompréhension instinctivement les couples se rapprochent pour vérifier si l'être aimé va bien. Les caresses et les baisers s'échangent sans qu'aucun d'entre eux ne nous prête la moindre attention. Edward a la chance de pouvoir les prendre un par un dans les bras et leur montrer à quel point il est heureux de les retrouver.
C'est Esmé la première à poser les yeux sur moi et bien que je sache n'avoir rien fait mon regard se baisse.
– Grim, me laisserais-tu m'approcher de ma fille ?
– Je préférerais que les explications tombent après que vous vous soyez nourris.
Au mot « ma fille », mon cœur, déjà en triste état, se serre un peu plus, parce que rien qu'au ton de sa voix je sais que nulle colère n'est née en elle.
– Bella comment vas-tu, que s'est il passer pour que tu perde tout contrôle a ce point ?
Elle écoute le conseil de mon ami et reste à distance de moi, mais elle veut savoir la vérité. J'aurais aimé savoir exprimer mes sentiments afin de lui expliquer tout en quelques mots et lui prouver par mes paroles à quel point je suis désolé pour tout cela, mais au moment où je trouve la force de relever la tête et bien c'est mon corps qui parle.
Je me jette dans les bras de cette vampire qui sera à tout jamais ma mère de cœur, et mes explications sont remplacées par des larmes, mes excuses par des remerciements qu'ils soient en vie, les reproches que j'attendais sont balayés par des mots réconfortants et des caresses apaisantes d'Esmé qui me dit comprendre.
– Nous devrions aller chasser, Grim a raison. Bien que la présence de cet individu m'interpelle fortement ! N'était-il pas notre ennemi il y a de cela quelques heures ?
La demande d'explication de Carlisle est des plus légitime, mais bien évidement Yann ne porte pas l'ombre d'un intérêt au vampire. Il reste à bonne distance de tout le monde étant assis sur l'une des branches d'un arbre a proximité. Edward ne se formalise plus devant le comportement de Yann et reprend la parole.
– Jours Carlisle. Cela fait cinq jours que nous attendons tous votre réveil.
– Très bien, dans ce cas que dirais-tu de te joindre à nous Edward ? Cela permettrait de nous expliquer et aussi de nous retrouver qu'entre nous, enfin évidemment si cela ne pose pas problème à Isabella.
Je suis quelque peu refroidi par le ton et les paroles de notre père, mais la soif est un vecteur d'humeur très important chez les vampires.
– Edward, il a raison tu devrais aller avec eux.
– Je ne te laisserais pas seul.
– Grim ne me quittera pas et puis toi même tu as besoin de chasser.
Il en meurt d'envie, je le sais parce qu'il se force à rester en place. Ce n'est pas tant la soif qui le ronge, mais la chasse pure auprès des siens, chose qu'il n'a pas pratiquée depuis trop longtemps.
– Merci ma puce.
Je sens juste la caresse d'un baiser sur ma tête et il est déjà parti tout comme le reste de notre famille. Je les vois disparaître dans la noirceur de la lisière et je ne peux m'empêcher d'imaginer le pire.
– Yann, je compte sur toi pour assurer leurs arrières, on ne sait jamais.
– Non.
– C'est un ordre direct Yann.
– J'ai dis non ! Vois-tu j'ai bien l'intention de profiter de ma liberté, et je ne suis pas leur nurse.
J'entends une espèce de ronronnement suivi d'un miaulement qui ne vient certainement pas d'un animal, et lorsque je vois une femelle de je ne sais trop quelle race s'accrocher à Yann telle une liane je comprend se que Yann entend par « profiter de sa liberté ». Elle se retourne vers moi et je suis surpris par le visage souriant et avenant de ce qui doit être un démon version femelle, mais lorsque ses yeux se posent sur Grim c'est la convoitise qui agrandit ses pupilles.
– Bonsoir Grim, cela fait tellement longtemps, voudrais tu te joindre à nous pour la soirée.
– Bonsoir Empusa, je crains devoir décliner ton invitation. Une prochaine fois peut être.
– Dommage. Alors Yann, il paraît que tu recherches une nounou d'enfer pour s'occuper de toi ?
Ce couple aussi étrange qu'il peut être se dissous doucement devant moi, et je suis là, immobile, probablement la bouche ouverte, ne sachant pas ce qui m'estomaque le plus, le comportement de Yann, le fait que cette chose connaisse à première vue très bien Grim ou bien que j'arrive encore a être étonner de ce genre de situation ! Je me retourne vers mon ami.
– Empusa !?
– Sans commentaires.
– D'accord, mais j'aurais quand même préféré, que ma famille soit escortée !
– Es-tu certaine de ton choix en ce qui concerne leur sécurité ? Yann n'est pas une escorte de premier choix.
– J'en suis arrivé à un stade où je ne suis plus sûre de rien, mais jusqu'à preuve du contraire nous ne sommes que trois à pouvoir jouer dans la même cour que Némésis, toi, moi et lui, m'aurais tu laissé seul avec Yann afin de sécurisé cette chasse ?
– Non.
– Tu vois ! nul choix ne m'a été offert. Et si tes soupçons sont justes, je suis certaine qu'il n'attaquera pas de front, du moins pas maintenant.
– Pourquoi en es-tu si sûre ?
– Parce que c'est ce que je ferais. Pourquoi attendre qu'ils se reconstituent entièrement avant de passer à l'assaut ? Alors, que pour vous autre démons, le feu vous est aussi simple a créer qu'une larme pour un humain.
– Cela me rassure que ta confiance en Yann soit mise à l'épreuve.
– Je ne dis pas que je doute de lui, mais la confiance n'exclut pas le contrôle. Yann est pour moi à l'heure qu'il est un guerrier qui se doit de faire ses preuves au niveau des miens.
– J'ai bien cru que la Isabella que j'ai vue évoluer depuis ces cinq dernières années était morte.
– En sommeille Grim, chaudement emmitouflé dans les retrouvailles des siens.
– Je sens arriver le « mais ».
– Mais, Némésis s'en est pris à eux, et ça, par mes propres mains ! Je ne reviendrais pas en arrière, mais je peux te garantir que je vais me battre jusqu'à mon dernier souffle pour lui faire regretter le jour ou elle a pris la décision de toucher les gens que j'aime.
– Nous parlons d'un dieu Isabella, cette bataille me paraît un peu plus complexe que celle que nous avons menée jusqu'à présent.
– Grim, qui es-tu ?
– Je ne te suis pas.
– Énumère-moi ton titre et rôle.
– D'accord, je suis donc le Grim Reaper, collecteur d'âmes je me dois de garder sous mon contrôle l'entre deux mondes pour l'échange des âmes qui arrivent et partes du monde terrestre sans compter qu'a mes heures perdues je m'occupe de toi, te protège et j'aime pensé que j'arrive a te guider.
– Mais encore ?
– Étant l'un des démons originels j'ai un accès direct aux enfers qui est ma résidence secondaire, mais… je ne comprends pas ce que tu veux me faire dire.
– Rien de plus, tu es le Grim Reaper, le seul et l'unique, sans toi nos dieux ne pourraient pas profiter de leurs petits trafics d'âme. Tu es à mes yeux bien plus que tous les dieux réunis.
– Je ne savais pas que tu me voyais ainsi, et que me vaut tant de flatterie.
– Tout simplement que tout dieu de la mort que tu puisse être à mes yeux cela ne m'a jamais empêché de t'envoyer te faire foutre, alors que je te dois quasiment tout. Némésis est loin de m'impressionner, un dieu reste seulement l'image que l'on lui donne.
– Si cela ne suffisait pas ? Je veux dire que bien que la motivation soit présente et que je t'en sais capable de trouver un moyen, pour ce qui concerne la pérennité de toute la famille je ne peux le garantir.
– J'ai un plan Grim.
– C'est bien ce que je craignais, raconte moi.
– Si je renie l'existence de Némésis mon âme redeviendra extrêmement convoité, pourrait on imaginer la remettre sur le marché.
– Mais oui ! Bien évidemment ! ! Ce n'est pas comme si on avait suffisamment d'ennuis.
– Je ne peux demander de l'aide dans le monde d'en haut à cause de mon affiliation avec Némésis qui s'avère être traîtresse, ne me dis pas que cela est une découverte pour les autres dieux trop lâches pour se salir les mains eux mêmes et parallèlement je ne peux demander de l'aide dans le monde d'en bas à cause de mon affiliation avec le monde d'en haut, j'ai tous les inconvénients de la neutralité sans les avantages alors que si je trouver le moyen de me libérer d'elle il va sans dire que je me trouverais un propriétaire assez rapidement.
– Tu parles de ton âme comme d'une marchandise, je ne suis pas d'accord Isabella. C'est vrai que la théorie est bonne, mais j'y vois beaucoup trop d'incohérence pour être envisageable, la première étant que si nous trouvions par miracle un moyen de te défaire des pouvoirs de Némésis il va sans dire que ton corps s'écroulera, excuse-moi de te le rappeler aussi brutalement, mais avant que tout ceci ne s'accélère notre principal problème était ta propre survie.
– Du temps où j'étais juste humaine oui.
– Là, je ne te suis plus du tout.
– Je supporte tout de mieux en mieux, j'ai cru que mon contrôle avait progressé d'une manière fulgurante, mais je doute que j'en soit la seule cause.
– Il va falloir que tu développes beaucoup plus que ça.
– Sais-tu en quoi je puise la force morale de me battre encore et encore ?
– Pour l'avenir des tiens et de ton enfant…, tu veux dire que c'est cet enfant qui te rend plus forte ?
– Elle a changé mon métabolisme. Je suis obligé de me nourrir de sang pour ses propres besoins, serait-il si improbable que les gènes vampiriques qu'elle possède contrecarrent ma faiblesse humaine ?
– Toujours dans la théorie, non ce n'est pas impossible, il est vrai que tu n'as jamais développer autant de puissance que depuis que tu es enceinte, mais je ne suis toujours pas d'accord pour que tu te défasses de ton titre de représentante.
– Pourquoi ?
– L'une des principales raisons est qu'il n'existe à ma connaissance aucun moyen de le faire, et même si ce moyen existait, il va sans dire que je ne pourrais plus rien pour toi.
– Comme si tu avais besoin d'un pacte pour prendre soins de moi.
– Oui, bon, passons ce détail, mais si tu affilies ton âme à un autre dieu, tu lui offres aussi celle d'Edward, courrais-tu ce risque ? Surtout maintenant que nous savons avec exactitude votre force ?
– Je n'ai pas dit que mon plan était parfait.
– Heureusement, parce que c'est loin d'être le cas.
– Que ferais-tu toi ?
– À tout prendre, je conserverais un ennemi que je connais en limitant au maximum les dommages collatéraux en les écartant le plus possible.
– C'est-à-dire partir de manière définitive afin de les écarter de tout cela une fois pour toutes.
– Oui, mais tu dois être consciente que si tu fais cela ça brisera Edward comme son départ t'a brisé. Vos âme sont aussi puissante l'une que l'autre s'il créer le même cheminement que toi c'est lui qui vivra l'enfer que tu as subi, mais cette fois-ci à la première personne, c'est ce que tu veux ?
– Non, mais tu m'as assuré qu'il n'en était pas à son dernier cycle n'est-ce pas ?
– Il n'en est pas loin, le temps pour les dieux ne compte pas si son âme se brise aujourd'hui elle ne se reconstituera pas sur une prochaine vie, a savoir qui en sera l'acquéreur cela sera tout aussi catastrophique sinon plus qu'aujourd'hui.
– En gros, on attend et on vois ce qui se passe !?
– Je sais que cela te rend folle ce genre de situation, mais tu ne peux pas tout contrôler, pas cette fois-ci Isabella, alors fait moi le plaisir d'oublier ton plan qui est plus que bancal, je te le répète nous avons suffisamment d'ennuis. Nulle personne ne peut atteindre l'aube sans passer par la nuit, et il est plus que temps que tu te montres raisonnable, cela fait cinq jours que tes heures de sommeil se comptent sur les doigts d'une seule main. Ils sont partis chasser pour plusieurs jours peut être alors, que dirais tu de mettre ce temps a profits pour toi-même te remettre d'aplomb ?
– Vieux, démon, philosophe et sage, mais qu'est-ce qui m'a foutu un protecteur pareil !
C'est en disant ce genre de conneries que je me rends compte que la fatigue prend sérieusement le pas sur mes pensées.
– Excuse-moi, je sais que tout cela est compliqué à gérer pour toi.
– Ne t'inquiète pas de moi, je ne compte pas et puis maintenant que tu m'as offert le plaisir d'avoir Yann en exutoire j'ai les moyens de lâcher la pression.
– Pourquoi détestes-tu Yann ?
– Au lit !
La sagesse à l'état pur si bien que rien qu'au mot lit mon corps exprime son accord par un bâillement, traite qu'il est. Comme avant que toute la situation n'échappe à notre contrôle Grim attrape une couverture pour la positionner délicatement sur moi qui suis déjà vautré dans le canapé, je comprends mieux pourquoi Edward a toujours ce regard envieux sur Grim, c'est vrai que nous sommes proches l'un de l'autre et qu'il prend soin de moi en toute situation.
– Qu'est ce que je ferais sans toi ?
– Des bêtises, enfin encore plus que d'habitude.
– Pourquoi détestes-tu Yann ?
Il sait que je ne vais pas lâcher le morceau surtout depuis qu'il a tenté de dévier le sujet. Il s'assoit à terre, la tête reposant sur le canapé, ses yeux se ferment et je sais que bien qu'il ne puisse dormir tout cela l'épuise aussi. Ma main se loge dans ses cheveux et bien que jamais il ne l'avouera ce geste familier a toujours eu pour effet de le retenir près de moi.
– Sais-tu que d'une vue extérieure toi et moi nous ressemblons a un couple, Edward déteste ça !
– C'est justement ce que j'étais en train de penser, et si tu répondais à ma question.
– Tu m'agaces, je ne le déteste pas, je le connais c'est différent. Il n'a aucun sens moral, il est fourbe, manipulateur, intelligent et très puissant.
– Il est aussi ce que tu aurais pu devenir si tu n'avais pas été choisi pour servir Némésis.
– Me vois-tu ainsi ?
– Tu es intelligent, puissant, tu sais manipuler les gens qui te seront utiles et non je ne dirais pas fourbe parce que le temps t'a appris que tu n'as rien a prouvé a personne, mais que serais tu devenu si tu avais passé ton existence dans cette boîte à sa place ?
– Tu le défends beaucoup trop !
– non, je trouve juste étrange que toi qui n'as nullement besoin d'asseoir ta puissance tu sois si tendu lorsqu'il est dans la pièce, que représente t'il à tes yeux ?
– Le danger.
– Oui, mais pour qui ? Il dit se promener d'esprit en esprit, il a bien dû tenter de te rendre visite par ce biais non ?
– Nous ne sommes pas frère Isabella, on ne se rend pas « visite » !
– Non, vous êtes bien plus que cela, mais vous êtes surtout beaucoup trop fière pour l'admettre.
– Tu atteins des sommets d'idiotie ce soir, dors donc !
Mes yeux qui ne demandaient qu'à se fermer obéissent et bientôt je sens le relâchement complet de mon corps qui s'oublie dans ces heures de sommeil dont je l'avais privé.
Cela faisait bien longtemps que mes rêves n'avaient pas été aussi paisibles, bizarres, mais ça, c'est une question d'habitude, mais néanmoins sympathique. Nous étions la veille d'un noël a en croire l'ambiance festive et il est vrai que le sapin est assez parlant, Edward était près de moi et a bien y réfléchir toute la famille Cullen était là, je n'entends pas ce qui se dit, mais je vois très clairement deux petits garçons se chamaillant je ne sais quel jouet, courir autour de la table dresser pour l'occasion ! Image stupide, les vampires ne font pas de dinde pour noël. Les deux petits me semblent familier, mais c'est lorsque l'un deux se retourne vers moi que son identité me frappe, il a les yeux de Grim et son frère a le même regard la malice en plus, Yann , je les avais imaginés enfant, jouant l'un avec l'autre.
– Isabella ? Réveille-toi !
Grim, briseur de bien-être.
– Non !
– Quatorze heures de sommeil d'affiler il serait temps que tu ouvres un œil ! Et puis Mary Popin's a appelé alors, si tu ne veux pas déjeuner à la verveine ce matin et profiter d'un bon café tu devrais te lever avant leur arrivée, après tu retournes au régime de ton cher et tendre.
Café ! Voilà le seul et unique mot que j'ai retenu, enfin pas tout a fait ils vont bien et sont sur le retour, mais ça je m'en douté.
– Tu sais que je suis très tenté par l'hypnose à ce sujet, qu'il me foute un tantinet la paix serais salutaire.
– Ne compte pas sur moi dans ce cas, te voir ronger ton frein constamment et lui répondre « oui mon cœur » avec les yeux qui lui crient d'aller se faire voir, est le seul spectacle distrayant du moment.
– Rigole bien qui rigolera à la fin !
– Le dernier !
– Quoi le dernier.
– On dit, qui rigolera bien rigolera le dernier.
– On dit aussi qui me donne pas mon café ne rigolera plus jamais !
– Tu es aimable au réveil c'est toujours un plaisir.
Ma précieuse tasse dans les mains je la manipule comme s'il s'agissait du Graal humant avec délice l'odeur de ce nectar fraîchement moulu, mais voilà au moment où mes sens olfactifs avaient anticipé le bonheur de mes papilles gustatives la tasse si chérie disparaît de mes mains.
– Le chat n'est pas là, les souris dansent !
– Edward rend moi ça !
– Sinon ? Grim je pensais pouvoir compter sur toi !
– Je ne suis que son humble serviteur, ses désirs ne sont que des ordres à mes oreilles.
– Mais oui, bien sûr prends moi pour un con en plus ! Les autres ne sont pas arrivés ?
Grim se lève et au ton de sa voix les choses redeviennent sérieuses.
– Comment ça !? On vous pensez ensemble ! !
– Ça a été le cas pendant les premières heures, mais on s'est perdu de vue, il était claire dans l'esprit d'Emmett et de Rose qu'un peu d'intimités était de mise et c'était omniprésent pour tous les couples, tenir la chandelle très peu pour moi ! Mais ils vont revenir ne t'inquiète pas. En ce qui te concerne miss Swan, si tu ne tiens pas à ce que je t'enferme dans notre chambre confortablement attachée au lit, je ne saurais que trop te conseiller d'arrêter de profiter de mon absence pour abuser de la caféine.
J'aimerais bien voir ça tien ! Je ne lui fais pas le plaisir de répondre, de toute façon c'est entièrement stérile avec Edward qui a mis en place le plan zéro nicotine et caféine.
Yann qui n'avait pas fait parler de lui depuis son escapade crapuleuse apparaît dans le salon, d'un geste il dérobe la tasse des mains de mon bien-aimé pour la repositionner dans les miennes.
Bon Yann ! J'en arrive même à lui pardonner sa désobéissance, par contre pour Edward c'est une autre histoire qui a la ferme intention de récupérer mon café, mais sa main se bloque à quelques centimètres de son objectif par la poigne ferme de Yann qui d'un regard fait bien comprendre qu'il ne plaisante pas. Pourquoi s'énerve t'il pour une broutille pareille ?
– Yann lâche Edward, ce n'est rien, et puis il est froid maintenant je n'en veux plus ! Yann s'il te plaît arrête ça !
Il défait son emprise sur le poignet d'Edward et une fois ceci fait, il quitte la pièce sans plus d'explications.
– C'est quoi son problème ? Il met un point d'honneur à combler tes désirs lui aussi ?
– Je n'en sais rien Edward.
Et c'est vrai, le comportement de Yann est beaucoup trop changeant pour lui accréditer une logique. Il est généralement habité par le même calme que Grim, mais il peut à tout moment exploser et devenir agressif pour des choses totalement insignifiantes.
– Bon et bien je peux faire une croix sur la caféine, mais un peu d'hémoglobine ne me sera pas interdit, qui m'aime me suive.
Edward ne quitte pas sa place et à mon air étonné il me répond.
– J'essaye de reprendre mon régime végétarien, te voir avaler du sang humain ne va pas m'aider.
– On peut faire un marché, j'ai le droit au café et toi au sang humain.
– Bien essayer, mais non !
– Mouais, ça m'aurait étonné aussi.
À mon arrivée dans la cuisine, j'y vois un Yann assis en tailleur sur le bar qui est devenu son perchoir principal. C'est une des choses que j'aime chez lui, parce que bien qu'il m'énerve la plus grande moitié du temps il n'a pas que des défauts, et l'une des qualités qui prédomine chez lui est qu'il assume entièrement ce qu'il est, il ne cherche pas à ressemblé a un humain comme l'ensemble des êtres qui m'entourent, il se déplace, agis, parle et pense comme un démon de se fait je ne suis plus étonner de le voir apparaître et disparaître a sa guise, c'est juste sa façon d'être à lui.
– Mieux vaut être détesté pour ce que nous sommes que d'être aimé pour ce que nous ne sommes pas.
– Personne ne te déteste, on ne te comprend pas c'est différent.
– Pourquoi le laisses-tu te priver de ce que tu veux ?
– Edward a besoin de normalité, comme tout le monde. Cette grossesse est juste miraculeuse et il veut devenir le meilleur des pères, il est excessif oui, mais crois le ou non il le fait par amour, c'est juste Edward et je l'aime ainsi.
– Beaucoup trop de choses néfastes sont prodiguées au nom de l'amour, priver une personne de ses désirs n'est en rien une preuve de sentiment c'est une prise de pouvoir.
Il sait que ses paroles sont entendues par les intéressés à côté, mais ça, il s'en contre fou.
– Nous parlons d'un café Yann, et rien d'autre que de ça.
– Aujourd'hui oui, mais demain ? Il t'a menacé de séquestration ! Ça aussi c'est de l'amour ? Ne me demande pas de comprendre cette logique.
– C'est des menaces en l'air.
– Une menace est une menace.
– Grim me dit que toi même tu en es une ! Alors que dois-je faire ? T'éradiquer ?
– Tout puissant qu'il est, il se doit de garder sa place de subalterne, qu'il intervienne aussi souvent dans tes prises de décision n'est pas normal, votre relation ne devrait pas être basé sur cette espèce d'échange d'idée continuelle, tu es sa maîtresse et rien d'autre !
– Tu as tort, il n'est en rien inférieur à moi. Je sais ce que tu veux me dire, mais si les choses avaient été comme tu le dis je ne serais rien d'autre qu'une marionnettiste possédant le plus beau des jouets, alors que vois tu Grim est pour moi un ami que j'aime beaucoup et jamais je priverais quelqu'un que j'aime de son droit de parole. Il est certes comme tu le soulignes souvent en train de me recadrer, mais c'est grâce à cet échange que nous avançons ensemble, son amitié m'est plus précieuse que ses pouvoirs. Si demain il ne devenait rien de plus qu'un humain, mon regard sur lui ne changerait pas et ses conseils me seraient toujours aussi précieux.
J'avais dit cela tout simplement parce qu'il s'agit de la vérité la plus nue, mais au regard choqué de Yann je comprends que pour lui la notion d'amitié et d'échange sur une base d'égalité lui est étrangère, pour lui chaque chose a sa place et la moindre incartade est synonyme soit d'insubordination ou de trahison, mais ça malheureusement seuls le temps et l'expérience auprès des humains pourra le lui apprendre.
– Tu es une créature étrange Isabella, c'est ton côté humain qui t'affaiblit le plus et pourtant tu continues à l'entretenir par des sentiments qui ne t'apporteront rien.
– Tu as juré me dire la vérité en toute circonstance n'est-ce pas Yann ?
– Pose ta question !
– Aro n'a été qu'un pantin dans tes mains n'est-ce pas ?
– C'est pas une question, c'est un fait !
– Si tu voulais détruire Grim, pourquoi avoir fait en sorte que ma mère reste en vie ? Tu avais son point faible dans les mains et pourtant au lieu d'en profiter tu l'as protégé, étrange pour quelqu'un qui ne prête aucun crédit au sentiment humain.
Moi aussi je sais que Grim a entendu, et j'imagine aisément mon ami en train de lever les yeux au ciel.
– Tu crois que je l'ai protégé ?
– Je ne crois rien, je constate, mais peu importe ce qui t'a poussé a le faire je voulais t'en remercier Yann, pour moi et aussi pour Grim.
– Je ne l'ai pas fait pour lui.
– Donc tu l'as fait !
La mâchoire qui se crispe, le regard de biais qui lance des éclairs, il n'a jamais autant ressemblé à Grim qu'à l'instant, des années passer à faire parler le tombeau qui me sert d'ami sur des choses qu'il voulait taire, ça offre de l'expérience. La voix de l'homme que j'aime raisonne dans la pièce à côté.
– Bella ?
– J'arrive !
En passant près de Yann, je ne peux refouler un petit sourire narquois à sa seule intention. Il retient mon bras et sa voix se fait basse, mais insistante.
– Isabella, l'humanité est condamnée, sauve ce qui peut l'être encore, c'est a dire toi et Edward point final.
Il me relâche comme si mon simple contact l'avait brûlé. Je ne réfléchis pas au geste que j'effectue lorsque mes mains encadrent son visage, mais c'est en le fixant que je lui réponds.
– Rien n'est encore joué Yann, nous nous battrons, je t'en fais le serment ! Pour notre liberté à tous.
Yann n'est pas tactile et me le fait bien comprendre en me repoussant brusquement.
– Je ne suis pas Grim !
Se sont les derniers mots que j'entendrais de sa part, car au moment où Edward entre dans la pièce le démon qu'est Yann préfère s'éclipser.
– Qu'essayes-tu de faire ?
L'inquiétude de mon vampire est à peine dissimulée, mais je ne saurais lui répondre, pourquoi Yann réagis t'il si brutalement ? « Je ne suis pas Grim », derrière cette apparence rebelle est-ce une pointe de regret que je perçois dans sa voix ?
– J'essaye de comprendre Yann.
– Mon avis ne compte probablement pas, mais c'est cause perdue !
– Tu as peut-être raison, mais sait-il seulement ce qu'est d'avoir une chance aux yeux de quelqu'un ? Il a été condamné et enfermé durant des siècles à cause de ce qu'il est par un jugement ignorant la justice, comment peut-on croire encore en quelque chose après ça ?
– Ne perd pas de vus qu'il s'agit d'un démon, un meurtrier !
– Sous les ordres de sa créatrice, cela fait de lui un coupable beaucoup plus innocent que nous qui avons tué de notre propre volonté, et oui c'est un démon, mais l'a t'il choisit ? Non, tout comme toi ou moi, il fait avec.
– Grim a raison, tu le défends beaucoup trop !
– J'ai toujours raison, sauf que ta femelle est trop butée pour l'admettre !
– Mon pauvre Grim, ta modestie te perdra.
La journée passe lentement, contrairement a mon angoisse qui elle prend une ampleur démesurée au fil des heures, comment vais-je leur demander pardon, comment puis je ne serais ce que leur demander ? J'ai tout essayé pour me calmer, mais rien n'y fais, au final je me suis isolé dans le sous-sol du manoir que Grim avait aménagé pour nos entraînements. Je me revois sur ce ring en train d'essayer mes premiers enchaînements sous le regard désespérer de celui qui deviendra mon ami, tout était tellement plus simple à ce moment. Qu'est-ce que j'ai pu transpirer ici et maudire cet endroit, pourtant aujourd'hui je m'y réfugie. Dans l'immense miroir mural, je ne suis pas surprise de voir Edward.
– Une salle de sport est bien le dernier endroit où je pensais te trouver un jour.
– Mon enfer personnel !
– J'imagine. Un ring ?
– Eh oui, mes débuts que veux-tu, il fallait commencer par quelque chose. C'est l'époque où j'encaissais les coups, Grim m'a toujours dit qu'il fallait que j'apprenne a parer les coups pour être capable d'en donner.
– L'image de Grim usant de force physique sur toi est quelque peu décalé par rapport à ce qu'il est non ? Je le vois plus te taper avec un coussin !
L'image de la bataille de polochon avec l'intéressé m'arrache un sourire.
– Ne crois pas que Grim a toujours été tendre avec moi, bien au contraire.
– Tu veux en parler ?
– Il n'y a pas grand-chose à dire, juste qu'il a fallu qu'il tape là où ça faisait mal afin de pouvoir savoir où étaient mes limites pour qu'il puisse m'apprendre a les repousser toujours plus loin. J'ai versé autant de larmes que de sueur sur ce ring.
– Et aujourd'hui encore il te faut les repousser, d'où ta présence ici ?
– Peut-être.
– Bella, je leur ai parlé avant la chasse, ils savent ce qu'il en est et je suis certain qu'après que tu te sois expliqué avec eux tu te rendras compte que toute cette peur que tu ressent est inutile.
– Je ne sais pas ce qui est le pire, d'être haï à cause de ce que tu as fait involontairement ou bien d'être pardonner aveuglément, mais une chose et sûr, c'est que jamais je ne me pardonnerais le mal que je leur ai fait. Voilà pourquoi je suis ici, parce que ce sentiment je le connais que trop bien.
– C'est à dire ?
– J'ai souvent fait du mal à Grim, le pire est que je ne m'en rends réellement compte que maintenant ! Je t'ai déjà dit que dans les premiers temps je ne voulais pas de cette vie et il me paraissait plus supportable de l'achever. Combien de fois est-il arrivé juste a temps !? Jusqu'au jour où j'ai été trop loin, et qu'il a dû avoir réellement peur !
– Estime toi chanceuse que ce soit lui et non moi, tu aurais très certainement passé un très mauvais moment. Qu'a t'il fait pour que tu arrêtes ?
– Je me suis réveillé une fois de plus dans la chambre qu'il m'avait assignée, me rendant compte que j'avais échoué ma tentative je m'attendais à recevoir encore une sérénade, mais à la place d'un long sermon il m'a emmené ici même, sur ce ring et il m'a dit qu'une chose ! « je vais te prouver que tu veux vivre ! ». Crois-le bien que je me suis pris la raclée du siècle !
– Il a donc réussi à faire remonter ton instinct de survie.
– Non, échec complet, mais à la place il a trouvé la clé de tout parce qu'avant de tomber dans les pommes j'ai murmuré ton prénom. Loin de lui l'idée de me bichonner et de me remonter bien confortablement installer dans mon lit, j'ai eu le droit a un seau d'eau glacer pour me réveiller. Il a répété ton prénom, encore, encore, et encore, j'étais épuisé, blesser et Grim n'est pas de ceux qui se lasse, alors je me suis écroulé en larme et j'ai parlé, de tout, de toi. C'est seulement après de très longues heures que j'ai eu le droit à mon premier pansement, mais à partir de ce jour-là il était devenu celui qui savait tout de moi, qui ne me juger pas, mon ami. Je lui ai fait du mal et je m'étais promis de ne plus jamais le décevoir.
– Promesse qui aujourd'hui tient toujours me semble-t-il.
– Oui, mais pourrais je tenir celle que je voudrais faire a notre famille qui est de ne plus jamais les faire souffrir ?
Edward se lève et vient se positionner devant moi, son visage est sérieux et le ton l'est tout autant.
– Avoir peur de ne pas pouvoir honorer une promesse prouve à quel point elle peut te tenir à cœur, moi je n'ai aucun doute sur le fait que tu réussiras. Némésis est la seule dans cette histoire qui doit avoir peur de quelque chose, elle a touché aux nôtres, alors Isabella tu va arrêter de penser solo tu n'as jamais été seule face a tout cela et ne le sera jamais parce que tu peux réunir tous les dieux existants, pas un seul ne me fera m'éloigner de toi ! Et je ne prends aucun risque à dire qu'il en va de même pour Grim ! Némésis a laissé passer la seule chance qu'elle avait, parce qu'à partir de maintenant on l'attend le pied ferme, tout dieu qu'elle peut être rien ne surpassera jamais le poids de la promesse que tu te fais a toi-même en protégeant les gens que tu aimes et je suis certain qu'elle le sait très bien, ce qui expliquerait pourquoi elle ne fait pas parler d'elle.
– Tu as raison ! Toi et moi dans l'équation rien ne nous empêchera de réussir.
– Ça, c'est ma nana ! On doit remonter, il y a du mouvement en haut.
Les paroles d'Edward ont eu l'effet de balayer mes doutes, je ne vais pas à l'échafaud, je retour vers les miens qui m'ont prouvé par de multiple façon que les liens qui nous unisse ont toujours été plus forts que toute les adversités, j'ignore ce que je vais leur dire exactement, mais aucun doute que je réussirais a leur faire comprendre que je les aime et que leur souffrance ne resteront certainement pas impunie.
C'est forte de mes convictions que nous remontons vers le salon, à l'entré je ne vois que la présence des miens déjà assis au salon dans l'attente de mes explications choses que je vais leur fournir. Il est évident que plus j'avance, plus mes résolutions et mon courage s'effritent, mais je puise dans tout l'amour et la compréhension que j'ai reçue d'eux pour forcer mes pas.
– Bonjours, avant tout je voulais vous dire que je n'ai jamais été aussi heureuse de tous vous revoir et…
Dans un seul geste, les six visages se sont braqués sur moi et si leur position statique ne m'a pas choqué au premier abord l'ensemble de la famille Cullen affichant des yeux d'un bordeaux profond me paralyse.
Mon premier reflex est de me tourner vers Esmé, rien, son regard a perdu la chaleur maternelle le caractérisant seul le vide empli ses pupilles. Son visage est concentré sur moi, son expression est l'attente de ce que je vais dire probablement, mais ce n'est pas Esmé !
Je recule d'un pas pour sentir que Grim est déjà dans mon dos lui aussi fixant chacun des membres de la famille. La voix calme et détendue de jasper rompt le silence qui s'était instauré.
– Alors Isabella, il paraît que tu dois nous parler, nous t'écoutons.
– Que s'est-il passé ?
J'attends une réponse, mais aucun d'entre eux ne semble m'avoir entendu. Emmett se lève pour aller chercher la télécommande de la télé et commence à zapper sur le câble, il est rejoint par rosalie qui se perd dans l'admiration de ses ongles.
– Carlisle ?
– Les choses changent et évolue Isabella, c'est inévitable !
Je vois la silhouette de Yann se dessiner derrière le patriarche, il avance au milieu de tous et tout comme pour moi personne ne lui porte la moindre attention.
Alice passe auprès de nous et j'ai à peine le temps de m'écarter pour éviter qu'elle ne me bouscule.
– Alice ?
– Oui Isabella ? Mon Dieu ! As-tu vu ta tête ? Tu devrais penser un peu moins a sauver la race humaine et un peu plus penser à toi !
C'est yeux se perdent quelque secondes et c'est avec un sourire froid qu'elle me lance un conseil avant de disparaître.
– Tu devrais dormir, pendant que tu le peux encore !
Où sont les miens ! ! ?
– Grim !
À l'instant où Edward est à mes côtés Grim s'avance doucement vers Esmé, sauf qu'il n'a pas le temps d'arriver jusqu'à elle que tout le clan est déjà en positon d'attaque, Rosalie et Emmett accroupi sur le canapé près a bondir, Alice sur la rambarde des escaliers, jasper et Carlisle entourant Esmé.
– Recule Grim !
La voix de Carlisle n'a rien à voir avec le conseil, c'est un ordre froid et lourd de menaces. Qu'est qui leur prend, Grim n'est en rien agressif.
– Esmé, regardez moi que s'est il passé ?
Les grognements font échos les uns aux autres, je vois notre mère qui n'a pas adopté de position de combat, elle est juste là a fixer le vide.
– Esmé est ce ainsi que vous vouliez que cela se passe ? Votre fille est elle si insignifiante à vos yeux ?
La réaction d'Esmé est immédiate, ses yeux se braque sur Grim, mais c'est une haine sauvage qui y en ressort, elle se jette sur lui, c'est la seule chose que j'aurais le temps de voir avant qu'Edward ne me mette sur son dos et ne nous propulse en dehors de la pièce par la baie vitrée, nous fuyons laissant Grim aux mains de notre famille qui n'est plus elle-même.
– On ne peut pas le laisser seul.
– Il s'en sortira ! Je dois te mettre en sécurité ! C'est un ordre de Grim ! Tu ne peux pas te démunir de ton amulette, sans pouvoir tu es trop exposé !
– Non arrête toi Edward ! ! !
– Il s'en sortira et nous rejoindra il m'a fait passer le message par pensé, ne t'inquiète pas !
Je finis par laisser Edward nous conduire je ne sais où, le manoir tout éclairer s'éloignant à vue d'œil tout comme l'espoir d'avoir retrouvé ma famille, mais que leur est-il arriver ?
Alors? verdict ? à bientôt, kalisse.
