Petite réponse aux reviewers non enregistrés :
Smiley : Et merci à toi d'avoir pris le temps de me lire ainsi que de commenter ça fait toujours plaisir :)
Gleek : Je suis vraiment flattée que l'humour de Bernadette parvienne à atteindre les gens, merci encore pour tes compliments.
Puisque j'en suis à laisser un petit mot je vous annonce que puisque cette fic plait il n'y aura pas une mais deux parties de publiées (en gros la deuxième année de Bernie au lycée qui va apporter son lot de changements mais je ne vous en dit pas plus pour ne pas casser le suspens).
Merci à vous lecteurs anonymes ou non, commentateurs ou pas.
A bientôt.
Elicassidy.
Les dinosaures c'est trop cool !
On dit toujours que le premier bal est l'événement dans la vie d'une jeune fille en fleur. J'avais raté mon bourgeonnement parce que très franchement je n'avais pour cet événement social qu'un désintérêt poli et ce même quand j'accompagnais Tina pour qu'elle choisisse la robe parfaite.
Assise sur un fauteuil je la regardais faire son défilé mais peu importe à quel point elle était superbe rien n'était assez beau pour le dernier bal qu'elle passerait avec Mike. J'avais du mal à comprendre sa tristesse, après tout Mike et elle c'était du solide, ce n'était pas comme si ils se disaient adieu. Mais Tina était mon amie, du moins était elle ce qui s'en rapprochait le plus si bien que j'usais mes van's toute la journée en la suivant dans toutes les boutiques de fringues de Lima.
- C'est parce que personne ne t'accompagne que tu ne veux pas venir ? Me demanda t-elle pour la millième fois.
- Les bals ce n'est pas mon truc Tina.
- Tu dois venir ! Viens t'amuser avec nous tu te trouvera un cavalier là bas.
- Je me fiche pas mal des garçons Tina, je ne veux pas aller au bal.
Mais on ne dit pas non longtemps à Tina Cohen Chang et à son grand pouvoir de manipulation mentale. C'est pourquoi je me retrouvais téléphone contre l'oreille à attendre que ma mère décroche.
- De combien tu as besoin ?
Inutile de dire que j'appelais rarement ma mère sauf quand j'avais besoin d'argent.
- Je ne sais pas, c'est quoi le prix acceptable pour une robe de bal ?
J'entendis presque le cerveau de ma mère bouillonner pour essayer d'associer sa fille à l'idée de robe et de bal.
- Tu as la carte des urgences ?
- Oui.
- Fais la chauffer.
Je crois que ma mère était plus impatiente que moi à propos de ce stupide bal de promo. D'ailleurs tout le monde était plus enthousiaste que moi et les filles du Glee Club, Kurt et Blaine en plus, accoururent au secours de Tina pour me trouver la robe idéale à laquelle j'accordais autant d'importance qu'à une chaussette de sport sale.
- Elle ressemble à une paupiette, fit judicieusement remarquer Santana.
Rachel m'avait enfilé une robe fourreau certes très jolie et très chère mais qui ne correspondait pas le moins du monde à la morphologie d'une fille normale. Elle aurait mieux rendu sur une branche. J'étais d'ailleurs incapable de marcher avec tant elle était resserrée sur les chevilles.
- Laissez nous seules, je m'en occupe, finit par intervenir Quinn.
J'enfilais mon jean troué et la suivit à l'extérieur de la boutique. Elle me conduisit jusqu'à un petit magasin qui passait inaperçu à côté des vitrines remplies de robes somptueuses. Je l'admettais enfin : Quinn voulait vraiment être mon amie. Je n'y connaissait rien question chiffon, je privilégiais toujours des vêtements dans lesquels je me sentais à l'aise au grand désespoir de ma mère qui aurait aimé me transformer en poupée. Cela dit une chose était sûre alors que je contemplais ma robe de bal accrochée à la porte de mon placard : Quinn Fabrey était un génie de la mode.
Mon père fut chargé de me conduire chez le coiffeur le jour du bal sous l'ordre de ma mère, une initiative qui l'enchantait autant que moi. Il était temps de dire adieu à mes atébas tissées avec soin sous directive de ma mère.
Vous connaissez ce cliché qui dit qu'on ne peut rien refuser à une mère juive ? Ce n'est pas un cliché.
Qu'importe, j'aurai ma revanche.
L'après midi n'était pas encore finie que je recevais un appel de Quinn.
- Je t'ai concocté une petite surprise.
- Vraiment ? Ma voix tremblait, je le sentais il se passait quelque chose de pas net.
- Je ne pouvais pas te laisser aller seule au bal, ça fait trop pitié.
- Merci pour mon amour propre.
- C'est pourquoi je me suis arrangée pour que Joe passe te chercher.
J'hésitais entre la considérer comme ma meilleure amie ou mettre fin à notre si récente amitié.
Au bord de l'évanouissement je me tenais devant le grand miroir de ma chambre sans savoir si je parviendrai à garder mon repas bien au fond de mon estomac. J'étais plus que nerveuse. Craquer sur Joe et passer du temps avec lui était une chose mais être sa cavalière pour le bal m'affolais plus que de raison. Après tout nous y allions en tant qu'amis et uniquement grâce/à cause de l'intervention de Quinn en ma faveur. OK niveau look j'en dégageais grave, je m'étais parées d'escarpins argentés à talons hauts qui s'harmonisaient parfaitement avec le bustier pailleté de ma robe. Bustier qui mettait incontestablement mes seins déjà biens présents en valeur.
A quelques centimètres au dessous de ma poitrine une bande de tissus rose vif me ceinturais ce qui accentuait le voile de même couleur qui tombait sur mes genoux avec légèreté. Je n'avais plus porté de rose depuis mon enfance mais il fallait croire que le rose était ma couleur puisque je ne m'étais jamais trouvée aussi jolie. Ma vengeance capillaire me donna un look décalé fort appréciable. Des couettes hérissées roses ça ne devrait pas être très répandu un soir de bal.
Ma mère agita la tête en signe de déception quand elle vit ma coiffure, mon père quand à lui... eh bien je ne suis pas très sûre qu'il ait su que c'était mon premier bal à ce moment là. Peu importais je devais juste calmer mes nerfs avant la venue de mon cavalier. Cavalier qui frappa à la porte à dix-neuf heures précises, j'allais ouvrir mais ma mère me devança pour accueillir celui qui avait accepté de conduire sa fille à son premier bal.
Je vis tout de suite qu'elle fut déçue en le voyant : Sarah Eldenstein n'aimait pas les originaux. Elle eu le mérite de rester polie.
- Tu nous présente chérie ? Demanda t-elle.
- Joe, ma mère. Ma mère, Joe, dis-je en enfilant un châle en laine blanche.
J'esquivais l'appareil photo et claquais la porte derrière moi.
- Je ne sais pas trop comment je dois me comporter avec toi pour ton premier bal, avoua Joe.
- Comme d'habitude ça sera très bien.
Cependant il m'ouvrit la portière de sa voiture et me tendis la main pour m'aider à me hisser à l'intérieur.
- Ça te va bien, le costume, commentais je tandis que je le regardais conduire.
Je le vit rougir pour la première fois.
La déléguée Brittany S. Pears n'avait peu être pas fait grand chose durant son mandat mais elle s'était donné du mal pour offrir une fête du tonnerre pour les dernière année. J'avais été septique quand à une soirée sur le thème des dinosaures et je n'aurais pas pu avoir plus tord.
- Les dinosaures c'est trop cool ! M'exclamais-je au bras de mon cavalier.
