Comme d'habitude tout reste à DC Comics, j'ai pas d'avocat alors pitié m'attaquez pas en justice !


Partie 2 :Candyman

Boïng !

Tout au long de sa vie, Daphnée avait eut des réveils très bizarres. Kidnapping, hôpital, son petit frère qui faisait des expériences avec son cactus…

Boïng boïng !

Mais son petit ami qui faisait des onomatopées en jouant avec ses cheveux c'était pas mal non plus.

Elle grogna pour la forme et il se resserra contre elle, caressant doucement son épaule tout en continuant d'utiliser une de ses mèches comme un ressort. Ca faisait onze mois qu'ils sortaient ensemble, et sept qu'elle vivait chez lui. C'était peut être rapide mais c'était la première fois qu'elle s'entendait avec quelqu'un comme ça. Le mieux ? Ses deux parents avaient donné leur entière bénédiction. Claudia aussi mais ça elle s'en fichait. En fait le seul qui n'était pas d'accord c'était Alexander. Sylvia disait qu'il était jaloux, lui soutenait qu'Andrew était dangereux et qu'il allait finir par la tuer. Sauf que comme il soutenait aussi que la créature la plus proche de l'homme en terme d'intelligence c'était le cactus elle n'y croyait pas vraiment.

Elle se retourna et l'embrassa pour lui dire bonjour. Et comme souvent avec lui, ça dérapa plus loin qu'un simple baiser. Ce qui la changeait réellement c'est qu'ils puissent parler, rire et faire l'amour avec un naturel effarant. Il n'y avait jamais un mot de trop, ils se complétaient parfaitement, physiquement et moralement. Il lui avait parlé des membres de sa famille, morts les uns après les autres. Elle lui avait parlé de ses enlèvements et lui avait montré ses cicatrices. Il y avait une telle intensité dans son regard à ce moment là, mais elle s'était effacée une seconde plus tard. Elle avait probablement mal vu.

Un peu plus tard après qu'elle ait prit sa douche et qu'elle se soit rhabillée elle se servit un bol de céréales dans leur pièce à vivre. C'était agréable de ne plus vivre chez sa mère, d'avoir un endroit à soit. Quelques minutes plus tard, Andrew la rejoignit et se servit à son tour.

« Pourquoi tu te balade en culotte ?

-J'ai une jupe.

Il prit un air exagérément étonné.

- Ah oui c'est vrai. Je l'avais pas vue, c'est pas de ma faute elle est quasi-inexistante.

- Quand même pas. Je dirais quasi-indécente.

- Nan, complètement indécente.

Daphnée fit un sourire en coin. Oh vraiment ?

- Tu sais je peux toujours me changer.

-… Mais c'pas grave parce qu'elle a une vie propre. Elle se relève que pour moi. »

Elle éclata de rire et s'étouffa avec son riz soufflé, ce qui la fit encore plus rire. Au final elle se contenta de le regarder manger, délaissant ses propres céréales. Daphnée ne se rendait toujours pas compte de sa chance. Elle avait un petit ami adorable, un appartement dans un des coins un peu plus surs de Gotham, un job à mi-temps qui ne payait pas trop mal, une famille unie -si on laissait la branche paternelle de côté- et des notes qui montaient toujours plus haut grâce à son changement de style de vie. La jeune blonde avait tout de même réussi à garder des notes acceptables en faisant la fête toutes les nuits et en buvant comme un trou alors en étant sage elle grimpait dans le top du classement. Andrew se mit à jouer distraitement avec sa main. Il commença à secouer ses mains comme une pompom girl quelques instants avant de les poser sur la table et de prendre une grande inspiration. Pourquoi est-ce qu'il était anxieux ? Il posa ses mains contre ses joues et la regarda dans les yeux.

« Daphnée tu sais que je t'aime ?

Elle sourit.

- Oui moi aussi, et je ne risque pas d'oublier tu me le dis au moins dix fois par jour.

- Vingt, mais c'est pas important. Enfin si. Mais non. Enfin c'est pas de quoi je voulais parler mais en même temps si et… ahhh !

Il refit ses petits mouvements de pompom girl pour ponctuer son cri de frustration. Il reprit contenance une seconde plus tard et reposa ses mains sur les joues de Daphnée.

- Je t'aime…

- Tu viens de le dire.

- Mais m'interrompt paahhh !

Il s'éclaircit la gorge pendant que sa petite amie riait.

- Allez troisième prise. Je t'aime, je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi avant. Tu es merveilleuse, tu me comprends, tes cheveux sont comme des ressorts alors c'est marrant, tu es courageuse, j'arrive jamais à savoir si tu te moque de moi tout le temps et même si c'est vrai ça ne me gêne même pas parce que tu me trouve drôle et pas bizarre ou flippant et…

Il déglutit.

-… Et je voudrais t'épouser Daphnée.

Elle resta interdite un moment. Son cerveau était peut être légèrement plus performant que la moyenne, là il était plutôt en mode « bug ». Il la serra un peu plus fort. Il lui fit les yeux de Bambi.

- Parle moi je t'en prie.

La jeune femme soupira, se frotta l'arête du nez puis posa la main qu'il ne broyait pas contre son visage.

- Ecoute, tu vois je suis assez contre le divorce…

-Tant mieux !

Elle le regarda sérieusement et il se pinça les lèvres.

- J'ai eut un assez mauvais exemple avec mes parents… surtout ma mère et ses… je me souviens plus combien elle en a épousé. Alors si je dois me marier je voudrais que ça soit vraiment pour de bon et ça… c'est une décision vraiment importante. Si je disais oui ou non là tout de suite ça serait pas sincère et ça serait pas juste pour toi. Est-ce que tu peux me laisser la journée ? J'ai besoin de prendre l'air, de me vider la tête de…

Il prit un air faussement horrifié.

- Tu vas pas demander conseil à ta mère au moins ?

Elle éclata de rire et lui assura que non en l'embrassant sur le front. Puis elle se changea en tenue de sport pour aller courir le long de la rue marchande. Généralement elle y allait en voiture, ensuite elle faisait ça en plein jour et en heure de pointe. Ca embêtait peut être les gens mais elle n'avait aucun risque de se faire kidnapper. Pour rassurer Andrew elle lui envoyait un message toutes les heures pour dire qu'elle était en vie les premiers temps du système. Maintenant elle s'inventait des morts originales. Comme changée en planche de surf avec de la super glue. Courant à travers les badaux pressés elle essayait de vider son esprit. Généralement quand elle faisait un jogging elle ne pensait pas du tout. Elle ne devait pas courir assez vite. Elle accéléra l'allure, se concentrant sur les bruits ambiants pour éviter d'être perdue dans ses pensées. Ca ne marcha pas non plus. Lassée, elle se mit à marcher le nez en l'air.

Et c'est là qu'elle fut chloroformée et balancée dans une camionnette avec trois autres personnes.

Classique, c'était trop beau pour durer.

En se réveillant elle refusa d'ouvrir les yeux. Non. Juste non. Là ça commençait à la gonfler menu. Elle ferait semblant de dormir jusqu'à ce qu'elle ait trop faim et ensuite elle aviserait. Dans un recoin de son esprit, elle croisa les doigts pour qu'Andrew n'essaie pas de la sauver.

Le seul truc c'est que la chance ça n'était pas le fort de Daphnée.

Alors quand Andrew Lawrence se rendit compte vers midi qu'il n'avait pas reçu un seul message il partit en chasse. Littéralement.

Quand il était petit, vers ses huit ans son père était partit. Il ne se souvenait pas vraiment de lui, juste qu'il n'était pas gentil. Trois ans plus tard il avait retrouvée sa mère dans la baignoire, les veines ouvertes, le sang s'était mélangé à l'eau et le sol de la salle de bain, habituellement blanc était cramoisi par endroit, orange à d'autres. Les mots qu'elle avait écrit sur le miroir restèrent gravés à jamais dans la mémoire du garçon.

Je ne peux plus continuer. Je suis désolée.

Alors Andrew sut ce qu'était la haine.

Elle était tout ce qu'il leur restait et elle les avait abandonné lui et son grand frère. C'était lâche, c'était immonde et répugnant et déloyal et… Et il ne voulait plus Jamais que ça arrive. Il en avait fait le serment. Ca devait être pour ça que les autres enfants ne voulaient pas s'approcher de lui, que les filles l'évitaient au lycée. Ils avaient comprit qu'une fois qu'il les avait, jamais il ne les relâchait. Une étudiante de sa promotion n'avait pas comprit ça. Elle fut retrouvée dans le fleuve, flottant près des égouts. Etranglée. La police posa des questions à Andrew bien sur, mais il était évident qu'il était dévasté. Ils croyaient que c'était à cause de sa mort, mais en fait c'était parce qu'elle avait voulu le quitter. Il n'en était pas à son coup d'essai. Lors de sa première année de lycée il se rendit compte que son frère se taillait régulièrement les veines. En découvrant ça ses nuits se peuplèrent d'images de son frère dans la baignoire avec ces mots atroces quelque part et ce « Je suis désolé » qui lui donnait envie de vomir. Lincoln Lawrence mourut dans son lit un mois après. Ses veines avaient étés entaillées plus fort que d'habitude. La police avait conclu à un suicide à cause des nombreuses cicatrices et avaient chuchoté entre eux. Clamé à quel point c'était irresponsable d'abandonner son petit frère. Il avait été parfaitement d'accord.

Du moment qu'on ne touchait pas à ses proches Andrew était très gentil. Tant que les dits proches ne voulaient pas s'éloigner de lui il était l'ami, le petit ami ou le petit frère parfait. Si Daphnée fuyait ses peurs Andrew devenait violent quand il devenait légèrement angoissé. S'il avait peur, là il passait de « violent » à « incroyablement sadique ».

Daphnée était parfaite. Trop habituée à des comportements bizarres, trop confiante en ses capacités elle ne s'était méfiée de rien. Elle le trouvait adorable, inoffensif, tellement gentil de vouloir s'occuper des enfants en stade terminal. Alors que la raison pour laquelle il travaillait là, c'est qu'il était certains qu'ils l'aimaient jusqu'à la mort. Ils n'avaient pas le choix. Elle avait trouvé ça tout naturel quand il avait demandé qu'elle lui envoie un message toutes les heures. Elle n'était même pas gênée et en profitait pour le faire rire. Un peu hésitante avant d'emménager avec lui mais elle ne demandait rien tant qu'à lui faire confiance alors elle accepta. Ils étaient si heureux ! Ses parents l'aimaient beaucoup, ils étaient de son côté. Alors il avait voulu marquer sa possession plus fermement. Un recoin de son inconscient lui disait que ça n'était peut être pas une bonne idée. Parce que si elle disait non, il devrait la tuer et il n'en avait pas la moindre envie. Mais sa réponse avait été parfaite. « Pour de bon ».

Il connaissait déjà sa réponse.

Pour toujours.

Ainsi donc, quand on lui enleva son Graal seulement quelques minutes après qu'il l'ait trouvé il n'eut pas peur. Il fut terrorisé. Et absolument fou de rage.

Les malfrats de Gotham ne surent jamais à quel point ils étaient dans la merde. Comme il était né à Gotham, il commença bien évidemment par menacer un flic pourri. A sa façon. En l'assommant avant de l'emmener dans une boucherie fermée pour la nuit. Là il avait d'abord demandé gentiment : « Alors voilà, ma fiancée s'est faite kidnapper par Maxie Zeus. Elle est blonde, elle a les yeux gris, elle fait une tête de moins de que moi, elle s'appelle Daphnée Greyhound et elle est très, très, très jolie. Donc comme j'ai très peur pour elle et que vous êtes un officier de police je pense que vous allez pouvoir m'aider. » En retour il l'avait insulté et avait insulté sa Daphnée. « Ca c'est pas très gentil. » Il l'avait pendu à un crochet par les chevilles et l'avait lentement mutilé pour qu'il parle. Il savait maintenant où était cachée sa fiancée. Pour faire bonne mesure il l'avait égorgé et jeté dans la baie. Vu les paquets de drogue qu'il avait vu dans l'arrière boutique, le propriétaire ne reporterait pas quelques tâches à la police.

Lui par contre s'y était immédiatement rendu. Ca ne faisait qu'un jour que Daphnée avait disparu, il y avait toujours de l'espoir. Mais l'officier à l'accueil fut très peu coopératif. Elle lui fit comprendre en termes secs que les ratés dans son genre c'était le dingue en collant qui s'en occupait. Elle aussi avait été retrouvée dans la baie. Petits bouts par petits bouts. Ca faisait deux jours que Daphnée avait disparu. Puis il avait « entendu parler » d'auditions à la fin de la semaine et il avait eut une idée. Et s'il y participait ? Il était bâti pour l'emploi. Naturellement il mit toutes les chances de son côté en éliminant la concurrence.

La baie se remplissait un peu vite…

Les auditions furent une réussite. En même temps le recruteur n'avait pas le choix il avait tué tous les autres.

Une fois en faction ce fut ridiculement simple. Dire qu'il avait entendu un bruit, demander à l'autre de couvrir ses arrières, l'égorger quand il se retournerait et cacher le corps. Il laissa un cadavre en vue pour attirer les autres, qui vinrent y mourir comme des mouches sur du papier collant. Alors il put retrouver sa Daphnée. Laquelle… Laquelle était déjà dehors. Elle se débattit quelques instants quand il l'approcha mais en se rendant compte que c'était lui son visage s'éclaira et elle l'embrassa passionnément. Voilà. Il avait sa Daphnée, il n'avait plus qu'à sortir. Ils coururent comme des dératés à travers les couloirs. Qu'elle trouva étonnement vide de gardes… adorable. En route il lui exposa son plan, sans les détails bien sur.

« T'es complètement malade !

Il sourit en sautant les marches quatre à quatre.

- Tu dis ça comme si c'était mal !

Elle ne répondit pas pendant quelques secondes, jusqu'à ce qu'elle arrive à sa hauteur et lui prenne la main.

- Oui !

Sans s'arrêter de courir il lui jeta un coup d'œil. Il avait bien dit que c'était la bonne ! Il serra sa main suffisamment fort pour lui faire mal. Cette fois il n'allait pas la lâcher, ils n'avaient plus que trente mètres avant la porte et là il la trainerait à la première église, chapelle, temple, hôtel de ville, bref ce qu'il y aurait de plus près et il lui mettrait la bague au doigt.

Il sentit quelque chose lui traverser le corps avant que la douleur n'explose dans son thorax. Il s'écroula, le bras toujours tendu vers la porte comme si c'était le soleil tandis que les cris de sa fiancée lui semblaient lointains. Pourtant elle était juste à côté de lui. La douleur était insoutenable, mais à travers il parvint quand même à sentir une main sur son visage.

Il l'agrippa avec toute l'énergie de désespoir. Non pas maintenant, pas si près du but…

- Reste !

- Ne t'inquiète pas, je reste avec toi, je serais toujours là mais je t'en prie, je t'en supplie toi reste avec moi, ne me laisse pas…

Il serra sa main aussi longtemps qu'il le put. Se noyant dans tout l'amour qu'il voyait dans son regard.

- Rrr- reste…

- Je te jure je serais toujours là mais s'il te plait reste avec moi ne t'évanouis pas…

Daphnée était parfaite. Même quand on la lui avait arrachée tout ce qu'elle avait voulu c'était lui revenir. Elle était restée avec lui jusqu'à ce qu'il meurre, ses larmes tombant sur son visage comme des gouttes de pluie.

-… Reste…

-Non, je t'en supplie non non non, non…

Son seul regret fut de ne pas lui avoir rendu la pareille.

Il eut vaguement conscience de la voir hurler comme un animal blessé, voler la lance de Maxie Zeus et s'élancer vers lui avant qu'une ombre noire ne l'empêche de le tuer. Puis il dut partir.

Il avait beaucoup, beaucoup d'enfants à retrouver.

Cette fois ci elle ne s'était pas réveillée à l'hôpital, mais chez elle.

Son sang était encore sur elle.

Elle courut sous la douche et resta là pendant une heure. Sans pleurer. Puis elle se sécha sommairement, se sentant absolument vide. Elle ne prit pas la peine de s'habiller. A quoi bon maintenant. Elle revint dans la chambre à coucher et s'assit sur le lit, regardant autour d'elle. L'appartement était à lui à l'origine, c'était normal qu'elle le voie partout. Elle se rallongea, son bras embrassant le vide. Une semaine.

Boïng.


Notes d'auteur :

- Je vous avais prévenus... A côté de ce type Nygma est un enfant de cœur mignon tout plein.

- Ceci dit il était peut être complètement dingue mais il n'aurait jamais fait de mal à Daphnée. Parce qu'il l'aimait trop. A sa façon. *Soupir* J'adorais Andrew, il va me manquer. A l'origine on n'était pas censé avoir de chapitre en son PDV mais c'est un personnage que j'aime beaucoup, à la psychologie super intéressante et ça m'embête de devoir le tuer un chapitre après l'avoir introduit. Mais comme j'y suis bien obligée j'ai décidé de lui rendre hommage en faisant sa mort en son PDV. Et en rendant ce chapitre aussi triste que possible. Parce que j'adore ce taré *essuie la pitite larme*. POURQUOI? POURQUOIIII ?

- Candyman est un film que j'aime bien. Galli l'alligator est une pub énormissime à voir sur youtube le plus vite possible.