Hey !
Un grand bravo à Deponia, Prof Panda et guest (bah oui, quand on met pas de pseudo ;)),... pour avoir trouvé quelle personnalité serait visée dans cette partie. C'était bien évidement le Patron (obligé) !
Je tiens aussi à dire merci à Pancak pour son review (ça me touche beaucoup).
Je tiens à préciser que les chapitres suivants ne sont absolument pas encore écrits et qu'ils arriveront beaucoup moins vite que ceux déjà parus.
C'est parti !
J'attends. Comme quasiment tous les soirs depuis que l'autre mafieux m'a "changé de service". Et dire qu'au début, je me contentais seulement de rassurer les gamines de neuf ans qu'il attrapait, puis de leur apprendre à être de bonnes putes. Sept ans que je bosse avec lui. Je me rappelle quand il m'a changé de boulot. Ouais, il disait que je lui serais plus utile dans une autre tâche, que les petites pouvaient de nouveau être prises en charge par d'autres. Cette chère Mélanie, presque une deuxième mère, m'avait parfaitement bien "formé", selon lui, pourquoi n'y arriverait-elle pas avec d'autres mioches ? Bref, depuis, plusieurs jours par mois, je me balade, j'emballe une fille pas trop moche, je lui propose de revenir "chez moi" et hop, elle se retrouve prise au piège dans un des bordels de Gino. Il a juste oublié un petit truc : le sexe est une drogue et au bout d'un moment, la main droite ne suffit plus. J'ai pas le droit de baiser mes proies et il m'a promit que si je touchais à une de ses putes, il me buterais. Alors, j'ai trouvé la solution. Le soir, je vais dans une ruelle sombre et j'attends. Il y a toujours une conne qui n'a pas compris le danger d'être seule dans la rue pendant la nuit. Enfin, le malheur des uns fait le bonheur des autres, pas vrai ?
Pour ne pas me faire chopper, je mise tout sur l'effet de surprise. J'attends qu'elle soit passée devant moi - sans me voir, je suis presque invisible avec mes vêtements noirs et mes lunettes de soleil - et je passe à l'action. Tiens, en voilà une, justement. A vue d'œil elle a quoi, 15-16 ans ? Après qu'elle soit passée devant moi, j'allume une clope. Elle se retourne en entendant le "clic" caractéristique du briquet et commence à courir quand je me décolle du mur contre lequel je m'appuyais, un sourire cruel collé à mes lèvres. Dommage pour elle, trop lente. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je la plaque au mur. Elle commence à se débattre en suppliant. C'est ça, supplie, on va s'marrer !
le lendemain 12h
Je me ballade à la recherche d'une nouvelle fille pour alimenter les bordels de Gino. Comme il y a plus de chances d'en trouver une vers 13h, je rentre dans un café pour patienter au chaud. Il y a une télévision accrochée au mur et justement, ça me concerne. Ils parlent de la fille que je me suis faite hier. Un sourire discret apparait sur mes lèvres quand je me remémore la soirée d'hier, puis la présentatrice commence à parler.
"Ce matin, une jeune femme de 16 ans a été retrouvée morte dans une ruelle. D'après les premières analyses, elle aurait été victime d'un viol.
Nous ne savons que très peu de choses sur sa sa vie privée mais il semblerait que depuis la mort de son père, la jeune Mégane Sommet ..."
Je suspends mon geste, tétanisé. Mon verre tombe, se brise, comme le monde autours de moi. D'un pas chancelant, je me lève et sors de l'établissement. Le propriétaire du café m'appelle pour me rappeler que je n'ai pas payé. Je ne l'écoute pas. Plus exactement, c'est à peine si je l'entends, trop occupé à essayer de gérer ma frustration, si je peux encore appeler ça comme ça. Il me rattrape et me retiens le bras. Grave erreur, on ne touche pas un chien enragé ! Incapable de maitriser mes pulsions meurtrières, je sens ma main se diriger automatiquement vers le revolver caché dans ma veste. Je tire. L'homme s'effondre, les passants hurlent et courent se cacher. Je range l'arme, fulminant, et m'engage dans une des ruelles alentours lorsque j'entends les premières sirènes de police. Rapidement, je rejoins un des bordels de Gino pour ne pas me faire rattraper. Une fois à l'intérieur, j'abats mon poings sur le mur, laissant enfin éclater ma rage retenue tant bien que mal jusqu'ici. Qu'est-ce qu'il s'est passé, bordel !? Comment, pourquoi est-ce que ça s'est passé comme ça !? Je colle ma tête au mur, les dents serrées par la rage que j'ai contre moi-même, et je tente, sans vraiment y parvenir, de retenir des larmes qui semblent ressurgir pour la première fois depuis sept ans.
-"Mathieu, ça ne va pas ?"
Mélanie me rejoins. Avec peine, je parviens à dire, entre mes dents :
-"Fout-moi la paix et casse toi."
-"Qu'est-ce qui se passe, Mathieu, tu sais que tu peux tout me dire ?"
-"J'en ai rien à branler et je t'ai dit de me foutre la paix !"
-"Écoute, je ..."
Je l'attrape par la gorge, à bout de nerfs, et la colle contre le mur en commençant à serrer ma main de plus en plus fort sur son cou.
-"Toi écoute moi, je viens de te dire que ..."
Je m'arrête, réalisant soudainement ce que je suis entrain de faire. Ses yeux implorants croisent les miens, me paralysent d'un coup. Je la relâche brusquement et je commence à reculer pour m'éloigner d'elle le plus possible. Le couloir n'étant pas très large, je me retrouve très vite dos au mur. Je ne sais plus quoi dire, quoi faire, trop dégouté par moi-même. Pour finir, après un moment qui m'a semblé durer des heures, je sors, sachant enfin ce que je vais faire.
J'ai pris ma décision.
Eh voilàààààà, un chapitre un peu plus court que le précédent mais qui, j'espère, vous aura tout autant plu.
Petite parenthèse fangirl : iiiiiiiiiiiiiiiiiiih je vais voir Mathieu à la Made in Asia et je sais pas quoi écrire ! Est-ce que je devrais imprimer une de mes fics et la lui donner ? Je sais paaaaaaaaaaaaaaaaaas !
Et sinon, une idée pour la prochaine personnalité ? (fastoche)
