Hey Hey Hey! :3 Voici (enfin...) le 6e chapitre~ c'est probablement l'avant dernier parce que je commence à avoir du mal avec cette fic. J'espère juste que ça ne donne pas un effet bâclé :/ Pour la longue attente, vous pouvez blâmer le nouveau jeu South Park qui est juste une tuerie *.* Bref... Bonne lecture :3

VI : Too Much Pressure

Le drame s'est déroulé hier. Tweek est allé à son casier pour prendre son livre de science. Clyde et moi on l'a accompagné, Craig était à l'autre bout du couloir avec sa copine. Si je me rappelle bien, Kenny est arrivé le premier et nous a salué. Cartman le suivait. C'est au moment où il a regardé le casier de Tweek que j'ai compris que les choses allaient tourner mal.

-Sérieusement, le psycopathe ? T'as mis une photo de toi et de ton p'tit copain dans ton casier ?!

-De quoi tu parles, connard ? C'est juste Craig.

Clyde n'a pas aimé que Cartman cherche des emmerdes à deux de ses amis. Moi non plus, mais j'ai préféré ne pas m'énerver à cet instant.

-Ouais, bah tes potes sont pédés, ça crève les yeux ! R'gardes un peu comment ils s'tiennent sur cette photo !

-Ce n'est pas vrai !

Tweek était sur le point de pleurer. Je sais qu'en ce moment, ce n'est pas la forme. Encore pire que d'habitude. Il s'est renfermé totalement. Apparemment, ses parents lui ont demandé si il était gay et comme il n'a pas répondu, ils se sont énervés. L'ont traité de sodomite. Donc il n'a pas besoin du tout qu'on l'emmerde, et surtout pas Cartman.

-Hey les mecs ! Tweek est une pédale !

Tout le monde s'est retourné vers nous. J'ai cru que Tweek allait exploser sous la pression. Craig a débarqué en bousculant les gens qui se sont regroupés autour de nous et s'est mis à frapper Cartman sans s'arrêter en hurlant que c'était un vrai connard et qu'il allait lui faire la peau. Il a fallu plusieurs professeurs pour les séparer et Tweek a été amené à l'infirmerie. On a pu le voir seulement deux heures après mais on était plus face à notre blond.


On est tous en face de chez Butters. Depuis l'incident avec Tweek, South Park fait la chasse aux gays. Des tas de gens ont été foutu en dehors de la ville. D'autres ont préféré partir dignement en faisant leur valise sans qu'on els dégage à coups de pieds aux culs. Y a même eu un blessé. Les gens s'accusent les uns les autres, taguent des portes. Le casier de Tweek est recouvert de gros « FAG » roses. Il n'est pas revenu au lycée se tient éloigné de moi, il ne me regarde même plus depuis quelques jours. Butters est enfermé dans la voiture de ses parents, ces derniers rangent leurs valises dans le coffre. Tweek est resté chez lui, totalement dévasté. Tout ça, c'est de la faute de Cartman. Plus personne n'ose s'approcher. Craig est fou de rage et frappe dans tout ce qui bouge. Clyde pose sa main sur son épaule mais la retire immédiatement, de peur qu'on le prenne pour un gay. Kenny aussi a eu des problèmes vu qu'il couche avec tout le monde. Ses parents lui interdisent de sortir, sauf pour aller en cours. Même Ike semble totalement mort. Il s'est pris une baffe par mon père quand il a avoué qu'il détestait les filles. Il a l'air de m'en vouloir aussi, parce que je ne dis rien. Mais qu'est-ce que je pourrais faire ? Je suis incapable d'agir, que ce soit pour moi ou pour les autres. Notre monde est devenu totalement sors avec Bebe pour qu'on me foute la paix. On s'embrasse au lycée devant tout le monde, les gars me disent que j'ai de la chance d'avoir une copine aussi canon.J'espère secrètement que c'est pour ça que Stan ne veut plus me parler mais il n'est pas jaloux. Il s'en fout totalement.


Je cogne à la fenêtre et mes pieds glissent sur la neige qui s'est accumulé sur le toit. Tweek passe prudemment sa tête derrière le rideau et ses yeux s'écarquillent en me voyant. La vitre coulisse et j'entre dans sa chambre.

-J'avais peur que t'ouvres pas.

Il hausse les épaules et s'assoie sur son lit où est posé son ordi. Je m'installe parterre et le fixe jusqu'à ce qu'il me regarde aussi.

-Wendy veut m'embarquer dans une manifestation pour les droits des gays à South Park.

Il fronce les sourcils mais ne dit rien. D'habitude, il m'engueule, enfin... Autant que Tweek puisse m'engueuler, et il finit toujours par me dire que du moment que je vais bien... Mais là, que dalle. Peut-être parce qu'il se sent coupable de ce qu'il se passe en ce moment. J'ai beau lui dire que les vieux attendaient juste une excuse pour faire chier, il refuse quand même de retourner au lycée et parfois même de nous voir avec Clyde et Token.

-Je vais peut-être avoir un nouveau traitement.

Il fixe obstinément son ordinateur. Depuis que je suis entré dans cette chambre, il ne m'a pas regardé dans les yeux une seule fois. Alors je décide de le forcer en m'asseyant tout contre lui, mon visage à quelques centimètres du sien. Pendant un instant il reste immobile et ne me regarde pas mais je frotte doucement mon nez contre sa joue. Quand on était petit, Tweek venait souvent à la maison jouer avec mon cochon d'Inde parce que son perroquet le détestait et qu'il ne pouvait pas le toucher. Stripe collait sa truffe sur sa joue et pouvait rester pendant des heures comme ça. C'est devenu notre geste. Il tourne enfin son regard vers moi où des tas de reflets différents miroitent. Des sentiments qui glissent sur son œil, pour que je puisse mieux le comprendre. Il a peur. De ses parents, de cette ville, un peu de nous deux aussi. Token et Clyde m'ont pris la tête en me disant que je ne voyais rien. La vérité, c'est que je vois parfaitement. Ses regards, son besoin constant d'avoir mon attention sinon il sombre... Je suis peut-être un lâche. Ou peut-être que je suis trop jeune pour pouvoir supporter quelqu'un. Quoi qu'il en soit, je l'ai blessé en lui faisant croire que je ne m'étais pas aperçu qu'il m'aimait. Il est triste. Mais pas cette tristesse qui le dévore à cause de sa dépression. C'est une tristesse résolue. Un mal pour un bien. Et il aime me sentir aussi près de lui.

-Il y a un « mais », pas vrai ?

-Je vais aller en maison thérapeutique à Denver. A la fin de l'année, on sera diplômé et j'irai à l'université là-bas en emménageant dans cette maison. Il y a plusieurs autres personnes qui y seront, on vit en collocation.

Il sourit peu à peu. Si cet endroit lui plaît, je devrais me sentir soulagé.

-Tu vas y aller sans tes parents ?

-Ils ne veulent plus de moi. Ils me laissent jusqu'à la fin de l'année et ensuite je suis obligé de partir. Mais ce n'est pas plus mal. Ils vont me payer mon année là-bas et j'ai déjà trouvé un job pour payer mes dépenses étudiantes.

-Tu seras tout seul dans une ville que tu ne connais pas ?

-L'occasion de changer.

Ca fait de moi un égoïste si je ne veux pas qu'il change, n'est-ce pas ? Je nous allonge sur le lit tout en gardant le contact entre nos regards.

-Je viendrais avec toi.

-Tu ne peux pas, Craig. Ils n'accueillent que les malades. Et tu es avec Wendy. On pourra toujours se voir plus tard, et on a jusqu'à la fin de l'année. Plus que deux mois...


J'suis à la bibliothèque municipale. Pour la première fois d'ma vie, à vrai dire. J'avais pas trop l'choix vu qu'j'avais b'soin d'un ordi. Le nôtre a été défoncé par notre alcolo de père. Ike va arriver dans pas longtemps, faut d'abord qu'il trouve un moyen d'entuber ses parents. Kyle est notre intermédiaire, du coup on parle en codé. Je souris bêtement en pensant à tout ça. On est dans une espèce de relation intime, sans nom. Pas b'soin de toute façon. Les canons doivent aller avec les canons. En attendant, je mène mes p'tites recherches sur Internet, ça d'vient urgent vu qu'on arrive à la fin d'l'année. En fait, j'me cherche un boulot et un logement dans une aut' ville. L'atmosphère de c'patelin est encore pire qu'avant. Le venin coule par les mots, par le sang. Les adultes se battent entre eux pour qu'leurs fils se parlent pas. Manquerait plus qu'ils deviennent de grosses tapettes.

-J'ai cru que j'y arriverai jamais !

Ses mèches brunes m'chatouillent le cou alors qu'il embrasse ma joue. La bibliothécaire nous regarde méchamment et j'lui souris.

-J'ai trouvé un matelas pour ton futur appart'. Faudra que t'aille le chercher chez Tweek, par contre.

Nos mains se glissent l'une dans l'aut' automatiquement pendant qu'il regarde l'écran. Une p'tite pierre noire brille à son oreille. J'ai envie d'la mordre mais j'me r'tiens, il risquerait d'crier en jouissant en plein milieu des bouquins.

-Tu viendras avec moi ?

Ses yeux sont grands écarquillés et il m'observe. Je dégage des cheveux de ses yeux.

-Tu voudrais ?

-Carrément, ouais. J'me vois pas crécher avec quelqu'un d'aut'.

-J'suis encore mineur... Mes parents pourraient porter plainte contre toi.

-Faut que tu leur parles.

-T'es malade ?! Sont devenus complètement cinglés depuis qu'j'leur ai dis qu'j'aimais pas les filles !

-J'partirai pas sans toi, Ike.

Il détourne le regard, se sentant bêtement ému. Il a vraiment du mal quand je dis des trucs pseudo mielleux.