Chapitre 2 - Le crade aux couilles d'or

Où Tintin se remémore à quel point sa passion pour le Capitain l'a poussé à commettre des folies. Où il cherche à nouveau le secret de son attractivité.

D'aussi loin que sa mémoire remontât, Tintin avait toujours perçu le Capitaine comme le maître absolu des lieux. C'était, en tout cas, le seul à avoir un accès illimité à tous les corps qui pénétraient dans l'enceinte du Chateau de Moulinsart. Les Dupons, le professeur Tournesol et toutes les vieilles connaissances qui passaient régulièment comme Séraphin Lampion, Abdallah ou encore la Castafiore, personne ne pouvait refuser la moindre faveur au fier Haddock. Celui-ci avait adopté d'ailleurs une attitude en conséquence, puisqu'il était devenu beaucoup plus agressif, parlant peu et baisant beaucoup. Il n'hésitait pas à interrompre les conversations, à déshabiller sauvagement, déchirant les vêtements et griffants les organes génitaux, et il adorait frapper au cours des rapports sexuels. C'était d'ailleurs une autre raison pour laquelle Tintin ne portait plus d'habits : ses beaux costumes risquaient en permanence d'être détruits par le désir du Capitaine, et il voulait éviter ce risque.

A Moulinsart, le Haddock était le mâle, et Tintin était devenu par la force des choses sa femelle. Nestor avait d'ailleurs inventé un sorbiquet : à force de voir le petit reporter toujours accompagné, même (et surtout) lors des moments intimes par son petit chien, il avait baptisé Tintin "la chienne du Capitaine". Tintin se vengeait cependant en sodomisant sans pitié et avec la même sauvagerie Tournesol. Il essayait parfois aussi avec les Dupons, mais les deux policiers avaient l'avantage du nombre et se défendaient remarquablement bien en tout ce qui touchait aux choses de la vie, ils arrivaient systématiquement à le pénétrer à un moment au cours des ébats.

La grande force du Capitaine, c'était aussi d'imposer un respect lié à la sexualité en toute chose. Il avait fait installer une nouvelle invention de Tournesol dans tous les recoins du parc de Moulinsart : c'était un détecteur de mouvements. Comme les murs qui constituaient l'enceinte de la résidence étaient cabossés, voire détruits en maints endroits, il arrivait que des enfants, surtout des petites filles, viennent jouer sur la propriété privée. Une alarme retentissait alors dans le chateau. Se levant d'un bond, le Capitaine se précipitait alors vers l'endroit indiqué par les capteurs en se déshabillant. Il trouvait rapidement les enfants, et alors, c'était à ce moment que le charme opérait - Tintin l'avait plusieurs fois accompagné et avait assisté, médusé, à la même scène à chaque fois : les enfants se rendaient automatiquement, ils venaient naturellement sucer le Capitaine sans rien demander, sans même réfléchir. Sa queue devait être vraiment appétissante, songeait à chaque fois le petit reporter. Haddock n'avait ensuite aucun mal à conduire les petits dans les caves du chateau pour leur infliger une succession de sévices sexuels, qui aboutissaient toujours à la mort des enfants au cours d'humiliantes tortures. C'était, à chaque fois, un plaisir redoublé pour tous les habitants du château.

Tintin avait cherché à percer cet incroyable secret du magnétisme du Capitaine Haddock. Prétextant le risque du cancer des testicules, il avait emmené son ami et amant faire une analyse, mais il n'avait rien remarqué d'anormal et s'était branlé sur la radio. Plutôt de nature passive, Tintin avait aussi souvent servi de cameraman lors des orgies. Il faisait de long plan-séquences sur les muscles bandés du Capitaine, ses biceps tendus dans l'effort, son visage concentré, puis défiguré par la jouissance. Mais rien n'y faisait : il ne parvenait qu'à trouver le bel Archibald encore plus beau, encore plus époustouflant dans ses performances et tendre dans la pratique. Vraiment, il n'y avait pas meilleur coup. Le lit du Capitaine était une promesse de paradis, et Tintin était heureux de ne jamais l'avoir quitté.

Il avait ressenti de la jalousie, par moments, quand même : lorsque le général Alcazar avait engagé le Capitaine comme second, lui offrant par la même un bordel de luxe rempli de vierges et de jeunes garçons mineurs. Haddock avait passé un long mois, naviguant dans le vice avec le général, et Tintin s'était réfugié alors dans les recoins les plus extrêmes du plaisir, torturant parfois jusqu'à la mort des animaux et des jeunes personnes qu'il enlevait dans les environs. Mais son chagrin ne passait pas, et il finissait, par désespoir, par courir nu dans les rues, perdues, violant et éjaculant sur tous les êtres vivants qu'il trouvait. Il se mit aussi à aller squatter les réceptions et les maisons, débarquant en plein milieu de la nuit devêtu et la verge bien droite, biflant les uns, mordant les fesses des autres. Sa réputation se fit rapidement, la police fit une descente quelques semaines après le début de ses agissements, qui s'acheva en partouze dans la cave du château. Lorsque le Capitaine rentra, il fut satisfait de voir que Tintin s'était fait une belle réputation et lui offrit quelques semaines sa préférence, avant de se détourner à nouveau pour s'intéresser à de jeunes acteurs pornographiques qu'il invitait chez lui le soir prendre le thé et regarder ses estampes japonaises.

Le secret du Capitaine demeurait dans l'amertume de son foutre, réalisait désormais Tintin alors que le sexe de Végéta répandait le sien sur ses hanches musclées. Nourrie à l'alcool fort et aux plaisirs constants, la semance du Capitaine dépassait qualitativement toutes les autres.