Chapitre 11 - La légende de Biteman et de l'Homme-Moule

Où le capitaine raconte une histoire à la fois triste et romantique, dans laquelle il est notamment question de sexe, de mort et de domination.

"- Le 12 juillet 1977, soit deux ans après la prise de Saïgon, un vaisseau Delta de l'armée américaine appareilla sur les côtes de la baie d'Oblong. Son capitaine se nommait Jack Sparrow, et il était assisté d'un certain George Clooney. Tous deux étaient d'anciens marines devenus homosexuels et fous à force de viols et de parties de roulette russe avec des vietkong."

Le Capitaine était assis au coin d'une agréable feu, un verre de sperme frais à la main, et une petite pique dans l'autre sur laquelle il faisait rôtir la saucisse de quelque malheureux voyageur. En face de lui, un être nu, ensanglanté et solidement ficelé, écoutait attentivement son histoire.

"- Les deux chefs pirates avaient des coutumes barbares à bord de leur vaisseau : ils castraient systématiquement toute personne qu'ils croisaient, puis prenaient les malheureux énuques à leur bord. On dit que sans testicules, la vie d'un homme se résume à peu de choses, une errance terne et sans plaisir. C'est ce qui explique le vide de l'existence des femmes, leur folie et leur hystérie - c'est parce qu'elles n'ont rien. J'ai toujours dit qu'il ne fallait pas laisser ces animaux en liberté…"

Le Capitaine croqua joyeusement dans le gland croustillant et juteux, puis il soupira fort.

"- Ah…. le goût délicieux de la chair humaine. Ils le connaissaient, ces deux petits loups de mer ! Mais ils avaient remarqué quelque chose de bizarre : les membres de leur équipage manifestaient parfois des actes d'insoumission, ce qui était très problématique. Après quelques recherches, ils constatèrent que les pénis des énuques recommençaient à pousser après la castration, comme les branches d'un arbres. Ils s'inquiétèrent d'abord, obligèrent tout leur équipage à vivre nu et organisèrent des séances d'inspections quotidiennes des pubis, rasant soigneusement les excroissances qui dépassaient.

Enfin, très vite, la situation dégénéra : un peu comme une barbe, les sexes rasés poussaient de plus en plus vite. Il arrivait qu'un marin se retrouve avec une bite de plus de dix centimètres chaque matin. Pire : plusieurs organes génitaux se mirent à leur pousser un peu partout sur le corps. Le pauvre capitaine Sparrow se retrouva avec des paires de testicules sur les aisselles et d'autres alignées le long des jambes. M. Clooney, fort buveur de café et fier métrosexuel, se retrouvait avec des clitoris dans les oreilles et des vagins dans les narines. La situation dégénérait à vue d'oeil, et des mutineries se préparèrent rapidement. Leur enquête conduisit alors Sparrow et Clooney à la cause de leur malheur : c'était un membre de l'équipage à la peau bleutée, de la race des mudokons et nommé Abe, qui faisait des incantations toutes les nuits avant de dormir, sans doute dans le but de rendre hommage à quelque ridicule divinité. Ses rituels provoquaient des réactions magiques, des étincelles se mettaient à scintiller et à visiter les marins endormis pour leur rendre, à défaut de leur liberté, au moins leur virilité.

Evidemment, cela ne coïncidait pas avec ce que pensaient Sparrow et Clooney du darwinisme social ; selon eux, tout regroupement humain devait se constituer sous la forme d'une meute animale, avec un mâle dominant et castrateur, possesseur du groupe, sodomisant à loisir les autres mâles soumis, et ayant à disposition les femelles ainsi que des chiennes."

Le Capitaine avait fini de ronger la chair sur l'os du bassin qu'il tenait dans ses mains. Il le jeta à la femme par terre à côté de lui, qui poussa une petit jappement de plaisir.

"- L'affaire se résolut quand même dans le sang : les marins avaient compris qu'Abe était là pour les sauver, et ils choisirent de le défendre. Par ailleurs, les deux chefs étaient devenus des sortes de monstres, recouverts d'organes génitaux et sécrétant à longueur de journée des liquides séminaux. Le visage de Sparrow croulait littéralement sous les testicules amoncelées les unes sur les autres ; celui de Clooney s'ouvrait comme une blessure géante, celle de l'origine du monde. On peut donc comprendre que les marins ait pris peur.

S'ensuivit une bataille, rapide, qui s'acheva en jeu de massacre : les quelques survivants furent gardés en otage, et devinrent les joujoux sexuels des terribles créatures. Ainsi qu'un parasite, qu'une sorte de virus, il continuait de pousser sur les corps de ces répugnants êtres une sorte de vigne vierge de pénis et de lèvres. Ils se mirent à ressembler de moins en moins à des humains, et de plus en plus à des amonts de sexes. Si bien que, lorsqu'ils débarquèrent sur la côté, les pêcheurs furent pris d'épouvante, et ainsi naquit la légende de ces deux créatures : Biteman et L'homme-Moule.

Un peu plus haut sur la côte, un acteur indien multimillionnaire du nom de Shahrukh Khan était venu se faire construire un palace de vacance. Fidèle à sa mégalomanie, il avait demandé à avoir la réplique exacte de celui dans le film Scarface de 1983, conformément aux plans conçus par les décorateurs originaux. La résidence existe encore, on peut en voir des photos sur le web. Toujours consumé par la mégalomanie, Shahrukh Khan ne s'autorisa qu'un seul écart par rapport au bâtiment original : dans la grande salle, entre les escalier, au lieu d'une fontaine portant l'inscription "The world is tours", il fit installer un gigantesque portrait de lui-même.

Il ne souhaitait cependant pas habiter seul, et élabora un stratagème afin de ramener chez lui de la pâture sexuelle. Après lecture du Petit livre rouge, du Capital et de quelques autres conneries du genre (notamment le SCUM manifesto et les Protocoles des sages de Sion), il eut l'idée de rédiger son propre manifeste de la vie. Le texte fut gardé secret, mais ses quelques lecteurs encore en vie tombent d'accord pour dire qu'il s'agit de la plus belle démonstration de misogynie jamais écrite, et d'une éloge de l'asservissement, de l'humiliation et de l'amour de la femme."

Le Capitaine marqua une pause dans son récit, comme pris d'une rêverie intense, puis il jeta un regard noir sur la pauvre chose qui traînait à ses côtés.

"- Beaucoup de gens pensent encore que la femme à quelque chose à voir avec le chien, reprit-il avec colère ; il n'en est rien. Pris en levrette, l'animal est nettement plus agréable que la femme. Non, il n'est rien, des insectes aux microbes, de la poussière aux excréments, qui puisse rentrer en comparaison avec la femme. C'est la somme des pêchers, des échecs et des hontes de l'humanités, réunies dans une même machine à reproduire ; c'est encore moins qu'un robot, c'est même honteux que des gens puisse encore en parler sans se laver la bouche juste après.

Enfin, je reprend mon histoire : Shahrukh Khan chercha les plus belles femmes de la planète ; il finit par s'intéresser de près aux mannequins de l'entreprise américaine Victoria's Secret, et décida de leur rendre une petite visite. Il choisit d'abord d'enlever Candice Swanepoel, petite déesse au corps parfaitement sculpté (regardez ses photos sur Google Images). Comme elle n'était pas plus maligne qu'une chèvre, la seule lecture de quelques pages du manifeste de Khan suffit à la convaincre de tout plaquer pour le suivre. Ensuite, Shahrukh s'était intéressé à Miranda Kerr et à Erin Heatherton (toujours Google Image), qu'il ajouta rapidement à son tableau de chasse. Ces quelques femelles le convinrent tant avec leurs plastiques à la fois toniques et fines, qu'il se décida à en capturer quelques autres. Furent donc également prises Marisa Miller, une surfeuse blonde aux fesses rebondies., également Izabel Goulart et Alessandra Ambrosio, deux brésiliennes aux allures d'anges, et enfin la sculpturale Gisele Bundchen, qu'il se plut à soumettre quelques nuits durant avant de l'enlever.

Faisant un petit tour par l'Europe Shahrukh en ramena enfin deux petites perles : l'anglaise Lara Stone, à la poitrine exubérante et la française Constance Jablonski, fine fleur de son écurie de destriers (oh ! Google Images !). Enfin, il s'installa dans son nouveau harem avec ses nouvelles esclaves, et commença la période la plus heureuse de sa vie : il organisait des défilés de mode sans habits, et se masturbait de longues heures et regardant passer les modèles ; il passait des heures à photographier les corps enlacés, suintants, à les filmer en action, puis tapissait les murs de photos, de vidéos projetées et s'enfermait ainsi dans une luxure de plus en plus profonde. Les femmes faisaient tout pour lui, répondaient à ses moindres besoins sans aucune personnalité et, plus que tout, elles l'aimaient de tout leur coeur et de tout leur corps. Son manifeste de soumission les avait toutes chamboulées - elles avaient décidé de revenir sur leurs erreurs de passé, avaient toutes utilisées leurs fortunes pour valoriser le combat misogyne de Shahrukh et s'étaient données à lui comme on donne un tabouret ou une armoire à un ami.

Cependant, cette idylle n'était pas destinée à durer. Tout d'abord parce que Shahrukh était un personnage trop voyant. Il détenait surtout dans sa maison des documents ultraconfidentiels : les papiers prouvant que la Shoah n'avait jamais existé, et que l'Holocauste n'était qu'une invention juive à dessein de créer une légitimité à leur état d'Israël. Shahrukh les avait acheté à prix d'or à d'anciens nazis, et les avait gardés pour faire chanter un ou deux gouvernements, mais il les avait finalement oubliés dans son coffre-fort, trop occupé qu'il était par le sexe. La CIA avait finalement suivi leur trace, et était rapidement remonté jusqu'à lui - elle avait tout de suite dépêché des agents en Asie du Sud-Est. Ensuite, Shahrukh était volage, et cela devait lui retomber dessus un jour : son ex-femme, Gauri Khan, ne lui avait pas pardonné ses infidélités. La misérable femme se sentait investie d'une mission pour la défense de ce qu'elle pensait être son peuple, et s'était bêtement révoltée en lisant le manifeste de son mari.

Un matin donc, qu'il prenait sa douche avec Marisa Miller, Shahrukh entendit des bruits inhabituels, qui ressemblaient à ceux de l'ouverture du portail. Il sortit et vit Candice Swanepoel dans la piscine, qui effectua quelques longueurs en retirant son maillot. Dans le jardin, Miranda Kerr prenait le soleil et Gisele Bundchen se promenait, nue, cherchant probablement un sens à sa vie. Il se décida à prendre cette dernière quelques instants, puis se souvint que ses nouvelles possessions lui avaient parlé d'une autre de leurs copines, une certaine Daria Werbowy, qui l'avait bien fait bander quand il avait regardé ses photos la veille sur internet. Il se mit donc en tête de partir à la recherche de ce nouveau gibier, et commença à élaborer un plan pour mettre la main dessus. Il était si monopolisé par ses pensées qu'il ne remarqua pas un petit point rouge apparaître sur la pointe de son sexe. L'instant d'après, son pénis avait explosé littéralement, et ses donzelles étaient toutes rouges de son sang. Shahrukh hurla, conscient d'avoir perdu plus que la vie, puis il ordonna à Izabel de le tuer. Cette dernière l'étrangla rapidement, pleurant cependant toutes les larmes de son corps, mais elle comprenait que la vie de son propriétaire avait perdu tout son sens. Elle rassembla ensuite autour d'elle toutes les filles, qui pleurèrent la mort de leur maître, leur sauveur et leur messie.

Gauri Khan descendit de son perchoir sur les arbres pour aller achever, supposait-elle, son mari. Lorsqu'elle arriva au bord de la piscine, son fusil-sniper toujours à la main, elle constata que non seulement Shahrukh était déjà mort, mais qu'en plus les filles lui avaient élevé un petit mausolée et avaient allumé un certain nombre de bougies. En la voyant arriver, les mannequins comprirent que Gauri était l'assassin, et se précipitèrent, nues. S'ensuivit une orgine terrible, au cours de laquelle elles tuèrent Gauri en la griffant et en la frappant - malgré leur fine silhouette, les mannequin étaient relativement musclées et savaient se servir de leurs corps.

Les deux hommes de la CIA avaient observé la scène aux jumelles en se branlant. Ils avaient caché leur 4x4 dans des taillis et pensaient contourner la scène pour trouver les documents. Cependant, ils craquèrent en voyant Izabel se vautrer dans le sang et Candice manger les boyaux de leur victime en jouissant. Ils se précipitèrent alors hors de leur voiture en arrachant leurs habits et se joignirent aux femmes, qui étaient trop heureuses d'avoir déjà trouvé de nouveaux propriétaires et ainsi une raison d'exister.

Quelques heures de stupre après, les deux agents avaient décidé de tout abandonner et d'habiter cette maison, quelles qu'en soient les conséquences - ils avaient déjà fait l'amour au moins deux fois chacun à toutes les femmes en présence. Alors qu'ils envoyaient Miranda chercher de la glace pilée pour reposer leurs sexes épuisés, ils entendirent un grand bruit, celui du portait de l'entrée défoncé d'un seul coup. Les deux horribles créatures, Biteman et L'homme-Moule, ne tardèrent pas à faire leur apparition ; ils parvinrent à la piscine, attirés par l'odeur de la frénésie sexuelle et par le désir des femmes, et se jetèrent immédiatement sur les agents de la CIA qui, reposant leurs pénis sur de la glace pilée amoncelée sur les seins de leurs nouvelles femmes, ne purent absolument pas réagir. Ils se firent pénétrer par absolument tous leurs orifices, pores de la peau compris, car les créatures avaient développé des formes de micro pénis qui pouvaient s'y insérer tout le long de leurs nouveaux corps ; ils moururent rapidement, car leurs corps étaient envahis par le sperme, qui se glissait dans leur sang, dans leurs coeurs et monta jusqu'au cerveau.

On dit que les créatures furent émues par la beauté céleste du harem et qu'elles décidèrent de ne pas mettre à mort les pauvres femelles qu'elles trouvèrent là. Elles leur expliquèrent qu'elles étaient des hommes, et purent ainsi les garder comme esclaves pendant des années et des années. Une seule chose ne changea jamais : ces bêtes étaient si répugnantes que les filles ne pouvaient s'empêcher de vomir à chaque rapport sexuel. Elles cultivèrent donc l'anorexie à outrance, mais le sperme des bestiole était si nourrissant qu'elles ne moururent pas. Enfin, elles se sentirent investies d'une mission divine et se donnèrent corps et âme à rendre heureux ces pauvres malades."

Le Capitaine marqua une nouvelle pause, ému aux larmes. Puis il prit une nouvelle grande inspiration :

"- Tout cela pour dire, au fond, que les documents prouvant la fausseté de l'Holocauste y sont toujours, et que je les ai vus de mes propres yeux. En 2007, suite aux conséquences du Tsunami au nord de la région, des paysans ont investi la baraque et tuées les créatures. Je m'y suis rendu à ce moment, et ai pu m'accoupler avec les superbes femmes qui vivent encore à cet endroit. La maison est devenu un lieu de partouze et de meurtres en permanence, mais les filles continuent à faire du sport toute la journée (le sexe, ça fait travailler les abdos) et à manger de manière saine pour rester sublimes. Enfin, personne n'y faisait attention, donc j'ai pu passer dans le bureau et ouvrir le coffre-fort avec ma bite pour jeter un coup d'oeil aux documents, et ils sont bien là ! Ils disent tout par ailleurs : que les camps de concentration ne sont qu'un fantasmes de fonctionnaires juifs dégénérés, que la Shoah par balle n'est qu'une gigantesque blague (qui penserait que les Allemands auraient gâché des balles pour tuer des juifs ! ils n'avaient qu'à leur démontrer leur infériorité et la nécessité de leur disparition, et les juifs se seraient suicidés tout seuls comme des grands !). J'ai laissé les documents là-bas, car je pense que c'est le lieu où ils sont le plus en sureté. Et devant le coffre-fort (que j'ai scellé avec mon sperme), j'ai laissé une petite inscription mystique pour que Biteman et L'Homme-Moule continuent de défendre les lieux depuis l'au-delà."