"Mon cerveau est malade. Ceci est un appel à l'aide. Je suis envahi sans cesse par des visions pornographiques et cartoonesques, des enfants se prélassent dans le stupre au beau milieu de mes rêves. Je suis des deux sexes, et condamné à leurs pires phatasmes respectifs.
Je passe désormais plus des trois quarts de me journées à me branler sur des dessins animés sado-masos. Je peux éjaculer plus d'une trentaine de fois en 24h.
Parfois, en mangeant un hamburger, j'ai l'impression de mâchonner une chatte. Je fixe avec une certaine obscession les paires de seins et de jambes dans le métro. J'ai les mains qui sentent le sperme séché. Je ne vois même plus des femmes : juste des troncs. Bizarrement, ce sont de plus en plus les moches qui m'attirent : les grosses, les laides, les difformes, les frustrées. Les bonnes, elles, ne m'inspirent qu'en matière de destruction : je rêve de leur broyer leurs petits vagins, de frapper tant et tant leurs belles jambes fines pour en faire de la purée. Ca n'est même pas satisfaisant d'avoir mal. Ma frustration touche à l'extrême.
Je ne vois pas comment les choses peuvent empirer. Je me lacère, mais sans résultats. Bientôt, il me faudra me résoudre à me suicider, à moins qu'une main gracieuse ne vienne me prêter son corps pour que je le souille. J'ai envoyé des messages de détresse à tous les contacts que je pouvais avoir, les suppliant de m'accorder l'aumône d'une partie de jambe en l'air, m'offrant, le livrant à vie comme un joujou sexuel, mais rien n'y a fait, personne n'a voulu de moi. Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Ma mère, la dernière, s'est résolue à m'ouvrir ses jambes, car elle ne supportait plus de voir son fils se stériliser. L'ayant abbatue dans une frénésie sexuelle, je suis responsable de la perte de mon dernier recours.
Voilà mainteant une semaine que je me branle sur sa dépouille. Les mouches commencent à s'accumuler, le corps ne ressemble plus à rien. Je voudrais tant passer l'aspirateur dans cet appartement ! Si quelqu'un se résolvait à couper les plantes sur le balcon ! mais il n'y a personne. Plus personne. Si vous avez ce message, du fond d'internet, venez me faire un petit signe. J'en aurais bien besoin."
Trouvant ce message sur le site le plus pervers du réseau chinois, le Capitaine fut bien le seul à répondre. Il débarqua ainsi dans ma chambre un beau soir pluvieux, et moi votre humble auteur, Thetrulyshunin, fus sodomisé par ma propre créature. Il m'abbatit, et reprit la plume. Attention, le style risque d'être, dans les pages qui suivent, beaucoup plus corsé !
