Just Tonight
CHAPITRE 01.
La plus part du temps, quand K.A.Z ne voyait pas tout noir, il voyait trouble. Affreusement trouble. Son champ de vision semblait également réduit. Sans doute était-ce dut à ce mal de tête affreux qui lui donnait en plus l'impression que le peu qu'il apercevait, tournait. Et pour accompagné le tout il se sentait épuisé. Ses paupières tombées, tombées. Il faisait au mieux pour ne pas les laisser se fermer, mais en toute sincérité il avait du mal. Et puis, durant un long moment il n'entendit rien, absolument rien et peu à peu il commença à retrouvé l'ouïe, n'entendant que des sons très étouffé, certes, mais il entendait. Bien plus d'une fois, il chercha la force nécessaire en lui pour tenter de redresser la tête au moins et se concentrer pour distinguer plus clairement tout ce qui l'entourait, mais il n'était même pas capable de ça… Le temps passé, semblait s'étirer de toute part pour lui…
Et puis, ce qui sembla être une éternité plus tard -en faite ce fut simplement moins d'une dizaine de minutes plus tard-, K.A.Z commença à retrouver la perception de sensation réelle. Les formes semblaient, bien moins flou et les sons moins étouffés, mais du coup, plus agressif, et violent. Et une voix, plus proche que n'importe qu'elle autre tonalité, se fit entendre de façon assez distincte. Une voix féminine qui s'exprimé dans un américain parfait. Il en déduisit donc qu'il ne s'agissait ni de Hyde, ni de Ju-Ken, ni d'Arimatsu ou Jin. Mais en toute sincérité, il était incapable d'identifié quoi que ce soit, il avait beaucoup trop mal à la tête, et l'estomac noué.
«Hey, Monsieur… Monsieur ? Est-ce que ça va ?»
K.A.Z acquiesça juste un peu, perdu, dans un mouvement de temps difficile. Une lumière aveuglante vint lui brûler plus encore les rétines et les sons ambiants, même les plus petits, résonnés dans sa tête, il avait l'impression d'entendre les gens sur le trottoir d'en face, cligner des yeux, c'était dire, comme c'était dur.
«Monsieur, est-ce que vous m'entendez ?
-Hein ? Ouais, ouais... Ronchonna-t-il, alors qu'il avait l'impression de se réveiller à peine, pour la première fois depuis mille ans.
-Est-ce que vous pouvez me dire comment vous vous appelez ? Demanda la voix.
-K.A.Z… Avec des points entre chaque lettres.»
La voix se mit à rire, doucement. Et il voulu faire un geste brusque pour se boucher les oreilles, qui laissait tout ces sons raisonner dans sa boîte crânienne, mais ses forces revenaient encore trop doucement pour qu'il puisse faire un tel geste.
«Qui écrit son nom comme ça ?
-Ben moi… Je viens de le dire… Oh… Oh… Finit-il sa phrase en gémissement, grimaçant.»
K.A.Z ne se sentait pas franchement en forme, tellement bien qu'il se pencha lentement sur le côté, la tête baissé vers le sol boueux et dégueulasse, qu'il avait du mal à distinguer et à identifier la matière étrange en laquelle il était fait.
«Ca va ? Vous avez envie de vomir ?
-Non, ça va… Ca passe, on dirait…
-Je peux vous appeler K.A.Z ?»
Ledit K.A.Z, commençait tout juste à réellement distinguer les formes et les couleurs, et il put enfin apercevoir qui était la personne entrain de lui parlait. Une jeune femme, aux cheveux châtain foncé au reflet roux, des yeux bleus, habillée d'une tenue d'urgentiste, lui semblait-il au vu de la couleur, et puis elle l'examiner tranquillement avec sa petite lampe. Il en déduit donc qu'il lui était arrivé un truc pas bien net, restait à savoir quoi, maintenant.
«Bien sûr. Et moi comment je peux vous appeler ?
-Lyza, ça ira très bien. Comment vous sentez-vous, K.A.Z ?
-Heu… J'ai un sacré mal de crâne…
-Vous me voyez comment, K.A.Z ?
-Heu… Mignonne, mais…
-Non, je voulais dire, est-ce que vous voyez trouble, dédoublé, net ? Réctifia-t-elle, en souriant toute fois, amusée, mais n'en laissant rien paraître dans sa voix, seule chose que le guitariste distingué réellement distinctement.
-Un peu trouble et dédoublé, mais ça s'estompe.
-D'accord. Est-ce que vous avez l'impression de vous être évanoui ?»
Le guitariste fronça les sourcils, pas bien sûr de ce qu'elle voulait entendre par là. Il était tombé dans les pommes ? À quel moment ? Il savait bien qu'il s'était passé quelque chose de pas net, le plus simple d'esprit l'aurait comprit, mais de-là à être tombé dans les pommes… Il n'en n'avait pas le souvenir en tout cas. D'un autre côté, entre ses sens perturbés, sa faiblesse physique et sa fatigue importante, sans parler de son mal de crâne impossible et de son estomac qui faisait des rebonds… Ce n'était pas impossible disons avec tout cela.
Il cligna à plusieurs reprises des yeux, finalement, puisque froncer les sourcils lui faisait mal, en faite, et puis il formula sa phrase.
«C'est le cas ? Demanda-t-il, un peu inquiet.
-Vous avez l'impression que c'est le cas ? Insista la jeune femme en bougeant un peu pour trouver une position accroupis un peu plus confortable.
-Non, je ne crois pas…
-Et bien vous avez raison, d'après vos amis, vous n'avez pas perdu connaissance.
-Ils sont où, d'ailleurs ?»
Lyza jeta un regard par-dessus son épaule pour montrer où se trouvaient lesdits amis du blessé. Ces derniers étaient alignés un peu plus loin, regardant la jeune femme s'occuper de leur ami. C'était un autre urgentiste qui les tenait à distance, mais ils étaient inquiets, certes mais ils préféraient laisser faire les professionnels tranquillement. Certes ils étaient très bourrés mais pas encore stupide. Et puis sans doute que dans ce genre de cas l'on devait très rapidement décuver, la preuve en était qu'ils avaient tout de même appelé les secours quand ils avaient compris qu'il y avait un problème.
«Ils n'auront pas de problème ?
-Tout dépend de vous. Si vous portez plainte ou non.»
L'Oblivion Dust acquiesça et tenta de se redresser un peu… Mauvaise idée, sa tête ne le lui permit pas vraiment de faire un geste aussi brusque pour le moment.
«K.A.Z je vais désinfecter votre plaie, je ne vais pas vous mentir ça va piquer un peu.
-Quelle plaie !?
-Celle que le coup à provoquer sur votre front.
-Un coup, hein ? Demanda-t-il plutôt perplexe, ne se souvenant décidément pas de ce qui avez bien put se passer.
-Oui, vous vous souvenez ?»
Le pauvre guitariste ne put pas secouer la tête à la négative, ne la sentant vraiment plus, l'idée de secouer la tête, là, maintenant. Alors, il grimaça un peu. L'urgentiste comprit bien le message et esquissa un petit sourire, tandis qu'elle sortait une compresse stérile de son emballage.
«En faite, deux de ces messieurs ont voulu se chamailler, et d'après ce qu'ils ont dit, ça à un peu dégénéré cette histoire. Le plus petit à voulu assommer l'autre avec une poubelle, sauf que vous vous êtes interposer et vous avez prit la poubelle, très lourde et le mur -tant qu'à faire-, en pleine tête.
-Oh…
-K.A.Z-kun, je suis vraiment désolé, s'écria la voix de Hyde en japonais, un peu plus loin, qui fumait une cigarette avec un air anxieux sur le visage.
-Aaah, t'inquiète pas pour lui Hyde-kun, il en profite bien, elle est plus que mignonne la donzelle…»
Le blessé leva les yeux au ciel, tandis que la jeune femme imbibé sa compresse de désinfectant, ne cherchant même pas à comprendre ce qui ce disait dans la conversation des japonais.
«Allez, j'y vais, lâcha Lyza en apposant presque immédiatement la compresse sur la blessure ensanglanté.»
Le contact un peu précipité et inattendu provoqua un violent sursaut chez le jeune homme, et pour arranger sa situation, il en profita pour se cogner à nouveau contre le mur contre lequel il était assis, s'étant écrouler dans cette inconfortable position qui allait sans aucun doute lui provoquer d'innommable courbature, au passage. Son nouveau léger coup à la tête provoqua un relent de la douleur, accompagné de l'espèce de brûlure que provoqua le désinfectant contre son crâne. Il grimaça et porta ses mains à sa tête.
«Tout va bien ?
-Pas trop, non.
-Bon, je désinfecte et je vous fais un pansement, après ça, on va vous emmener à l'hôpital pour que vous puissiez faire quelques examens complémentaire histoire de s'assurer que vous n'avez rien de plus qu'une plaie désagréable. C'est juste une mesure de précaution.»
La petite brune prit le temps de désinfecter la plaie avec un véritable soin, tentant d'y aller le plus doucement possible, tout de même. Et puis elle posa trois steri-strips, pour resserrer la blessure sur elle-même, et recouvrit le tout d'une compresse stérile propre pour stopper les saignements. Et puis elle se releva tout en rangeant les ustensiles utilisés dans un sachet plastique qu'elle referma, et se tourna vers son collègue.
«Zack, tu peux aller chercher le brancard, s'il te plaît ?
-On l'emmène ?
-Oui, je pense qu'il est plus sage que monsieur fasse des radios, histoire de s'assurer que tout est en ordre.
-Pas besoin du brancard, je peux aller jusqu'à l'ambulance.
-Vous êtes sûr ?
-Certain.»
Elle haussa les épaules et regarda le guitariste, qui avait reprit quelques forces, se lever et faire quelques pas en titubant tant bien que mal. Elle eût pitié et vint l'aider à marcher un peu jusqu'à l'ambulance, garé juste devant la petite ruelle. Elle le laissa s'asseoir dedans seul et retourna chercher ses affaires, tandis que son collègue continué à entretenir le dialogue avec les amis du blessé.
«Bon, est-ce que l'un d'entre vous souhaiterait accompagner monsieur dans l'ambulance, pour l'hôpital.
-Oui, moi je vais venir, déclara Hyde. Les gars, je crois qu'il va falloir que vous appeliez le manager et que vous lui expliquiez la situation.
-Super, tu nous mets pas du tout dans la merde toi, aujourd'hui.»
Hyde haussa juste les épaules et se dirigea vers l'ambulance, passant une main dans ses cheveux, gêné qu'il était. Avec sa maladresse et sa gaminerie affligeante, il en était arrivé à blessé son ami au point que ce dernier était trainé à l'hôpital. Il s'en voulait… Sincèrement…
Il s'en voulait parce qu'il ne savait pas encore que ce petit accident, serait sans doute la meilleur chose qui aurait put arriver à son guitariste d'ami…
