Bonsoir à tous!

Voici le quatrième chapitre des (més)aventures de Lucrèce!

Je tient à remercier ceux et celles qui suivent ma fic et ceux et celles qui me font parvenir leur avis, cela me fait énormément plaisir ( :.


- C'est l'heure du déjeuner ! Cria Gandalf, succédé par des expressions de joie.

Lucrèce se délesta avec soulagement de son sac, plus lourd au fil du temps. Chacun se rendait utile, sauf Bilbo et la jeune désormais naine qui se sentaient un peu exclus de l'organisation militaire naine. Le hobbit repéra Bombur, le cuisinier de la compagnie, et s'empressa d'offrir son aide. Lucrèce observa Kili et Fili s'engouffrer dans les bois, armes à la main. La réapparition matinale de son admirateur secret ne lui donna pas envie de suivre les frères. Elle se dirigea alors vers un petit groupe prédisposait au feu, jusqu'à ce qu'une main ferme broya son épaule.

- Je vous remercie de proposer de perdre vos mains dans l'eau gelée après le repas, cracha Thorin, avant de s'éloigner.

Non enchantée à l'idée de faire la vaisselle, surtout après une supplique aussi agréable, Lucrèce se dit qu'on ne pourrait lui reprocher son inactivité. Elle alla tout de même aider au feu, ne voulant pas se laisser intimider par le prince au sadisme injustifié. « Si je ne retrouve pas mon caractère insupportable et intolérant, l'autre cadavre anorexique reviendra, m'arrachera la peau et me jettera dans un bain de sel ». Lucrèce se fouetta à coup d'auto-menace pour garder en tête que le cas Thorin n'est finalement pas grand chose. Bien sur, elle ne s'était pas rendue en Terre du Milieu pour se faire des amis, mais le voyage risquait de durer et il était hors de question d'y laisser des plumes. Décidée à se faire une place, elle s'agenouilla près du foyer sans que personne ne la remarqua.

- Il faudrait plus de petit bois, non ? Introduit-elle.

Surpris, le nain roux à ses côtés la regarda étrangement avant de répondre.

- Vous pourriez aller chercher ça ? Interrogea t-il.

Lucrèce acquiesça et se mit en quête de branches séchées. « Ils me prennent pour une empotée... rien que pour ça, j'ai envie de provoquer au bras de fer le chauve effrayant, Dwalin je crois ». Avec satisfaction, elle en trouva en grande quantité en un rien de temps et se hâta de tout jeter sur les bûches. Avec un léger sourire et un air de t'aurais-pas-mieux-fait-que-moi.

- Gloin, pour vous servir, souriait-il.

Maintenant qu'elle y pensait, seuls les deux frères et le jeune Ori s'était présentés à Lucrèce. Heureusement que Kili et Fili leur avait fait l'inventaire des membres de la compagnie, car prendre le risque de les désigner par un « Eh, toi là ! » pourrait compromettre exponentiellement son espérance de vie.

- Ça avance ? Cria Thorin.

- Sans la petite, le feu serait loin d'être prêt, répondit Nori à côté de Gloin.

Le déjeuner se déroula dans la bonne humeur et il y eut assez de victuailles pour endormir tout le monde. Tandis que certains faisaient une sieste, d'autres discutèrent. Appelée par la première option, elle se souvient de la tâche qu'on lui avait gracieusement confiée, et amassa tous les ustensiles pour les transporter vers la rivière , à deux pas. Effectivement glacée, ce qui l'a motiva à en finir au plus vite. Une fois débarrassée, elle voulut se reposer un peu, et retrouver l'usage de ses doigts au passage, mais c'est sans compter sur Thorin qui rappela tout le monde à l'ordre.

- Rassemblez vos affaires, nous reprenons la route ! Ordonna t-il.

Tout le monde s'exécutait et le voyage pouvait reprendre rapidement. Lucrèce changea de fusils d'épaule et accéléra pour marcher juste derrière Thorin, Balin et Dwalin, ou le trio nous-les-grands-aristos-nous-ne-parlons-pas-à-la-populace. Ce dernier remarqua le présence de la jeune naine, se retourna, alors que celle ci lui administrait son plus beau sourire hypocrite. « Tu cherches les ennuis ma petite... ». Le temps était beaucoup plus nuageux que la veille, et cela ne pouvait que la réjouir. La peau laiteuse de Lucrèce n'était pas adaptée à une forte exposition, et une chaleur trop affirmée aurait atteint son énergie. Elle repensa à cette chose affreuse qui avait l'air décidée de la hanter. Sa deuxième apparition était furtive et sans violence. Peut être attendait t-il le bon moment pour réitérer une offensive ? Peut être attendait-il qu'elle soit seule ? Ou pendant son sommeil ? Pensant au pire, Lucrèce ressentit une vive douleur aux lombaires. C'était une sensation étrange, l'impression qu'un serpent se faufilait entre ses muscles et ses os. A cause de cette douleur surprenante et jusqu'alors inconnue, elle ne put s'empêcher de pousser un râle. Interpellé, Thorin se retourna avec un sourire funeste, comme si il prenait plaisir à entendre Lucrèce souffrir. « Ce type est un grand malade... ». Le plus étonnant fut la réaction de Balin et Dwalin : une profonde inquiétude émanait de leurs visages lorsqu'ils virent la réaction de leur souverain. Étaient t-ils inquiets pour la vie de la jeune bouc émissaire, ou pour la santé mentale de Thorin? La deuxième solution semblait la plus plausible. Alors que Thorin continuait à fixer Lucrèce, Dwalin fit de même, avec un regard suspicieux. « Ils ne peuvent pas m'oublier un peu ?! ». Agacée par la situation et sentant sa colère monter dangereusement, elle ralentit le pas afin d'arriver au niveau de Bilbo.

- Tout vas bien ? Demanda t-il.

- Oui merci, il doit y avoir quelque chose dans mon sac qui m'a gênée, déduit-elle, par contre l'affreux sadique devant... murmura t-elle tandis que Bilbo se pencha le plus possible vers son amie, je crois qu'il est plus atteint que ce que je pensais.

- Une déficience mentale, un traumatisme de l'enfance, un complexe physique, une addiction, un rejet de la part du sexe opposé... Un tas de défaillances peuvent être à l'origine de son comportement, songea t-il, on ne peut plus sérieusement.

Lucrèce étouffa un rire et se mit à fouiller dans son sac pour chercher l'arme du crime. Au fond de celui ci, sa main heurta le bien le plus précieux qu'elle possédait, le masque confié par les anciens du Conservatoire. Au bout de quelques secondes de contact, elle sentit des picotements dans les doigts, en premier lieux très agréables, avant de muter en vibrations douloureuses. Lucrèce failli laisser tomber ses affaires, et referma aussitôt son sac, sous le regard étonné du hobbit. Elle lui adressa un sourire crispé et accéléra le rythme. « Je crois que les anciens ne m'ont pas tout dit... ».


La lumière se faisait timide, il était temps de trouver un endroit où passer la nuit, d'autant plus que les estomacs criaient famine.

- Arrêtons nous ici ! Hurla Thorin, avec toute l'autorité dont il était capable.

Le lieux désigné était plutôt agréable. A la lisière de la forêt, le vent était coupé par de hauts rochers, et l'état du sol permettait de trouver facilement une place pour les couchages. Comme pour la pause déjeuner, chacun s'activa sans attendre. Lucrèce profita de la joyeuse pagaille et de la visibilité correcte pour atteindre une rivière, hygiène oblige. Celle ci se situait en hauteur et était abritée, à une distance parfaite du camps : suffisamment éloignée pour ne pas être vue, mais suffisamment proche, afin de se sentir en sécurité. Malgré la température très basse, et la banalité de cet instant, Lucrèce souriait instinctivement. Elle eut juste le temps de s'accroupir, de jaugeait la température de l'eau du bout des doigts, qu'elle fut alertée par des bruits de feuilles et de branches brisées. « Pourvu que ce ne soit pas Thorin qui vienne me noyer en douce... ». Lucrèce se releva, se retourna vivement et tomba nez à nez avec Dwalin.

- Euh... Je compte refaire la vaisselle après ? Tenta t-elle.

- Je ne suis pas là pour vous reprocher votre manque d'implication. Rétorqua t-il froidement.

« Eh allez ! Prend toi ça dans tes jolies petites dents ! ».

- Ah ! Eh bien, vous êtes là parce que vous avez eu la même idée que moi alors... C'est drôle hein ? Riait t-elle, nerveusement.

« En tout cas, cela ne le fait pas rire... ».

- Je suis sérieux gamine. Que transportez vous ? Interrogea t-il.

Lucrèce ne pu que le regarder d'un air ignare, absorbée par la confusion.

- Que transportez vous d'important, de valeur ? Insista t-il.

La jeune naine saisit d'avantage la question, mais choisit de mentir. Elle refusa de révéler l'existence du masque et même de l'étrange sphère dont elle ignorait l'utilité. Après tout c'était sa mission, et elle ne connaissait pas suffisamment les membres de la compagnie pour leur confier quoi que ce soit. Lucrèce estima que son autorité et sa carrure à la limite du terrifiant ne lui permettait pas d'obtenir gain de cause, et rien ne vaut la subtilité pour parvenir à ses fins. « A bas le diktat du régime de la terreur par les muscles ! ».

- Uniquement une broche qui appartenait à ma mère, et encore, sa valeur est essentiellement sentimentale, répondit t-elle.

L'imposant nain la considéra un instant, sans doute par méfiance, puis lui tapa sur l'épaule comme si elle était un compagnon de beuverie avant de retourner sur ses pas. « Et un bras en moins, un ! ». Elle retourna à ses occupations, la sérénité en moins. Quel était le but de sa question ? Et quand bien même elle avait un objet de valeur, en quoi cela l'intéresserait? Cela a t-il un lien avec le comportement étrange de Thorin ? Quand Lucrèce eut fini sa toilette, elle réentendit des bruits de pas derrière elle, plus feutrés cette fois ci. « Alors maintenant qui est ce ? Dwalin qui revient parce que je-ne-te-crois-pas-lâche-le-morceau-sinon-je-te-trucide ou un voyeur ? »

- Ca ne vas pas non ?! Vociféra t-elle en voyant Kili avec son arc braqué sur elle. C'était la première fois qu'une arme la menaçait, et ce baptême ne l'enchanta guère.

- Milles excuses petit corbeau ! Je vous ai prise pour une biche aussi gracieuse qu'une étoile filante joua t-il, le sourire jusqu'aux oreilles.

Lucrèce lui assena une grimace exaspérée en guise de réponse. Toux deux se dirigèrent vers le camp ou les couchages étaient installés, et le dîner presque prêt. Lucrèce rendit à Fili son signe de la main et fut interpellée par le nain à l'étrange chapeau, qu'elle supposait être Bofur.

- Mademoiselle Lucrèce, j'ai pris la liberté d'installer votre couchage un peu à l'écart pour que vous soyez tranquille, souriait-il.

- Je vous remercie infiniment ! S'exclama t-elle, agréablement surprise.

Elle examina autour d'elle à la recherche d'une tâche à accomplir.

- Si je peux vous aider... commença t-elle, à l'intention de Bombur.

- Si vous voulez bien servir, proposa t-il avec un clin d'œil. Commencez par Thorin bien sur.

« Bien sur... après le meilleur pour la fin, voici le grand et le magnifique : le pire pour le début ! ». Lucrèce repéra le prince et se dirigea vers lui en prenant une grande inspiration, souhaitant briller par son calme et sa sérénité. L'exercice était difficile et ne put qu'atténuer le tremblement de ses mains à défaut de l'éradiquer. Sa cible était adossée contre un rocher, la tête baissée, ce qui arrangea la jeune naine. Enfin suffisamment proche de se dernier, elle racla sa gorge pour signaler sa présence : aucune réaction. Après une seconde tentative plus affirmée, toujours rien. « Soit il dort, soit il fait exprès... » Embarrassée, Lucrèce se baissa doucement avant de poser l'assiette devant Thorin. Avant qu'elle ne puisse se relever, il planta ses yeux dans les siens comme si il avait en face de lui ce grand dragon haït de tout un peuple. Lucrèce était partagée entre la peur et le désespoir, et eut envie de le secouer. Le comportement infondé et cruel du souverain était sur le point de réveiller sa légendaire hystérie testée et largement désapprouvée par ses parents. Cependant elle n'avait pas en face d'elle Aenar, un jeune garçon plus petit qu'elle de deux têtes et vingt kilos entièrement trempé, qu'elle martyrisait à l'école. Courageuse pour pas un sous, elle se contenta de se relever en ne le lâchant pas du regard. Au maximum de son extension, ce fut l'affreux qui abdiqua. Son regard s'adoucit légèrement, et un « merci » murmuré sortit de sa bouche, et finit par rebaisser la tête. Lucrèce était littéralement abasourdie et ne put bouger d'un pouce, tellement la surprise était colossale. Pendant quelques secondes, elle eut l'occasion de quitter son costume d'agneau pour endosser celui du loup. Ainsi, son regard passa de l'étonnement à la satisfaction et sa bouche ouverte se redessina en un sourire infernal. La très puissante et très très démoniaque reine toisait de toute sa majesté son esclave enchaîné. Elle ne put s'empêcher de rester sur place afin de mieux savourer sa victoire. Mais c'est sans compter sur véritable Thorin qui l'a fit trébucher de son trône démoniaque en lui lançant son regard habituel, et lui rappelant au passage la besogne pour laquelle elle s'était proposée. Elle s'y attela avec une bonne humeur et une aisance jusqu'alors inconnue de tous, récoltant ainsi de grands sourires de la part de certains. Lucrèce s'assit à côté de Bilbo avec un air ignare qu'il ne compris pas tout à fait et profita de la chaleur du feu. Le repas se déroula en un silence annonciateur de fatigue, ponctué par quelques blagues douteuses. De nature solitaire, Lucrèce s'éloigna du camp mais pas trop, par crainte d'une visite surprise. Elle trouva un endroit paisible tandis que que la moitié de la compagnie commençait sa nuit. En fouillant dans ses affaires, Lucrèce évita le moindre contact avec le masque qui lui avait causé du tord. Elle sortit de son sac l'étrange sphère que sa mère lui avait confiée avant son départ. De prime abord, ce n'était qu'une babiole décorative verte. Elle l'a fit tourner dans sa main, appréciant son aspect parfaitement lisse. « Montre moi ton secret » songea t-elle presque automatiquement. Tout à coup, le vert devenait noir, et cette obscurité laissa place à une vision inattendue, la salle à manger de chez elle. Lucrèce sursauta légèrement lorsque sa mère devint visible, et son cœur s'emballa lorsque le père entra en action.

- Que t'arrive t-il ? Demanda Ulfric à sa femme.

- Et si je faisait des quenelles à la béchamel ce soir ? Questionna Arielle, pensive.

- Ouais, bof... Souffla le mari.

- Comment ça, ouais bof ? Interrogea la femme.

- Oh la béchamel... Souffla t-il...

- Quoi, la béchamel ? S'énerva t-elle.

- Ce n'est pas que je n'aime pas ça, mais... Murmura Ulfric.

- C'est quoi le problème avec la béchamel ? Surenchérit Arielle.

- C'est vite fade... pourquoi ne pas se contenter de pommes de terres ? Proposa t-il.

- Encore ?! Mais t'en a mangé tout un champs hier soir ! Pourquoi pas des pâtes ou du riz puisqu'on y est ! S'indigna t-elle.

- En voilà une bonne idée ! Quel bonheur de retrouver la femme que j'ai épousé ! S'enthousiasma t-il.

- Ta mère ne t'a pas appris à manger de tout, comme l'a fait le mienne... Constata Arielle.

- Là, je suis d'accord avec toi, et cela fait partie de ma réputation, fanfaronna Ulfric.

- Celle là tu ne me l'avais jamais sortie... Désespéra la femme.

- Et j'y tient à ma réputation. Continua Ulfric.

- Tu es comme un gamin en fait, tu crois que seuls les pâtes, le riz et les pommes de terre sont comestibles... Désespéra Arielle.

- Et oui ma chérie, la vérité sort toujours de la bouche des enfants, rappella le mari.

- Que tu le veuilles ou non, ce soir tu mangeras des quenelles à la béchamel, sinon tu iras chez la voisine ! Conclu sa femme.

La jeune femme au sourire rayonnant entendit des bruits de pas, se hâta de ranger l'orbe et aperçu Ori qui s'avançait timidement vers elle.

- Puis-je ? Demanda t-il

- Je vous en prie, acquiesça Lucrèce en désignant une place à sa gauche.

- Vous n'avez pas peur ? Se risqua Ori en s'installant.

- De ? S'étonna t-elle.

- De Smaug, le messager de la Mort comme le disent les récits. Annonça t-il.

- Les dragons ne me font pas peur, je dirais même que je les aime, répondit t-elle avec un léger sourire.

- Pardon ?! Comment peut on aimer des créatures aussi cruelles?! S'indigna le nain avec ferveur.

Lucrèce ne put s'empêcher de rire face à l'assurance soudaine du jeune nain à l'apparence frêle.

- Elle ne le sont pas, et croyez moi, je sais de quoi je parle... Songea t-elle.

- Vous en avez déjà vu, de vos propres yeux ? S'étonna t-elle.

- Des centaines...

- Et vous êtes toujours en vie ?! Incroyable... Pensa t-il.

- Dans une contrée très lointaine, les dragon vivent en harmonie avec les autres peuples, alors il n'est pas rare d'en croiser, expliqua t-elle.

- Si les dragons sont pacifistes, pourquoi une exception, rare d'après ce que vous me dites, s'en ai pris à mon peuple ? Nous ne le méritions pas... s'attrista Ori.

- Il est possible que Smaug fut banni par les siens, et s'est vengé arbitrairement. Les dragons sont avant tout impulsifs, inventa t-elle.

- On raconte que ses écailles sont si épaisses que la plus aiguisée des lames s'y briserai... Si nous ne pouvons le tuer, alors cette quête est veine... Se résigna le jeune nain.

- Nous pouvons toujours le résonner. Je suis intimement convaincue que le mal n'est pas une chose innée. Je le vois plutôt comme une graine que chaque être vivant possède en lui, qui grandit timidement chez certains, un peu plus chez d'autres, ou qui n'arrête pas de pousser comme une mauvaise herbe. C'est un fléau alimenté par des épisodes difficiles de la vie et surtout par les sentiments qui en découlent... Vous savez, un être vivant animé par des sentiments, et même les plus vils qui soient, peut couper la mauvaise herbe qui sommeille en lui.

- J'espère de toutes mes forces que vous avez raison... Vous pourriez peut être m'en apprendre plus sur les dragons ?

- Avec grand plaisir ! S'exclama Lucrèce.

- Me permettez vous de prendre des notes ? Demanda Ori.

- Bien sur, faites ! Acquiesça Lucrèce tandis que le nain cherchait un espace libre dans son carnet. Il existe plusieurs races de dragons, c'est pour cela qu'elles sont classées par catégories et sous catégories : les Terrestres, les Aquatiques et les Aériens sont les trois principaux types.

- Vous sous entendez qu'ils ne sont pas tous ailés ?

- Ils le sont tous, néanmoins la plupart ne peuvent voler. Chez les aériens, il n'existe que trois races : les dragons de sang, les crêtes vertes et les brisebois. Les premiers sont les plus grands et les plus intelligents chez les aériens. Et leur nom est dut par le processus nécessaire pour cracher du feu : ils doivent augmenter la température de leur sang jusqu'à ébullition alors que chez les autres cracheurs de feu, cela n'est pas nécessaire. Il n'y a pas de couleur spécifique à cette race, ils mangent peu malgré leur taille imposante et dorment en moyenne vingt heures par jour. Par contre, les crêtes vertes ne dépassent pas les un mètre cinquante de long pour la femelle et deux mètres pour le mâle. Ils mangent par jour l'équivalent de leur poids et se contentent d'herbe et de baies. Ils crachent une fine flamme bleue et volent à une telle vitesse qu'il est difficile de les distinguer. La particularité insolite des crêtes vertes est le rôle des femelles dans le couple, où elle a une autorité absolue sur le male qui au passage a été choisi. Enfin, les brisebois se nomment ainsi car leurs crocs ne cessent de pousser et doivent ronger du bois pour en contrôler la croissance. Ils sont de la même taille que les crêtes vertes et sont doués de parole comme les dragons de sang. On les distingue par la présence d'écailles jaunes légèrement électrifiées entre leurs cornes.

- Je ne me doutais pas un instant qu'il existe autant de dragons différents, commenta t-il, subjugué, et d'après ce que vous me dites, Smaug fait partie des dragons de sang, demanda le jeune nain en continuant ses notes frénétiques.

- Exactement.

Avant que Lucrèce puisse continuer la présentation des races de dragons, un nain s'approcha.

- Vous devriez vous coucher, il se fait tard, conseilla Dori.

En se levant, Lucrèce constata qu'elle tenait à peine sur ses jambes flageolantes, et écouta le nain avisé sans contradiction. La journée suivante risquait d'être longue et physique, une bonne nuit de sommeil n'était pas de refus.


Voilà, ça c'est fait!

J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à donner votre avis, même négatif, je ne mord pas promis!

Bizz.