Chapitre 3 : Une soirée pyjama ne sert pas à dormir mais à se raconter des secrets en jouant à des jeux de société

Il crut entendre un bruit et se plaqua contre le mur. Une minute s'écoula. Fausse alerte, tout allait bien. Il avait réussi à s'enfuir malgré le grabuge qui régnait en ville et était parvenu jusqu'en lieu sûr. Il tourna la clef dans la serrure mais se figea à la vue du spectacle qui l'attendait à l'intérieur.

Soyo : Mais aller manger dans son restaurant ne suffit pas, tous les clients font ça ! Il faut lui avouer tes sentiments, Katsura-san !

Katsura : Je sais bien, Soyo-chan, mais c'est plus dur qu'il n'y parait ! En plus je deviens rouge et je perds ma contenance dès qu'on entre sur CE terrain…

Sur le sol, deux futons étaient accolés par la tête, l'un habité par son leader et ami Katsura Kotaro et l'autre par personne d'autre que la princesse Soyo dont tout le monde parlait ! En plus, les deux ennemis étaient couchés sur le ventre, enlaçant leur oreiller comme des collégiennes dans une « soirée filles ». Les deux têtes souriantes se tournèrent vers lui tandis qu'il claquait la porte en soulevant un panneau sur lequel était inscrit « Mais qu'est-ce qui se passe ici ? ».

Soyo : C'est quoi ce canard-pingouin ?

Katsura : Ce n'est pas un « canard-pingouin », c'est Elisabeth ! Elisabeth, tu es enfin rentrée ! Je te présente Soyo-chan, elle va rester avec nous cette nuit et on la rendra à sa famille demain. Je veux que tu sois très gentille avec elle !

Soyo : Bonsoir, Elisabeth-san !

Elisabeth eut un petit moment d'absence mais se reprit : Katsura semblait contrôler la situation et bien que celle-ci soit très anormale -voire contre-nature-, tout paraissait bien se passer. L'amanto souleva à nouveau son panneau : « Bonsoir ».

Katsura : Puisque tu es là, que diriez-vous d'une partie de Uno ?

Soyo : C'est quoi le « Uno » ?

Katsura : Tu ne connais pas le Uno ? Mais à quoi tu joues au château ?

Soyo : Principalement au Kankeri. Parfois au solitaire quand tout le monde est occupé.

Katsura : Pauvre enfant ! Ne t'inquiètes pas, nous allons t'apprendre ce jeu merveilleux !

Elisabeth tira un futon de la pile et vint l'installer contre les leurs. Puis, sortant un paquet de Uno d'on ne sait où, elle commença à battre les cartes. Soyo se sentit légèrement mal à l'aise quand elle crut entrevoir deux mollets musclés et poilus dépasser du costume d'Elisabeth mais secoua rapidement la tête -elle avait dû rêver- et se tourna vers Katsura qui lui expliquait les règles du jeu avec passion.


Le vice-commandant démoniaque du Shinsengumi sortit de sa poche un briquet en forme de tube de mayonnaise et entreprit d'allumer sa cigarette de la main droite en formant une alcôve avec la gauche, pour protéger la précieuse flamme du vent. Ses dents se serrèrent sur le filtre de sa ration de nicotine : combien de temps fallait-il à cet idiot de Yamazaki pour aller chercher un café ? Il se tourna lentement vers l'agent qui venait de s'arrêter à côté de lui et qui semblait lui aussi avoir bien besoin de caféine.

Hijikata : Toujours rien ?

Okita : Rien du tout. Je ne vois pas pourquoi on continue de monter la garde devant le château, les ravisseurs ne vont pas venir la rendre. Si vous voulez mon avis, on ferait mieux de commencer à siphonner le canal.

Hijikata : Personne ne veut ton avis. Et personne ne serait assez stupide pour se débarrasser du corps de la princesse dans le canal. Il faudrait plutôt chercher les décharges publiques, ou…

Okita : C'est une mission pour vous, Hijikata-san.

Hijikata : Il est trop tôt pour que je réponde à tes insinuations.

Okita : Oh ce n'est pas une insinuation, juste une observation.

Hijikata : Que fait ce crétin de Yamazaki ?

Okita : Je crois qu'il s'est arrêté acheter des anpans, Poubelle-san.

Hijikata : Bon, ça commence à bien faire, Sougo ! L'insubordination, normalement, c'est puni par seppuk…

Les deux agents furent interrompus dans leur querelle par l'arrivée en trottinant d'un pas joyeux d'une créature qu'ils ne connaissaient que trop. Immédiatement, Hijikata dégaina son sabre et Sougo son bazooka, prêts à attaquer l'animal de compagnie de leur ennemi.

Hijikata : Katsura était donc mêlé à tout ça… J'aurai du m'en douter !

Okita : Oui, vous auriez dû. On fait souvent référence à Kondo-san quand on parle d'incompétence policière, mais…

Hijikata : Ta gueule, Sougo !

Figés dans leur position belliqueuse, les agents attendaient que le canard-pingouin passe à l'offensive mais celui-ci brandit un panneau sur lequel était inscrit « Attendez ! Ne tirez pas ! ».

Okita : C'est un piège, je pense qu'on devrait tirer.

Hijikata : Ta gueule, Sougo, sérieusement !

L'animal rangea le panneau et se mit à ouvrir la bouche. De plus en plus large. Les agents fronçaient les sourcils, perturbés par le spectacle auquel ils étaient en train d'assister. Quand la bouche fut tellement grande ouverte que la tête avait disparu, tout le costume tomba au sol révélant son occupant. Son occupante. Non. Comment ? Pourquoi ?

Hijikata : P… Princesse Soyo ?!

Le Shinsengumi dans son intégralité se rua vers la charmante et souriante jeune fille qui se tenait devant eux, puis s'écarta pour laisser passer le commandant.

Kondo : Princesse Soyo, vous allez bien ? On ne vous a pas fait de mal ? On ne vous a pas fait de choses sal…

Le général fut coupé par un violent coup sur la tête. Pas dérangée le moins du monde par cette concentration d'attention, la princesse repoussa une mèche derrière son oreille et répondit.

Soyo : Non, tout s'est très bien passé et je me suis beaucoup amusée.

Okita : Amusé ? C'est donc ce genre d'amusement que vous recherchez ? Je ne me suis pas présenté, je suis Okita So…

Hijikata : Plus important, avez-vous pu identifier vos kidnappeurs ?

Soyo : Non, il y a plus important encore que cela.

Hijikata : Uhm ?

Soyo : De combien d'hommes disposez-vous ?

Kondo : Euh… On doit être une cinquantaine…

Soyo : Bien. Et qui est partant pour un Uno géant ?


Voilà, voilà !

J'espère que cette fanfic vous a plus ! Pour la petite histoire, je l'ai imaginée dans l'avion et me suis empressée de la mettre en prise de note dans mon portable pour pouvoir la rédiger une fois rentrée (qui sait, peut-être que le fait d'être trimbalée m'a incité à infliger le même sort à l'adorable Soyo ^^). N'hésitez pas à laisser une review pour des commentaires/ demandes/ conseils/ compliments/ insultes/ que sais-je…

Un grand merci pour avoir lu en tout cas et à la prochaine !