- T'as vu c'est trop cool Tapa, on est dans la même maison !

- Question de point de vue…

Les deux jeunes sœurs avançaient ensemble dans les couloirs, en direction de la salle commune des Griffondors. Normalement, c'était au préfet de conduire les premières années, mais Tapadnon ne le supportait pas, ce stupide rouquemoute avec ses airs supérieurs et ses deux frères tout aussi roux que lui. Bon, ok, pour ses frères, il n'y était pour rien, mais penser qu'ils avaient un ADN commun suffisait à Tapa pour lui taper sur les nerfs. Et puis comme Pétajdeplon semblait décidée à la suivre partout, elle en profiterait pour lui montrer le chemin.

- Et t'as pas intérêt à te perdre, parce que je viendrai pas t'aider, prévint l'ainée.

- Promis ! Aaaah, mais c'est quoi ce tableau immonde ?!

- Non mais, je ne vous permets pas, jeune fille ! S'exclama la Grosse Dame, outrée. Hum, le mot de passe ?

C'est alors que Tapadnon fut prise d'un doute. N'ayant pas attendu le préfet, elle ne connaissait pas le mot de passe. Ne perdant pas son sang-froid pour autant, elle lui répondit ce qui lui sembla le plus logique de répondre dans ce genre de cas.

- Et ta sœur ?

- Ah, oui, je te reconnais toi… Tu peux rentrer. Et avec toi, qui est-ce ?

- Je suis sa petite sœur, Pétajdeplon !

- Mes pauvres enfants, soupira la Grosse Dame, vos parents ne vous aimaient pas ?

- Et toi, ton peintre t'as faite comme ça ou t'as grossi après ? Rétorqua Tapa, visiblement énervée.

- Ton langage, jeune fille ! Bon, toi tu peux entrer, mais pas elle.

- Mais euh pourquoi ?! S'écria Pétaj.

- Je ne te connais pas, je n'ai aucune preuve que tu es bien de Gryffondor, et tu n'as pas le mot de passe. Revient quand tu le connaîtras ou avec ton préfet.

- Oh, zut… Soupira la petite fille. Tu attends avec moi, Tapa ? Demanda-t-elle à sa sœur qui disparaissait déjà dans le passage derrière le cadre.

- Je crois que ça veut dire « non », osa la Grosse Dame, un léger air désolée pour la fillette.

Quelques minutes plus tard, tout le monde avait enfin retrouvé sa salle commune respective. A peine arrivé, Percy Weasley fonça vers Tapa, lui tenant un discourt plus ou moins réprobateur sur le fait d'avoir embarquée puis laissée sa sœur toute seule dans un couloir. Un léger « cause toujours » échappa des lèvres de la jeune fille, qui alla s'avachir sur l'un des canapés faisant face à la grande cheminée de la salle.

Elle se croyait enfin tranquille quand elle remarqua une tête rousse penchée par-dessus le dossier du canapé.

- Bah alors, lança George, t'es pas avec Fred ?

- Non, pourquoi ? Demanda Tapa d'un air étrangement calme.

- Bah j'sais pas, vous étiez pas convoqué chez la vieille McGonnagall pour vos conneries de tout à l'heure ?

- … PUTAIN MERDE FAIT CHIER ! Hurla Tapa en se précipitant hors de la salle commune.

Quelques élèves furent surpris, tandis que d'autres pouffaient de rire. Inquiète, Pétaj s'approcha d'un pas hésitant vers le jumeau présent.

- Euh…. Gerges ?

- Non, Georges.

- Pourquoi tes cheveux ils sont orange ?

- … Euh ?

Mais allons plutôt voir ce qu'il se passe du côté de Tapadnon, car avouons-le, ça sera bien plus intéressant.

La jeune fille de treize ans courait à travers les couloirs, dévala les escaliers pour finalement arriver devant le bureau de la directrice de sa maison. Entendant la voix plus qu'énervante de Fred, elle hésita un instant, mais se décida à frapper.

- Entrez, fit la voix sèche de McGonnagall.

Tapa s'exécuta (PAN ! Ah bah non, sinon ya plus d'histoire… Déjà que, hein, bon) et pénétra dans le bureau avant de refermer la porte derrière elle. Elle s'approcha alors du bureau devant lequel se trouvait Fred.

- Bien, jeunes gens. Pourrais-je avoir une explication sur votre comportement de ce soir ?

- C'est lui qui a commencé, balança directement Tapadnon.

- Mais euh, même pas vrai d'abord ! Répliqua Fred. Sale menteuse !

- Il m'a fait une remarque que je n'ai que moyennement apprécié, argumenta alors la jeune fille.

- Mais euh non, même pas vrai ! Relança Fred.

- Et après plusieurs avertissement qu'il n'a pas pris au sérieux, j'ai tenté de lui faire comprendre une bonne fois pour toute qu'il m'importunait.

- Tu m'as littéralement sauté dessus, s'pèce de folle !

- Tu n'as pas voulu t'arrêter malgré le fait que je t'ai prévenu de ce qui pourrait t'arriver si tu continuais, je plaide donc non coupable.

- Tu m'as mordu l'oreille !

- Bon, ça suffit, j'en ai assez entendu, les arrêta McGonnagall qui commençait à avoir un sérieux mal de crâne (kaaaaakakakakaka). Vous aurez chacun une retenue. Je vous indiquerai le jour et l'heure dans les jours qui viennent. Maintenant, retournez dans votre salle commune.

Les deux adolescents sortirent du bureau en silence. Mais une fois la porte refermée débuta une nouvelle dispute qui dura jusqu'à l'entrée de la salle commune. Par chance, Percy avait communiqué le mot de passe à Fred, car le « Bouge ton cul, grognasse » de Tapadnon ne marcha pas. De nouveau dans la salle commune, la jeune fille retourna s'étaler sur un canapé, rejoint presque aussitôt par sa sœur.

- Dis, Tapa, j'ai une question.

- Pose là, mais vite.

- Il est où, Emile-Louis ?

Tapa marqua une pause de quelques secondes.

- … Qui ?

- Tu sais, le mec que le blond a balancé par la fenêtre, lui rappela George.

- Ah, ouais… Bah j'en sais rien moi.

- Peut-être qu'il est mort… S'inquiéta Pétajdeplon.

- On a pas déjà eu cette conversation, à un moment quelconque de cette fic ? S'interrogea George.

- C'est possible mais que veux-tu, l'auteure est un peu con et relis pas ses chapitre et OUAAAAAAH !

- Mon dieu, s'écria Pétaj, Fred vient de se recevoir une armoire sortie de nul part en pleine tronche !

- Ne jamais contrarier l'auteure, dit simplement Tapa.

- Si JK Rowling savait tout ce qu'elle fait subir à SES personnages… Soupira le jumeau encore en état de parler.

« Elle avait qu'à pas tuer certaines personnes… » Résonna une voix, quelque part…

- Bon, c'est pas que j'aime pas vos gueules… Enfin non, je les aime pas, mais c'est pas la question, en tout cas moi, je vais me coucher, annonça sobrement Tapa avant de se diriger vers le dortoir des filles, suivie de près par sa petite sœur qui fit de grands signes de la main à tout le monde.

Et maintenant, que va-t-il se passer? Pétajdeplon va-t-elle se perdre dans l'école? Ron restera-t-il roux toute sa vie (sans doute, oui) ? Emile-Louis réapparaitra-t-il un jour ? Fred et Tapadnon vont-ils coucher ensemble ?

- QUOI ?!

- Non mais ça va pas !

- Elle est malade celle là !

- Plutôt crever !

- Je crois que je vais vomir…

- Vise ses chaussures.

- Il est pas un peu court, le chapitre ?

- La ferme, Pétaj !

- Maieuh !

Effectivement, ce chapitre ne fait que 1200 mots. C'est ridicule.

Alors, pour votre plus grand plaisir, on va continuer à raconter n'importe quoi.

Le lendemain matin, le soleil se leva, éclairant l'intérieur des salles du château écossais. L'un des rayons, ce petit visselard, traversa le trou de mite d'un rideau de couleur rouge pour venir directement se loger dans l'œil droit d'une jeune fille. Cette dernière, éblouie, se réveilla alors de fort mauvaise humeur, et le manifesta d'un sobre « Putain-fait-chier-ces-conneries » réveillant une bonne partie des autres filles du dortoir.

Tapadnon se leva alors en maugréant, et après s'être brièvement préparée, elle descendit dans la salle commune où elle fut accueillie par deux jeunes hommes roux en tous points identique affichant un large sourire.

- Bonjour jolie jeune fille en fleur !

- Ta gueule, Fred.

- Bien dormi ? Lui demanda Georges.

- Bof.

- T'as pas rêvé de moi, c'est ça ?

- Ta gueule, Fred.

- Bonjour tout le monde !

- Bonjour Pétajdeplon !

- T'es aussi jolie que ta sœur au réveil !

- Ta gueule, Fred.

- Bonjour ! Vous n'avez pas vu mon crapaud ?

- Bonjour Neville !

- Bonjour bonjour !

- Bonjour Rony-Choupinou !

- Ta gueule, Fred !

- Vous faites beaucoup de bruit dès le matin…

- Bonjour Hermione.

- Bon, tout le monde est là, on peut y aller ? J'ai la dalle moi, merde.

- Toujours aussi élégante, cette chère Tapa.

- Putain mais TA GUEULE, FRED !

La petite troupe quitta donc la salle commune des Gryffondor, non sans que Tapadnon ne lance une insulte à la grosse dame lorsque cette dernière lui fit une remarque sur ses cheveux décoiffés. Ils descendirent les escaliers dans un vacarme pas possible et arrivèrent enfin au rez-de-chaussée.

- Mais c'est pas possible ! Il FAUT que vous fassiez quelque chose !

L'ensemble du groupe leva les yeux vers la source du bruit. Devant la porte de la Grande Salle, le professeur McGonnagall faisait face au garçon blond rencontré dans le Poudlard Express, vêtu d'une robe de sorcier aux bordures noir et jaune.

- Je vous l'ai déjà dit, monsieur Malfoy. Une fois que le Choixpeau vous a désigné une maison, il est impossible d'en changer.

- Mais je ne peux pas être à Poufsouffle ! POUFSOUFFLE QUOI ! Non mais c'est la grosse honte ! Je vais me faire déshériter moi avec ces conneries !

- Je vous ferais remarquer que Poufsouffle est une maison honorable dont on peut être fière.

- Vous déconnez ou quoi ? C'est trop pourriAAAAAAAAAARG !

- Mon dieu ! Le blond vient de se prendre une porte tombée du plafond !

- L'auteure est à Poufsouffle. Elle l'a mal pris.

- Bon, puisque nous sommes tombés d'accord, je vous laisse, monsieur Malfoy. Bonne journée, et ne soyez pas en retard à votre premier cours.

Sur ces mots, Mcgonnagall tourna les talons et entra dans la grande salle. Les gryffondor de tous âges la suivirent et allèrent s'assoir à leur table, pouvant enfin profiter d'un bon petit déjeuner.

Soudain, d'un seul coup, comme ça, pouf, la lourde et imposante porte de la Grande Salle s'ouvrit dans un grincement sinistre. La totalité des personnes présentes tournèrent alors la tête, pour apercevoir, dans l'ouverture, un jeune garçon à l'allure maladroite et aux cheveux noirs en désordre. Le professeur Dumbledore se leva, et plissa les yeux pour mieux voir l'intrus.

- Kessessé ? Marmonna-t-il de sa vieille voix.

- Euh, bonjour. Excusez-moi, je suis en retard, je me suis endormi dans le train, je crois.

- Hum, vraiment ? Etrange, ça, très étrange… Quel est votre nom ?

- Je m'appelle Emile-Louis.

- Ah bah non, il est pas mort.

- Je vous l'avez dit, ça crève jamais ces trucs-là.

- Je sens venir le running-gag avec ce mec.

- Chut, on ne spoil pas !

- Avancez, monsieur Louis.

- Euh non, Emile-Louis, c'est mon prénom ?

- Ah, bien. Et votre nom de famille ?

- C'est Rogue, Je m'appelle Emile-Louis Rogue.

...

WHAT A TWIIIIST!