Coucou Krayn, c'est Hakukai (FioFolle) !
Désolée de te faire cadeau d'un texte assez triste, mais j'espère qu'il va te plaire quand même. J'utilise ton personnage (Grunlek), afin de l'écrire, tu m'excuseras j'espère !
(Et encore bon anniversaire !)
Ah, je précise, Grunlek est un enfant dans cette fiction. C'est important pour le déroulement de l'histoire, pour que vous ne soyez pas trop surpris.
Grunlek regardait depuis un moment, avec une tristesse bien visible sur son visage pâle, les gouttes de pluie rouler lentement sur les carreaux de sa chambre, plongée dans une relative pénombre.
Allongé dans son lit confortable, souffrant, l'enfant peinait à trouver le sommeil : la forte migraine et la fièvre l'empêchaient de se reposer correctement, il oscillait entre conscience et inconscience. De temps en temps, une servante passait vérifier son état rapidement et repartait aussitôt, laissant le Nain seul. En effet, ses parents n'avaient pas vraiment le temps de s'occuper de lui dans la journée, accaparés par les affaires de palais et des choses toutes aussi ennuyeuses les unes que les autres aux yeux du fragile bambin, qui commençait sérieusement à s'ennuyer, malgré sa maladie.
Il tripotait pensivement la douce couverture entre ses doigts fébriles et dut étouffer une quinte de toux grasse et irritante pour sa gorge déjà bien malmenée. Il reprit son souffle et se cala mieux dans ses oreillers, qui le surélevaient légèrement pour l'aider à respirer. C'est à ce moment là que la porte de la chambre de l'enfant s'ouvrit doucement sur la silhouette connue et rassurante de sa mère, qui avait réussi à se libérer pour venir le voir.
Elle referma le battant sans bruit, une de ses mains cachées derrière elle et s'approcha en souriant avec tendresse à son fils. Elle s'assit sur le lit et lui caressa la joue dans un geste plein d'amour. Elle s'inquiéta en sentant la température élevée du Nain et en voyant ses yeux brillants à cause de son état. La jeune femme murmura, pour ne pas aggraver la migraine persistante du pauvre Grunlek :
- Tu vas mieux … ?
- Non …, répondit-il d'une voix éraillée et fatiguée.
Elle eut une moue désolée et continua sa câlinerie pendant un long moment, apaisant son enfant, si frêle face aux maladies.
- J'ai une petite surprise pour toi …, annonça-t-elle avec un regard plein de malice.
De derrière son dos, elle sortit une grande peluche absolument adorable, qui fit sourire l'alité, tout content de son cadeau. Il tendit les bras vers le jouet, sa mère lui donnant de bonne grâce.
- Un glouglou …, souffla Grunlek, ravi en cajolant l'animal en tissu.
- Oui, un dindon, rectifia la noble Naine, attendrie.
- Je vais l'appeler Gloubilly … Gloubilly le dindon …
Sa maman lui ébouriffa les cheveux en étouffant un rire clair.
- Comme tu le veux, Grunlek … Comme tu le veux …
Après une longue pause, elle se leva et lui dit avant de partir aider son mari à gérer leur maison :
- Joyeux anniversaire.
Voilà, un petit texte en l'honneur de Krayn et Gloubilly !
J'espère que ça vous a plu !
A bientôt
