Mini-épilogue

Tout doucement et le plus vite qu'il put, Harry se jeta dans la première pièce près de laquelle il arrivait. Une fois la porte fermée, il se permit un soupir. Malheureusement son soulagement fut de courte durée car quelques secondes plus tard, on entendit une voix mélodieuse retentir partout dans la maison.

- PAPOUUUUUUUU !

Le pauvre Survivant faillit fondre en larmes. En effet, cela faisait six ans déjà qu'il avait appris qu'il attendait un… UN ? Noooooooon, la normalité n'était pas pour le Survivant. Non, lui il n'avait pas eu un enfant, il avait eu des quintuplés ! Bref, donc cela faisait six ans qu'il avait appris par les parents de Draco qu'il était enceint. Et depuis ce jour, il n'avait pas eu UNE minute à lui.

Notre Survivant national n'en pouvait plus. Ben oui, vous vous attendiez à quoi ? Qu'un mélange de Draco et Harry donne des petits anges tout gentils, tout mignons ? Bien sûr, les gosses étaient mignons. Mouais, des démons à face d'ange quoi.

Avec une grimace le Survivant se mit à énumérer dans sa tête les raisons qui l'auraient pu dissuader d'avoir un ou plusieurs enfants :

Raison une : Serpentard plus Gryffondor égal Apocalypse… CQFD !

Raison deux : caractère Potterien plus caractère Draconien égal faire reconstruire la maison au moins deux fois par jour… CQFD !

Raison trois : Draco version fille versus Harry version fille égal bonjour les Stupefix… CQFD !

Raison quatre : caractère fouineur venant des gênes d'Harry plus vie de couple égal le désert total (et penser à bien verrouiller la porte de la chambre et y mettre PLUSIEURS sorts de silence avant de faire quoi que ce soit dans la chambre avec Draco)… CQFD !

Raison cinq : cinq petits Draco et Harry plus toutes les raisons du dessus égal la vie du Survivant devient un enfer… CQFD !

Conclusion d'Harry Potter : J'aime Draco et mes mioches mais ils me font biiiiip quand même.

BOUM ! BOUM ! BOUM !

Le Survivant eut du mal à déglutir. Les petits monstres avaient réussi à le trouver dans sa cachette.

Silencieusement il pria Merlin de l'épargner… il était trop jeune pour mourir. Mais les cinq enfants dehors commençaient à s'impatienter.

- Allez Papou, sors de là, je sens ta magie à trois kilomètres !

- On t'a trouvé grâce à mon génie sans égal et à mon sens de déduction bien supérieur à celui du commun des mortels.

- Oui, Papou, de plus c'est grâce à mon extrême intelligence qu'on a fait un plan pour te trouver.

- Et puis, même si tu avais envoyé ton serpent pour nous bloquer la route, je te signale que moi aussi je sais parler Fourchelang !

- De plus, Papou, t'es pas discret du tout. C'est la troisième fois cette semaine que tu t'enfermes dans cette pièce. Tu croyais vraiment qu'un esprit aussi futé que le mien ne l'aurait pas remarqué ?

… On se demande qui tient de qui…

Harry soupira de découragement et très, mais alors très, lentement, le plus lentement qu'il le put, il ouvrit la porte et sortit pour se retrouver devant cinq petits monstr… heu enfants, oui c'est ça, enfants qui le regardaient certains d'un air goguenard, d'autres avec amusement.

- Que me voulez-vous encore ? finit par demander Harry.

Gros silence.

- Bah rien de spécial, finit par dire une petite brunette au yeux gris.

Inspire, expire, inspire, expire. Voilà, Potter était calmé. Sur le moment il avait vraiment failli lancer un Avada sur sa fille. Non, mais franchement, ces gosses à eux cinq réunis étaient pire que Voldemort et c'était peu dire. A côté d'eux, Voldemort était une danseuse de ballet en tutu rose et nœud papillon.

D'ailleurs, Harry, par souci de précaution avait déjà fait son testament, au cas où ses enfants parviendraient à avoir ce que Voldemort avait raté. Sa mort.

Notre Survivant allait répondre à sa fille ou plutôt à sa horde d'enfants lorsque

- Chériiiiiii ? Où es-tu ?

Draco je t'aime. Draco mon héros. Draco je t'aime. Draco mon sauveur. Draco je t'aime. Draco…, pensa le Survivant en rendant grâce à tous les dieux existants ou inexistants, c'est au choix.

Quand le blond apparut au détour du couloir, Harry se jeta dans ses bras et se mit à sangloter.

- DracoOOoOooO ! Tes gosses vont finir par m'envoyer à Sainte-Mangouste. Je suis à bout. Draco, protège-mouuuuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaa, bouhouhouhouhouhouhou !

Gros silence. Grosse stupeur.

Faut dire que voir Harry Potter craquer était quelque chose. Ce jour était à marquer d'une croix blanche.

Enfin remis de sa surprise, Draco serra son petit brun contre lui et se mit à le bercer doucement.

Il se mit à avancer, Harry toujours accroché à lui comme un panda, jusqu'à leur chambre. Une fois là, il s'allongea sur le lit, en calant son chéri contre lui, pour une position confortable.

Draco ne s'était même pas rendu compte que les enfants l'avaient suivi et se tenaient silencieusement près de la porte. Dès qu'il avait entendu son amour pleurer, plus rien d'autre n'avait eu d'importance.

Quand les pleurs du brun commencèrent à se tarir, Draco demanda doucement.

- Harry, bébé, qu'est-ce qui se passe ?

Le brun secoua la tête.

- Oh rien d'important. C'est pas grave, laisse tomber.

Draco souleva un sourcil l'air de dire : c'est ça et moi je suis Merlin l'Enchanteur. Harry qui avait saisi le sens pouffa ce qui réchauffa un peu le cœur de Draco. Mais son inquiétude persistait.

- Harry, bien que tu essayes lamentablement de me faire oublier, ne compte pas là-dessus. Je veux savoir pourquoi est-ce que tu as pleuré !

Mais le brun rougit et secoua la tête. Il avait l'air d'un enfant buté à ce moment-là. Cependant le brun ne voulait pas que son mari se moque de lui pour n'avoir pas su résister à une bande d'enfants de cinq ans.

- Harryyyyyyyy…, fit Draco avec une sorte d'avertissement dans la voix.

En clair, ce que Draco voulait dire était : tu craches le morceau maintenant ou je te le fais regretter en étant très sadique ce soir dans notre lit. Malheureusement, ce sens n'eut pas l'effet voulu sur le Survivant. Sa respiration devint saccadée, ses yeux s'écarquillèrent d'anticipation et il se mit à mordiller le cou du blond. Ils étaient tous les deux bien partis pour une énième exploration du corps de l'autre lorsque

- Hum hum.

Harry fit un bond de trois mètres de haut et regarda d'un air apeuré vers la porte. Lorsqu'il se rendit compte que c'étaient ses enfants (qui les regardaient avec un air très curieux), ses yeux se mirent à lancer des éclairs, à l'instar de la marque qui l'avait rendu si célèbre.

Il fallait dire que le Survivant, une fois fâché, était très effrayant à voir. Prestement il attrapa sa baguette et à coup d'étincelles fit sortir les cinq enfants de la chambre en leur hurlant dessus de lui ficher la paix. Il n'en pouvait vraiment plus.

Une fois la porte fermée et la chambre protégée par plusieurs milliards de sorts de toutes sortes, le brun, un peu calmé, retourna sur le lit où il s'affala. Le tout sous les yeux stupéfaits de son mari.

- Harry, qu'est-ce qui se passe ? demanda le blond doucement en allant se serrer contre son petit brun.

Ce dernier secoua la tête mais malgré tout se mit à parler.

- Il y a que je n'en peux plus, Draco. Ces gamins vont finir par me rendre complètement maboul !

- Çà, ce ne sera pas nouveau.

- Hééé, méchant va !

- Je te taquine, bébé. Mais pourquoi dis-tu qu'ils vont te rendre fou ? fit Draco en essayant de cacher son fou rire.

Le brun prit un air tragique à la Hamlet.

- Mais Draco, tu ne te rends pas compte que les enfants que j'ai mis au monde sont le pire fléau que la terre ait jamais porté ?!

Le blond eut un sifflement faussement impressionné.

- Wow tant que ça ? fit-il d'un air pince-sans-rire.

- Tssss Draco, arrête de te moquer de moi.

- Mais, Harry, sérieusement, as-tu conscience de ce que tu racontes ? Tu es en train d'insinuer que cinq pauvres petits enfants sans défense s'amusent à t'envoyer en enfer…

- Draco, quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait. Ce n'est pas toi qui es choisi à chaque fois comme compagnon de jeu, comme souffre-douleur, comme infirmière lorsqu'il y a bobo, comme arbitre lorsqu'il y a une dispute. Ce n'est pas toi que les enfants pourchassent dans TOUTE la maison en te lançant de soi-disant malédictions lorsque je refuse de faire leurs quatre volontés. Et de plus, lorsque j'essaye de faire preuve d'un tant soit peu d'autorité, ils se fichent de moi. TU TE RENDS COMPTE ? Ils se FICHENT de moi ! termina le Survivant d'un air désespéré en se serrant un peu plus contre Draco.

Ce dernier était mort de rire, au sens littéral du terme, bien entendu. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Harry en racontant avait pris une pose tellement dramatique et avait fait des yeux si désespérés, que ç'en avait été trop pour les pauvres nerfs de Draco. Ses zygomatiques en souffraient et ses abdos aussi.

Blessé, le brun se mit à bouder ce qui ne fit qu'accentuer le fou rire de Draco.

Au bout de quelques instants, en ayant largement marre, Harry prit l'air le plus innocent qu'il avait en stock.

- Moi qui espérais une bonne nuit de débauche avec toi, comme c'est dommage Draco, j'ai tout à coup très très mal à la tête. Ma migraine est tellement intense que le moindre de tes mouvements ne fait que l'accentuer, alors ce soir, tu vas dire gentiment bonjour à Mme Canapé. D'accord ?

Le rire du blond se bloqua dans sa gorge et il pâlit.

- Maismaismaismaismaismais… mais HARRY ! Tu ne peux pas me faire cela quand même ?

- Et toi ? Parce que tu ne te gênes pas pour te moquer de moi ?

Le brun vit très clairement Draco essayer d'éviter une deuxième crise de fou rire. Il se renfrogna encore plus et croisa ses bras le mettant au défi de continuer.

Conciliant, Draco fit un petit bisou sur la joue du brun mais ce dernier renifla.

- Tu crois que c'est avec des arguments aussi minables que tu vas arriver à me faire enlever mon mal de tête ?

Le blond souleva un sourcil.

- Non, j'ai des arguments bien plus… solides.

Rougissement de la part du brun quant au double sens.

- Mais, j'ai bien peur, Mon Harry d'Amour, que ton cœur n'y résiste pas.

- Dis plutôt que c'est toi qui deviens trop vieux pour y résister. Pfff, dire que tu n'as que 25 ans à peine…

Les yeux de Draco s'élargirent comme des soucoupes et il allait se jeter sur Harry pour lui prouver qu'il était encore totalement et complètement en possession de TOUS ses moyens, lorsqu'on sonna à la porte. Le couple sursauta simultanément et Draco se pencha et souffla à l'oreille d'Harry

- Sauvé… mais juste pour l'instant. Attends-toi à me supplier cette nuit… Oh, et n'oublie pas de préparer des antidouleurs pour toi, pour le lendemain, tu sais, si tu veux pouvoir t'asseoir…

Et il sortit de la chambre laissant derrière lui un Harry à l'état de flaque d'eau. On n'est pas Serpentard pour rien.

Ce ne fut que dix minutes plus tard qu'Harry descendit pour trouver Draco en grande conversation avec ses parents. Lorsque ces derniers l'aperçurent, ils s'approchèrent de lui. Tout de suite Narcissa en parfaite mère-poule le serra dans ses bras et le tâta pour savoir s'il mangeait assez. Parfois, elle était presque effrayante de par sa ressemblance avec Molly Weasley.

Lucius de son côté se contenta d'une inclinaison de tête, accompagnée d'un

- Alors, Potter, comment allez-vous ?

Avec un sourire sournois, le brun répondit

- C'est Potter-Malfoy, beau-papa !

Eclat de rire chez Draco et sa mère et grimace de la part du blond senior qui se mit à bougonner dans sa barbe fraichement rasée le matin-même.

Les quatre adultes allèrent s'asseoir sur les canapés du salon et Draco fit apparaître du thé et des petits gâteaux.

- Alors, où sont mes petits monstres que je les embrasse ? demanda Narcissa tout en buvant son thé.

Harry pâlit brusquement et Draco faillit avoir un nouveau fou rire, mais un coup d'œil de la part de son cher et tendre le dissuada tout de suite.

Ce fut tout de même le brun qui répondit.

- Ils doivent être en train de faire du Quidditch sur le terrain. Tous les jours à la même heure, ils y sont. C'est devenu une tradition entre eux.

Lucius fronça les sourcils.

- Du Quidditch ? A cinq ans ? N'est-ce pas un peu jeune ?

Harry eut un sourire très fier à l'entente de ces mots.

- Disons qu'ils ont tous hérité du don de leurs deux pères pour ce sport…

Narcissa eut un petit sourire amusé face au ton qu'avait employé Harry en parlant de ses enfants. Car mine de rien, il les adorait et se tuerait pour eux. Malgré le fait qu'ils lui pourrissaient la vie… La blonde eut un petit rire en pensant au nombre de fois où Harry s'était plaint du caractère de sa progéniture.

Un petit silence confortable s'était installé entre les adultes mais soudain le seul brun du groupe reprit la parole.

- Au fait, Lucius, Narcissa, vous ne nous avez toujours pas raconté comment vous avez su avant moi qui suis censé être la « mère » que j'étais enceint. Cela fait presque six ans que je vous le demande et vous refusez toujours de me répondre.

Lucius se permit un sourire amusé alors que Narcissa pouffait légèrement.

- En fait, mon cher Harry, c'est tout à fait par hasard que nous l'avons appris. Ce jour-là, alors que toi et Draco étiez allés dans le bureau de Lucius pour vous expliquer, Salun, notre elfe est apparu et a commencé à nous expliquer que grâce à ses sens d'elfe, il avait capté six magies différentes provenant de votre corps, Harry, et que cette étrangeté lui faisait peur. Immédiatement, Lucius et moi avons eu des soupçons. Décidant le pour le tout, nous avons entrouvert la porte et pendant que vous vous embrassiez, j'ai lancé un sort sur Harry et nous avons constaté que nos soupçons étaient bel et bien fondés. Voilà, fin de l'histoire.

Un gros, très gros, immense, démesuré, infini silence s'installa dans la pièce alors que Harry et Draco regardaient leurs aînés avec des yeux plus ronds que des soucoupes. Puis soudain en parfaite synchronisation, ils se levèrent et s'exclamèrent

- Non mais quels voyeurs !

Puis Harry d'ajouter

- Draco, je crois définitivement que tes parents ont été enlevés et remplacés par ces imposteurs qui sont devant nous.

Regard noir de la part des Malfoy seniors mais personne ne put répliquer car à ce moment-là la porte s'ouvrit en grand fracas sur les cinq enfants couverts de boue. En voyant ça, Harry faillit avoir une crise cardiaque et hurla

- DEHORS ! Combien de fois ne vous ai-je pas dit de ne pas vous promener couverts de boue dans la maison. Allez TOUT DE SUITE prendre un bain ! MAINTENANT !

Le ton qu'avait pour la première fois prit leur Papou, impressionna beaucoup les cinq enfants qui s'empressèrent de lui obéir.

Ce ne fut qu'une demi-heure plus tard, qu'ils revinrent tous les cinq fraîchement lavés et habillés. Ils allèrent tout de suite embrasser leurs grands-parents puis s'assirent sur les places laissées libres entre les adultes. Malgré tout, ils évitaient le regard de leur Papou et semblaient vraiment mal à l'aise

Soudain Harry soupira et dit

- Je suis vraiment désolé les enfants de vous avoir crié dessus tout à l'heure. Mais ces derniers temps je suis vraiment à bout de nerfs et vous connaissez le fait que j'aime la propreté… je suis désolé…

Aucun des enfants ne répondit. Alors Harry, la tête et les épaules basses, se leva et sortit de la pièce en reniflant de temps en temps.

Draco, que l'attitude de son chéri inquiéta, se redressa et demanda sévèrement

- Pourquoi est-ce que vous n'avez pas répondu à votre père quand il s'est excusé ?

La jeune fille brune aux yeux gris leva la tête en haussant les épaules et répondit

- A quoi ça aurait servi ? On sait très bien qu'il ne nous aime pas.

Les autres hochèrent la tête sans se donner la peine de faire le moindre mouvement.

Dire que les trois adultes étaient abasourdis serait un euphémisme.

Soudain Draco perdit tout son sang-froid malfoyen et explosa.

- Non mais ça ne va pas la tête ou quoi ? Parfois je n'ai vraiment pas l'impression que vous avez mes gènes en vous ! Qu'est-ce qui vous a pris de penser une pareille ânerie ?

- Ce n'est pas une ânerie, s'exclama un petit garçon qui était la parfaite copie d'Harry, on était là tout à l'heure et on vous a entendus. On sait que Papou en a marre de nous !

Draco serra les dents et s'empêcha de l'étrangler, essayant vraiment de se convaincre que ce gosse était le sien.

- Je vous interdis de parler de votre père ainsi, est-ce clair ? Bande d'imbéciles, si vous êtes incapables de comprendre une conversation convenablement alors ne l'écoutez pas, d'accord ! Votre petit cerveau de la taille d'un pois n'est pas encore capable de comprendre des discussions adultes alors, évitez d'en tirer des conclusions hâtives. Croyez-vous qui si votre père ne vous aimait pas, il vous aurait ne serait-ce que mis au monde ? Croyez-vous que s'il ne vous aimait pas, il se serait levé toutes les nuits pour changer vos couches et vous calmer quand vous pleuriez ? Croyez-vous que s'il ne vous aimait pas il passerait son temps à s'inquiéter pour vous à chaque bêtise que vous faites ? LE CROYEZ-VOUS VRAIMENT ?

- Draco, le prévint son père pour le calmer.

Mais Draco était hors de lui. Ce ne fut qu'en voyant les mines désolées de ses enfants que sa colère retomba brusquement et qu'une énorme inquiétude le saisit. Il s'exclama soudain

- Oh par Merlin, Harry était vraiment bouleversé tout à l'heure. Salazar sait quelle bêtise il est capable de faire dans cet état !

Et il se rua en dehors du salon avec tout le monde sur ses talons. Ils fouillèrent toute la maison sans trouver de trace du brun. Soudain, pris d'une intuition, Draco se mit à courir en direction du terrain de Quidditch.

Le blond savait qu'Harry refusait de remonter sur un balai depuis un accident qui avait failli lui coûter la vie il y a trois ans. Mais Harry était très triste et quand il était dans cet état-là, il était capable de commettre les pires folies.

D'ailleurs, la vue de son chéri volant sur son Eclair le renforça sur ses doutes. En s'approchant, il fut effaré par l'attitude du brun. Celui-ci enchaînait des acrobaties de plus en plus compliquées et de plus en plus dangereuses. Il volait de plus en plus vite à une vitesse ahurissante. Le blond savait que si le brun continuait ainsi, il allait avoir un accident. Alors il attira son balai à lui grâce à un Accio et s'élança dans les airs, se tenant à peu de distance de son chéri et prêt à intervenir au moindre signe avant-coureur de chute.

Harry de son côté était comme dans un état second. Oubliée sa peur de remonter sur un balai, oubliés les enfants, oublié Draco. Il avait tout oublié. Seul un sentiment de souffrance qui lui arrachait le cœur, subsistait. Il se sentait tellement mal, ses propres enfants le détestaient à cause de son attitude. Un goût amer s'était installé dans sa bouche et ne le quittait plus. Des larmes coulaient doucement sur ses joues et il accentuait ses figures, allant de plus en plus vite. Puis soudain, une idée folle lui traversa l'esprit. Il adorait voler et s'il essayait de le faire sans balai ? Il était sûr que ce serait super alors tout doucement il lâcha le bout de bois sur lequel il se tenait et se laissa glisser. La sensation était grisante. Il adorait voler, définitivement.

Mais tout d'un coup, un éclair de lucidité le traversa. S'il avait lâché son balai, comment allait-il atterrir doucement par terre ? Il allait s'écraser comme crêpe, oui ! Il commença à paniquer, tout à sa douleur, il n'avait pas pris conscience de ses actes et de ses pensées. Un grand sentiment de panique le traversa et il se mit à se tortiller dans les airs. Malheureusement, il savait qu'il n'y avait rien à faire et se maudit une dernière fois avant de ses préparer à l'impact inévitable et surtout douloureux avec le sol.

Mais contrairement à tout, il lui sembla plonger comme dans un lit moelleux et plein de chaleur. Presque en ayant peur, il ouvrit les yeux pour tomber dans ceux gris de son amour.

Draco avait eu l'impression que son cœur manquait un battement lorsqu'il avait vu Harry glisser et de toute la force de son âme il s'était élancé pour le rattraper.

Il l'avait eu in extremis et le serrait maintenant contre lui de toute la force de ses bras. Il avait eu tellement peur. Tellement peur.

Ils se regardaient toujours les yeux dans les yeux, lorsque les émeraudes d'Harry se remplirent et que ce dernier éclata en larmes tout en s'accrochant au blond.

Ce dernier s'assit sur l'herbe, tenant toujours fermement son brun contre lui.

Quand ses pleurs se tarirent, Harry ne releva pas la tête. Il se contenta de dire tristement à son mari

- Oh, Draco, j'ai tout gâché…

Draco qui était encore sous le choc de ce qui venait de se passer en quelques secondes, ne répondit pas. Il n'avait même pas conscience que ses parents et ses cinq enfants se tenaient à côté d'eux et suivaient la scène silencieusement.

Soudain ces derniers se regardèrent entre eux et d'un commun accord s'approchèrent de leurs parents pour se blottir comme ils le pouvaient contre eux.

Harry en les sentant s'était brusquement redressé, tout en restant contre Draco, et les regardait avec un œil angoissé. Maintenant, il avait peur que ses enfants le rejettent, qu'ils lui disent qu'ils ne l'aimaient plus et qu'il n'en valait pas la peine. Mais contre toute attente, le petit blond aux yeux hésitant entre le mauve et le turquoise leva la tête et le regarda avec toute la naïveté et l'innocence caractéristiques de son âge.

- Dis Papou, on forme une vraie famille, hein ?

Le brun, soulagé, tourna son regard vers Draco qui le regardait amoureusement. Ils se sourirent puis tous les deux répondirent tendrement

- Oui, nous sommes une vraie famille.

Fin

Hello !

Et voilà, c'était le mini-épilogue pas si mini que ça que je vous avais promis. Dites-moi s'il a été à la hauteur de vos espérances. N'hésitez pas à laisser une review, c'est la seule rétribution que nous, auteurs, recevons. Et vraiment, pardon de vous avoir autant fait attendre. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop *sourire colgate*

Bisous bisous et à bientôt,

NdM