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Te souviens-tu de ce mois après que tout ait dérapé ?
Le dernier mois de notre relation, difficile de l'oublier.
Mais pour parler de ce mois, il faut parler du soir où tout a dérapé.
Tu avais prévu une soirée entre amis, les mêmes avec qui tu partageais tes cours, m'avais-tu dit. Tu ne t'es sans doute pas attendu à recevoir un sms pendant que tu prenais ta douche ni à ce que je le lise.
C'était ce bâtard de Jacob – Jake dans ton répertoire ! Tu m'as menti, je ne saurais te dire comment je me suis senti après avoir lu cet sms. Un mélange de trahison et de rage.
Tu m'as menti... pour voir ce type.
Je lui ai répondu à ta place. J'ai en fait, annulé à ta place puis j'ai éteint ton téléphone. Quand tu es sortie de la salle de bain, je t'ai demandé des explications. Je n'arrivais toujours pas à croire que tu m'aies menti. Tu as dit que je ne t'aurais pas laissée sortir si j'avais su et tu aurais eu raison. Combien de fois es-tu aller le retrouver en prétextant passer la soirée avec tes camarades universitaires ? Combien de fois m'as-tu menti ?
Une autre dispute a éclaté, c'est alors que tu m'as lancé cette bombe à la figure. Un spécialiste, tu voulais que j'aille voir un spécialiste.
« Je ne suis pas fou ! t'ai-je hurlé.
Obsessionnel, c'est le mot que tu as sorti, tu m'as accusé d'avoir une obsession pour toi. Tu as refusé de rester une minute de plus dans cet appartement, tu as décidé que nous avions besoin de prendre du recule tous les deux, de faire une pause pour réfléchir.
« Hors de question, ai-je hurlé.
J'ai levé la main sur toi, pour la première fois, ça t'as assommée et quand tu as recouvré tes esprits, j'avais eu le temps d'aller faire quelques achats. Tu t'es réveillée dans le lit, une chaîne reliait ta cheville au pied du lit. Je n'ai pas voulu en arriver là mais tu ne m'as pas laissé le choix.
Prendre du recule, faire une pause pour réfléchir, je savais ce que ça voulait dire : tu étais en train de me quitter. Tu ne le pouvais pas, c'était inconcevable, tu m'aimais et je t'aimais alors on ne pouvait pas.
Tu as d'abord essayé de comprendre, tu as porté ta main à ton front que j'avais soigné pendant ton inconscience puis tu as réalisé. Tu t'es mise en colère, j'ai supporté tes mots blessants parce que je savais qu'on allait en passer par là puis tu as essayé la manière douce, pour m'inciter à te détacher. Je me suis agenouillé au-dessus de toi, j'ai pris ton visage entre mes mains et j'ai mis mon visage à quelques centimètres du tien. Je me rappelle mes paroles :
« Tu ne réalises pas à quel point c'est fort entre nous, moi je le sais. Toi, tu ne le vois pas mais tu finiras par le faire. Je sais que tu m'aimes mais tu ne sais pas encore à quel point. Je t'aime au-delà de l'entendement, ne le vois-tu pas ? Tu resteras là jusqu'à ce que je sois sûr que tu réalises pleinement que toi et moi sommes des âmes-sœurs et que le reste ne compte pas.
J'ai été au petit soin avec toi, même au début alors que tu refusais de t'alimenter. Puis tu as fini par te rendre compte que tu devais te nourrir, que tu ne pouvais pas mourir et me laisser là, seul sans toi. Ça a été plus facile de m'occuper de toi après ça.
Tes amis ainsi que ce foutu Jacob t'ont appelée à plusieurs reprises, au début, ça a été facile de les tenir éloignés, je leur ai annoncé que tu étais souffrante, que tu avais besoin de repos et que tu ne pouvais recevoir de visite. J'avais faxé un faux certificat médical à l'université pour justifier ton absence.
Je t'avais pour moi, pour moi tout seul. Je m'occupais de toi et c'était parfait. Tout était parfait.
Puis un jour, on a frappé à la porte... des policiers. Je ne sais pas comment ils ont su. L'université qui a compris pour les certificats ? Tes amis ? Jacob ?
Ils t'ont enlevée à moi et m'ont arrêté.
Je suis passé au tribunal quelques mois plus tard. Tu as témoigné contre moi mais je ne t'en ai pas voulu. Tu étais si belle, ce jour-là. J'avais l'impression de te voir comme à la première fois. Tu as émis le souhait que je me fasse soigner plutôt que j'aille en prison mais tu as exigé que je ne puisse pas t'approcher.
Un poignard en plein cœur, voilà ce que c'était. Je ne t'avais pas revue depuis des mois et là, je me suis rendu compte que ce serait la dernière fois...
J'ai eu envie de mourir.
Ooo
Voilà, voilà... alors, alors ?
:)
Il ne reste plus qu'une lettre d'Edward... ses explications... on va savoir le pourquoi du comment de sa démarche... et ce sera à vous de décider de comment ça pourrait se terminer entre eux soit : influer sur la réponse de Bella. Mais seulement après la dernière lettre d'Edward. :D
