Bonjour chers lecteurs.

Et voici la suite, chapitre 4.

Enjoy guys...

Hinata revint à elle quand son ravisseur frappa à une porte. Il l'avait prise dans ses bras. Son oreille collée à son torse entendait son cœur battre régulièrement et assez rapidement. Hinata rougit de la situation. Jamais quelqu'un n'avait été aussi proche d'elle depuis 20 ans… Elle eut envie de pleurer à cette idée, mais toute la situation lui revint à l'esprit et elle s'abstint. Après tout, sa vie était en jeu maintenant, elle ne pouvait pas se permettre le luxe de pleurer. La porte s'ouvrit et un Homme Libre apparut. Grand, il devait avoir le même âge qu'Hinata. Moins musclé qu'Uzumaki ou son ravisseur, brun, il avait les cheveux relevés en une haute queue de cheval courte. Il avait l'air d'un type qu'on venait de sortir de son lit. D'ailleurs, il avait encore la marque de son oreiller imprimée sur sa joue droite.

- Gaara, t'en as de bonnes de me réveiller à 22h !

- Feignant, t'es sensé être connecté dès 21h selon les dires de ton site web !

- Ouais, mais y'a jamais personne avant 23h…

- Parce que tes clients savent bien qu'ils ne te trouveront pas avant… Bon, tu nous laisses entrer ?

- C'est qui, celle-là ? Dit le jeune homme en s'écartant pendant que son ravisseur pénétrait dans son appartement. Tu viens avec une Possession de haut niveau chez moi ? C'est un contrat, c'est ça ? Galère, Gaara, j'ai assez de problèmes comme ça sans me coltiner les tiens en plus !

- Oh, ça va, Shikamaru ! C'était un cas d'urgence. Je t'expliquerai. Mais d'abord, tu permets que je la mette dans ta chambre ? La soirée a été plus qu'éprouvante, et je pense qu'elle a besoin de se reposer.

- Ouais, c'est bon, vas-y… Marmonna l'homme en se grattant l'arrière de la tête.

Son ravisseur pénétra dans une autre pièce et déposa son fardeau sur le lit. Hinata regretta aussitôt de ne plus sentir la chaleur de l'homme tout contre elle. Elle se sentait plus que jamais seule au monde… Son ravisseur se releva et s'apprêtait à sortir lorsqu'elle tendit la main et le retint par le bas de sa veste en cuir. L'homme, surpris, se retourna et la regarda.

- Tiens, j'avais pas vu que t'étais réveillée…

- Tu vas me laisser ? Demanda-t-elle d'une petite voix.

- Je vais simplement à côté, répondit-il. Pour le moment, nous sommes dans le même pétrin. Il vaut mieux que nous restions ensemble.

Hinata soupira de soulagement à cette déclaration. Elle avait eu peur que l'homme ne l'abandonne une fois son contrat annulé pour sauver sa propre vie. De plus, elle ignorait tout de l'endroit où elle était et de l'homme qui les accueillait.

- Sommes-nous en sécurité, ici ? Demanda-t-elle.

- Oui, ne t'en fais pas, nous sommes chez Shikamaru, c'est un ami.

Son ravisseur leva soudainement les yeux et fit la grimace. Hinata se retourna et vit sur la table de nuit une photo de l'homme qui les avait accueillit en compagnie d'une très belle Femme Libre blonde.

- Enfin, pour le moment, c'est un ami… Maugréa son ravisseur, lui faisant tourner la tête vers lui.

Il paraissait très contrarié. Peut-être était-il amoureux lui aussi de la jeune femme sur la photo ? Mais Hinata ne se sentait pas le droit de lui poser la question. Après tout, ils ne se connaissaient que depuis 2 jours. Et leurs relations avaient plutôt mal démarrées…

- Tu m'as demandé mon nom, finit-elle par dire pour rompre le silence et détourner l'attention de l'homme. Comme nous sommes visiblement condamnés à passer du temps ensemble, je pense qu'il sera plus pratique de nous appeler par nos noms. Je m'appelle Hinata. Et toi ?

- Sabaku no Gaara, mais tu peux m'appeler Gaara.

- Gaara-kun… Murmura-t-elle.

L'homme se redressa pour sortir de nouveau. Hinata se sentait rassurée : visiblement, il n'avait pas l'intention de la laisser là. Au moment de passer le seuil de la chambre, il se retourna et lui dit :

- Tu devrais dormir un peu, parce qu'à ton réveil, nous devrons avoir une longue conversation…

- D'a… D'accord, balbutia Hinata.

Gaara éteignit la lumière et ferma la porte. Mais maintenant, alors qu'Hinata commençait à se détendre, elle savait qu'elle n'allait plus pouvoir dormir. Qu'allait-elle lui dire ? Car s'il était prêt à risquer sa vie en restant avec elle pour le moment, il y avait de grandes chances pour qu'il décide de l'abandonner au plus vite s'il apprenait ce qu'elle était exactement.

Elle changea de position pour s'installer plus confortablement, mais rien à faire, le sommeil, si proche quelques minutes auparavant, la fuyait à présent de toutes ses forces. Hinata décida alors de passer en revue ce qu'elle savait de son ravisseur, Sabaku no Gaara… Tout d'abord, il était un tueur TRES efficace. Elle savait que la vision de la bagarre qui avait eu lieu à l'aéroport allait la hanter pour le restant de ses jours. Il était grand, plus qu'elle, des cheveux roux et courts, un corps musclé qui prouvait qu'il avait l'habitude de l'utiliser, des vêtements en cuir qui lui avait permis de glisser sur le bitume du sol de l'aéroport sans se blesser. Un tatouage du Kanji de l'Amour sur le front. Elle se demandait bien pourquoi il s'était fait tatouer une telle chose. Parce que ce qui fascinait le plus Hinata chez son ravisseur, c'était ses yeux.

De beaux yeux bleus cernés de noir qui lui donnait un air de tanuki. Elle se souvenait que, quand elle était petite, avant que sa malédiction ne soit détectée, dans son livre d'image, son animal préféré était le tanuki. Malheureusement, après la Vague, ils avaient tous disparu, comme la majorité des espèces animales.

Mais surtout, les yeux de Gaara ne reflétaient rien. Pas d'émotion. La surprise ou la colère, oui, mais ni la douleur, ni la compassion… Elle se demandait si Gaara avait été amoureux. Et si c'était la perte de cet amour qui l'avait poussé à se faire faire ce tatouage et à devenir si froid.

Elle se retourna une nouvelle fois, faisant face à la porte par laquelle Gaara était sorti. Elle n'eut pas besoin de se forcer pour regarder ce qui se passait à travers le mur. Shikamaru était assis sur son canapé. Gaara s'était appuyé sur le mur en face de lui. Le mur était vraiment fin, tellement qu'elle entendait parfaitement ce que les deux hommes se disaient :

- Gaara, avant que tu ne m'expliques ce qui s'est passé, par pitié, va te laver. J'ai envie de gerber rien que de te voir…

- Merci, sympa.

- Je te rappelle que si je ne suis pas un Homme Actif, c'est pas pour rien.

- C'est vraiment dommage, tu serais parfait en appât pour attirer les chiens…

- Va te laver avant que je ne change d'avis et que je te foute dehors, toi et ton contrat ! Quoi qu'elle est bien mignonne, je me la garderai bien…

Gaara se jeta sur son ami pour l'empoigner par le col.

- Comment tu oses dire ça avec la photo que j'ai vu sur ta table de nuit ?

- Calme-toi, mon vieux, je blague, tu sais bien que je ferai jamais ça à Temari !

- T'as plutôt intérêt si tu veux que tes boyaux restent à leur place et n'aient pas subitement l'envie d'aller voir ce qui se passe à l'extérieur de ton corps…

- C'est bon, j'ai compris, plus de blague…

Gaara lâcha son ami et se dirigea vers la porte à côté de lui. Il la referma derrière lui et Shikamaru soupira lorsqu'il ne fut plus dans sa ligne de mire. Il sortit son téléphone et envoya un message. Hinata suspecta que c'était à cette fameuse Temari qu'il écrivait.

Hinata se mit sur le dos et contempla le plafond. Ce Shikamaru avait de la chance. Elle aurait voulu avoir quelqu'un à aimer et qui l'aime en retour. Mais elle ne pouvait se permettre d'espérer une telle chose. La seule et unique fois qu'elle s'était prise à espérer, on voyait comment ça s'est terminé. Elle sentit de nouveau les larmes lui monter aux yeux lorsqu'elle repensa à Naruto. Il l'avait trahie, sans aucun état d'âme. Elle savait bien qu'il ne faisait que son travail, mais elle n'avait pas pu s'empêcher d'espérer que toutes les gentilles choses qu'il lui disait, il les pensait… Et cela avait failli lui coûter la vie.

Elle avait vraiment voulu le rejoindre lorsqu'il l'avait appelée à l'aéroport. Seul l'avertissement de Gaara l'avait fait réfléchir à ses paroles. Elle savait qu'il n'avait pas le droit d'utiliser son prénom. Ce n'était donc pas les hommes de son père avec lui dans ce cas. Or, ces hommes étaient habillés comme des Possessions. C'était ce simple fait qui l'avait poussée à faire confiance à Gaara et à rester derrière lui. Elle se demanda si Naruto était mort maintenant…

Elle entendit Shikamaru se servir un café, puis, au bout d'une dizaine de minutes, Gaara sortit de ce qui semblait être une salle de bains. En effet, un nuage d'enzyme l'accompagnait et il était enfin débarrassé des giclures de sang qui marbraient son visage depuis sa confrontation avec Naruto. Il avait aussi changé de vêtements. Il portait un bermuda à carreaux bleus et verts ainsi qu'un T-Shirt avec une clé USB imprimé dessus.

- Où est-ce que tu achètes tes fringues, Shikamaru ? Maugréa Gaara. Et t'oses sortir avec ce genre de truc sur le dos ?

- Temari n'a pas l'air de s'en plaindre, répondit simplement le jeune homme en souriant.

Gaara se renfrogna une nouvelle fois à l'annonce de ce prénom. Hinata se demandait de plus en plus qui pouvait bien être cette fille.

- Heureusement, ce n'est que le temps que les enzymes digèrent le sang sur mon cuir… Maugréa Gaara.

Shikamaru partit s'asseoir devant son ordinateur et sembla commencer à travailler. Gaara se dirigea vers le canapé et s'allongea dessus. Hinata vit son souffle ralentir. Il devait être sur le point de s'endormir.

- Alors, tu me racontes ? L'interrogea Shikamaru en se retournant vers lui.

- Tu peux pas me laisser dormir un peu ?

- J'avoue que je préfèrerai savoir dans quoi tu m'embarques en me demandant de t'héberger…

Gaara soupira bruyamment et se releva. Hinata se redressa aussi. La discussion l'intéressait autant que Shikamaru.

- J'ai été employé par les Uchiwa pour un enlèvement. Pour 1 000 crédits.

Hinata n'avait aucune conscience de la valeur de l'argent, pour avoir été enfermée depuis ses 4 ans. Mais Shikamaru, lui, siffla longuement.

- Eh ben ! 1 000 crédits ? J'ai jamais entendu parler d'une aussi grosse somme ! Et tu la garde avec toi ? Tu devrais te dépêcher de la remettre à ce pervers d'Itachi Uchiwa, qu'il puisse en faire ce qu'il veut et qu'il te paye au plus tôt !

- C'était bien le plan. Je devais lui remettre ce soir dans un hangar à l'aéroport. Mais devine qui nous attendait à l'arrivée ?

- Kitsune ?

- En personne. Avec 2 Possessions Uchiwa armés.

- Des Uchiwa ?

- Oui, en fait, le contrat passé avec moi n'était qu'un leurre, le véritable contrat a été offert aux Kitsune : me supprimer en même temps que cette fille.

- Ces sales chiens… Qu'ils aillent tous crever ! Jura Shikamaru.

- Surtout que je suis sûr que si me supprimer faisait partie du contrat, Uzumaki n'a pas dû prendre bien cher à Itachi Uchiwa…

- Mais pourquoi ne pas mettre un contrat sur la tête de cette fille, tout simplement ?

- Visiblement, Uchiwa tient à ce que son nom ne soit pas relié à cet assassinat.

- Mais c'est qui ? demanda Shikamaru en faisant un coup de tête en direction de la chambre où était Hinata.

- C'est toute la question… Bon, maintenant, tu en sais autant que moi, tu vas me laisser dormir avant que j'aille l'interroger ?

- C'est quoi son nom ?

- Pourquoi tu demandes ça ?

- Je vais faire des recherches sur elle pendant que tu dors.

- Pas bête… Elle s'appelle Hinata, c'est tout ce que je sais. Elle était chez les Hyûgas.

Puis Gaara se rallongea et ferma les yeux. Shikamaru se retourna vers l'écran de son ordinateur. Hinata paniqua. Ce type était visiblement un hacker… Il y avait un risque qu'il réussisse à trouver quelque chose sur elle. Il avait été sympa de les accueillir dans leur état, mais son secret valait plus cher que sa survie… Elle se leva et se dirigea vers une prise d'électricité dans le mur. Elle posa sa main dessus, ferma les yeux et laissa sa malédiction se libérer. 5 minutes plus tard, elle entendit Shikamaru crier. Elle rouvrit les yeux et retira sa main. Elle avait le souffle court. Elle ne maîtrisait pas son pouvoir. Elle prit le temps de se calmer avant de lever les yeux vers le mur. Elle vit Shikamaru qui était en train d'arroser son ordinateur avec un extincteur. Celui-ci avait visiblement pris feu. Gaara s'était relevé et regardait fixement vers la chambre. Hinata se sentit rougir. Elle retourna sur le lit et ferma les yeux. Elle fit bien car, dès qu'elle fut en place, elle entendit la porte s'ouvrir. Elle entendit des pas se rapprocher d'elle, puis, plus rien. Elle resta sans bouger, forçant sa respiration à adopter un rythme lent et régulier. Mais elle finit par ne plus tenir et ouvrit les yeux. Elle vit alors le visage de Gaara à 2 centimètres du sien. Elle ne put s'empêcher et cria à son tour en le repoussant.

Alors ? Ca vous a plu ? N'hésitez pas à me laisser des reviews, j'accepte même les critiques ! Promis !

A bientôt

Winlie-chan