Je me sens pleine d'inspiration...

Enjoy guys !

Hinata se sentait piégée. Il leur fallait mettre le plus de distance possible entre la ville de New Shangaï et eux. Trop de personnes savaient maintenant ce qu'elle était. Il était impossible qu'elle survive plus d'une journée dans ces conditions. Même avec la protection de Gaara.

Ce dernier avait dû penser la même chose, car il se leva et se tourna vers elle en lui tendant la main :

- En route, lui dit-il simplement.

Hinata saisit la main qu'il lui tendait et le suivit dans le dédale de galeries souterraines que Gaara semblait tant apprécier. Elle arrivait enfin à bouger plus librement avec sa nouvelle combinaison, plus pratique que sa tunique de Possession pour se déplacer dans les galeries des égouts. Elle avait beau marcher vite, ni son épaule, ni sa jambe ne la lançaient. Kankuro avait fait de l'excellent travail sur ses blessures.

Gaara pila soudainement et lui fit signe de rester silencieuse. Il se hissa par une ouverture et souleva délicatement le panneau qui la recouvrait avant de jeter un coup d'œil furtif aux alentours. Visiblement, rien d'alarmant à l'horizon car il sortit complètement de la galerie avant de lui faire signe de le suivre. Hinata eut un peu plus de mal à se hisser à travers l'ouverture, mais elle y arriva malgré tout. La nuit était tombée à l'extérieur. Seule la lune éclairait l'endroit où ils se trouvaient, visiblement aux limites de la ville. Gaara lui fit signe et elle le suivit vers une maison tout près de là. Arrivés devant, tout semblait noir à l'intérieur. Mais Gaara ouvrit la porte sans même se donner la peine de frapper et se dirigea tout naturellement vers le mur du fond. Il leva la main comme pour frapper le mur, mais retint son geste au dernier moment et se retourna vers Hinata. Il se pencha vers elle pour lui murmurer :

- A partir de maintenant, plus un mot je te prie. Les personnes que nous allons voir ne sont pas des alliés. En fait, ils ne roulent pour personne en particulier. Ils se placeront du côté du plus offrant. Il est absolument vital qu'ils ne suspectent pas qui tu es, sinon, aucun de nous deux ne ressortira vivant d'ici. Comprends-tu ?

Hinata se contenta de hocher la tête en faisant signe qu'elle verrouillait sa bouche. Gaara frappa donc sur le mur qui sonna étrangement creux. Une ouverture apparut au niveau des yeux et une voix résonna.

- Identité ?

- Sabaku no Gaara

- Et la fille ?

- Elle est à moi, dit simplement Gaara.

- Elle restera aux vestiaires avec tes armes alors, dit la voix.

- Non, je la garde avec moi. Elle a tendance à vouloir s'échapper…

Hinata retint un hoquet de fureur. Gaara et cet homme semblait-il au son de sa voix parlaient naturellement d'elle comme si elle était un objet. Il semblait tout naturel pour eux de traiter les femmes ainsi. Elle se demanda alors combien de femmes avaient été ainsi gardées de force auprès d'un homme qu'elles n'aimaient pas… Son ignorance du monde extérieur la frappa une nouvelle fois. Mais surtout, cela conforta l'idée qu'elle se faisait qu'elle devait être en mesure de pouvoir se défendre si elle ne voulait pas finir réellement par être retenue de force par un homme lorsque Gaara et elle viendraient à se séparer. Mais elle tint la promesse qu'elle lui avait faite et ne dit rien, ni ne laissa rien paraître.

- Quel dommage, reprit la voix. Si tu l'avais bien dressée, j'aurai été prêt à te faire une belle proposition pour te la racheter.

- Elle est encore jeune, j'ai le temps de la former. Et puis, j'aime quand elle me résiste, répondit Gaara avec son regard froid.

Hinata se sentait sur le point d'avoir un haut-le-cœur. Mais elle tint bon.

- Bon, alors garde-la avec toi, je n'ai pas envie qu'elle m'abime une de mes hôtesses au vestiaire en tentant de s'échapper.

La trappe se referma. Gaara en profita pour se tourner vers Hinata, mais quand il vit sa tête, il se dépêcha de se retourner. Un déclic se fit entendre et une ouverture apparut au centre du mur. Gaara pénétra suivi de près par une Hinata qui se dit qu'il valait mieux rester près de lui. Un grand mec baraqué leur avait ouvert la porte. Il laissa courir un regard lubrique sur Hinata qui resta le plus près possible de Gaara. Arrivés au vestiaire, Hinata vit Gaara tendre 2 couteaux et une arme à ondes électriques à une fille qui semblait à peine avoir 17 ans, de nombreuses marques de violence sur le visage et les bras, à peine vêtue d'une robe moulante et très courte à paillettes dorées. Celle-ci se dépêcha de prendre ce que lui tendait le Sabaku et lui donna un ticket à la place. Comme elle s'éloignait pour aller ranger les affaires de Gaara dans un tiroir, Hinata remarqua que la fille boitait. Elle eut toute les peines du monde à retenir un cri de douleur pour cette pauvre fille. Gaara, lui, ne semblait absolument pas perturbé par ce qu'il voyait.

Hinata ne pouvait pas comprendre qu'une femme soit aussi mal traitée. Les quelques années qu'elle avait passé hors de son isolement forcé, elle était la fille aînée du chef d'une des cinq grandes entreprises, choyée et adorée par tous. Et le reste de sa vie…

Gaara recommença à avancer, prenant Hinata par le bras comme s'il avait vraiment peur qu'elle ne s'enfuie. Mais Hinata comprit que ce n'était qu'un rôle qu'il jouait, car contrairement aux quelques fois où il l'avait agrippée, il ne lui fit absolument pas mal. Elle le suivit donc en faisant mine de chercher une issue pour lui fausser compagnie. Mais derrière le mur, tout était grand et illuminé, les murs drapés de velours rouge et le sol de pierre résonnait sous leurs pas. Hinata comprit rapidement au fur et à mesure qu'ils avançaient le choix de cette décoration : dans tous les coins, différents groupes de gens s'adonnaient à différents styles de plaisirs : certains faisaient l'amour sous le regard d'autres qui leur suggéraient telle ou telle chose, d'autre se faisaient fouetter par des femmes en cuir, d'autres au contraire, martyrisaient de pauvres filles enchaînées… Sur le velouyrs rouge, le sang ne se voit pas…Et les sols en pierre sont simples à nettoyer à grandes eaux. Hinata dut faire un immense effort sur elle-même pour ne pas courir porter secours à toutes ces femmes, mais elle croisa le regard de Gaara à ce moment-là et ce qu'elle y vit la retint de ne rien faire. Elle avait décelé une pointe de crainte au fond des yeux froids du Sabakus. Les paroles qu'il lui avait adressées avant d'entrer lui revinrent en mémoire : « aucun de nous deux n'en ressortira vivant ». Elle savait maintenant qu'il pesait le poids de ses mots lorsqu'il lui avait dit cela…

Gaara navigua entre les différents groupes pour se diriger vers une grande table de jeux de hasard tout au fond. Siégeant au-dessus des autres, un homme blond semblait s'amuser du spectacle navrant qu'offraient les gens dépravés autour de lui. Gaara se dirigea droit vers lui, mais un vieillard recourbé l'empêcha d'avancer plus.

- Bonjour Sasori-sama, lui dit simplement Gaara.

- Sabaku… Que viens-tu faire ici ?

- J'ai besoin d'un service de Deidara-sama.

- C'est à ton tour de nous offrir un service, je te le rappelle, répondit le vieillard.

- Voyons Sasori-sama, le coupa le blond. Gaara est presqu'un ami ! Nous pouvons bien lui faire un crédit…

Hinata faillit se réjouir de la tournure que prenait la discussion, mais quand elle vit le regard sombre de Gaara, elle soupçonna un problème.

- Non merci, Deidara-sama, lui répondit Gaara. Je compte rembourser ma dette aujourd'hui pour te demander un autre service.

- C'est nous qui décidons quand tu devras rembourser ta dette, gronda le dénommé Sasori.

Gaara ne répondit rien. Il attendit simplement le bon vouloir du blond. Celui-ci semblait absorbé par le spectacle autour de lui et n'avait prêté aucune importance à Gaara jusqu'à présent. Mais au bout d'une minute de silence, il daigna tourner la tête vers eux. Voyant que Gaara camperait sur ses positions, il se leva et rejoint le groupe pour parler de manière à n'être entendus que par eux.

- Qu'espérais-tu, Gaara-kun ? Que nous te ferions une fleur en mémoire du bon vieux temps ? Je te rappelle qu'après que nous ayons passés 13 ans à te former, c'est toi qui nous as trahis pour aller fonder ta propre famille !

- Parce que tu voulais que ma sœur de 15 ans se prostitue pour toi…

- Temari a toujours eu beaucoup de charme. Une rumeur coure sur le fait qu'elle fréquenterait quelqu'un de régulier en ce moment, dit songeusement Deidara. Quelqu'un en dehors des Sabakus…

- Crois-tu réellement que je laisserais faire une chose pareille ? Répliqua Gaara.

- Tu as toujours été faible devant cette fille. Je me suis toujours dit qu'un jour tu finirais au lit avec elle.

- Tu parles de ma sœur, gronda Gaara.

- C'est vrai, c'est vrai… Et puis, continua-t-il en se tournant vers Hinata, il semblerait que tu les aimes plus voluptueuses. Je ne t'avais jamais vu accompagné d'un morceau aussi choisi jusqu'à présent. Enlèvement ?

- Oui, répondit laconiquement le Sabaku.

- On raconte que ta tête serait mise à prix, dit brusquement Sasori.

- Mauvais bruit de couloir, répondit simplement Gaara.

- Alors, mon petit Gaara-kun, tout ça ne nous dit pas ce que tu espères obtenir de nous… Reprit Deidara.

- Deux places dans un avion pour l'Australie.

- Tiens donc… Et pourquoi cette destination ? Demanda Deidara.

- J'ai mes raisons.

Deidara se contenta de dévisager longuement Hinata de haut en bas en s'attardant sur les parties les plus embarrassantes. Hinata n'avait jamais eu autant l'impression d'être un bout de viande dans une fosse aux lions.

- Je vois ça… Finit par répondre Deidara. Eh bien, c'est d'accord, la fille contre ton billet.

- Impossible, elle doit rester avec moi.

- Alors tant pis, une prochaine fois peut-être ? Répondit Deidara en faisant mine de partir.

- Un petit pari peut-être ? Demanda Gaara.

Le blond s'arrêta avant de revenir vers lui.

- Me croirais-tu stupide ? Je sais mieux que personne que tu ne perds jamais ! Seul un idiot parierait contre toi…

- Alors, comme tu dis, une prochaine fois…

Gaara fit demi-tour et commença à entraîner Hinata à sa suite. Il allait parvenir au premier groupe de gens, celui en train de fouetter les pauvres filles enchaînées, lorsque Deidara le rappela.

- Très bien, Gaara. Reviens.

Hinata vit Gaara sourire avant de faire demi-tour et de revenir vers les deux hommes près de la table de jeu. Une fois rendus, Deidara, visiblement contrarié, prit la parole :

- Tu gagnes, nous te fournissons deux billets d'avion pour la demoiselle et toi pour Sidney, tu perds, nous conservons la demoiselle.

- OK, répondit Gaara.

- Et… C'est elle qui joue ! Termina Deidara.

Hinata vit Gaara pâlir légèrement avant de reprendre contenance aussitôt.

- Elle ne sait pas jouer.

- Allons, dit Sasori, ce n'est pas bien compliqué si un morveux comme toi arrive à y jouer. Nous allons lui expliquer les règles.

A ces mots, il agrippa le bras d'Hinata et la fit s'asseoir devant la table de jeu. Gaara allait intervenir, mais Deidara le retint. Hinata se sentit désemparée, que devait-elle faire au juste ?

- C'est très simple, lui dit Sasori comme s'il avait lu dans ses pensées, tu as devant toi une roulette avec tous les numéros de 0 à 36. Notre croupière, continua-t-il en montrant une autre fille enchaînée, va faire tourner la roue dans un sens et lancer une boule dans le sens contraire. A toi de parier sur le numéro sur lequel la boule va s'arrêter.

Hinata comprit aussitôt qu'il n'y avait que très peu de chance qu'elle parie sur le bon numéro. Elle voulut croiser le regard de Gaara, mais Sasori l'obligea à conserver son regard sur la table de jeu.

- Ne te déconcentre pas. Choisis un numéro !

Hinata commençait à paniquer lorsqu'elle ressentit un bourdonnement familier. Il y avait de l'électricité dans cette table. Visiblement, le jeu était truqué. Mais elle pouvait renverser la tendance grâce à ses pouvoirs. Seulement… Serait-elle capable de le faire sans se faire repérer ? Sans parler du problème de ses yeux que Gaara avait soulevé chez les Sabakus.

Mais elle n'avait pas le choix. Elle prit le jeton que lui tendait Sasori et elle décida de le mettre sur le 2. Puis elle cacha ses yeux derrière ses mains, comme si elle refusait de voir ce qui allait se passer. Mais en réalité, elle commença à faire du charme à l'électricité contenue dans la table. Elle entendit au loin la roulette démarrer. L'électricité finit par la remarquer et s'approcha d'elle. Elle la laissa venir sans bouger jusqu'à ce qu'elle entende cette voix étrange :

- Tu es marrante, toi ! Tu veux jouer ?

- D'accord, lui répondit-elle dans sa tête en priant pour que l'électricité l'entende. Et si on jouait à « Arrêtons la boule sur le 2 » ?

- Mais il m'a été demandé le numéro 3 !

Hinata se dit que Sasori avait du faire signe à la croupière pour avoir exprès le numéro juste après le sien…

- Rhoo, mais c'est pas drôle de faire ce qu'on te demande, protesta-t-elle en direction de l'électricité.

- Tu as raison, répondit celle-ci. OK, je joue !

Hinata entendit la boule rebondir et un hoquet de surprise de la part de Sasori assis à côté d'elle lui fit ouvrir les yeux : la boule était sur le numéro 2 ! Elle ne put s'empêcher de sourire en battant des mains.

- Nous avons gagné, Deidara-sama. Mes billets ? Dit Gaara derrière elle.

Deidara fusilla Sasori du regard avant de donner deux morceaux de papiers à Gaara.

- Pars maintenant, avant que je ne change d'avis, râla le blond en faisant demi-tour pour regagner son siège.

Gaara se dépêcha de reprendre Hinata par le bras pour rejoindre le plus vite possible sans courir le vestiaire, récupérer ses affaires et retourner à l'extérieur. Une fois dehors, il l'entraîna vers les égouts et une fois à bonne distance de la maison, il s'arrêta et se retourna face à Hinata :

- Tu as fait appel à tes pouvoirs.

Ce n'était pas une question.

- Oui, répondit-elle simplement.

- Mais enfin, tu te rends compte ? Et s'ils s'en étaient aperçus ?

- Mais que voulais-tu que je fasse d'autre ? Après tout, ils n'ont rien vu, n'est-ce pas ? S'énerva Hinata.

- Tu ne les maîtrises pas, il aurait pu se passer n'importe quoi !

- Eh bien la prochaine fois, tu te débrouilleras pour faire en sorte qu'ils ne me choisissent pas pour parier ! S'emporta Hinata en partant en courant.

Idiot de Gaara ! Si elle avait su, elle… Non, elle était obligée de le faire, sans quoi elle aurait fini comme toutes ces femmes qu'elle avait vues dans cet endroit sordide. C'était plutôt elle qui était stupide de partir ainsi seule dans ce dédale de tuyaux qu'elle ne connaissait pas…

Elle ne savait pas par où elle devait aller, mais elle décida qu'elle n'avait qu'à toujours tourner à gauche. Elle traversa ainsi quelques boyaux avant de sentir le sol se dérober sous ses pieds et de tomber. Un trou était caché par l'eau croupie et Hinata y avait plongé, se retenant de justesse au bord. Elle allait crier lorsqu'elle sentit une main l'agripper et la sortir du trou. Elle s'attendait à voir Gaara, mais elle se trompait…

- Bonjour, belle Hinata, susurra Naruto en l'attirant contre lui tout en posant un couteau sur sa gorge, dis-moi que je t'ai manqué…

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A bientôt

Winlie