Allez, soyons fous, un dernier chapitre avant d'entrer dans la phase finale de cette fic.
Enjoy guys...
Un son strident réveilla Hinata. Une fois qu'elle avait terminé sa barre énergétique, elle s'était sentie lourde et n'avait pas pu résister à l'appel du sommeil. En se redressant pour regarder dans la direction du son, elle vit Gaara relever la tête de la table sur laquelle il s'était visiblement endormi lui-aussi. Il saisit le téléphone qu'il avait posé à côté de lui et appuya sur un bouton pour faire taire la sonnerie. Puis il se tourna vers elle avant de détourner le regard.
- Va t'habiller, Hinata... Dit-il simplement.
Baissant les yeux, la jeune femme vit que le drap dont elle s'était couverte était remonté haut sur ses cuisses. Rougissante à cette constatation, elle se leva et partit dans la salle de bain. Une fois enfermée dans la pièce, elle s'adossa au mur et soupira.
Les images de ce qui s'était passé entre eux tournaient dans sa tête. Le baiser... Puis le refus de Gaara d'aller plus loin avec elle... Elle avait envie de pleurer. Gaara ne couchait qu'avec des femmes faisant partie des Hommes Actifs, froides et fortes comme lui. Elle n'était visiblement pas à la hauteur... Mais elle repensait aussi à ce qu'elle avait senti sous la combinaison du jeune homme et le rouge lui envahit la totalité de la figure. Gaara la désirait...
Elle avait eu son précepteur jusqu'à l'âge de dix ans. Elle savait donc que les bébés n'étaient pas apportés par la cigogne. Mais elle ne connaissait rien à la manière de les faire... Cependant elle se doutait que ce renflement faisait partie de l'équation.
Forte de cette réflexion, Hinata se rhabilla et retourna dans la pièce adjacente. Gaara se leva à son tour et partit s'habiller. Une fois qu'ils furent prêts, ils se mirent en route.
Le soir commençait à tomber. Il faisait encore chaud. Hinata suivit Gaara dans un quartier d'Hommes Libres. Là, il acheta de l'eau synthétique en gel et des ravitaillements. Hinata grimaça. Ils buvaient cette eau depuis leur départ de New Shangaï et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle détestait cela. Elle regrettait un peu le confort dont elle jouissait chez son père. L'eau surtout. Lorsqu'ils sortirent de la ville, elle décida de questionner Gaara un peu plus sur le monde. Après tout, si ils trouvaient Birdincage prochainement, ils allaient certainement se séparer.
- Gaara, pourquoi n'y a-t-il plus d'eau ? Demanda-t-elle. Je crois qu'on me l'a expliqué, plus jeune, mais, je ne m'en souviens plus...
Gaara la regarda un moment. Puis il finit par répondre :
- Lors de la Vague, la Terre a été entièrement irradiée.
Voyant qu'Hinata ne comprenait pas, il s'expliqua :
- Un produit toxique s'est répandu sur la planète entière, infiltrant les sols et les sources. Les radiations ont tout brûlé. Certains hommes ont pu se réfugier dans des abris qui ont résisté aux radiations, c'est pour ça que les humains ne sont pas morts. Mais une grande partie fut décimée. Les sols sont devenus arides et infertiles. Les sources se sont taries. Tout n'est devenu que désert. Heureusement, les hommes avaient déjà inventé des substituts, comme l'eau synthétique. De plus, certaines parties de la planète, en Europe, ont échappées à l'irradiation. Il reste donc certaines terres arables. Et des animaux. Mais ils sont la propriété des cinq entreprises. C'est cela qui leur donne autant de pouvoir : ils contrôlent toute forme de nourriture : naturelle et synthétique.
Hinata resta silencieuse. Elle comprenait mieux pour tout ce luxe chez son père.
- Et toi, Gaara ? Tu étais né au moment de la Vague, n'est-ce pas ?
- J'avais 4 ans, répondit-il simplement. Temari avait 3 ans et Kankuro tout juste 1 an. Notre père nous a conduit dans un abri qu'il connaissait.
- Ton père est mort, maintenant, n'est-ce pas ?
- Il est mort peu de temps après la Vague, acquiesça-t-il.
- Et tu t'es retrouvé seul avec ton frère et ta sœur ?
- Oui. Et nous avons été récupérés pas Sasori et Deidara.
Hinata resta silencieuse. La vie de Gaara avait été encore pire que la sienne... Elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer Gaara en petit garçon de 5 ans, chez Sasori et Deidara, au milieu de tout ce qu'elle avait vu... Elle en fut triste. Gaara dût lire la tristesse sur son visage car il enchaîna :
- Ce n'était pas si mal, tu sais ? Nous avions à manger et nous étions protégés, c'est tout ce qui comptait.
- Etais-tu vraiment protégé de tout ? Demanda Hinata en le regardant dans les yeux.
Gaara détourna le regard. Mais il répondit quand même :
- Temari et Kankuro l'ont été.
Ce qui voulait dire qu'il avait subi à leur place, comprit-elle. Jusqu'où les deux hommes qu'elle avait vu étaient-ils allés avec le petit garçon ? Elle ne le saurait probablement jamais... Et ce n'était finalement pas plus mal. Se souvenant d'une chose dite par Gaara lors de leur visite chez Sasori et Deidara, elle poursuivit :
- C'est quand ils ont commencé à s'intéresser à ta sœur que vous êtes partis ?
Gaara soupira. Hinata voyait qu'il ne parlait sûrement pas souvent de ce genre de chose. Elle fut touchée qu'il accepte de lui en parler malgré tout.
- Ils ont voulu l'envoyer là où nous sommes allés. Tu comprends sûrement pour y faire quoi. Temari était d'accord. Elle voyait tout ce que je subissais pour les protéger, elle voulait me rendre la pareille. Ils l'ont donc envoyée sans me le dire. Mais j'étais leur bras droit, à l'époque. Il était impossible de me cacher quelque chose bien longtemps. Lorsque j'ai su où elle était et ce qu'elle faisait, j'ai tout envoyé promener. Je l'ai sortie de là et je suis parti avec elle, Kankuro et quelques autres pour fonder ma propre famille d'Hommes Libres.
- Sasori et Deidara ont accepté ton départ ?
- Ils n'avaient pas vraiment le choix. Je connaissais trop de choses sur eux. J'avais un pouvoir trop important à l'époque. Nous avons décidé que si je disais quelque chose sur eux, ils m'éliminaient. Mais si je partais sans rien dévoiler de leurs combines et avec une dette de leur part envers moi, ils ne feraient rien. Ils pensaient que j'allais utiliser ma dette pour qu'ils m'aident à construire un endroit pour ma famille, mais non. Je l'ai conservé.
- Tu l'as utilisé... Pour moi...
Gaara regarda Hinata dans les yeux.
- Oui, enfin, aussi pour moi. Ma tête est mise à prix je te rappelle.
Hinata prit la main de Gaara et la serra.
- Merci, Gaara.
Le jeune homme ne répondit rien, continuant d'avancer. Au bout d'une heure de marche, ils tombèrent sur une voiture en panne au bord de la route. Deux Possessions grises, de bas niveau donc, un homme et une femme, tentaient de la réparer sans succès visiblement. Gaara et Hinata échangèrent un regard et Gaara s'avança :
- Un coup de main ?
Les deux ne répondirent pas tout de suite, les dévisageant. La femme finit par répondre :
- Vous vous y connaissez ?
- On peut toujours tenter, répondit Gaara. Si on réussit, vous nous emmenez sur un bout de chemin, sinon, tant pis.
Les deux semblèrent réfléchir. Puis ils hochèrent la tête dans leur direction. Gaara entraîna Hinata derrière lui et elle plongea la tête sous le capot. Elle se concentra et, avec l'aide de l'électricité présente dans la voiture, elle trouva l'origine de la panne. Un tuyau s'était dévissé. Elle le vissa correctement et se tourna vers Gaara en hochant la tête. La femme se mit derrière le volant et mit le contact. La voiture redémarra aussitôt. Hinata soupira de soulagement et essuya son front. Croisant le visage de Gaara, celui-ci sortit un tissu de sa poche et essuya le front d'Hinata. Curieuse et troublée par son geste, elle lui lança un regard interrogateur. Il retira alors le tissu et lui montra. Il était entièrement noir. Elle regarda alors ses mains et vit qu'elles étaient noires. En tripotant la voiture, elle s'était mise de l'huile. Elle rigola doucement et prit le tissu de la main de Gaara pour finir de se nettoyer seule, trop consciente de la proximité du jeune homme pour être à l'aise. Celui-ci se tourna vers l'homme qui était resté près d'eux.
- Alors, les jeunes, dit l'homme qui devait avoir en effet bien dix ans de plus qu'eux. Vous allez où ?
- A Mount Tomah.
- On peut vous faire faire un bout de chemin, mais on vous lâchera à cinq kilomètres de la ville. Ca vous va ?
- Topez-là, dit Gaara en lui tendant la main.
- Je suis Jiraya. Ma compagne, c'est Tsunade. Et vous êtes ?
Hinata se raidit à cette question. Un contrat pesait sur leurs têtes ici aussi. Mais Gaara avait visiblement une réponse toute prête :
- Je suis Shikamaru. Et voici Temari.
Hinata sourit. Sous l'identité de la sœur de Gaara elle ne risquait rien. Visiblement, Gaara avait l'habitude de changer d'identité.
Ils roulèrent tous les quatre pendant une heure, puis ils se séparèrent à un embranchement. Jiraya leur indiqua qu'il leur restait environ une heure de marche sur la route de gauche, puis les deux Possessions s'engagèrent la voie de droite et disparurent. Gaara et Hinata se remirent en marche dans la direction indiquée par Jiraya qui correspondait aux coordonnées sur leur téléphone. Ils marchèrent un quart d'heure en silence avant que Gaara finisse par le rompre :
- Et toi, Hinata... Quelle a été ton enfance ?
- Tu veux vraiment savoir ? Demanda la jeune femme. Elle n'a rien d'idyllique, tu sais...
- Parce que la mienne l'a été, peut-être ?
La jeune femme ne put s'empêcher de sourire. En effet, ils traînaient chacun un sacré passé. Soupirant à son tour, elle se lança dans son récit :
- J'ai, moi aussi, eu une enfance normale jusqu'à mes quatre ans. La vie d'une héritière, comblée, protégée et obéie. Ma petite sœur, Hanabi, venait juste de naître et j'étais follement jalouse de toute l'attention qu'on pouvait lui porter. Le jour de mon anniversaire, mon père m'avait offert une jouet. Je ne me souviens plus si c'était un chien ou un chat, mais il était mécanisé. Il avançait seul. J'ai adoré ce présent. J'ai joué tout l'après-midi avec, et le soir venu, il n'avait plus assez de batterie pour continuer, il fallait le recharger. Mon père voulut le prendre pour le brancher, mais je ne voulais pas m'en séparer. J'ai alors regardé le jouet et je lui ai demandé de bouger. C'est là qu'il a explosé. Je me suis blessée aux bras et mon père avait reçu un projectile sur la joue. Il est resté là, sans rien dire pendant un moment. Puis il a fait venir notre médecin de famille pour me soigner et est parti sans rien dire. Je pensais que j'allais me faire punir, j'ignorais alors la portée de ce que je venais de faire... Je me suis réveillée le lendemain dans la pièce où tu m'as trouvée. J'ai pleuré, pleuré, supplié mon père de venir me chercher, mais il n'est pas venu. Quelques temps plus tard, on m'a fait sortir et on a voulu... Expérimenter... Des choses... Sur moi...
Gaara se retourna pour la regarder, Hinata sentait les larmes monter à ses yeux à ces souvenirs.
- On m'a électrocutée, droguée, on a fait des prélèvements à tous les endroits possibles... Et a chaque fois, je finissais par tout faire exploser. Ca a duré deux ans. Mon père tentait de me guérir ais-je fini par comprendre. Alors je faisais mon possible pour me contrôler, éviter de tout faire exploser pour pouvoir enfin sortir de mon isolement, mais je n'y arrivais pas. Il m'avait attribuée un précepteur qui m'a appris tout ce que je sais. Lire, écrire, compter, et quelques rudiments sur la vie extérieure. J'étais rassurée, quelque part. Je savais que j'allais sortir un jour. Mon père allait réussir à me « réparer ». Puis, lorsque j'ai eu dix ans, le précepteur n'est plus venu. Comme ça, sans rien dire, du jour au lendemain. On n'est plus venu me chercher pour faire des expériences. Je suis restée seule. Dans cette pièce. Alors j'ai compris. Je ne serai pas « réparée ». J'allais rester là.
Gaara prit sa main à son tour et la serra. Hinata sourit, elle aimait le contact de cet homme.
- Jusqu'à toi, dit-elle en le regardant dans les yeux. Tu m'as sauvée en quelque sorte. Avant que tu n'arrives, grâce à mes pouvoirs, j'avais vu un certain changement. Mon père semblait demander plus souvent de mes nouvelles. Et je pressentais que ce n'étais pas bon pour moi... En même temps, si je compte bien, ma petite sœur doit avoir atteint l'âge pour hériter de l'entreprise. Mais, tant que je serai en vie, c'est à moi qu'elle revient. Même si je n'en veux pas.
Gaara s'arrêta, la forçant à l'imiter. Il tira sur sa main qu'il tenait toujours et l'attira contre lui. Hinata luttait, elle ne voulait pas pleurer. Elle ne voulait plus pleurer. Mais c'était difficile quand elle se sentait dans la sécurité des bras de cet homme.
- Je suis désolé d'avoir mis autant de temps à venir, murmura-t-il.
Alors Hinata ne put plus retenir ses larmes qui s'échappèrent.
- Au moins, toi, tu es venu, finit-elle par répondre avant de sortir de l'écrin protecteur de ses bras.
Et ils recommencèrent à progresser jusqu'à ce que le téléphone bippe encore. Ils étaient arrivés au lieu du rendez-vous.
Hinata regarda autour d'elle. Ils étaient au pied d'une falaise qui leur barrait la route. Pourtant, en la regardant bien, Hinata apercevait un passage. Elle s'avança. C'était étrange, l'ouverture apparaissait et disparaissait par intermittence. Comme un mirage dans le désert. Elle avança sa main et sentit un flux d'énergie qui courait devant elle. C'était ça qui empêchait de voir l'entrée. Mais avec ses pouvoirs, elle arrivait quand même à la deviner. Elle sut alors qu'enfin, elle était arrivée. Et elle sourit et s'engagea à travers le rideau d'énergie et déboucha dans le passage.
Alors ? Qu'en pensez-vous ? Comment voulez-vous que je progresse dans un sens qui vous plaise si vous ne me dites pas ce que vous pensez de ce que j'écris ? Et avez-vous deviné qui sera Birdincage ? (oui, je sais, un enfant de 5 ans devinerait, mais bon... On fait ce qu'on peut, hein ?) Ai-je fait des contresens avec ce chapitre sur les souvenirs de nos héros ? Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir, je corrigerai. Et pour ça ? REVIEEEEEEWS !
A bientôt et bons feux d'artifices à tous mes lecteurs français !
Winlie-chan.
