Désolée désolée de mon long retard, cela n'était pas prévu. Mea culpa. J'ai eu beaucoup de problèmes niveau familial, même si cela n'excuse en rien tout ce retard cumulé…

Bon, dans tous les cas j'espère que vous allez toujours apprécier, enfin bref assez parlé, bonne lecture (Enfin je l'espère).

Rating : M. (Grossièretés entre autre).

Disclaimer : Rien ne m'appartient, malheureusement.

Pairing : IronFrost. (M/M)

/ ! / Cette fiction, est revue et corrigée par « Gladamoule ». / ! /


Chapitre 11.

L'obscurité, les ténèbres, le noir. Voilà tout ce que voyait Tony, la noirceur. L'obscurité dans sa tête et les ténèbres de son cœur qui battait encore par on ne savait quel miracle. Toutes ces ténèbres l'entourait, l'englobait tout entier. En voyant cela, il essaya de se débattre, parce que la dernière chose qu'il voulait, c'est qu'elle l'approche. Mais déjà, il ne voyait plus ses pieds, et il avait beau se reculer le plus possible, cela n'empêchait pas les ténèbres de le suivre au moindre de ses gestes. Voyant qu'il était en train de perde la partie il fit la dernière chose qu'il pouvait. Il pria :

_ S'il vous plait, que quelqu'un m'aide, je vous en prie. N'importe qui, aidez-moi !

Un rayon lumineux s'ouvrit au-dessus de sa tête, comme en réponse à sa veine demande. Il ferma les yeux, qui n'étaient plus habitués à tant de lumière mais se força à les rouvrir pour voir, et le rayon de lumière chassa immédiatement les ténèbres qui étaient presque parvenu à son visage. Il soupira de soulagement, et ferma les yeux de soulagement. Il était sauf.

_ Mortel ? Stark ?

Une voix. Une voix douce l'appelait. Mais à qui pouvait bien appartenir cette douce et belle voix ?

_ Tony, murmura toujours la belle voix. Il faut que tu te réveilles.

_ Hummm, répondit-il d'une voix encore lourde de sommeil.

Une grande main froide vint le secouer doucement, et il commença à émerger, entrouvrant une paupière lourde de sommeil, l'œil encore embrumé de ses songes. Et il vit Loki au-dessus de lui, son visage à seulement quelques centimètres du sien. Ils étaient tellement proches qu'il sentait le souffle du Dieu sur ses lèvres.

_ Quoi ? Marmonna Tony toujours autant fatigué.

Bizarre, il ne se sentait pas bien, pas bien du tout. Tous ses membres criaient à la torture, et il était frigorifié. Que se passait-il encore ?

_ Cela fait deux jours que tu dors, mortel, répondit Loki d'une voix…tendue ?

_ Hein ?

Tony essaya de s'assoir, mais à peine essaya-t-il qu'il grimaça sous la douleur qui émergea brutalement dans tout son corps, le laissant sans force, seulement capable de se laisser retomber en arrière. Sa seconde tentative fut immédiatement interrompu par la main de Loki sur son torse, qui le forçait à rester couché et immobile.

_ Je me sens mal… gémit pitoyablement Tony.

Loki continua à le fixer intensément, avant de détourner le regard une seconde pour prendre sa cape et recouvrir son corps avec.

_Pourquoi me donnes-tu ta cape ? S'étonna Tony.

_Tu trembles Anthony.

Tony écarquilla les yeux et regarda ses mains, qui en effet, tremblaient comme le reste de son corps. Il cligna des yeux, pour essayer de comprendre. Mais malheureusement, il avait l'impression de délirer, aucunes de ses pensées n'étaient cohérentes. Il lâcha un souffle tremblant. Il ne voulait qu'une chose s'était se rendormir, et Loki le compris aussitôt.

_Attend avant de te rendormir, bois cela.

Il sentit cette même grande main froide se glisser à l'arrière de sa tête, et il papillonna des yeux en essayant de se concentrer pour boire ce que le Dieu portait à sa bouche. C'était une sorte de verre… ? Une coupe peut-être, mais, sur une île ? Il but tout le contenu et Loki le reposa délicatement sur sa sorte de paillasse. Il se rendormit aussi sec.

Loki regarda le mortel se rendormir et soupira en évaluant la santé de son patient. Tony était aussi pâle qu'un mourant, il tremblait de tout son corps malgré la chaleur agréable de la grotte, créée autant par sa magie que par sa cape qui reposait sur lui. De la sueur perlait de son front, prouvant qu'il avait une certaine fièvre. 38 s'il voulait être plus précis. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait, et pourtant lui qui était maître dans toutes les circonstances, là il se retrouvait à regarder un mortel hébété. Il ne savait pas ce qu'il devait faire à part essayer de soigner du mieux qu'il pouvait l'humain. Il avait la nette impression que son combat n'était pas que physique, mais aussi et surtout intérieur. Psychologique. Depuis qu'il s'était endormi sur lui il y avait quelques jours, il était devenu comme cela.

Loki avait fait de son mieux pour que Tony soit le mieux possible, il lui avait même fait une paillasse avec plusieurs couches d'herbes et quelques vêtements pour que ce soit le plus confortable possible. Le feu crépitait non loin d'eux, il l'avait allumé grâce à sa magie, et il réchauffait la grotte agréablement. Le mortel gémit dans son sommeil, prouvant qu'il ne rêvait pas que de choses agréables. Loki sentit un léger pincement au cœur en voyant l'humain qui essayait de combattre ses démons, et il aurait donné n'importe quoi pour l'aider, mais malheureusement il ne pouvait rien faire de plus. C'était à Tony d'essayer de s'en sortir seul, c'était ses ténèbres à lui. Et il le savait, tout ce qu'il pouvait faire c'était de l'encourager. Le Dieu se baissa pour murmurer avec le plus de tendresse qu'il pouvait, même si le rendu était plus bourru que réellement tendre :

_Tu peux le faire Tony, je sais que tu vas y arriver. Je comptes sur toi, bats-toi !


_ Bats-toi !

Tony ouvrit les paupières subitement. Le souffle haletant, les yeux écarquillés regardant autour de lui. Mais où était-il ? Dans une chambre. Apparemment dans une chambre d'enfant en voyant les posters Captain América accrochés partout sur les murs, et les petits jouets qui trainaient par terre. Ainsi que le petit lit où il était couché. Cette chambre lui rappelait quelque chose. Mais avant d'avoir trouvé la réponse, la porte s'ouvrit avec force, dévoilant une Maria Stark bien en vie. Tony ouvrit grand les yeux.

_ Maman ? Chuchota Tony.

Comment était-ce possible, sa mère était morte il y de cela longtemps, comment est-elle arrivée ici ? Ce ne pouvait pas être elle, c'était surement une autre personne à qui elle lui ressemblait fortement… Oui cela devait être ça. Il l'appela, plusieurs fois, mais la femme ne faisait pas attention à lui et regarda un point devant elle.

_ Anthony, as-tu fait ce que ton père t'a demandé ? Demanda la femme d'une voix douce mais forte en même temps.

_ Oui, mère, répondit une petite voix fluette.

Tony regarda dans la direction de la petite voix, et se retrouva encore plus embrouillé. Un petit enfant aux cheveux bruns et aux yeux chocolat pétillant de malice lui faisait face. C'était lui, enfin lui à l'âge de 6 ans avec un tee-shirt Captain América. Tony eut une grimace, heureusement que personne ne pouvait le voir à cet instant.

_ C'est bien, Tony, sourit doucement sa mère.

Ce sourire, qu'est-ce qu'il lui avait manqué, ce petit sourire doux que sa mère sortait quand il était triste ou qu'il avait bien fait comme il le fallait, par exemple quand il rangeait sa chambre parfaitement sans l'aide de personne.

Un fracas assourdissant le sorti de ses pensées, puisque son père venait d'entrer lui aussi. Mais quelque chose clochait. Il n'avait pas l'air dans son assiette et titubait. Ses yeux étaient injectés de sang et il puait l'alcool à plusieurs kilomètres… Il était complètement bourré, et une aura bizarre se dégageait de lui. Habituellement, son père ne voulait jamais le voir, mais alors que faisait-il dans la chambre du petit Tony en cet instant ? Il ne se souvenait pas de cette partie… Sa mère se décala de plusieurs pas, et Tony crut apercevoir une lueur de frayeur dans ses yeux. Il fronça les sourcils, de frayeur ? Tony ne sut s'attarder sur ses pensées que la chose qui lui servait de père arriva près du petit Tony pour l'empoigner par les cheveux. L'enfant gémit doucement, essayant vainement de faire comprendre à son père qu'il lui faisait mal, mais apparemment l'adulte s'en fichait complétement.

_ Père, pleurnicha l'enfant, vous me faites mal.

Pour réponse le père du petit Tony eut un rictus, et tira plus fort ses cheveux.

_ Ah oui, je te fais mal ? Minauda son père. Alors pourquoi n'as-tu pas fait ce que je te demandé, fils ?

Les yeux du petit Tony se remplirent de larmes.

_ Mais, mais, balbutia l'enfant, j'ai fait ce que vous m'aviez demandé !

Son père leva sa main et le gifla.

_ Un Stark ne pleure jamais, s'écria son père. De plus regarde cette chambre. La trouves-tu rangée ?

L'enfant laissa trainer son regard un peu partout et grimaça en voyant son lit défait, ses jouets qui jonchaient le sol et ses habits sales trainaient toujours dans un coin de sa chambre, au fond.

_ Vas-tu me dire que cette chambre est rangée ? Commença à s'énerver de plus en plus son père. Ne sais-tu rien faire correctement ?

A chaque mot, son père avançait d'un pas, et le petit Tony essayait de reculer le plus possible. Mais le moment où il se retrouva bloqué par le mur derrière lui arriva vite, et il leva des yeux terrifiés et paniqués sur celui qui était censé le protéger. Quand il vit son père relever sa main, il sut ce qu'il allait se passer. L'enfant ferma les paupières le plus fort possible, et la gifle fut si puissante que le recul violent de sa tête le fit chuter au sol. Il sentit le goût amer du sang dans sa bouche, qui s'écoulait doucement le long de son menton. Ses dents venaient de se planter trop fort dans sa lèvre, moyen futile pour essayer d'atténuer un peu la douleur cuisante de sa joue, et il cligna rapidement des paupières pour essayer de refouler les larmes, et retrouver une vision un peu moins flou. Le petit regarda vers le haut pour voir une main se relever. Il gémit et ferma les yeux, pour oublier la douleur qui l'enlaçait à la joue et la lèvre, mais aussi pour ne plus voir les coups qui allaient de nouveau lui tomber dessus.

_ Cela suffit ! S'écria la voix douce de sa mère.

L'enfant rouvrit timidement les yeux pour voir que sa mère s'était interposée entre son père et lui, et son souffle eu un léger accroc sous la pointe de panique qui enserra sa poitrine.

_ Maria écarte toi, siffla son père entre ses dents, je dois lui montrer comment on ne manque pas de respect à ses ainés. Ne te méprend pas, Maria, je n'aurais aucun scrupule à en passer par toi pour te montrer le respect. Maintenant laisse-moi passer ou ce sera toi qui passera un mauvais quart d'heure.

_ Non ! Cria sa mère. Ce n'est qu'un enfant, il n'a que 6 ans, tu ne peux pas lui faire du mal !

_ Maria… menaça son père.

Mais malgré le ton plein de sous-entendu, la jeune femme ne se laissa pas intimider et n'en démordit pas, gardant la tête haute face à lui. Edward Stark s'énerva seulement un peu plus et agrippa son épouse par le bras pour l'entraîner en dehors de la chambre de son fils, prenant soin de bien claquer la porte au passage. Le petit Tony se releva sur ses petites jambes tremblantes et se dirigea vers la porte pour écouter ce qu'il se passait. Il entendait les cris de sa mère, étouffés par quelque chose. Il entrouvrit la porte de sa chambre, et ses yeux se remplirent de larmes en voyant sa mère à même le sol, qui essayait de se protéger le visage avec ses mains. L'enfant voulut pleurer, mais se rappela les mots durs de son père. Un Stark ne pleure jamais. Il essuya rageusement ses larmes et ferma sa porte sous les cris de la jeune femme. Il était un lâche qui n'était même pas capable de protéger sa maman. Il se laissa glisser contre la porte jusqu'à que ses fesses touche le sol. Un lâche, lâche, lâche… Il répéta ces mots jusqu'à ce qu'il s'endorme contre la porte, à même le sol froid de sa chambre.

Lâche, lâche...


_ Je suis un lâche…Un lâche…

Loki détourna les yeux du feu et regarda l'humain qui venait de parler en dormant. Il ne savait pas à quoi il faisait référence, quels tourments il était en train de revivre, et il avait atrocement envie de savoir de quoi son mortel pouvait bien rêvé, pour essayer de le comprendre et, peut-être, pouvoir l'aider. Malheureusement, la seule chose qui lui restait à faire était d'attendre…


J'espère que vous avez apprécié, comme moi j'ai apprécié l'écrire et le chouchouter pendant plusieurs jours. Avez-vous passé une bonne rentrée scolaire ? Bon, dans tous les cas merci d'avoir pris du temps à me lire, et que dire de plus ? Encore désoléééeee…

Une petite review (même si je ne la mérite pas.), s'il vous plait ? *-*