Bonjour tout le monde ! Voilà la suite (je sais, j'aurais pu l'écrire plus tôt) de ce premier one-shot, que je devrais d'ailleurs plutôt qualifier de two-shot vu qu'il est découpé en deux parties. Bref, j'ai bien aimé écrire tout ça, donc j'espère que vous en apprécierez la lecture.
Je tiens à remercier ceux qui ont commenté la première partie, je vous assure qu'il n'y a rien de plus encourageant que des commentaires positifs (ça fait vraiment, mais alors vraiment plaisir). J'espère que vous daignerez me donner votre avis sur ce qui va suivre, que ce soit pour critiquer, corriger des fautes ou des incohérences dans l'histoire des personnages, ou tout simplement me dire que c'est cool.
Pour ceux qui lisent encore cette préface, Enjoy!
Crédits : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima
One-shot n°1 : six beginnings
Part 2
Sting avait été élevé par un dragon. Cela ne faisait pas de lui un être bestial et sanguinaire, mais bien un garçon joyeux et insouciant. Ses traits fins exprimaient souvent la joie, et ses cheveux blonds, perpétuellement décoiffés, s'agitaient au rythme des courses effrénées du jeune garçon. Ses pouvoirs s'étaient très tôt développés, faisant de lui un mage puissant. Il n'avait pas d'amis, mais son dragon – son père ! – lui suffisait. Il était son univers, un unique mais grand monde. Il vivait donc dans un environnement qui, à défaut d'être normal, lui convenait.
Entouré d'amour et de lumière, comment mieux élever le futur dragon slayer sacré ?
Malheureusement, son amour paternel fut aussi sa plus grande source de chagrin. Lorsque celui qui lui avait tout donné, tout appris, lui demanda de mettre un terme à sa vie, de –
Non, impossible.
Devenir plus fort... ? Quelle plaisanterie ! Sting ne voulait pas davantage de pouvoir. Il voulait son père. Même si son père ne voulait plus vraiment de lui.
« S'il te plaît, Sting... »
Pourtant, il céda. Il n'avait jamais vu une pareille supplication dans les yeux du seul être qu'il avait aimé. Il choisit d'ignorer ses propres sentiments pour plaire au dragon. Et pour honorer ce sacrifice, il jura de devenir plus fort.
Plus personne ne mourrait pour son pouvoir...
Il s'entraina. Bâtit son mental et son pouvoir. Dans cette aridité, ce triste désert qu'était devenu sa vie, sa rencontre avec Lector fut un rayon de soleil. Le chat portait sur son pelage les couleurs du feu, et la chaleur de l'amitié vint réconforter son cœur de dragon solitaire.
« Ami pour toujours, hein ? »
Et il connut de nouveau le plaisir d'impressionner, d'être admiré. Il ne conta pas toute son histoire à son compagnon, mais lui avoua avoir tué un dragon. L'exceed, porté par sa fierté, voulut en parler à d'autres.
« Menteur ! » »
« Un dragon ? Mais bien sûr... Ils ont tous disparus ! »
« Même les mages les plus puissants ne pourraient tuer un dragon, alors un enfant ! »
Sting avait entendu parler de Natsu. Salamander... De lui, on ne se moquait pas. Sa puissance était respectée, et son caractère joyeusement destructeur était apprécié. Il voulait l'imiter. Lui ressembler. Pour consoler son chat, il lui promit de battre ce Salamander, dont le pouvoir devait rivaliser avec celui d'un dragon. Il vénérait celui qu'il voulait vaincre, sans l'avoir jamais vu.
Il rencontra Rogue lors d'un combat. Un combat difficile qui allait mal tourner pour lui : Sting, jeune et encore naïf, avait été piégé par une femme qui s'était révélée être le maître d'une guilde noire. Elle convoitait son pouvoir, et le jeune dragon slayer se trouvait en mauvaise posture.
Et soudain, tout avait changé. Combien de temps faut-il pour bouleverser le cours d'une vie ? Pour celle de Sting, ce fut une affaire de secondes. Un garçon aux cheveux d'un noir d'ébène surgit, et lança un hurlement de dragon de l'ombre dévastateur. Il posa son regard sur Sting, azur glacé contre rouge écarlate, et à cet instant Sting sut qu'il ne quitterait plus celui qu'il venait de rencontrer. Ils fuirent ensemble, main dans la main.
La hasard avait trouvé son âme sœur...ou était-ce le destin ?
Bien des années plus tard, Sting et son sombre jumeau apprirent que Fairy Tail avait perdu ses membres les plus puissants. Acnologia les avait tué. Sting fut touché, détruit par la nouvelle. Pour le cacher, il choisit un ton méprisant. Son ami ne manifesta aucune émotion, mais le blond jeune homme suspectait que cette façade lisse cachait une profonde tristesse. Les deux exceeds, malgré leurs liens avec leurs maîtres et amis, ne s'aperçurent de rien.
« Fro voudrait faire sourire Rogue ! »
« Sting est le meilleur, il va le faire ! »
« Fro le pense aussi ! »
Les deux slayers acquirent bientôt une réputation redoutable. Adorés par des milliers de fans, ils étaient aussi craints par les mages noirs. C'est sans doute cette renommée qui provoqua un jour la rencontre entre le fameux duo et un groupe étrange, hétéroclite et déconcertant.
« Voulez vous rejoindre Sabertooth, la plus puissante des guildes de l'avenir ? »
Les yeux glacés de Sting examinèrent la jeune femme aux traits asiatiques et ses compagnons. Son regard glissa sur le délicat troubadour, et s'arrêta brièvement sur Orga. Il comprit rapidement que, malgré son aspect disparate, cette curieuse troupe avait un immense pouvoir. Et quand la demoiselle lui offrit, comme preuve de bonne volonté, un puissant lacrima, ses hésitations fondirent comme neige au soleil.
Avec ça, il pourrait égaler Natsu !
Sting, une dernière fois, regarda son compagnon. Ce qu'il vit dans les yeux couleur de sang, nul ne le sait, mais il accepta immédiatement la proposition. Même si les ombres ne manqueraient pas, c'était le début d'une lumineuse aventure.
Comme tout les dragon slayers, le 'père' de Raios était un dragon. Et comme tous les enfants, Raios aimait son père, bien que sa nature calme limitât les démonstrations d'affection. Le lien qui les unissait était pourtant très fort, et Skiadrum avait consacré tous son temps à l'éducation de son enfant humain.
« Je suis fier de toi. Tu es digne de ce pouvoir. »
Mais Skiadrum n'était pas immortel. Il était tombé gravement malade, et Raios l'avait vu dépérir inexorablement, jour après jour. La douleur de perdre un parent, l'insupportable impuissance de celui incapable d'aider sa famille, la peur de la solitude : Raios avait été torturé par chacun de ses sentiments. Il ne voulait pas faire de peine à son dragon, et il cachait ses sentiments, les enfouissait en lui. Alors que Skiadrum déclinait, la masse d'obscurité dans le cœur de Raios s'épaississait.
« Je suis désolé, Raios. »
Raios. Le rayon de lumière. Un drôle de nom, pour un dragon slayer de l'ombre. Mais après la mort de son père, ce nom ne lui semblait plus qu'amèrement ironique. Comme si la lumière pouvait encore exister autour de lui, en lui, après la mort de l'être qui lui était le plus cher ! Mais c'était la seule chose qui lui restait de son dragon…Et pour cette raison, il aimait son nom plus que tout.
Mais un nom n'est pas suffisant pour protéger un enfant de la solitude et du désespoir…
Raios erra pendant de nombreuses semaines, laissant l'obscurité qui était en lui grandir. Les ombres le couvrirent bientôt, et Shadow remplaça Raios. Cet être n'avait rien à voir avec le calme et doux apprenti de Skiadrum. Au contraire, c'était une créature cruelle et malicieuse, amusée par la douleur qu'elle causait et fascinée par le mal.
Elle aimait aussi la puissance. Pour prouver la portée de son pouvoir, l'ombre défiait les tous les mages qu'elle rencontrait. Et il leur prenait leur pouvoir pour nourrir le sien. Ce carnage dura longtemps. Un an, en fait. Un an durant lequel Shadow tua, tortura, perdit les âmes des pauvres mages qu'il combattait. Un an de souffrance pour Raios, emprisonné au plus profond de lui-même.
Heureusement, quelqu'un mit fin à ce règne de terreur. Ce quelqu'un fut un autre dragon slayer : Gajeel. Cette action ne résulta pas de sa bonté d'âme, non, simplement du désir de vaincre celui qui, disait-on, anéantissait les mages en attaquant leurs ombres. Gajeel défia Shadow, et il le vainquit.
« J'ai été... vaincu ? »
Et alors que l'ombre faiblissait, Raios, lui, reprenait contrôle de lui-même. L'ombre fut bientôt complètement bannie de son esprit, laissant le jeune homme maître de son corps. Avec bonheur, Raios redécouvrit le plaisir de vivre. Mais il n'oubliait pas ses actes, ni celui qui l'avait sauvé. L'obscurité demeurait en lui, perturbant ses nuits et rythmant ses journées.
Il devint l'apprenti de Gajeel, subissant les coups physiques comme les piques railleuses de l'homme d'acier avec la même constance. Son silence était respectueux, et ses rares paroles résonnaient avec la force de la conviction qui l'habitait.
Il était sauf, il sauverait donc les autres.
Mais il n'était pas assez fort, et Gajeel, qui s'entrainait quotidiennement, s'endurcissait toujours plus. Pour ne pas céder au doute et au découragement, il décida de partir.
Il trouverait ailleurs ce que son nouveau 'maître' avait déjà en lui...
Il décida du même coup, pour porter symboliquement en lui de ce qu'il avait été, de changer de nom. Son passé, les actions qu'il avait commises en tant que Shadow, pesaient sur son cœur comme une pierre, et ternissaient la beauté du patronyme précieux donné par Skiadrum. C'était donc décidé. Il partirait dans sa quête en tant que…Rogue.
Gredin, canaille, fripouille, solitaire... Ce nom résonnait en lui et l'accompagnerait dans ses recherches, tandis que Raios resterait enfoui au fond, avec les souvenirs joyeux et l'innocence perdue.
Ce qu'il cherchait ? Lui-même ne le savait pas. Mais ce qu'il allait trouver était bien mieux que tout ce qu'il aurait pu imaginer...
La chaleur d'une innocence affectueuse...
Il trouva Fro le matin d'un beau jour d'automne. Peut-être serait-il d'ailleurs plus juste de dire que Fro l'avait trouvé. Il se trouvait dans une jolie petite ville, dans le cadre d'une mission pour laquelle on l'avait payé. Rogue gagnait sa vie de cette manière, et il aimait rendre service. Ce jours là, il avait sous sa garde une petite fille, l'enfant d'un aristocrate menacé par une guilde noire. Elle s'appelait Sarah. Elle avait de grands yeux bruns qui brillaient et un rire qui faisait sourire les adultes. Et elle était morte, tuée par ceux dont Rogue devait la protéger. Comment la bataille se déroula ? Peu importe. Toujours est-il que, lorsque le calme fut revenu, Rogue était agenouillé au milieu de corps décapités, une petite fille inconscient dans ses bras. A sa droite gisait un sac contenant un cadeau qu'il n'avait pas eu le temps de lui offrir. C'est dans cette position que Fro le trouva. Elle s'était sans doute perdu dans la ville, et avait été terrifiée par le carnage qu'elle avait découvert. En voyant que Rogue était encore vivant, elle s'était précipitée vers lui, les larmes aux yeux.
Tu pleures, toi aussi ?
...
Fro pense que ce n'est pas de ta faute. La petite fille sourit, tu vois ?
Rogue, pour la première fois, leva les yeux. Il observa l'exceed, remarquant les tremblements – étaient-ils causés par le froid, ou par la peur ? Sans rien dire, il lui tendit le cadeau qui avait glissé. Le chat l'ouvrit cérémonieusement, et découvrit un petit habit rose, avec une capuche en forme de tête de grenouille. Devinant à qui il était destiné, elle comprit l'importance du geste du jeune homme.
Merci. Est-ce que Fro peut rester avec toi ?
...Oui.
Dès lors. Ils ne se quittèrent plus. L'aventure de Rogue n'était pas finie. Un jour, marqué par un soleil éclatant, il se battit pour sauver un autre jeune garçon. Il ne savait pas que cet instant, ce court instant durant lequel il avait décidé d'aider un inconnu, changerait sa vie.
...et avec la confiance d'un ami dans le cœur, comment aurait-il pu rester le même ?
Plus tard, bien plus tard, il s'apercevrait que, lorsqu'il était avec le dragon slayer sacré, la présence de Shadow n'était pas aussi forte. Qu'il pouvait de nouveau dormir en paix. Que sa vieille peur disparaissait.
Même lorsqu'il apprit le sort de Gajeel, l'un des 'disparus' de l'île Tenrô, il garda cette chaleur dans son cœur. La tristesse ne pouvait pas lui faire oublier ses nouveaux compagnons. Sting adorait Natsu, il le savait, et il préféra cacher son chagrin pour mieux apaiser celui de son ami. Il plaçait les désirs de Sting au dessus des siens. Quand la 'demoiselle' entra dans leur vie, Rogue comprit immédiatement que son offre allait plaire au lumineux dragon slayer. D'un regard, il accepta, celant un destin qui comporterait désormais plus de lumière que d'ombre.
Yukino aimait sa sœur. Elle, la petite fille maladroite, marquée par la malchance et souvent disputée, avaient trouvé en Sorano une protectrice et une confidente. Elle vivait pour sa sœur, par sa sœur. Quand Sorano, plus tard, prit le nom d'Angel, elle ne réalisa pas que pour sa jeune sœur, elle avait toujours été un ange. Sorano était la seule qui ne se plaignait jamais des bêtises de Yukino.
Quand Sorano fut emmené loin d'elle, Yukino fut torturée par le chagrin, l'horreur, et par dessus tout par la culpabilité. Toute sa vie, sa sœur l'avait protégée. Et quand, ce jour là, elle avait caché Sorano au mépris de sa propre sécurité, elle l'avait payé de sa liberté.
Et qui sait...peut-être aussi de sa vie.
Sorano était elle encore parmi les vivants ?
C'était de sa faute. Elle était malchanceuse, l'avait toujours été. Elle ne méritait pas la gentillesse de sa sœur. La magie est sentiment, et celle de Yukino s'éveilla durant les plus noirs moments de son existence. Alors qu'elle pleurait, accablée de douleur, elle sentit une force étrange qui l'attirait chez elle, dans une maison désormais vide.
Le chant d'une créature trop longtemps oubliée
Suivant ce mystérieux instinct, sans savoir si elle voulait découvrir ce qu'elle cherchait, elle entra. A l'intérieur, dans une boîte qu'on lui avait interdit d'ouvrir, elle trouva une clé. Un objet étrange, vraiment, doré et entouré d'un serpent noir dont les yeux brillaient de manière surnaturelle.
Veux-tu mon pouvoir ?
Surprise, Yukino faillit lâcher sa trouvaille. A qui appartenait cette voix menaçante ?
Veux-tu mon pouvoir ?
Je...
Répond.
Alors... Oui. Pour elle, donne moi ton pouvoir.
Et c'est ainsi qu'elle passa son premier pacte avec une créature dont l'obscurité la dépassait. La puissance qu'elle obtint fut inouïe, mais sans qu'elle le sache, l'énergie maléfique de l'esprit d'infiltrait lentement en elle. Cette obscurité, elle la sentait pourtant : elle croyait en être à l'origine, que la malchance qui frappait ses proches venait d'elle.
Bientôt, elle apprit à vivre seule. Elle ne voulait pas tisser de liens avec d'autres personnes – pourquoi les aurait-elle fait inutilement souffrir ? – et elle évitait les autres mages, qu'elle n'aimait pas.
C'étaient des mages qui avaient pris sa sœur...
Et dans son cœur commencèrent à se mélanger le mépris et l'amour, la beauté et le laid. Elle aimait toujours sa sœur – elle la vénérait et la cherchait sans relâche – mais elle méprisait ceux qui ne possédait ni son pouvoir, ni la beauté de Sorano. Ceux-là étaient insignifiants, et elle se savait supérieure. Il lui plaisait de leur porter malchance, car ils ne méritaient rien d'autre. Mais ce mépris ne calmait pas la blessure du rejet, et Yukino craignait les mots des autres. Longtemps, Yukino vécu ainsi, à la fois seule et toujours avec ses esprits.
Un ange solitaire, ne retrouvant pas le chemin du paradis.
Un jour, elle entendit parler de Sabertooth, une guilde belle et terrible, crainte et puissante. L'image lui plut, et elle y entra. Jamais elle ne ressentit autant de bonheur que ce jour là, quand elle se sentie accueillie par la guide n°1 de Fiore. Rire – à défaut de pleurer, car les tigres ne pleurent pas - et se battre avec d'autres était enivrant. En entrant dans cette guilde si froide et si dure, Yukino venait d'ouvrir devant elle un chemin plein d'espoir.
En voyant entrer Yukino, Minerva eut l'impression fugace, mais forte, qu'un changement important venant d'entrer dans leur guilde avec la silencieuse jeune fille. Ignorant, comme souvent, ses sentiments, elle se détourna, mais pas sans remarquer les regards intéressés des plus forts membres de la guilde sur la nouvelle arrivante.
Elle sourit, sans mépris cette fois.
Et si le changement était déjà arrivé?
Voilà, voilà. Alors, qu'en avez-vous pensé?
J'ai déjà des idées pour l'écriture d'autres one-shots, mais si vous en avez aussi n'hésitez pas (mais alors vraiment pas, hein) à les partager avec moi!
A bientôt (j'espère)!
Sekhmet
