Bonjour !
Bon, je tiens à m'excuser pour cette longue pause pas vraiment justifiée au vu de ce chapitre relativement court... pour ma défense, je suis partie en Belgique pour passer des concours d'écoles alors que ça fait trois ans que je suis déscolarisée et ça a été un vrai parcours du combattant...
Je me réserve le droit de continuer cette fic dans une autre fic qui sera essentiellement sur Dean, Castiel et la véritable apparence de Castiel, peut-être... pour continuer sur ce thème des "âmes" de Dean et Castiel que j'ai commencé à explorer lors de leur baiser... alors que je suis pas vraiment une fan du destiel en plus, enfin j'aime bien, mais bien moins que la relation fraternelle entre Dean et Sam.
Mais pour l'heure, je vais avant tout commencer à poster mon autre fic sur la saison 11 de Supernatural ( ma version ) ou plutôt ma réaction face au final de la saison 10... ( et non, je n'ai pas encore commencé la saison 11, j'attends d'avoir fini pour pas être influencée ) Donc, si ça vous intéresse je vais la poster très bientôt même si elle est pas encore terminée ^_^
Bonne lecture et plein de bisous :)
Dean tourna la tête vers l'entrée de la chambre du motel lorsque la poignée tourna, la porte s'ouvrant sur Sam qui tenait entre les mains un sachet de malbouffe. Il lui adressa un sourire auquel Dean répondit tout en le scrutant du regard. Ca faisait cinq jours qu'il était sorti de l'hôpital et presque deux semaines depuis son réveil. John était parti pour une chasse dans le coin, et Sam s'occupait de lui en plus du lycée, il rentrait tous les midis et passait le maximum de temps ici, il avait même raté un jour pour être certain que tout irait bien et Dean avait eu un mal fou à le convaincre qu'il pouvait partir sans crainte de le retrouver raide mort à son retour. Ne pouvant qu'à peine bouger, il mourrait peut-être d'ennui, ceci dit, mais il se passa de le faire remarquer. Sam enleva son blouson, lui tendit le sac et s'écrasa sur le lit à ses côtés. Il lui jeta un regard en extirpant quelques frites qu'il engloutit aussitôt.
- Tu devrais manger pendant que c'est chaud, Sammy, fit-il, la bouche pleine.
Yeux clos, Sam pour toute réponse lui tendit la main et il y déposa une poignée de frites que le cadet ramena vers lui, son autre main les amenant une par une à sa bouche. Dean esquissa un sourire.
- Hey, t'endors pas avant d'avoir mangé, ou je te préviens, je t'assaille de chatouilles.
- T'es en convalescence, grogna Sam. Ca étirerait tes points de sutures et ça te ferait mal.
- Justement, ajouta Dean en attaquant le hamburger, tu ne voudrais pas me blesser d'avantage, n'est-ce pas ?
Sam remua et poussa un long grognement mécontent.
- Crétin !
Dean sourit, les yeux brillant.
- Salope, répliqua-t-il
Et Sam sourit à son tour.
Il soupira et se décida à se redresser pour lui arracher le paquet des mains et prendre son propre hamburger. Il se contentèrent de manger dans le silence (Dean aimait John, bien sûr. Mais bon dieu, que ça faisait du bien, le calme ! ) Jusqu'à ce qu'il se décide à prendre la parole.
- Quand je me suis réveillé, tu as dit... quelque chose comme j'avais tenu ma promesse et toi aussi... de quoi tu parlais ?
Sam s'étouffa avec ce qu'il avait dans la bouche et Dean, surpris, abandonna ses frites pour se tourner vers lui. C'était pour lui une question tout à fait anodine et il ne pensait pas déclencher une telle réaction. Sam s'essuya la bouche, les joues rosies, n'osant lever la tête. Dean eu un petit froncement de sourcils. Si Sam était gêné, la question qui ne représentait pour lui qu'un intérêt minime devint soudain des plus passionnantes.
- Alors, qu'est-ce que tu voulais dire par là ?
Sam reposa son hamburger et déglutit, ses yeux tournant dans sa direction bien qu'il eut la tête très légèrement penchée, droit devant lui.
- Tu ne te souviens pas ?
Dean s'empara de la canette de soda dont il but une gorgée.
- Comment je pourrais m'en souvenir, j'étais dans le coma, papate ! S'exclama-t-il d'un ton moqueur.
Sam se mordit les lèvres et continua à manger.
- Oui, c'est vrai. Laisse tomber.
Pourtant, le battement de ses paupières et son ton soudain particulièrement bas évoquaient tout le contraire.
Il engloutit le reste de son sandwich, attrapa son propre paquet de chips et se leva pour contourner le lit, passant devant Dean avant de rejoindre l'autre lit. Dean le suivit du regard, stupéfait, et resta à le regarder alors qu'il s'asseyait à l'exact opposé de lui. Ca ne lui ressemblait ça, ça. D'habitude, peu importe le moment, ils trouvaient toujours le moyen de dormir le plus près possible l'un de l'autre.
- Hey, Sammy, j'ai dit que j'avais été dans le coma, pas que je m'étais fait mordre par un vampire, tu peux rester là. Promis, je vais pas te bouffer.
Mais pas même un sourire ne traversa le visage de Sam qui regardait le mur devant lui en grignotant ses chips comme s'il s'agissait d'un programme télévisé à l'intérêt minime.
- Fout moi la paix, je suis fatigué.
Dean tourna la tête pour cesser de le dévisager de la sorte et continua à manger aussi, cherchant ce qu'il avait pu dire de mal. Car c'est qu'il le connaissait, son frangin.
- Tu es à cran à cause de Justin, c'est ça ? Il s'est passé quelque chose aujourd'hui ?
Sam abattit ses poings contre le lit et se tourna vers lui d'un seul trait.
- Putain, Dean ! Explosa-t-il, non, ce n'est pas à cause de Justin ! C'est juste un connard jaloux et de toute façon, j'en ai rien à foutre, de sa nana !
Dean posa le sachet à côté de lui et s'épousseta les mains.
- Donc, c'est à cause de moi, conclut-il.
Sam fourra son paquet pas fini dans le sachet et resta la, à fixer le mur d'un air buté tout en se mordillant les lèvres.
Dean soupira.
- Ok, tu ne veux pas répondre, j'ai compris.
Il but une longue gorgée et s'essuya la bouche.
- Tu vas m'obliger à me lever, alors, ajouta-t-il en faisant passer ses jambes sur le côté pour les poser par terre, et il donna une impulsion pour se mettre debout. Sam réagit instantanément et se tourna vers lui, en alerte, sans se lever.
- Non, Dean, non ! Reste où tu...
Mais Dean était déjà assis sur son propre lit et le dévisageait, un éclat de défi dans les yeux, menton légèrement redressé. Sam lui lança un regard meurtrier.
- Ce que t'es en train de faire est absolument ignoble. Tu sais que je sais que ça te fait mal de te lever et tu sais aussi que je vais culpabiliser parce qu'encore une fois, ce sera de ma faute, n'est-ce pas ?
Dean s'humidifia les lèvres mais ne répondit pas, continuant à le dévisager intensément, assis sur le bord du lit, appuyé sur un bras.
- Réponds-moi, Sammy.
Sam serra les poings.
- Non.
- … Sammy, si tu ne réponds pas... ! Répliqua-t-il sur un ton de menace.
- NON ! Le coupa Sam, soudain violent. Non, tu comprends, ça ?! Je ne te répondrais pas !
Dean soupira et se retourna, son dos voûté, les avants bras appuyés sur ses cuisses et sa tête penchée. Sam, qui le voyait de profil, lui lança un regard, baissa les yeux, recommença. Le silence devenait pesant et le cadet avala sa salive, regard concentré sur ses doigts qu'il tordait nerveusement.
- Dean, je ne te dis rien parce que tu ne me croirais pas, avoua-t-il enfin tout doucement, comme s'il en avait honte.
Dean releva la tête instantanément, sourcils haussés.
- Hé bien, essayes, on avisera ensuite.
Sam se tordit la bouche, se mordillant toujours la lèvre inférieure.
- Je ne sais pas vraiment comment t'expliquer. Quand j'étais dans la chambre, à certains moments, j'ai senti ta présence. Comme si tu étais vraiment là et pas... pas dans le coma. Mais les médecins étaient pessimistes et à ce stade, on sait très bien ce que ça veut dire, « il faut continuer à espérer ». C'est qu'il n'y avait plus aucun espoir médical de te sauver. Je suis allé... prier, et... et je t'ai senti, j'ai senti ta présence. Alors je t'ai demandé de me toucher la main et... tu l'as fait. On est resté ensemble un moment puis je ne t'ai plus senti. J'ai deviné qu'il se passait quelque chose, et quand je suis arrivé dans la chambre papa m'a dit que... que tu étais... en train de mourir.
Dean s'assit doucement à côté de Sam et prit un coussin pour s'appuyer contre, regardant son petit frère. Il le sentait au bord de la rupture et effectivement, lorsqu'il prit de nouveau la parole, il y avait des larmes discrètes dans sa voix.
- Il ne faisait rien. Il aurait pu faire quelque chose, je le sais. Mais tu allais mourir et... j'ai... je ne sais pas ce qui m'a pris, je suis monté sur le toit de l'hôpital et je...
Dean fronça les sourcils, un horrible soupçon se formant dans sa tête.
- Je voulais te rejoindre, tu comprends. Alors j'ai... je me suis laissé tomber.
- SAM ! Hurla Dean sans pouvoir s'en empêcher, combien de fois il faudra que je te répète que je te veux EN VIE ! Espèce de...
- De crétin, d'abruti et d'égoïste, je sais, tu me l'as déjà dit, ça, le coupa-t-il d'une voix calme sans lever les yeux.
La colère de Dean se dégonfla aussitôt.
- Comment ça, ce que je t'ai dit, je viens juste de... ? D'ailleurs comment tu as fait pour... pour ne pas... ?
- Je n'y suis pour rien. C'est toi qui m'a sauvé. A l'instant où j'ai sauté je t'ai entendu crier et tu m'as rattrapé, on est retombés sur le toit et tu m'as engueulé. Donc épargne-moi de nouveaux cris, s'il te plaît, j'ai eu ma dose.
Dean fixa Sam un moment, lèvres entrouvertes, choquées. Comment lui dire... Comment lui dire que...
- C'est impossible, lui dit-il à voix basse d'un ton catégorique. Peut-être que tu as simplement… imaginé ? Dans un tel moment, ça paraîtrait normal.
Une vague traversa le visage de Sam. Très léger froncement de sourcils, battements de paupières, son nez qui se fronce très brièvement et des larmes qui roulent le long de ses paupières.
- Tu vois, je t'avais dit que tu ne me croirais pas.
- Sam... ne le prend pas comme ça, on va en discuter et trouver une explication... commença-t-il dans une tentative désespérée de rattraper les choses.
Tout en parlant, il passa un bras autour des épaules de Sam, qui sursauta et se dégagea comme s'il l'avait brûlé.
- Ah, c'est bon, fou moi la paix, maintenant ! Répliqua-t-il en descendant de l'autre côté. Il enfila ses chaussures.
- Sam ! S'exclama Dean en se redressant, je t'interdis de… !
Sam pivota vers lui, ses cheveux mi longs barrant furieusement son front dans la brutalité du mouvement.
- TU N'ES PAS MON PERE, DEAN ! Hurla-t-il.
Puis il attrapa son blouson et partit en claquant la porte.
Dean se laissa retomber sur le lit et se passa les mains sur le visage. Avant, c'était facile, avec Sam. Mais depuis quelques temps, il avait cessé de se comporter comme avant. Il grandissait et Dean chassait de plus en plus souvent, tandis que Sam continuait sa scolarité comme si de rien n'était. Et Dean se forçait à obéir à John, parce que John ne pouvait pas avoir tort, sinon, plus rien n'avait de sens, mais en même temps… en même temps, il ne pouvait pas nier que Sam lui manquait, il ne pouvait pas nier à lui-même la boule d'angoisse chaque fois qu'il devait s'éloigner… parce que sa place était auprès de Sam.
Il pensa longuement à ce qu'il lui avait dit. Il avait confiance en Sam, il ne lui mentirait pas, mais en même temps, son histoire était difficile à croire… Il n'avait jamais été confronté à des cas semblables et ignorait totalement si une âme dans le coma pouvait se détacher du corps et encore moins interférer physiquement dans le monde des humains. Les véritables fantômes pouvaient en effet parvenir à saisir des objets et apparaître physiquement, mais seulement après énormément d'expérience, et ne sauraient en aucun cas rattraper un corps sautant dans le vide. Il n'avait tout de même pas déliré, il avait quitté la chambre, il en était certain, John l'avait confirmé.
Les heures passèrent et Sam ne revenait pas. Il s'était mis à pleuvoir, il était plus de 22 h, mais Dean n'éteignit pas la lumière, pas plus qu'il ne ferma pas les yeux, se glissant simplement sous la couette. Il avait eu tort de réagir comme ça. Il n'y avait aucune raison que Sam ne lui dise pas la vérité. Il avait réagi comme un con, et maintenant, son petit frère était dehors à errer sous la pluie en pleine nuit et il ne pouvait même pas aller le chercher. Génial. Il essaya plusieurs fois de se lever mais la douleur irradiant sur son flanc lui arracha à chaque fois un cri de douleur et l'obligea à se rallonger. Alors, il dû se résoudre à attendre anxieusement son retour. Vers 23 heures, le bruit de la poignée le fit sursauter et il se redressa aussitôt.
Sam rentra dans la chambre sans le regarder, referma la porte derrière lui et retira son blouson. Son pantalon était trempé, ses cheveux dégoulinaient, il frissonnait visiblement. Appuyé sur ses coudes, Dean le regarda silencieusement se défaire de ses baskets avec ses pieds, se déshabiller pour enfiler un bas de jogging, tout cela tête baissée, sans lui jeter le moindre regard.
- Sam… l'appela Dean alors qu'il se dirigeait vers le lit restant, viens là.
Debout devant le grand lit vide, Sam s'arrêta, sembla hésiter. Dean fixait son dos tourné. Sam se retourna vers lui sans le regarder, bras ballants, ses yeux cernés et gonflés de larmes apparaissant entre ses mèches de cheveux. Dean s'écarta un peu et du bras, lui ouvrit la couette.
- S'il te plaît, Sammy. Viens là.
Même en colère, Sam sembla incapable de résister et cédant à sa demande, il se coucha à ses côtés, dos à lui. Dean referma la couette sur eux et du bras, l'amener plus près. Couché en chien de fusil, Sam glissa les mains sous sa tête, lèvres closes et regard dans le vague. Dean émit un soupir de gorge grave et passa son bras valide autour de lui, palpant ses bras, ses poignets, ses joues, ses cheveux trempés.
- Tu es gelé.
Sam poussa un grognement, comme s'il ne considérait pas vraiment cette remarque comme un argument valable. Alors Dean commença à lui frictionner les bras, les épaules, le dos. Sam ferma les yeux et émit un drôle de son alors qu'un frisson le parcourrait tout entier.
- T'es un enfoiré, Dean.
Celui-ci esquissa un petit sourire, légèrement redressé pour mieux l'atteindre.
- Ouais, je suis un enfoiré, c'est pour ça que t'as accepté de venir dans mon lit et c'est pour ça que je suis en train de te réchauffer parce que monsieur a décidé de faire la tête en restant des heures sous la pluie !
Sam jura et tenta un mouvement comme pour s'en aller mais Dean le ceintura aussitôt, le maintenant contre lui.
- Non, reste-là. Il fait chaud ici, l'autre lit est froid, tu vas trembler toute la nuit.
Sam parut d'accord puisqu'il laissa retomber sa tête en poussant un log soupir, vaincu. Dean desserra sa prise, et glissa ses bras sous les siens, une main sur son ventre, l'autre sur son sternum.
- Tu avais raison, Sammy. Il y aucune raison pour que tu ne me dises pas la vérité même si je ne m'en souviens pas.
Il hésita une seconde et ajouta :
- Pardon d'avoir réagit comme ça.
Pour toute réponse, Sam se tourna dans l'autre sens et se cala contre lui, enfouissant sa tête dans son cou à la manière d'un chaton cherchant sa place et enroulant ses bras autour de sa taille. Dean sourit, puis lui caressa doucement les cheveux. Comme à chaque fois qu'il le tenait dans les bras, la pensée qu'il ne pourrait jamais vivre s'il disparaissait le traversa. Mais il était là, en sécurité, tout allait bien. Il se dégagea légèrement et se tendit pour éteindre la lumière, Sam râla avant de se replacer exactement au même endroit lorsqu'il se recoucha et Dean le serra contre lui. Il attendit qu'il s'endorme pour s'endormir à son tour.
Un rayon de lumière éclatante filtrait pas la fenêtre et allait éclabousser le visage de Sam, qui poussa un grognement et se réfugia sous la couette d'un mouvement vif. Bien au chaud dans le cocon des draps, il somnola quelques instant dans l'espoir de retrouver le sommeil mais n'y parvint pas. Soudain, il ouvrit les yeux en grand, fixant l'obscurité de la prison de tissus. Où était Dean ? Il ne sentait pas sa présence à ses côtés, le poids de son corps sur le matelas. La couverture retombait entièrement sur lui, signe qu'elle ne couvrait personne d'autre. Il la rabattit d'un seul coup pour vérifier, mais Dean n'était pas là.
- Dean ? Lança-t-il, incertain, à travers la pièce.
Il se redressa, attrapa un pull délaissé au bas du lit et se dirigea vers la salle de bain, vide elle aussi. Il resta un instant figé, sans savoir comment réagir. Il ne pouvait pas être sorti, il n'avait pas encore la... C'est alors qu'il l'entendit tousser, dehors. La panique laissa place à la colère et il se précipita de l'autre côté de la chambre sur la porte qu'il ouvrit à la volée dans le silence presque parfait de ce samedi matin. Accoudé contre la rambarde, Dean lui tournait le dos.
- Dean, tu sais bien que tu ne dois pas rester debout ! S'écria le cadet en s'approchant de lui, si tu avais envie que j'aille chercher quelque chose, tu aurais dû me réveiller et j'aurais pu...
Le visage figé de son frère, ses yeux exorbités fixant le vide et non pas la route comme il l'avait pensé, le stoppa net dans sa tirade. Il l'observa un instant, hésitant.
- Dean ? Demanda-t-il doucement. Qu'est-ce qui se passe ?
Il ne répondit pas. Il ouvrit la bouche, sembla sur le point de dire quelque chose mais déglutit seulement. Sam posa une main sur son dos.
- Raconte-moi.
l'aîné sembla revenir à lui et se tourna vers lui pour lui adresser un sourire.
- Tout va bien, Sammy. Je n'arrivais pas à dormir, j'avais juste besoin de prendre un peu l'air.
Boitillant, il passa un bras autour de ses épaules comme une invitation amicale à la bagarre et l'entraîna à l'intérieur avant de se laisser tomber sur le lit, attrapant son sac qu'il commença machinalement à ranger. Debout devant lui, Sam le dévisageait. Son frère était doué pour donner le change, mais si ça marchait avec John, ça ne marchait pas avec lui.
- Dean, arrête ça tout de suite, je vois bien que ça va pas. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Il fronça les sourcils, mais ne leva pas les yeux vers lui et continua de plier ses tee-shirts avec un soin suspicieux. Sam s'avança et lui bloqua le poignet pour l'immobiliser.
- Dean.
Celui-ci poussa un long soupir avant de lever les yeux vers lui et le cadet s'assit sur le bord du lit tout en le dévisageant. Son grand frère avala sa salive, puis esquissa un léger rire qui sonnait faux.
- C'était juste un cauchemar, qu'est-ce que tu veux que je te dise, Sammy, ça arrive, ces choses-là. Je vais m'en remettre, c'est promis.
Sam scruta ses prunelles, luisantes d'angoisses, contrastant avec son ton désinvolte.
- Moi, je te raconte mes cauchemars.
Dean se leva pour lui tourner le dos, échappant à son regard trop perçant. Il se passa une main sur le visage.
- Ce que tu m'as dit hier... il y a d'autres choses que je devrais savoir ?
Sam fronça les sourcils, soudain méfiant.
- Non. Non, je ne crois pas. Pourquoi ?
Un temps de silence.
- J'ai fait... un drôle de rêve, cette nuit. Je ne me rappelle pas de tout, c'est très flou. Il y avait quelqu'un, je... je crois que c'était... un ange. Il avait des problèmes, je ne sais pas vraiment comment t'expliquer, je le sentais. Je sentais son... âme. Comme s'il existait, comme si je l'avais déjà rencontré, comme si... je sais pas, c'était comme retrouver quelqu'un de proche en ayant oublié qui il est... mais il avait une telle force, une telle présence, une telle... beauté. Et je ne sais pas ce qui lui arrivait, mais ça allait mal pour lui et sa détresse, je... Je ne sais pas qui il est, mais où qu'il soit, qui qu'il soit, il a besoin de moi et pour une raison que j'ignore je me sens... redevable.
Sam laissa échapper une longue et basse expiration tandis que son frère, tourné vers lui, les mains liées à l'arrière de son crâne, le dévisageait comme s'il attendait une réponse. Il fronça les sourcils, un petit rire goguenard sur les lèvres.
- Dean, tu n'as jamais cru en Dieu et encore moins aux anges, hier soir encore tu me disais...
- Je sais ce que j'ai dis hier soir. Mais ce rêve. Lui. Il a changé ma vision des choses.
Sam le dévisagea un instant. Un instant, et il comprit. Il comprit que c'était la vérité.
- Dean... Tu es tombé dans le coma et tu étais à deux doigts de la mort.
Il se leva et sans le quitter des yeux, posa sa main sur son épaule, noyant son regard dans le sien.
- Aujourd'hui tu es vivant et c'est tout ce qui compte et si... si tu décides de te lancer dans cette quête, tu pourrais ne pas en revenir. Juste à cause... d'un cauchemar.
Il hésita un instant avant d'ajouter :
- … Je ne veux pas te perdre de nouveau. S'il te plaît.
Dean battit des paupières sans savoir quoi répondre. Il était rare que Sam se laisse aller à ce genre de déclaration, encore plus depuis qu'il commençait à rentrer dans l'adolescence et lui en voulait plus que jamais de s'en aller tout le temps chasser avec John. Alors, il le prit contre lui.
- Je suis là, Sammy, je suis là.
Et tandis que son regard se perdait, errant et indécis, sur le mur de la chambre, la présence de Sam dans ses bras effaça tout le reste.
Il choisirait toujours son frère. Toujours.
Après tout, les anges n'existaient pas, n'est-ce pas ?
A cause d'un simple cauchemar... non, ça n'avait pas d'importance.
Et il ferma les yeux.
Oooooh i know, i'm horrible :D I love you too ;-) bon, hey, on peut pas sauver tout le monde, hein, et comme je vous l'ai dit, c'est possible que je fasse une autre fic à la suite de celle là. On verra bien, pour l'instant je vais poster celle faisant suite au final de la saison 10 ;-)
Bisoooous et merci infiniment à chaque personne qui me lit.
