Bonsoir ! Ou plutôt bonjour vu qu'il est 3h du matin lorsque je poste. ^^

Voici pour vous bande de bigorneaux marins, le chapitre 1 du magnifique (à prononcer "magnifaïque" s'il vous plait) crossover Disney/SLG !

Si vous ne vous souvenez plus de ce qu'il s'est passé avant... ben allez lire le Prologue je vais pas vous faire un résumé, l'original étant plus sympa :P

L'Univers de SLG appartient à Mathieu Sommet et celui de Disney à MONSIEUR Disney.

Un grand, énorme et gargantuesque (*comme mon orgasme, gamine...) merci à La Succube et à Lauraceae pour leur aide sur ce Chapitre. Du love de Chaton pour vous :3

Bonne lecture ! Et merci d'avance pour vos reviews (comme ça vous êtes obligés de m'en laisser ! Mouhahahaha !)

Miaou =^^=


Chapitre 1 : Sur l'eau on fait pas de vieux os.

- Monsieur Mouche ! dit le Capitaine Crochet avec un grand sourire. Veuillez, je vous prie, conduire nos invités à leurs quartiers.

- Bien Capitaine ! répondit le fameux Mouche. Si vous voulez bien me suivre, messieurs… dame…

Les sept amis se regardèrent, surpris par la douceur du pirate. Le capitaine n'était peut-être pas aussi méchant qu'on le croyait.

- … Mouche ?

- Oui Capitaine ?

- Pourrais-tu me dire ce que tu es en train de faire ?

- Et bien je conduis nos invités à leurs quartiers comme vous me l'avez ordonn…

- Boucle moi ces rats à fond de cale ou je t'arrache la langue, sombre idiot crépusculaire !

La bonhomie et l'apparente gentillesse du capitaine avaient disparu. Le visage déformé, un rictus aux lèvres, les yeux exorbités, le pirate les menaçait de son crochet si tristement célèbre.

C'était une image, bougre de mollusque ! Je veux ces clandestins attachés au fin fond du navire ! Sans aucune échappatoire !

- B..b..b..b..b..b..b….. BIEN CAPITAINE !

Monsieur Mouche souffla dans le sifflet qu'il portait autour du cou et, aussitôt, deux matelots patibulaires apparurent dans l'encadrement de la porte.

- Attachez-les à fond de cale. Ordres du Capitaine ! dit Mouche.

- À vos ordres !

Voyant les mousquets pointés dans leur direction, Mathieu et ses personnalités levèrent les bras et suivirent docilement leurs geôliers. Évitant de croiser les yeux du maître du navire, ils sortirent de la pièce pour se retrouver à l'air libre. La lumière du soleil les aveugla un instant puis, lorsqu'ils s'accoutumèrent à la nouvelle luminosité, ils purent enfin voir où ils avaient atterri.

Et comme ils le redoutaient, ils n'étaient plus chez eux.

Ils se trouvaient bien sur un bateau. Un galion immense, à trois mats, dont la voile principale était défaite, offrant ainsi sa blancheur immaculée à la vue de nos amis.

Tout autour d'eux, les pirates briquaient, lustraient, vaquaient à leurs occupations. Certains s'occupaient des cordes, d'autres, dans les haubans, vérifiaient les nœuds. Des matelots nettoyaient le sol à l'aide de différentes brosses, d'autres attachaient les tonneaux du pont tandis que les plus forts vérifiaient la bonne condition des canons.

Et tout cela, en chanson.

Ooooohh…. La vie d'un pirate à bord d'une frégate,

C'est la plus belle des vies.

On s'dilate la rate quand on est pirate,

Oui on vit dans la piraterie.

Ooooohh… On vit dans la piraterie !

Mathieu sentit quelqu'un lui tirer la manche. Se tournant vers celui qui était à sa droite, il vit le Geek qui lui montrait quelque chose en dehors du bateau. Regardant dans la direction proposée, il sentit sa mâchoire se décrocher.

Le bateau était amarré dans une crique, non loin d'une île. Les eaux, bleues turquoises, étaient quasi transparentes et reflétaient à merveille les nuages dans le ciel. L'île, de ce qu'il en voyait, était composée majoritairement de forêts. Une montagne énorme s'imposait en plein milieu et, au-dessus d'elle, un arc-en-ciel immense trônait fièrement, illuminant la vue de ses couleurs éclatantes.

Le vent se leva, gonflant ainsi la voile et, tout en haut du grand mat, le drapeau noir, emblème de la piraterie, claqua joyeusement.

Le Geek, des étoiles plein les yeux, murmura alors d'une petite voix émerveillée :

- Mes amis… Bienvenue au Pays Imaginaire.

...

Cachés derrière un bout de mat, à l'abri des regards indiscrets, deux yeux curieux observaient la scène.

Cela faisait des jours qu'elle était cloîtrée ici sous les ordres de son bien-aimé et à force de se morfondre dans l'ennui, elle pensait qu'elle allait perdre son éclat. Or, voici que quelque chose d'inhabituel s'était produit.

On lui avait dit d'observer nuits et jours les faits et gestes des pirates et de rapporter tout ce qui sortait de l'ordinaire. Et sept personnes inconnues et hautes en couleurs sortant de la cabine du capitaine, alors qu'ils n'étaient pas montés à bord par quelques moyens que ce soit, voilà qui était tout, sauf ordinaire…

Sortant de sa cachette pour mieux voir, Clochette put observer la suite des événements. Toujours mis en joue par les deux patibulaires, les indésirables furent conduits à travers le pont vers l'entrée de la cale du navire. Sans doute pour être enfermés quelque part dans les profondeurs en attendant que le vieux poisson pourri ne décide de leur sort.

Sitôt la cale refermée derrière le dernier pirate, la jeune fée s'étira longuement, fit craquer ses jointures, agita ses ailes et s'envola vers l'île afin de prévenir son ami de l'arrivée étrange et soudaine de ces sept nouveaux personnages.

...

- Bon alors… qui m'explique ?

Assis sur un tonneau, les mains liées dans le dos, Mathieu regardait froidement ses personnalités.

- Prof ? Tu avais commencé à parler non ?

Posé en tailleur, adossé à un poteau, le scientifique acquiesça.

- C'est exact et c'est très simple. Tout a commencé quand...

- Je suis de très, très mauvaise humeur Prof, coupa le Youtuber. Donc je te conseille vivement d'être concis et d'aller à l'essentiel en un minimum de mots.

- ... J'ai croisé le Geek ce matin dans la cuisine, soupira l'homme en blouse. Après une légère discussion, je lui ai proposé d'essayer une de mes inventions, le Rêveur. Cette machine permet de faire des rêves ultra réalistes. Or il y a eu un court-circuit lorsque je l'ai lancé et, au lieu de ne pas fonctionner, elle a trop bien fonctionné, nous envoyant tous dans le pays des songes guidés par l'imaginaire du garçon. C'était assez concis ?

- Je serais toi Prof, dit Maître Panda, j'éviterais de faire de l'ironie. Surtout si je savais que c'est en grande partie à cause de moi si nous sommes tous ici. D'ailleurs... on est où ici ?

- Le Pays Imaginaire, gros.

Tout le monde se tourna vers le Hippie.

- On est au Pays Imaginaire, gros. T'as pas reconnu le Capitaine Crochet tout à l'heure ?

- Si, assura le chanteur.

- Alors pourquoi tu demandes où on est sachant que tu le sais déjà, gros. Et pour une fois, comptez pas sur moi pour dire qu'on en a trop pris. Je me suis jamais senti aussi clean de ma vie...

Un silence s'installa alors que tout le monde se persuadait de la vérité. Pourtant, personne ne semblait vouloir le croire. Personne... sauf le Geek.

- Ça a marché, marmonnait-il. Ça a marché. Ça a vraiment marché.

- Faut qu'on trouve quelque chose pour sortir de là, décréta Mathieu. Est-ce que quelqu'un a une id...

- Hey le binoclard...

La voix rauque résonna dans la cale. Le Prof se tourna vers celui qui venait de parler et répondit.

- Oui ?

- Tu as dit, selon tes propres mots, qu'on a été envoyé au « pays des songes », c'est ça ?

- C'est ça.

- Donc, si je vulgarise la chose, on est tous en train de dormir…

- Correct.

- T'es un homme mort.

Surpris par la froide et implacable phrase, le scientifique fronça les sourcils.

- Ce n'est pas le moment de plaisanter tu sais, reprocha-t-il. On a des choses plus importantes à...

- Plaisanter !? hurla le Patron. Je ne plaisante pas, quat'zieux ! Lorsqu'on sera de retour chez nous, j'te briserais, j'te buterais et j'y prendrais plaisir...

Le Prof blêmit et déglutit sous la menace.

- Tu trouves pas que tu vas un peu loin, Patron ? demanda Mathieu, histoire de calmer le jeu. Tu lui en veux pour quoi ?

- Un peu loin ? siffla le pervers. Nan, gamin, je vais pas "un peu loin"... Il se trouve que j'étais pas seul quand cet abruti et l'autre pré-pubère ont décidé de faire mumuse. J'étais en compagnie de deux jumelles vietnamiennes que Tatiana m'avait présenté hier soir...

- Oui, et ?

- Et ? ET ? Et je me suis endormi, abruti ! Endormi ! En pleine action ! Vu que j'ai parfaitement compris ce que ce scientifique en latex a raconté, je me suis purement et simplement écroulé comme une merde alors que j'étais tranquillement en train de démonter l'une pendant que l'autre se faisait brouter ! Et ma réputation, tu y as pensé ?!

La Patron s'arrêta pour reprendre son souffle. Un silence profond suivit cette tirade pour le moins étrange. Puis, petit à petit, des gloussements se firent entendre. L'homme en costard se tourna aussitôt vers l'imprudent qui osait se foutre de lui... et aperçut la Fille, qui se mordait les lèvres pour ne pas éclater de rire. Évitant de regarder les lunettes de soleil de l'énervé, elle détourna la tête et croisa le regard de Mathieu et de Maître Panda. Qui étaient dans la même situation qu'elle.

Ce fut trop pour la blonde qui ne put retenir le premier éclat de rire. Qui en déclencha un autre. Puis un autre. Et en quelques secondes, la Fille, le chanteur et le présentateur riaient et pleuraient à se rouler par terre.

Le pervers de l'équipe, blessé dans sa fierté, se détourna de ce spectacle vexant.

Au bout de plusieurs minutes, le calme revint dans la cale, juste entrecoupé de-ci de-là par quelques gloussements.

- Ouuhh... ça fait du bien, dit Mathieu en secouant la tête pour chasser les dernières larmes. Désolé Patron, c'est pas contre toi, vraiment. Mais le stress et l'angoisse tu vois... fallait qu'on relâche la pression.

- ...

- Pardon beau brun, fit la Fille. Mais j'ai vraiment pas pu m'en empêcher.

- ...

- Allez Patron, tenta Maître Panda. Un petit sourire.

- Non, je boude.

En entendant cette punch-line, les trois compères se mordirent les lèvres pour ne pas rire de nouveau et ainsi empirer la situation mais, en voyant le visage du pervers, ils purent laisser l'hilarité les gagner une nouvelle fois.

En effet, le Patron souriait.

- Bon, maintenant que vous vous êtes bien fendus la poire en vous foutant de ma gueule, faudrait peut-être trouver un moyen de partir d'ici avant que les autres zigotos ne reviennent à la charge...

Aussitôt dit, aussitôt exaucé. À peine l'homme en costume eut fini sa phrase, que deux pirates apparurent à l'entrée de la cale.

- Le Capitaine vous demande dans sa cabine. Immédiatement.

Mathieu fut tenté de répondre une réplique bien cinglante malgré les deux pistolets braqués sur eux, quand le Prof le devança.

- Nous vous suivons messieurs. Ne faisons pas attendre le grand Capitaine Crochet.

Surpris par la reddition rapide du scientifique, les autres protagonistes se firent silencieux et suivirent docilement les forbans.

Alors qu'ils sortaient sur le pont, un nouveau spectacle les attendait.

Le soleil était sur le point de se coucher et embrasait l'horizon. Le ciel, si bleu lorsqu'ils étaient arrivés, était maintenant rouge feu, tandis que l'astre de lumière explosait presque littéralement au-delà de la mer.

C'était beau. C'était même magnifique. Mais ce n'était surtout pas le moment de s'attarder.

Tandis qu'ils se dirigeaient vers les appartements du maître du navire, Mathieu s'approcha du scientifique.

- Tu peux m'expliquer ?

- Je nous sauve la vie, répliqua froidement le Prof.

- Un peu ironique de dire ça, tu trouves pas ?

- As-tu déjà entendu dire que si l'on mourrait dans un rêve, on mourrait tout court ? Ce n'est pas une légende urbaine, c'est scientifiquement prouvé. Le corps réagit trop violemment à l'état de "mort" et cause véritablement le décès. C'est pourquoi, lorsque l'on chute dans un rêve, on se réveille toujours avant d'atteindre le sol. C'est un réflexe inconscient du cerveau.

- Oui, et ?

- Et ? Et bien si les pirates nous tirent dessus et que nous mourrons sur ce navire, adieu la réalité. Alors, pour le moment, remballe ta répartie et ton sarcasme, oublie ton émission et considère toi dans le monde réel et donc, par logique pure et simple, réellement en danger.

Mouché par les arguments et, surtout, légèrement angoissé par cette annonce, le Youtuber acquiesça et s'empressa de transmettre le message aux autres.

Surtout au Patron. Allez savoir pourquoi...

Les sept prisonniers se retrouvèrent une fois de plus dans la cabine privé du pirate le plus célèbre de l'univers Disney.

Celui-ci les attendaient, assis derrière son bureau, coudes sur la table sa main droite caressant distraitement son crochet.

- Et bien et bien… Qu'avons-nous là.

Mathieu et ses personnalités furent placés en ligne afin que le capitaine puisse les voir tous.

- Vous pouvez disposer messieurs. Mais tenez-vous prêt à intervenir si je vous en donne l'ordre.

- Oui Capitaine, à vos ordres !

Les deux pirates sortirent de la salle, laissant nos amis en tête à tête avec le pirate.

- Voyez-vous messieurs… et dame, je me trouve dans une situation délicate, commença Crochet. Je ne sais pas qui vous êtes, d'où vous venez et comment vous avez réussi à monter à bord de mon navire, qui plus est dans ma propre cabine, sans que je m'en aperçoive. Et cela, voyez-vous, est un réel problème…

- Nous en sommes véritablement navré, dit Mathieu, nous n'avions aucunement l'intention de…

- Je ne me rappelle pas vous avoir donné la permission de parler.

La voix était calme, posée et sans aucune animosité. Cependant, le regard que lança le capitaine au Youtuber le coupa net dans son élan.

Il s'y connaissait en psychopathe – pour en avoir créé un de toutes pièces – mais jamais, jamais il n'avait vu de tels yeux, ni ce qu'ils reflétaient.

La folie. À l'état pur.

- Mon équipage se pose des questions. Comment avez-vous pu vous retrouver ici sans être vus ? Et la sécurité de mon bâtiment est remise en cause par cette interrogation. Et par logique, je suis remis en cause. Et je… déteste… être remis en cause par une bande de dégénérés au QI d'une mouette abattue en plein vol ! cria Crochet en tapant du poing sur la table, les faisant tous sursauter.

Respirant profondément pour se calmer, le Capitaine lissa sa moustache avec son crochet et continua.

- Je me fiche d'où vous pouvez bien débarquer avec vos habits étranges et vos visages si…semblables, je ne peux tolérer la présence de clandestins.

Le pirate se leva et asséna :

- Je me vois donc contraint et forcé, par le déroulement des choses, de vous débarquer.

Puis il sourit, les yeux scintillants de méchanceté.

- Par la planche.

...

Il allait le tuer. Purement et simplement.

C'était décidé, ce gars allait disparaître définitivement de la surface de la Terre. Enfin... pour ça il fallait pouvoir rentrer... sur Terre. Parce que là, pour le moment, il avait d'autres préoccupations en tête, comme se sortir de ce pétrin monumental dans lequel ils étaient tous fourrés jusqu'au cou.

Mathieu Sommet, Youtuber connu et reconnu, créateur de la célèbre émission Salut les Geeks, prit une grande inspiration et regarda derrière lui.

Ses personnalités étaient là, bien présentes, aussi saucissonnées que lui. Le Patron se tenait bien droit, fier et inflexible, le Hippie avait l'air encore plus à l'ouest que d'habitude, Maître Panda avait fermé les yeux et chantait une chanson à toute petite voix et le Geek, qui très étrangement n'avait pas l'air d'avoir peur malgré la situation, regardait partout avec de grands yeux brillants d'excitation.

Ne voyant pas les deux autres, Mathieu soupira et se tourna vers le panorama qui se dessinait devant lui. Il fallait dire qu'une vision pareille, ça valait le coup d'œil. En plus, de là où il était, il arrivait très facilement à voir le rivage de l'île malgré la luminosité décroissante de la fin de journée.

L'île. Le Pays Imaginaire.

Pour le jeune homme, cette idée était toujours aussi farfelue et impossible.

- Très cher clandestins, un petit mot je vous prie.

Mathieu se tourna vers celui qui venait de parler pour apercevoir le Capitaine Crochet dans toute sa splendeur.

- Je tiens à vous présenter mes excuses les plus sincères pour l'inconfortable situation dans laquelle je vous ai mis. Croyez moi que, si je le pouvais, je ferais bien pire.

Les pirates ricanèrent alors que le Capitaine continua avec un sourire.

- Je vous aurais bien proposé de vous joindre à nous, mais les derniers auxquels j'ai fait cette offre ont été...extrêmement ingrats, fini t-il en grimaçant.

Le Geek se pencha vers Maître Panda et dit

- Il parle de Wendy et de ses deux frères lorsqu'ils...

La claque qu'il reçut à l'arrière du crâne le coupa dans sa phrase et lui arracha un petit cri.

- On se tait quand le Capitaine parle ! beugla un pirate.

Les yeux du gamin s'humidifièrent mais il renifla et se redressa bravement pour ne pas laisser couler ses larmes devant ses amis.

Derrière lui, le Patron fulminait. Cet abruti imbibé de rhum avait intérêt à prier très fort pour ne pas se retrouver devant lui s'il arrivait à se détacher. Sinon, il allait voir de quel séquoia se chauffait le Patron quand on l'énervait. Personne ne frappait le Geek impunément. Personne.

Sur la planche, Mathieu pensait la même chose. Si ce rêve avait été un véritable rêve, il en aurait fait une véritable boucherie de ces pseudos-pirates. Malheureusement, il ne pouvait rien faire...

- Merci Monsieur Frakes, dit le Capitaine en inclinant légèrement la tête vers le forban qui se mit au garde à vous. Maintenant que les civilités et autres excuses insipides ont été effectuées, fit Crochet en souriant de toutes ses dents, que le premier en place commence son dernier voyage.

Le cerveau de Mathieu tournait à plein régime. Une idée. Il lui fallait une idée ! Ça ne pouvait pas se finir comme ça, c'était ridicule. Mourir dans l'estomac des requins et autres bestioles de la mer après avoir subi le supplice de la planche sur un bateau pirate imaginaire. C'était ridicule !

BANG !

Le coup de feu retentit et la balle siffla près du Youtuber, laissant un trait rouge sur sa joue accompagné d'une douleur aiguë.

- Je croyais avoir été clair, siffla Crochet en rechargeant son arme. AVANCE !

Découragé, vaincu par la situation désespérée, Mathieu Sommet se retourna et avança vers le bord de la planche. Il leva le pied, prêt à faire l'ultime pas vers la fin, lorsqu'une voix bien connue retentit...

- Ne bouge plus ! Plus un geste, plus un pas, reste où tu es. Ceci est un ordre, foi de Capitaine Crochet !