Bonsoir.
... oui oui oui je sais, ça fait des semaines que j'ai pas posté (4 mois) en vous laissant sur une fin de chapitre absolument horrible. Désolé... (du temps d'attente hein ? Pas de la fin. J'en suis très content de ma fin =^^=)
Donc voici (enfin !) la suite de SLD ! J'espère que ce chapitre vous plaira quand même :3
Merci à Lauraceae, sa sœur et à La Succube pour la relecture. Avoir du soutien c'est cool ! :D
SLG appartient comme toujours à Mathieu Sommet et Disney à Monsieur Walt Disney.
Aller... je vous laisse lire ;)
Chapitre 5 : Pays du Merveilleux.
Au début, ce fut le silence. Puis le son survint avec force, réveillant Mathieu en sursaut. Il était étendu sur un sol à la fois mou et dur, assez étrange. À ses côtés, la Fille pionçait tranquillement. Il la secoua gentiment par l'épaule afin de ne pas la faire sursauter. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, ils se levèrent et observèrent les environs.
Ils étaient de nouveau dans une forêt. Mais une forêt… dérangeante, lugubre et inquiétante. Les arbres étaient de couleurs étranges, certains carrément à l'envers et partout autour d'eux, des panneaux de toutes sortes indiquaient des « là-bas » des « par ici » ou des « par-là » et au-dessus d'eux, sur une des branches les plus basses, un chat les regardait en remuant la queue.
Puis, ce chat violet étrange, aux rayures mauves et aux yeux fous, montra ses dents en un sourire de dément…
- Ooooohh…. Des nouveaux arrivants dans le Pays où la folie est Reine… Bienvenue, chers infortunés aventuriers… Bienvenue au Pays des Merveilles…
…
La lumière déclinait doucement. Les ombres s'allongeaient, rendant les arbres plus menaçants. Les bruits de la forêt devenaient de plus en plus assourdissants. Cette cacophonie, réglée comme du papier à musique, emplissait l'endroit d'une angoisse palpable.
Cette forêt des Merveilles, étrange et oppressante, laissait passer le temps sans que rien ne vienne troubler son équilibre immuable.
Jusqu'à aujourd'hui.
Une silhouette encapuchonnée glissait, furtive, entre les arbres et les buissons, se dissimulant dans l'ombre, un bâton à la main…
…
- Mathieu… Je me suis cognée la tête trop fort ou… ce chat vient de parler ?
Le jeune homme ne savait pas trop quoi lui dire. Les yeux rivés sur l'animal, qui les regardait gentiment perché sur sa branche, il commençait à se poser la même question. Car soit il avait des hallucinations à cause d'un bon coup sur la tête et c'était pas bien. Soit il avait quand même des hallucinations, sans ledit coup et c'était tout aussi grave.
- Ou alors… dit le chat d'une voix lente, vous n'avez pas de problèmes et c'est moi qui suis en train de vous imaginer.
Sursautant à cette réflexion, qui était en accord avec ce qu'il venait de penser, le vidéaste fronça les sourcils.
Allons bon ! En plus de parler, il lisait dans les pensées ?
- Qui ? Moi ? s'étonna faussement le félin. Mais pas du tout voyons…
Ok. Cette fois, c'en était trop.
- Bon, vous êtes qui vous ? demanda brusquement Mathieu.
- Un chafouin.
- … Un… Quoi ?
- Un chafouin.
- C'est quoi ?
- De quoi ?
- Un chafouin.
- Qu'est-ce donc ?
- De quoi ?
- Un chafouin.
- Ben vous ! Vous venez de le dire.
- Ah bon ? sourit de Chat de toutes ses dents. Vous en êtes sûr ?
Le jeune homme et la Fille se regardèrent en silence.
- Je rêve ou il nous prend pour des c…
- Mathieu, coupa la demoiselle. Tu connais pas « Alice au Pays des Merveilles » ?
- Je dois avouer que non. Mais je suppose que toi, oui.
- Ben, maintenant que je me suis remise de mes émotions… oui.
- Alors ? C'est qui ce gus ?
- C'est le Chat du Cheshire ou de Chester en fonction de l'origine du nom que tu veux prendre et c'est un des personnages les plus connu de l'œuvre. Mais si tu ne l'as ni lu, ni vu, forcément…
- Traites-moi d'inculte pendant que tu y es… marmonna le Youtubeur.
- C'est un peu l'idée oui, rétorqua la demoiselle avec un petit sourire.
Haussant les épaules, Mathieu se tourna de nouveau vers l'animal qui s'était retrouvé la tête en bas et se balançait tranquillement à la branche, du bout de sa queue.
- Bon, euh… Chester, vu que c'est ton nom, tu peux nous dire où on est et comment on fait pour partir ?
Le Chat du Cheshire se laissa tomber en se décrochant de la branche et plana quelques secondes avant de disparaître dans les ombres. Puis des paroles résonnèrent sur un rocher, derrière nos deux voyageurs déboussolés.
- Où vous êtes hein… ? Je… dirais bien… ici, non ? dit-il d'une voix lente en se posant sur ses pattes avant, comme s'il faisait le poirier. Quand à partir… Cela dépend fortement de l'endroit où vous voulez aller… et surtout de là d'où vous venez… car ainsi, le chemin sera bien différent d'un autre, vous ne pensez pas ?
Le sourire de l'animal s'était élargi de mots en mots et ses dents brillaient de mille feux. À croire qu'il prenait plaisir à complexifier les choses.
Mathieu regardait le félin d'un air absent alors que la Fille se caressait la barb… le menton en marmonnant.
Non, sérieusement, c'était quoi cet endroit ? Pourquoi ils n'étaient pas tous ensemble ? Tout ça parce que le Geek avait voulu suivre un lap…
- Le lapin !
Le jeune homme sursauta. Encore.
- Évite de crier comme ça, s'il te plaît, gronda Mathieu. Quel lapin ? De quoi tu parles ?
- Le lapin blanc ! Tu sais, celui avec les habits, la montre et tout. Celui qu'on a vu pendant qu'on échappait aux pirates après leur attaque sur le camp des indiens. Dans l'œuvre originale, Alice rencontre le lapin comme nous et le suit, ce qui l'amène dans le Pays des Merveilles. On a fait exactement pareil, sauf que son terrier nous a tous séparé au lieu de nous faire voyager au même endroit.
- Donc tu dis qu'il faut qu'on attrape cet animal pour lui demander comment retrouver les autres, c'est ça ?
- Oui, opina la Fille. Mais ça va pas être facile…
- Ah bon ? s'étonna Mathieu. Pourquoi ?
- Et bien…commença la blonde.
- Oh… mais moi je sais pourquoi, interrompit Chester d'une voix traînante. Tout simplement parce que toutes les réponses que vous pourrez avoir ici seront encore plus complexes que les questions qui les ont déclenché… Et vous savez pourquoi… ?
- Non, dit le jeune homme, alors que la demoiselle se pinçait le nez, redoutant la réponse.
- Et bien… parce que tout le monde est fou ici, répondit le Chat du Cheshire avec un immense sourire.
Et, laissant nos deux amis sur cette phrase aussi étrange que inquiétante, il partit dans un grand éclat de rire en disparaissant petit à petit, jusqu'à ce qu'il ne reste que ses dents et ses yeux, qui finirent par se fondre dans les ombres.
Le Youtubeur resta sans voix devant ce spectacle alors que la Fille soupira en se passant la main dans les cheveux.
- C'est ce que je voulais te dire… Ne t'attends à aucune logique ici. Ils sont tous complètements dingues…
- … Ouais, on dirait.
Le Podcasteur regarda une dernière fois l'endroit où se tenait le drôle de félin il y a une minute et s'ébroua.
- Bon, on ne va pas rester planté ici ad vitam aeternam. Il va bien falloir qu'on trouve un moyen de sortir de cette forêt pour retrouver les autres. Toi qui connais mieux le coin que moi, t'as pas une idée ? demanda-t-il à sa partenaire.
- Faudrait qu'on trouve le Bouton de Porte…
- Le Bouton de… ?
- De Porte. C'est… ben, un bouton de porte parlant et qui dort tout le temps.
- Et tu penses qu'il pourrait nous aider ?
- Je ne sais pas… une sorte d'intuition.
- D'intuition féminine ? se moqua Mathieu.
- Serais-tu en train de te foutre de moi par hasard ? demanda la demoiselle, en fronçant les sourcils.
- Pas du tout, très chère, répondit le jeune homme avec un grand sourire. Bon, sur ces bonnes paroles, où est-ce qu'on va ? Parce que c'est bien beau tout ça, mais si on sait où on doit aller sans savoir comment s'y rendre….. Et je commence à parler comme ce satané sac à puces, donc on y va !
…
- On n'est pas déjà passé par là ?
- Je ne sais pas…
- Nan, parce que cet arbre me dit quelque chose.
- Mathieu, je ne sais pas.
- Et ce rocher, c'est pas celui sur lequel on s'est reposé il y a une heure ?
- Mathieu… Je…
- Il était pas là ce panneau tout à…
- MATHIEU FERME LA DEUX SECONDES !
Le jeune homme se stoppa net devant l'injonction et déglutit. La Fille lui faisait face, rouge Mushu.
- Mathieu… Pour la dernière fois… Je. Ne sais pas. Où on est ! On tourne en rond dans cette maudite forêt depuis qu'on a quitté Chester et ça commence à me peser sur les ovaires alors pas la peine d'en rajouter, tu veux ! Tu crois quoi ? Que parce que je connais l'univers de Disney dans lequel on est, je sais AUTOMATIQUEMENT tout de cet endroit ? Est-ce que tu serais capable de te diriger dans le laboratoire du Prof alors qu'il se trouve dans ta propre maison ? Non ! Alors, pour l'amour de Wifi… LACHE MOI LES BOOBS !
La demoiselle mit fin à son coup de gueule et commença à respirer bruyamment pour se calmer. Oh mon dieu que ça faisait du bien…
Le vent se leva doucement, faisant bruisser les feuilles et jouant avec les cheveux des deux perdus. Le jeune homme regarda sa personnalité féminine, à la fois gêné et énervé, ne sachant trop comment reprendre la conversation sous de meilleurs auspices.
Il voulut lui demander si elle accepterait de prendre une petite pause avant de repartir, lorsqu'une légère mélodie se fit entendre
- Hey, dit-il en posant sa main sur l'épaule de la demoiselle, t'entends ça aussi ?
La Fille pris une grande inspiration et tendit l'oreille. Effectivement, une musique faite de divers sifflements venait d'un peu plus loin. Vers l'est.
- Oui j'entends. Mais je ne sais pas si c'est une bonne idée d'aller…
- Allons voir ! décida Mathieu en se dirigeant dans la direction musicale.
- …voir. Bon sang, soupira la blonde en se passant une main sur le visage tout en suivant son compère, pire que le Geek.
Au bout de quelques minutes de marche, les deux voyageurs arrivèrent devant une petite maison légèrement… biscornue. Le toit de paille, d'où ressortait une petite cheminée de pierre, recouvrait une bonne partie du premier étage. Étage qui se trouvait être au moins une fois et demi plus large que le rez-de-chaussée. La porte de cette demeure était accessible par trois marches de différentes hauteurs et la seule petite fenêtre visible possédait un volet unique en bois qui n'avait pas la même forme que le trou qu'il devait cacher.
Autant dire un habitat normal dans cette forêt qui ne l'était pas le moins du monde.
- C'est aussi psychédélique que certains délires du Hippie, constata Mathieu. Il aurait adoré être ici…
- C'est vrai. J'espère qu'il va bien. Qu'ils vont tous bien.
Le jeune homme opina, laissant un instant la tristesse s'afficher sur son visage. Ils lui manquaient. Toutes ses autres personnalités lui manquaient affreusement. C'était décidé. Lorsqu'ils seraient tous de retour dans le monde réel, il serait plus gentil avec eux. Enfin... un peu plus.
Mais ce n'était pas le moment de se laisser abattre. Il fallait d'abord sortir de cette forêt avant de commencer à chercher les autres.
Mathieu s'ébroua pour chasser la morosité qui commençait à s'installer.
- La musique a l'air de venir du jardin à gauche. Je propose d'aller voir.
- Je serais toi, je ne m'approcherais pas...
- Pourquoi ?
Même si je te le disais, ta curiosité dévorante te pousserait quand même à y aller... Donc autant te laisser découvrir par toi-même. Mais je ne suis pas responsable de ce qui peut se passer...
Le jeune homme leva un sourcil interrogateur mais devant le silence de son amie, il haussa les épaules et se dirigea vers la source de la mélodie qui s'était transformée en chanson.
Derrière un portail de jardin en bois, Mathieu et sa compagnon...ne découvrirent un bien étrange spectacle. Une table, d'au moins 3 ou 4 mètres de long, trônait au milieu d'une petite cour bordée d'arbres et de buissons aux fleurs colorés. Au-dessus étaient attachés des fils auxquels pendaient des lampions jaunes et rouges de formes diverses. Sur la table était posée une nappe rose clair et autour se trouvait une multitude de chaises en bois et de fauteuils de velours. Mais ce n'était pas ça qui attirait le regard de notre jeune aventurier.
Cette table immense était quasi recouverte par un nuage de vapeur qui semblait... non, qui s'échappait véritablement du plus grand nombre de théières qui lui avait été donné de voir.
De toutes les couleurs et de toutes les formes, ces objets avaient l'air animés d'une vie propre et sautaient, bougeaient dans tous les sens. La mélodie qu'ils entendaient depuis tout à l'heure résultait des sifflements créés par les jets de vapeur le long de leurs becs. Les aigus étaient créés par les théières fines et hautes alors que les graves provenaient de celle qui étaient plus grosses et plus lourdes.
Abasourdi par ce spectacle des plus étonnants, Mathieu ne vit pas tout de suite les deux nouveaux personnages qui se trouvaient en bout de table. Ce fut lorsqu'ils commencèrent à chanter qu'il se rendit compte de leur présence. Et dans son for intérieur, il pensa pendant quelques secondes "Ah... enfin des gens peut être un peu plus sensés à qui parler" Il allait bientôt se rendre compte à quel point il faisait fausse route.
Le premier compère était un homme, de petite taille - environ 1m40, je dirais. Sa tête, fine et allongée, était surmonté de deux touffes de cheveux blancs, juste au-dessus des oreilles. Deux petits yeux foncés, un nez proéminent, une bouche lui mangeant la totalité du visage et un menton saillant terminait le portrait de ce drôle de bonhomme. Il était habillé d'une veste kaki, sous laquelle se trouvait une chemise d'un vert très foncé et portait avec élégance un magnifique nœud papillon bleu qui aurait fait rougir le Prof de jalousie. Un pantalon vert clair et des chaussures noires, desquelles on pouvait voir dépasser des chaussettes de la même couleur que son nœud, achevait son habillage. Enfin, dernier élément mais pas le moins important, un immense chapeau vert feuille, faisant au moins la taille de sa tête, trônait fièrement sur le crâne dégarni de ce gentleman fou. Car c'était ce qu'il était. Un fou. Un Chapelier Fou.
Le deuxième homme était... ou plutôt, n'était pas un homme mais un lapin. Un lièvre pour être plus exact qui, comme son comparse, était habillé de la façon la plus classe possible. Veste rouge, chemise et pantalon de couleur brique, nœud papillon, au moins aussi gros que celui du Chapelier, de couleur orange et chaussures noires, celui-ci à défaut de chapeau, arborait une chevelure blonde qui détonnait sur son pelage marron clair. Deux grandes oreilles longues, et semblant être animées d'une vie propre, sur le haut du crâne, cet animal possédait un long cou qui se terminait par un visage avec une truffe rouge, une grande bouche d'où sortaient deux dents... de lapin, restons logique et deux grand yeux noirs qui avaient tendance à loucher très souvent. Le Lièvre de Mars, car c'est ainsi qu'il se nommait, comme Mathieu allait l'apprendre par la Fille, avait l'air au moins aussi... excentrique que son compagnon.
Et la chanson étrange qu'ils chantaient en boucle n'arrangeait en rien cette impression...
Uuuuuunnnnn... Joyeux Non-Anniversaire... à moi
À qui ?
À moi.
À vous ?
Un Joyeux Non-Anniversaire... à vous.
À moi ?
Mais oui.
À moi ?
Buvons du thé, encore du thé en nous souhaitant mon cheeeer...
Un Joyeux Non-Anniverrrsaiiirre...
Moooooooooonnnnnnn Cheeeeeeerrr...
Mathieu en resta bouche-bée.
- ... Rassure moi... je rêve là ? demanda-t-il, complètement abasourdi.
- Oui, tu rêves.
Le jeune homme se tourna vivement vers la Fille, les yeux pleins d'espoir.
- Rappelle-toi de ce que nous a dit le Prof. On est tous endormi et dans le même rêve profond. Donc, techniquement, tu es en train de rêver. Et en même temps, tu es bel et bien en train de vivre ce qui se passe. Donc je pense que la réponse la plus logique à ta question serait plutôt, désolé mon grand mais, non, tu ne rêves pas malheureusement.
Les épaules du Podcasteur s'affaissèrent un peu plus. Pourquoi avait-il fallu qu'il tombe dans un monde pareil.
La Fille tapota légèrement le dos de son ami et créateur.
- T'inquiètes, ça va aller. T'es pas tout seul. En plus, t'as de la chance, je connais un peu le coin. Pour une fois qu'une blonde peut être utile tu ne vas pas t'en plaindre, dit-elle en rigolant.
- Je n'ai jamais pensé que tu étais inutile. Jamais.
La demoiselle rougit mais ne dit rien. Au bout de quelques secondes de silence, elle allait proposer d'y aller avant de se faire remarquer, lorsqu'une voix au débit rapide résonna près d'eux.
- Je ne sais pas qui vous êtes, mais je me dois de vous faire remarquer qu'il est très impoli de rester à l'entrée d'un jardin si on ne vous y a pas convié.
- Je dirais même plus, cher ami, rajouta une seconde voix, que c'est grossier. Très grossier.
Les deux perdus tournèrent la tête dans la direction de ces paroles pour se retrouver face aux deux trublions qui avaient quitté leur bout de table pour venir à leur rencontre.
Le Lièvre de Mars avait l'air courroucé tandis que le Chapelier avait les poings sur les hanches en dévisageant les voyageurs.
- Pas la peine d'être agressif, commença Mathieu, on faisait que pass...
- Nous sommes navrés de vous avoir dérangé, coupa la Fille, mais nous nous sommes perdus dans la forêt et votre magnifique chanson nous a guidé jusqu'ici.
Le jeune homme jeta un coup d'œil à son amie en quête de réponse. Celle-ci lui jeta un regard où l'on pouvait lire "Laisse-moi faire, je m'en occupe". Se sentant un peu inutile malgré tout, il hocha doucement la tête et se mit très légèrement en retrait.
- Ah parce que notre chanson vous a plu ? demanda avidement le Lièvre.
- Oui, beaucoup. Vous avez tous deux une belle voix, d'ailleurs.
- Ohhhh mais que voilà une personne de très bon goût, déclara le Chapelier. C'est toujours si agréable de savoir que nos talents sont appréciés.
- En effet, opina son compère. Cela mérite une bonne tasse de thé !
- Une demi-tasse pour moi, demanda la demoiselle. Et une sans sucre pour mon ami.
Alors que les deux toqués se dirigeaient vers la table pour tout préparer, le Youtubeur prit sa personnalité féminine un peu à part.
- T'es sûre de ton coup ? Je pense pas qu'on ait le temps pour ça...
- On n'a pas vraiment le choix, murmura la blonde. On est obligé de passer par là pour sortir de cette maudite forêt. Fais-moi confiance.
- Sans problème. C'est eux qui me mettent mal à l'aise...
- T'es pas au bout de tes surprises alors...
Marchant vers deux chaises vides pendant que les fêtards préparaient le thé, Mathieu sentit son appréhension grandir petit à petit. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il avait l'impression que quelque chose allait mal tourner...
Et je suppose que vous avez tous compris qu'il avait raison...
…
Écartant les broussailles, la silhouette sombre observa la scène. Ces deux voyageurs étaient un véritable mystère pour elle et les conséquences de leur arrivée lui étaient pour le moment inconnues.
Allaient-ils repartir sans dommages ? Ou bien ce monde connaissait-il ses derniers instants de tranquillité ?
Agrippant fermement son bâton, l'ombre se fit une promesse.
La paix de cet Univers ne serait pas menacée.
Peu importe le prix…
Vais-je avoir le droit à une petite review quand même ? =*-*= Pour m'aider à écrire :3
