Bonsoir bonsoir et soyez les bienvenus pour votre nouvelle de dose de Disney avec le Chaton :)
Oui, vous allez vous dire "Oh mais déjà ? Mais c'est pas possible ! La dernière fois on a attendu un mois ! Il est malade ?" Et bien non, je ne suis pas malade mais de retour dans un train de vie plus actif et donc l'inspiration est de retour :D
Un grand merci à La Succube et à Lauraceae pour leur relecture et leurs conseils. Merci merci merci. Et allez lire leurs fics, elles sont ÉNORMES !
Comme toujours, SLG appartient à Mathieu Sommet et l'univers de Disney à M. Walt Disney.
Je vous laisse et enjoy :)
Miaou :3
PS : Suite à un ÉNORME soucis dont j'ignore la raison, ce chapitre avait disparu. Ceci est donc un "re-postage" et pas un nouveau chapitre. Désolé pour si certains ont reçu un mail pour un Edit et on eu une fausse joie...
Chapitre 7 : Du gospel pur.
La clameur fut telle que le Hippie poussa un petit cri de surprise. Il faut dire qu'avec tout ce monde au même endroit, en train de hurler tout son soul… il y avait de quoi avoir peur. Maître Panda regardait le spectacle avec attention.
Un homme, seul combattait une espèce de créature difforme et monstrueuse, mélange de taureau et d'homme. Elle était accompagnée d'une autre abomination verte de pied en cape, aux crocs saillants et des serpents dans les cheveux.
Approchez, approchez ! cria un homme tout près d'eux. Venez voir le puissant défenseur de notre ville terrasser les créatures de cauchemar qui veulent nous empoisonner la vie. Un événement unique dans notre belle cité de Thèbes sous le regard bienveillant des Dieux de l'Olympe ! Venez voir le fort et majestueux Hercule !
...
Les monstres furent terrassés à une vitesse phénoménale. Les poings valsaient, les pieds frappaient et les abominations furent mises au tapis. Définitivement.
La foule acclamait son héros incroyable, invaincu, invincible. Leur protecteur, celui que les Dieux avaient apporté dans leur cité à l'agonie pour les sauver de la destruction.
Grand, les épaules larges, le visage bien dessiné, les yeux d'un bleu très clair, le nez fin, le menton volontaire et les cheveux d'un roux éclatant, cet homme à la force titanesque était habillé d'une tenue sans manche marron clair composée d'un plastron et d'une jupette s'arrêtant à mi-cuisse faisant ressortir ses bras et ses jambes aux muscles saillants. Une cape bleue était accrochée à son plastron et arrivait au même niveau que la jupette et il était chaussé de sandales de cuir marron dont les lanières remontaient jusqu'aux mollets. Pour compléter sa tenue, il portait un bandana fin et rouge, des bracelets de cuir aux poignets, et sur sa ceinture brillait une médaille frappée du symbole des Dieux, un éclair sortant d'un nuage.
Sa renommée avait fait le tour de la Grèce. Tous ceux qui s'étaient moqués de lui s'en mordaient les doigts. Comment croire que l'empoté du village, la catastrophe ambulante aurait pu devenir, en quelques années, le sauveur de Thèbes. Seuls ses parents avaient cru en lui. Et à raison. Leur fierté était à l'égal de la célébrité de leur fils. Colossale.
Mais cette "célébrité" cachait un secret... Un secret tellement étrange que même le grand héros n'en avait pas connaissance... Comment aurait-il pu savoir que tous les monstres, abominations, créatures de cauchemar ou bien même catastrophes naturelles... était de sa faute.
Car, dans l'ombre, une personne voulait sa mort...
Enfin, une personne... un Dieu.
...
Au sommet d'une colline qui surplombait la ville, appuyé sur la rambarde d'un patio au milieu duquel trônait un immense coffre en pierre, un homme de haute stature fulminait… littéralement
Enfin, un homme… Utiliser ce mot n'est pas tout à fait correct. Certes ce personnage était indubitablement masculin, mais il n'était pas humain. Loin de là.
Grand, la peau grise comme les cendres, habillé d'une toge noire comme les ombres, retenue d'une broche en forme de tête de mort, faite de fumée et de ténèbres, il avait le visage long qui se terminait en boule, les dents pointues et acérées, ses yeux étaient globuleux, jaunes et cernés de noir et son crâne chauve était auréolé de flammes bleues. Enfin, habituellement elles étaient bleues. Mais là, elles étaient rouges. Car Hadès, le Dieu des Enfers, était rouge de colère.
Le regard vissé sur l'une des places de spectacle à ciel ouvert de la ville, il enrageait. Ses monstres s'étaient fait battre. Encore ! Et avec une facilité déconcertante en plus ! Il y avait de quoi exploser !
- Pool ! hurla-t-il.
Au-dessus du coffre imposant, deux étranges créatures, l'une grosse et rouge et l'autre bien plus fine et bleue, attrapèrent un énorme vase à l'effigie du héros de la ville et le lancèrent avec force dans les airs. Au point culminant de son vol, Hadès décocha une boule de feu immense qui fit exploser l'objet en un grand « CRAC ».
- C'est un coup royal, fit une voix féminine.
Assise sur le rebord du socle du coffre, une jeune femme, habillée d'une tenue violette qui mettait en valeur ses courbes, aux chevaux bruns attachés en une impressionnante queue-de-cheval et aux yeux de biche, regardait le Seigneur des Morts avec sur son visage un air blasé voir insolent.
- Il est pas vrai c'gars là, commença le Dieu. J'ai lancé toute une armée contre lui et il n'est même pas… Qu'est-ce que… c'est… que ça ? demanda-t-il avec dégoût en regardant Peine, le diablotin rouge qui venait de se poser juste devant lui.
La petite créature portait aux pieds des sandales futuristes bleues et violettes, à l'effigie de Hercule et avec l'inscription « AIR-HERC » marquée dessus.
- Huuh… J'en sais rien. Je… Je les ai trouvées assez… flashantes. Dit-il avec un immense sourire innocent.
Hadès prit une grande inspiration et posa ses doigts sur sa tempe.
- Il me reste vingt-quatre heures pour éliminer… ce demeuré ! – il commença à se rapprocher de Peine qui perdait son sourire au fur et à mesure - Ou la machination que j'ai ourdie pendant dix-huit années… s'envolera en fumée… - les flammes du Dieu rougirent, rendant son visage encore plus cauchemardesque – Et toi… tu arbores… SES MARCH… !
Il s'interrompit brutalement et se redressa, levant le nez comme si il humait l'air.
Fermant les yeux, il soupira et fit craquer ses jointures.
- S'il y a bien une chose que je trouve déplaisant, désagréable et détestable, en plus du pseudo héro qui s'amuse à me gâcher mon plaisir en jouant les bons samaritains… C'EST QU'ON M'ESPIONNE !
La boule de feu fut lancée en direction d'un rocher à trois mètres de l'endroit où ils étaient et celui-ci explosa en une gerbe de pierre.
Peine et Panique, par peur, se précipitèrent derrière leur maître en tremblant.
- Ne pensez pas que j'en ai fini avec vous, bande de larves… murmura le Dieu en penchant la tête dans leur direction.
Les deux déglutirent. Ils allaient passer un sale quart d'heure…
Hadès se tourna vers le point de l'impact. La sensation d'être observé était toujours là. Il sourit et créa une nouvelle sphère incandescente du bout de ses doigts
- La première servait juste de tir de somation… Si tu ne veux pas finir comme le caillou, c'est-à-dire en morceaux, je te suggère de sortir.
La demoiselle jeta un coup d'œil dans la direction de l'intrus. Elle aussi était curieuse de savoir qui avait assez de cran pour venir espionner le Seigneur incontesté des Morts.
Perdant patience devant l'absence de réaction de celui qui les espionnait, Hadès commença à rougir de fureur. Il prépara son bras pour l'envoi quand une silhouette se dessina dans la fumée qui commençait à se dissiper.
Petite, enveloppée dans un vêtement noir qui se terminait par une grande capuche lui cachant complètement le visage, le laissant entièrement dans l'ombre, la silhouette s'avança sans peur.
- Bien, fit Hadès. Les Moires vont avoir un peu plus de boulot avec leurs ciseaux. Quel courage d'espionner un Dieu de mon calibre. Les ombres sont mon domaine et vont bientôt devenir ta dernière demeure. Mais je suis généreux, dit-il en armant son bras, je te laisse une dernière parole.
- Je vais avoir besoin de toi, fit l'inconnu d'une voix fluette.
La surprise se dessina sur le visage du Prince des Enfers, à tel point qu'il en lâcha sa boule de feu sur Panique, qui hurla comme un dément et utilisa le contenu de sa boisson pour s'éteindre.
- Besoin de moi… ?
- Plutôt besoin que tu me rendes un service.
Hadès se gratta le menton en fronçant les sourcils.
- Je ne me souviens pas avoir ouvert une boutique de service… Si je commence à aider ceux qui sont assez bêtes pour me le demander, je vais finir engraissé et empoté comme ces bons à rien d'Olympiens… Pourquoi ferais-je exprès d'être gentil avec toi… ?
La silhouette amena ses mains à sa capuche et la rejeta en arrière, offrant son visage à la vue de tous.
Quatre paires d'yeux s'agrandirent comme des soucoupes sous la découverte. Les jambes de Peine et Panique se mirent à trembler et se dérobèrent sous eux, la demoiselle poussa un très long sifflement et sur le visage du Dieu des Morts, un sourire sinistre apparut.
- Alors, dit Hadès. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
…
- Gros... J'ai faim...
Assis sur des escaliers de pierre, le Hippie avait posé sa main sur son ventre et écoutait les gargouillements qui s'en dégageaient.
- Gros... J'ai vraiment faim...
- Oui moi aussi, répondit le Panda assis juste à côté de lui. Mais on a rien à manger et pas d'argent pour acheter quoi que ce soit. Alors pour le moment on regarde, on écoute et on essaye de dégoter une information qui pourrait nous être utile. C'est une grande ville, je suis sûr que à un moment, on va réussir à entendre quelque chose d'intéressant au sujet de Mathieu et des autres. Courage mon ami, je sais que tu peux y arriver !
- Et si on trouve rien, gros ? On va rester sur ces marches avec notre estomac qui nous dit qu'il a faim jusqu'à ce qu'on meure ? On va les retrouver comment les autres si on meurt ?
Le silence accueilli la dernière phrase du jeune homme. Il marquait un point. Ils n'allaient pas rester ici ad vitam aeternam ! Cela faisait déjà plusieurs heures qu'ils étaient là et toujours rien, pas une info, pas un semblant de quelque chose qui aurait pu les mettre sur la piste des autres.
- D'accord... On va bouger et trouver quelque chose.
Un sourire apparut sur le visage du Hippie.
- Mais on n'a pas d'argent, ajouta le Panda. Comment on va faire pour se nourrir et dormir ? Je ne me vois pas faire les poubelles ou dormir dehors...
- Ben c'est facile, gros.
Le jeune beatnik se leva et tira sur la manche du kigurumi de son ami pour l'amener un peu plus loin vers une petite place. Il fit monter l'ursidé sur le rebord d'une fontaine, afin qu'il soit bien en vue, se racla la gorge et déclara d'une voix forte et claire.
- Approchez, approchez ! Ne soyez pas effrayés ! Venez voir un spectacle que vous ne reverrez peut-être jamais plus ! Laissez-moi vous présenter le chanteur le plus rare et le plus unique de cette ville et même du monde !
Les badauds s'étaient approchés, doucement au début, puis de plus en plus nombreux au fur et à mesure que le Hippie les attirait avec son discours. Par les feuilles d'un bambou centenaire, il avait de la voix le camé !
- Venez observer ce spectacle unique, venez écouter la voix enchanteresse la plus claire que vous ayez jamais entendue ! Veuillez acclamer... Maître Panda !
Et d'un geste solennel, il montra l'ursidé qui ne savait plus où se mettre. La foule était de plus en plus compacte et des dizaines de personnes le regardaient avec curiosité.
- Hippie...Hippie ! murmura le chanteur légèrement paniqué. Je fais quoi maintenant ?
- Tu chantes, gros, répondit le drogué avec un sourire lumineux.
- Oui, ok... mais quoi ?
- Ben, on est dans un Disney non ? Donc chante du Disney !
"Chante du Disney". Il en avait de bonnes lui ! Quelle chanson ? Et dans quel Disney il était, déjà ?
Le Panda paniquait de plus en plus. Les passants murmuraient dans leur coin en le regardant d'un air mauvais. Certains partaient même retourner à leurs occupations. Il fallait faire quelque chose !
Mais quoi...?
Soudain, au fond de son esprit, une voix féminine résonna.
- Besoin d'aide chéri...? Laisse-nous balancer la musique !
Autour de Maitre Panda, une mélodie s'éleva doucement, comme venant de nulle part. Cuivres, cordes, percussions. Une musique entraînante se fit entendre, au début doucement, puis de plus en plus fortement, jusqu'à remplir la place.
Le chanteur tapa dans ses mains en rythme et, comme guidé par la musique et par les voix dans son esprit, fit éclater la sienne.
"Ohhhh Yeaaaaah !
C'est géant, Herc' est dans le vent
D'allégresse en Grèce
On chante qu'il est le plus grand
C'est un pro, l'Apollo du show
Un monstre sacré qui met tous les monstres KO… »
Les spectateurs n'en croyaient pas leurs yeux et leurs oreilles. Devant eux, un homme habillé de façon très très étrange chantait sur une musique jouée par… par rien. Et la chanson parlait de leur héros, le grand Hercule ! Les gens tapaient dans leur mains, bougeaient, dansaient et cette bonne humeur se propageait de ruelle en ruelle.
Le Panda se déchaînait. Il se déhanchait avec frénésie au rythme de la musique en chantant à pleine voix, selon les paroles qui s'inscrivaient toutes seules dans son esprit. Il ne savait pas d'où elles venaient mais s'en fichait royalement. Il prenait un réel plaisir à chanter devant un public aussi réactif et enjoué. Et rien que pour ça, il était heureux d'avoir débarqué dans ce monde.
« De Zéro en Héros !
Herc' est un Héros !
Un super Hérooooooooooooooooooooooooooo !
Il est trop !"
La musique cessa d'un coup juste à la fin de la dernière phrase, laissant la place silencieuse malgré le monde qui s'y était amassé. Tous se regardaient, un peu hébétés, se remettant doucement de l'expérience, puis, un grondement se fit entendre. Léger, il s'amplifia, encore et encore jusqu'à ce que toute la place et les rues aux alentours explosent en un tonnerre d'applaudissements.
L'ursidé chanteur, un peu gêné et le rouge aux joues, s'inclina devant son auditoire en faisant des petits gestes timides de la main. Le Hippie, lui, avait retiré son bob, le tenait à l'envers devant lui et déambulait dans la foule. Quelques minutes plus tard, alors que les gens retournaient à leur vie et que cette expérience, que les gens avaient fini par qualifier de divine, se terminait doucement, le camé retourna vers son ami, le sourire aux lèvres, les yeux brillants derrière ses lunettes violettes et son chapeau et ses poches tellement remplies de pièces d'or, qu'on l'entendait tinter quand il marchait.
- Tu as faim, gros ? C'est moi qui invite !
Maître Panda sourit, attrapa son compagnon par l'épaule et se dirigea avec lui vers l'auberge la plus proche, où un délicieux fumet laissait présager le plus fameux des repas de leur vie et qui n'attendait qu'eux.
…
- Je dois avouer, mon ami, que ton idée d'hier était la meilleure idée du monde ! s'écria Maître Panda.
Les deux compères marchaient tranquillement en ville, qui laissait éclater sa vie et sa bonne humeur, sous un soleil de midi radieux.
Ils avaient pu, la veille, manger jusqu'à s'en faire éclater l'estomac et dormir tout leur saoul après cette journée épuisante. Et il leur restait suffisamment d'argent pour profiter tranquillement de la cité sans avoir à craindre l'arrivée de la nuit.
- Je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie qu'hier. C'était… extrêmement étrange que d'avoir ces voix à l'intérieur de ma tête qui me soufflaient les paroles de la chanson… j'aurais pu ne pas les écouter mais je me sentais bien. En confiance. C'est étrange hein ?
- Ce qui est étrange, gros, c'est que c'est au moins la quatrième ou cinquième fois que tu me le dis mais on dirait que tu ne t'en souviens pas à chaque fois que tu me le répètes… T'es sur que t'en a pas trop pris ?
L'ursidé éclata de rire et passa son bras autour des épaules de son ami. Le Hippie sourit, un peu automatiquement devant la bonne humeur contagieuse de son compère. C'est sûr, il en avait définitivement trop pris.
- Bon alors, gros, demanda le camé, on fait quoi aujourd'hui ? Va bien falloir qu'on retrouve les autres non ?
- Aujourd'hui, on discute avec les gens. Savoir s'ils n'ont pas vu ou entendu parler de personnes habillées de façon étrange et qui nous ressemblent trait pour trait. Avec un peu de chance, ils ont réussi à ne pas passer inaperçu, finit-il avec un clin d'œil.
L'optimisme était au rendez-vous. Même le jeune fumeur avait fini par être persuadé qu'il allait réussir à les trouver ou au moins à avancer dans leurs recherches.
Et ce n'est que lorsque le soleil commença à se coucher qu'ils comprirent que cette journée allait être aussi dépourvue de bonne nouvelles que la précédente.
Assis sur les mêmes marches que la veille, les deux voyageurs infortunés avaient le visage sombre et les yeux creusés. On aurait presque pu apercevoir le petit nuage de pluie, signe de déprime totale, au-dessus de leur tête.
- Non mais là, je comprends pas… dit le Panda. On s'est séparé et on a couvert plus de la moitié de la ville avec une facilité déconcertante. On est entré dans les boutiques, les restaurants. On a demandé aux passants, on a toqué aux maisons. On est passé par des rues tellement glauques et sombres que j'ai cru qu'on allait mourir de peur ou d'un coup de couteau bien placé. Et pas une trace de Mathieu ou des autres…. Ce n'est pas possible !
Le chanteur n'en pouvait plus. Toute bonne humeur avait totalement et entièrement disparue.
- Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi on les a pas trouvé ?
- Ben, c'est parce qu'ils sont pas là, gros.
L'ursidé se tourna vers son compagnon et le regarda d'un air étrangement mauvais.
- Merci Sherlock, si on les trouve pas c'est parce qu'ils sont pas là. Tu as d'autres illuminations comme ça ?
- Y'a pas qu'un seul Disney, gros, fit le Hippie sans se formaliser de l'agressivité naissante de son ami. Je me souviens que le Geek parlait de différents mondes ou un truc comme ça. Si ça se trouve, quand on a sauté dans l'arbre après le lapin, on a tous été éparpillés. Donc ça veut dire qu'ils sont pas dans cette ville parce qu'ils sont dans un autre Disney.
Le Panda en resta bouche bée, toute colère retombée.
- Hippie… tu es un génie !
- Non, gros, sourit le jeune homme. Je suis un hippie.
- Non… Enfin si... Mais je veux dire que tu as raison ! Bien sûr qu'ils sont dans un autre Disney ça parait tellement logique quand on y pense. Le lapin, c'était celui de Alice au Pays des Merveilles. Et c'était son terrier que l'on a traversé. Dommage qu'on n'ait pas atterri chez lui, ça t'aurait plus là-bas.
- Y'a des poneys ?
- Tellement mieux… Mais c'est pas la question !
L'homme en kigurumi se leva, une nouvelle énergie dans les veines.
- On sait maintenant qu'ils ne sont pas ici. Il faut donc trouver un moyen de quitter la ville et d'aller dans un autre Disney !
- Aller dans un autre Disney ? Et on fait ça comment, gros ? Je suis même pas sûr que les gens ici savent qu'on est dans un Disney.
-… Je te préférais perché, tu le sais ça ?
- Oui moi aussi, gros…
Le chanteur se rassit sur les marches, soupira et le Hippie l'accompagna.
Car maintenant la question était, comment faire pour « changer de Disney ». Plus facile à dire qu'à faire et les deux personnalités savaient pertinemment que la réponse n'allait pas leur tomber dessus comme par enchantem…
- Excusez-moi… C'est vous qui recherchez vos compagnons ?
Les deux jeunes gens relevèrent la tête dans le même mouvement. Devant eux se tenait une vieille femme, mince comme un fil de fer, au visage et aux mains ridés, et à la peau parcheminée. Elle avait les yeux couleur océan et quand elle souriait, on voyait pratiquement tout l'intérieur de sa bouche tant il lui manquait de dents. Elle tenait par la main un bambin, gras et aux yeux globuleux, tout habillé de rouge. Il portait des sandales « AIR-HERC » et suçait son pouce à grand renfort de bruits.
Attendant une réponse, la grand-mère pencha légèrement la tête sur le côté et répéta de sa voix aigre et abîmée par le temps.
- Jeunes gens… ?
La sonorité de cette voix fit grincer les dents de Maitre Panda mais il afficha tout de même son plus beau sourire.
- Oui Madame. Oui, nous recherchons nos compagnons. Vous les avez vus ?
- Il me semble bien que oui, affirma-t-elle.
- Et à quoi ressemblaient-ils ? demanda le chanteur avec impatience.
- À vous, répondit-elle. Mais avec des tenues bien différentes et vraiment très très étranges … L'un avait un couvre-chef très surprenant et l'autre était… une femme avec une barbe ? Ma vue a dû me jouer des tours, à mon âge je ne vois plus comme avant j'en ai peur.
Les yeux de l'ursidé s'étaient agrandis au fur et à mesure de la description.
- Et c'est tout ? Il n'y avait pas d'autres personnes ? dit-il d'une voix légèrement tremblante.
- Je ne crois pas, non. Je n'ai pas vraiment fait attention.
- Ce n'est pas grave, Madame !
Les deux compères se levèrent avec force, une nouvelle fois d'excellente humeur.
- Merci pour votre aide, Madame, fit le Panda en lui prenant délicatement la main. Vous nous avez apporté la meilleure nouvelle de la journée. Vous pouvez nous dire à quel endroit vous les avez aperçus ?
- À l'ouest de la ville, dans un petit coin reculé où se trouvent des statues de toutes sortes et des fontaines. J'aime bien aller me promener là-bas avec mon petit-fils. C'est reposant comme endroit.
- À l'ouest… très bien… Merci beaucoup ! Alors… fit-il en regardant le ciel. L'ouest, l'ouest…
- C'est par là, gros, dit le Hippie en pointant une direction du doigt.
- Ah d'accord. Allez, on y va !
Et les deux personnalités, emplies d'une énergie nouvelle, se dirigèrent vers l'endroit où ils pourraient enfin retrouver les autres.
…
Le soleil était couché lorsque le Hippie et le Panda arrivèrent à l'endroit que la vieille femme leur avait indiqué. Comme elle leur avait dit, cette partie de la ville était peuplée de statues de toutes sortes. Petites, grandes, réalistes ou pas du tout. Ce coin était charmant et les nombreuses étoiles et la lumière de la lune lui donnait une ambiance extrêmement romantique. Tout à fait le genre de place que la Fille aurait adoré.
- Bon, fit le Panda. Maintenant qu'on est enfin arrivés, cherchons voir s'ils sont toujours là.
- Gros… t'es sûr qu'on va les trouver ici ?
- Aucune idée, mais c'est la piste la plus solide qu'on a eu depuis qu'on est arrivés ici.
- Je sais pas… ça sent pas bon.
- Ah bon ? demanda le chanteur en reniflant doucement.
- … T'en a trop pris, gros.
L'ursidé n'écoutait plus. Il y avait effectivement une odeur étrange qui flottait dans l'air. Une odeur assez nauséabonde et entêtante, du genre à rester dans le nez même après plusieurs minutes.
- Ça sent le soufre…
-… C'est pas moi, gros !
- Quoi ? fit le Panda qui n'avait pas compris pourquoi son ami lui disait ça.
Le silence tomba et se fit légèrement pesant.
- Ah ok j'ai pigé… Mais non, je disais ça parce que ça sent vraiment le soufre. Et c'est très très désagréable.
- Ah pardon, sur le coup c'est moi qui vais devoir plaider coupable.
La voix avait surgit de nulle-part et venait de derrière eux. Sursautant dans un bel ensemble, ils se retournèrent pour tomber nez à nez avec un homme à la peau grise, aux habits noirs, dont le bas du corps disparaissait entièrement dans une sorte de fumée étrange et avec des flammes bleues en guise de cheveux. La créature sourit pour dévoiler des dents pointues et darda sur eux ses yeux jaunes et noirs.
- Alors c'est vous les petits malins dont on m'a demandé de m'occuper ? Vous n'avez pas l'air si terribles pourtant…
Les deux personnalités étaient paralysées par ce qu'elles voyaient. D'où sortait ce mec ?
- Mais bon, on m'a demandé un service et, pour une fois, je vois pas pourquoi j'aurais refusé, ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Il ouvrit sa main et une boule de feu crépitante en jaillit instantanément.
- J'espère que vous êtes chauds les mecs, parce qu'on va jouer tous les trois… Et ça va être mortel…
…
Du haut d'une colonne, à l'abri des regards, un personnage mystérieux observait la scène, les lèvres pincées.
Il lui en coûtait de demander de l'aide à Hadès, car il était connu pour être… instable.
Pourtant il n'avait pas le choix. Ces intrus étaient en train de détruire complètement les Univers qu'ils visitaient. Ces deux-là n'avaient rien fait de mal mais mieux valait prévenir que guérir.
Il espérait juste que le Dieu des Morts ne s'amuse pas trop avant de résoudre son problème.
Ce serait dommage qu'ils s'en sortent…
Alors ? D'après vous, ça va se passer comment ?
Une 'tite review pour le chaton ? :3
