/attention, injures non-censurées contenues dans cette seconde partie/

Donc, résumons la situation. Vous venez tout juste d'enlever Bonnie Bennett, il y a une trentaine de témoins, et un chasseur de vampires en a après vous.

...Félicitations.

Mais ne perdez pas votre sang froid, vous pouvez toujours vous en sortir.

Le barman vient tout juste d'attraper son arbalète, et vous êtes déjà dehors. Heureusement, vous avez une voiture. Finalement, vous allez peut-être rentrer tranquillement ? Il ne vous reste plus qu'à entrer dedans.

Avec les clefs. Qui sont posées à côté de la veste de Bonnie.

Sur la table où elle dansait, à l'intérieur du bar.

Vous venez tout juste de laisser votre clef de survie à l'intérieur de l'endroit que vous fuyez. Mais au moins, vous avez toujours la chaussure droite de Bonnie ! Félicitations, on peut dire que vous avez le sens des priorités !

Ne désespérez pas. Vous voyez ce bar vide et abandonné en face ? Foncez-y. Enfin, pas trop vite. Parce que si vous y allez trop rapidement, comme moi, vous risquez d'entendre un bruit sourd derrière vous. Après avoir fait tomber Bonnie.

Elle est totalement achevée, et juste avant de s'évanouir, j'ai eu l'immense joie de l'entendre me traiter ''d'enc*ler''. Charmant. Bon, je l'avais peut-être mérité. Enfin bref, reprenez-la, remettez-la sur votre épaule, et courrez dans ce bar.

Le chasseur est à peine quelques mètres derrière vous, plus le temps de vous cacher. Balancez -doucement- votre ''otage'' derrière le bar. Si elle se souvient de cette soirée, ce qui est très probable, soyez sûrs qu'elle va vous tuer. Mais de toute façon vous serez déjà mort, avec cette saleté de chasseur à vos trousses. Celui-ci est d'ailleurs juste derrière vous.

Je me suis retourné, et je l'ai vu pointer son arbalète sur moi. Et évidemment, vu qu'il est un petit peu stupide, il a commencé un monologue, expliquant à quel point j'étais dur à trouver, et qu'il était ravi d'enfin avoir l'opportunité de pouvoir m'enfoncer un pieu en plein cœur. Et vu que je suis qui je suis, je lui ai souris et lui ai répondu d'un ton sarcastique que le plaisir est partagé. C'était une mauvaise idée mais ça en valait le coup. Enfin bon, revenons-en à l'homme qui s'apprêtait à me tirer dessus. Il venait juste de se prendre une vieille bouteille de vodka en pleine tête, à peine une seconde après avoir chargé son arbalète.

Bonnie venait de se relever de derrière le bar, et de lui lancer une bouteille en pleine tête.

Je ne sais pas si je dois trouver ça amusant ou inquiétant.

Complètement bourrée, elle avait réussit à visé sa tête... En fait je trouve ça flippant.

Règle numéro six : Ne jamais sous-estimer une Bonnie Bennett saoule

A ce moment-là, je m'étais contenté de la fixer, étonné. Elle était montée sur le bar, et en avait sauté, avant de s'étaler par terre, parce qu'apparemment, le contourner était trop compliqué. Et au moment où le chasseur s'était relevé, lui hurlant qu'il était là pour l'aider, elle s'était mise à côté de moi, et lui avait dit qu'elle ne le laisserait pas me blesser.

Je ne sais plus vraiment comment j'ai réagis. Je me souviens juste avoir souris.

Et c'est à ce moment-là que vous devez fuir. Elle vous a fait sourire, ce n'est pas normal. Alors barrez-vous, laissez-la avec le chasseur de vampire, et retournez avec Elena. Ne faites surtout pas comme moi. Je n'ai même pas posé les yeux sur la porte de sortie grande ouverte. J'ai refusé une opportunité de m'enfuir de cette descente en enfer. Tuez-moi.

Règle numéro sept : Toujours fuir quand l'occasion s'en présente.

Bon, de toute façon c'est trop tard. Bonnie, apparemment très intelligente quand elle est bourrée, vient d'éjecter le chasseur contre un mur et un mouvement de bras. Celui-ci avait l'air choqué, et vous pouvez facilement deviner dans son regard qu'il vient d'ajouter une personne sur la liste des êtres surnaturels à abattre. Bravo Bonnie.

Elle attrape ensuite votre poignet, parce que vous êtes tellement occupé à être exaspéré que vous ne vous êtes toujours pas enfuit de cet endroit, et vous entraîne dehors. Une fois dans la rue, elle soupire, retire sa chaussure restante (ne cherchez pas d'explication à cette action, il n'y en a aucune), et demande où elle pourrait trouver de l'alcool.

Alors qu'il y a une boite de nuit lumineuse juste devant elle.

Pas très perspicace la Bennett.

Enfin bon, ne l'écoutez pas, et contentez vous de réfléchir à comment rentrer au manoir. Vous pourriez la prendre sur votre dos et revenir avec votre vitesse vampirique. Mais vu son état, je ne suis pas sûr que dépasser la barre des cents km/h soit raisonnable. Attendre le bus est tout aussi impossible, parce qu'à chaque fois que vous détournez le regard, Bonnie s'enfuit, et vous ne vous sentez évidemment pas d'humeur à la surveiller devant un arrêt de bus pendant dix ou quinze longues minutes.

Plus qu'une seule solution : récupérer vos clefs. Alors vous faites le choix de vous aventurer dans ce maudis bâtiment, une Bonnie Bennett fermement accrochée au poignet. Mais j'aurais peut-être dû vous annoncer une des règles les plus importantes avant que vous ne faisiez votre choix.

Règle numéro huit : Ne jamais rentrer dans une boite de nuit avec une Bonnie saoule.

L'ambiance de la soirée a changé, la lumière se fait moins présente, une fumée blanche a envahie la pièce, et tout le monde a le corps recouvert de peinture fluorescente. Vous commencez à vous avancer vers le fond de la salle, là où se trouve la fameuse table où vous avez laisser vos clés de voiture, évitant du mieux que vous pouvez les nombreuses jeunes filles éméchées et adolescents bourrés.

Au bout d'un long chemin laborieux, vous mettez la main dessus. Et vous pensez enfin voir le bout du tunnel.

Qu'est-ce que vous êtes naïfs.

Retournez-vous, et vous verrez, enfin, vous ne verrez pas Bonnie accrocher à votre poignet. Parce qu'elle a disparu. En fait la seule chose que vous verrez c'est son tee-shirt gisant à terre.

Putain de merde.

Après la Bonnie saoule, la Bonnie roulant des pelles, et la Bonnie flippante, voici la Bonnie en soutient-gorge. D'habitude vous rêveriez de la voir comme ça, pour pouvoir lui faire du chantage par la suite, ou juste par plaisir. Mais là elle commence sérieusement à vous taper sur le système.

Et c'est alors au moment où vous avez envie de la tuez, que vous l'entendez crier à l'autre bout du bar.

« Qui veut me peindre le corps ? »

Respectez la règle numéro sept. Laissez son tee-shirt par terre, barrez-vous. Faites au moins ça pour votre santé mentale. Parce qu'elle est clairement en train de vous rendre fou.

Règle numéro neuf : Plus de vêtements de soirée faciles à retirer pour Bonnie. Achetez-lui une camisole de force.

Et étant donné que ce soir vous êtes tout autant intelligent que Bonnie, vous serrez les poings, tentant de vous calmer, avant de partir à sa recherche. Ce qui est relativement facile car il vous suffit de suivre son odeur.

C'est vachement malsain dit comme ça.

Enfin bon, vous la retrouvez collée au même mec que tout à l'heure, qu'elle embrassait à pleine bouche. Il a un pinceau à la main et est en train de lui dessiner sur le ventre avec une peinture rose fluorescente. Optez pour une solution facile pour vous en débarrasser, éclatez lui une bouteille sur la tête. Sur Jeff hein, pas sur Bonnie. Bon, c'est sûre que sur Bonnie serait plutôt pratique, ça faciliterait les choses. Mais... Non, ne le faites pas. Parce que vous tenez à elle au fond.

Plus que deux problèmes à régler. D'abord, rhabiller Bonnie, -ce qui va être relativement facile-. Parce que vous risquez d'avoir des problèmes si vous la ramenez comme ça à ses amies. Même si la vue n'est pas déplaisante. Ensuite, sortir d'ici.

Retirez votre tee-shirt et donnez lui. Un problème de moins. Celle-ci ronchonne, et prends une mine boudeuse, mais l'enfile quand même. Elle peut vraiment être à la fois agaçante et mignonne parfois. Mais vous n'avez pas le temps de penser à ça, parce que vous venez tout juste de voir le chasseur de tout à l'heure entrer dans la salle.

« Merde... Bonnie, il faut qu'on se cache. »

Vous baissez les yeux, et voyez alors qu'elle vous regarde intensément. Vous froncez les sourcils, et vous apprêtez à lui demander ce qu'elle a, quand soudainement, elle se colle contre vous, et s'empare de vos lèvres. Sans aucune réel raison. Peut-être que c'était pour se cacher en se fondant dans la masse, ou juste parce qu'elle en avait envie.

Sans aucune réel raison non plus, vous répondez à son baiser, et vous enroulez vos bras autour de sa taille. Et à ce moment-là, vous vous en foutez d'Elena, vous vous en foutez du chasseur, et il peut vous tirer dessus autant qu'il le voudra. Vous êtes entourés d'un nuage blanc, torse nu contre Bonnie, vous sentez son cœur battre, ses lèvres vous embrasent, et vous ne pouvez penser à autre chose qu'aux neuf règles que vous êtes heureux de ne pas avoir respecté. Je serais prêt à revivre cette descente en enfer rien que pour ces quelques secondes, ou plutôt minutes.

Oubliez tout ce que j'ai dis jusque là.

Règle numéro dix : Ne jamais tenter de survivre à Bonnie Bennett.